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Contribuables Associés

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QUAND JACQUES ATTALI CONTESTE FRANÇOIS HOLLANDE

Audience de l'article : 1794 lectures
Nombre de commentaires : 1 réaction
Le 14 juillet François Hollande a notamment déclaré : « la reprise, elle est là » ; « la réforme des retraites se fera dans la justice » (sans mentionner la principale injustice, celle des régimes spéciaux du secteur public) ; « les emplois publics (« emplois d’avenir ») réduiront le chômage » ; « tant que je serai président, on n’exploitera pas les gaz de schiste » ; « nous ferons autant d’économies que possible » (sans préciser lesquelles).

Quelques jours auparavant, Jacques Attali avait publié Urgences françaises, un livre où il prend le contrepied de ces déclarations. Extraits :

Sur la reprise : « Ce qui se joue aujourd’hui est une question de vie ou de mort (…) La crise est là. Et peut-être pour longtemps (…) Si le pays continue à s’arcbouter sur ses rentes, plaçant ses ultimes espoirs dans un hypothétique retour de la croissance mondiale, il restera définitivement enlisé (…) le chômage ne se réduira pas, sinon par la manipulation des statistiques à coup d’emplois publics (…)

Ce manifeste s’adresse d’abord au président de la République (…) Il n’a pas encore échoué (…) (il doit) en finir avec l’action trop progressive, trop lente, trop prudente (…) Il ne lui reste que quelques mois –un an tout au plus, à mon sens- pour prendre toutes les bonnes décisions (…) la lenteur dans la réforme ouvre la voie à la réaction paralysante de tous ceux qui ont quelque chose à y perdre (…) un frémissement d’optimisme ne doit pas conduire à relâcher l’effort ».

Sur la réforme des retraites : « aligner progressivement tous les régimes spéciaux de retraite sur le régime général ».

Sur les gaz de schiste Jacques Attali dénonce « la réforme tragique du principe de précaution ».

Sur les économies à réaliser, il cite les réformes réussies en Allemagne, Suède, Canada, etc, et en tire les conséquences pour la France : « réduction du nombre des ministères de plein exercice (à 10), des régions (16), du nombre de députés (300) et sénateurs (200), des budgets des ministères (de 10 % en 3 ans), du nombre de fonctionnaires (de 200.000), de l’indemnisation du chômage, suppression du département, fusion des caisses régionales de Sécurité Sociale, réduction de moitié de la composante sous-marine de nos forces armées nucléaires, désindexation d’un point par an des retraites des fonctionnaires, guichets uniques sociaux ». Il propose aussi de reconnaître un vrai pouvoir aux directeurs d’école et de collège, de limiter à 20 % de leur budget le financement public des syndicats, hors cotisations de leurs membres, d’imposer la mobilité du logement social, de vendre une partie des participations actuelles de l’Etat dans l’industrie, d’instaurer un taux d’impôt forfaitaire sur les revenus du capital et un compte individuel de retraites.

Bref un important programme de réformes, proche de celui que l’OCDE proposait en mars pour notre pays.

Le contraire de ce que François Hollande annonçait le 14 juillet. « Une question de vie ou de mort ».

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1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire Balthazar mercredi, 17 juillet 2013 14:55 Posté par balthazar

    Le probleme avec Attali, c'est qu'il aime bien dire une chose et son contraire. Ou plutot il aime parler, peu importe le flux, seul importe d'etre sur la scene mediatique.

    Tour à tour libéral puis socialiste allant jusqu'à proner un gouvernement mondial ..., ce type n'a aucune crédibilité. Il en a assez fait. Remercions le. Et qu'il se taise..