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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

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Au-delà de l'inacceptable

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Ce soir, à minuit, l’année 2015 disparaîtra définitivement. Le plus grand nombre se réjouira, par anticipation, de la venue de 2016, chacun espérant que cette nouvelle année lui sera favorable ou, plus probablement, qu’elle sera “moins pire” pour lui que 2015.

Pour ceux vers lesquels va ma pensée, les victimes du fisc, les contrôlés fiscaux, je crains, malheureusement, que 2016 soit pire que 2015.

Deux choses me terrorisent particulièrement : la délation et la banalisation.

La délation.

Voici une partie de ce qu’en dit Wikipédia : “La délation désigne une dénonciation méprisable et honteuse. Elle consiste à fournir des informations concernant un individu, en général à l’insu de ce dernier, souvent inspiré par un motif contraire à la morale ou à l’éthique et donc honteux. Tournée contre un individu ou un groupe d’individus, la délation est faite par un délateur, individu ou groupe de personnes, pour son propre gain (s’enrichir et accaparer les biens d’autrui) ou pour lui nuire de manière malveillante (jalousie, envie, haine). La fonction de délateur peut être créée et rémunérée par un pouvoir qui cherche à obtenir des renseignements contre ses adversaires ou ses ennemis… Le langage populaire a produit un lexique fourni pour désigner le délateur : « mouchard », « balance », « donneur », « indic », « sycophante », « cafard » et de manière plus étendue « collabo », « traître » ou « Judas ».

Encouragée par des régimes autoritaires ou dictatoriaux ou par des forces d’occupation, généralement occultée et anonyme, elle est facilitée par un pouvoir qui diffuse et défend des théories racistes et discriminatoires…”

Il n’est pas diffamatoire d’affirmer que Bercy et ses fonctionnaires favorisent la délation telle qu’elle est décrite par Wikipédia, que donc Bercy, qui est le vrai patron de la France, installe en ce pays une forme mortelle de dictature : la dictature fiscale.

Sapin, l’éphémère patron de Bercy, couvrant benoitement cette dictature, prétend que pour Bercy il s’agirait non pas de favoriser la délation fille de la dictature, mais de permettre la dénonciation vertueuse sans laquelle il ne peut y avoir de justice.

Il est aisé de faire la démonstration qu’il ment, qu’il s’agit bien de délation et de l’installation d’une dictature qui tue et ruine aveuglément, et non de dénonciation citoyenne au service de la justice.

En effet, la dénonciation qui pourrait, à la marge, être acceptable inclut un risque de dérapage tel que le législateur, de tout temps en démocratie, a jugé utile de l’entourer des plus grandes précautions.

C’est ainsi que l’article 226-10 du Code Pénal prévoit : “La dénonciation, effectuée par tout moyen et dirigée contre une personne déterminée, d’un fait qui est de nature à entraîner des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires et que l’on sait totalement ou partiellement inexact, lorsqu’elle est adressée soit à un officier de justice ou de police administrative ou judiciaire, soit à une autorité ayant le pouvoir d’y donner suite ou de saisir l’autorité compétente, soit aux supérieurs hiérarchiques ou à l’employeur de la personne dénoncée, est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende….”

Il n’est pas douteux que sur la masse des “informations” recueillies sur nous par Bercy, que ce soit du fait de ses agents ou du fait de zélés dénonciateurs, une partie est inévitablement inexacte et que celui qui transmet cette information inexacte est parfaitement conscient de son inexactitude. C’est tout particulièrement le cas lors de redressement fiscal abusif.

Or, jamais, au grand jamais, quelque dénonciateur que ce soit, contrôleur du fisc ou simple quidam, n’est poursuivi pour dénonciation calomnieuse en vertu de l’article 226-10 du code Pénal.

Nous avons là la preuve absolue que ce que réclame Sapin, à grand renfort de médias officiels, n’est pas de la dénonciation citoyenne mais de la vulgaire délation. Cette délation qui marque au fer rouge tous les systèmes totalitaires, tous les fascismes.Dans le cas contraire, régulièrement, des dénonciateurs calomnieux inévitables seraient poursuivis et condamnés.

Alors, oui, je l’affirme, Sapin et compagnie, de la même façon que Pétain et ses sbires en d’autres temps, mettent ce pays en coupe réglée, éradiquent la démocratie, tuent la liberté, et 2016 sera pire que 2015 à ce sujet.

La banalisation

La pensé commune est si imprégnée de cette délation fiscale qu’elle finit par ne plus la voir et par imaginer que celui qu’elle voit souffrir et mourir du fait de cette délationd’abord serait sans doute coupable, ensuite se serait évidemment mal défendu.

En réalité, le contrôlé fiscal serait le principal responsable de son malheur puisque, vivant dans une démocratie juste et honnête : la France, il ne peut que mériter son sort.

Cette banalisation de l’horreur fiscale me fait penser au Rwanda.

Viendrait-il à l’idée d’un honnête homme de penser que si les Tutsis massacrés dans les bois par les Hutus à coup de machettes avaient couru plus vite ils auraient échappé au massacre, qu’ainsi ils ont été en quelque sorte les principaux responsables de leur funeste destin ?

Une telle pensée est inimaginable, c’est pourtant exactement ce que les français, dans leur grande majorité, pensent des victimes des meurtres fiscaux de Bercy.

Pour 2016

Je souhaite que les français, tous les français — même ceux qui croient naïvement que la dictature fiscale leur est bénéfique, qui pensent qu’elle participe à leur situation personnelle parce que leurs revenus viennent de l’Etat – prennent conscience de l’immoralité de Bercy et se lèvent contre cette citadelle pour la vaincre et la raser.

Je souhaite que les français ne se trompent pas d’ennemi, qu’ils ne se fassent pas duper par ceux que l’on agite devant leur nez pour les détourner du vrai, de Bercy.

Hollande n’est pas un capitaine de pédalo, c’est un matador dont la muleta rouge détourne les français de l’épée qu’il cache dans son dos, qui s’appelle Bercy, qui les met à mort.

Bonne année 2016 à tous.

Bien cordialement. H. Dumas
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