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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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sortir de l'euro, une folie, vraiment ?

Audience de l'article : 7944 lectures
Nature de contenu : Edito
Nombre de commentaires : 29 réactions
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Je viens d’entendre une déclaration de notre président affirmant que sortir de la zone euro serait une « folie », et ferait « exploser la dette ». Affirmation sans doute partagée par les principaux dirigeants de l’opposition de gauche vu que ceux-ci ont toujours été partisans de l’euro.
 
 
Nous allons étudier d’un peu plus près ce qu’il en est, en examinant la situation budgétaire de différents états de l’eurozone.
 
A) Quelques rappels préalables :
 
Je commencerais par exprimer mon immense étonnement  de voir des dirigeants oser  « s’inquiéter » d’une éventuelle « explosion de la dette » à venir, en rappelant quelques faits :

 

  • Notre dette publique est passée (données : INSEE) de 1208 milliards d’euros fin 2007 à un niveau qui devrait être égal ou supérieur à 1680 milliards fin 2011 (1591 milliards fin 2010). Soit 472 milliards d’euros de plus en seulement 4 ans ! Ce chiffre ne prend pas en compte les 159 milliards d’euros d’engagement de la France dans le gouffre du F.E.S.F.
  • Ceci représente une hausse de 7 375€ par français en 4 ans, ou encore 29 500 euros par ménage « moyen » (un couple avec deux enfants). Ceci correspond aussi à une somme de plus de 600 euros par mois pour notre ménage moyen, depuis 2007, près de 60% d’un SMIC net.
    Voilà à quelle vitesse nos dirigeants qui prétendent s’inquiéter et donner des leçons de « responsabilité économique » nous endettent, pour venir ensuite traiter les adversaires de l’euro de « fous » !
  • La dette publique française a augmenté plus fortement en 4 ans (+ 470 milliards de 2007-2011) qu’elle ne l’a fait pendant les 10 précédentes années (1997-2007 : + 457 milliards, ce qui était déjà beaucoup trop).
  • Les ressources nettes de notre état s’élèvent à 169 milliards d’euros, alors que ses charges nettes sont de 322 milliards d’euros.

 

 

Pour moi, la « folie » et l'irresponsabilité se trouve dans tous ces chiffres. Certainement pas dans la « sortie de la zone euro ».
 
B) La situation de différents pays importants de l’eurozone, et de quelques autres.
 
Voici deux tableaux résumant la situation des principaux pays de l’eurozone, auxquels j’ai ajouté les USA et la Grande-Bretagne (source : eurostat, CIA world factbook)

 

La dette publique en % du PIB (2010) :

 

 

Le total des déficits (ou excédents) des finances publiques et de la balance des paiements (2010).



 

  • Seuls deux grands pays de l'eurozone peuvent prétendre au titre de pays respectant à peu près les critères d’une monnaie solide : l’Allemagne et les Pays-Bas. La dette publique y est certes assez élevée, mais leurs déficits publics sont compensés par une balance des paiements nettement excédentaire. L’Autriche s’en approche, ainsi que quelques petits pays ayant une influence économique quasi-négligeable. Ces pays (Allemagne, Pays-Bas, Autriche) représentent 107 millions d’habitants.
  • Cinq pays sont dans une situation très inquiétante ou assez inquiétante : dette publique très élevée (sauf Espagne, mais plus pour longtemps), déficit public très élevé, et déficit de la balance des paiement inquiétant (sauf Irlande). Ces pays représentent 132 millions d’habitants (soit 40% de la population de l’eurozone).
  • Deux pays (France et Belgique) sont dans une situation intermédiaire.

 

 

Nous voyons que sur un plan global, l'eurozone est loin d'être un ensemble dominé par des pays financièrement solides.

 


C) Le scénario souhaitable.

 
C’est bien la situation actuelle qui est une « folie » et qui nous conduit à une explosion encore plus rapide de la dette dans tous les pays de la zone euro :
 
- Les pays les plus faibles de l’eurozone (déficit de la balance des paiements + déficits publics très élevés) sont paralysés par la monnaie unique, qui est trop forte pour eux. Elle les empêche de retrouver une compétitivité suffisante à l’international, creuse les déficits et ceux-ci se dirigent tout droit vers un scénario de faillite d’état similaire à celui de l’Argentine au début des années 2000 avec sa monnaie arrimée sur le dollar.

- Les pays les plus forts paient à fonds perdus pour tenter de maintenir à flot les plus faibles (sans le moindre espoir à long terme, vu que cela ne fait qu’aggraver l’endettement des pays « faibles » et amplifier la crise à venir).

Résultat : Les pays « forts » vont s’endetter à leur tour, et massivement, pour un résultat nul, en dehors des intérêts plantureux versés à des « investisseurs » (banques et autres) ravis de cette situation.

 
C’est un jeu où tout le monde sera perdant au final, et où l’euro disparaîtra de toute façon sous le poids des dettes et des divergences d’intérêt croissantes entre pays membres.
 
Il faudrait donc que les pays les moins endettés (Allemagne, Pays-Bas, France) quittent l’euro pour le bien de tous :

- Pour que les pays ayant encore la crédibilité du marché ne se trouvent pas entraînés vers le gouffre par les autres.

 

- Pour que les pays les plus fragiles puissent restructurer leur dette et repartir vers l’avant après dévaluation de leur monnaie, suivant le modèle argentin qui a fonctionné après la crise de 2001-2002.
 
Mettez vous à la place des marchés : Auriez-vous plus confiance dans une monnaie purement française (même si les finances de notre pays ne sont pas franchement brillantes), ou une monnaie unique où des pays de plus en plus menacés de faillite (Grèce, Portugal, Irlande, Espagne, Italie) représentent 40% de la population, et où le seul pays important, l’Allemagne, quittera le bateau dès que la situation budgétaire des PIIGS se sera suffisamment dégradée pour menacer directement la valeur de l’euro et sa propre crédibilité financière ?
 
Un autre argument avancé par les partisans de l’euro consiste à dire qu’une fois sortie de l’euro, la dette de la France flamberait parce qu’elle resterait exprimée en euros face à un franc qui se dévaluerait. Cet argument malhonnête ne résiste pas une seconde à une réflexion un peu poussée :

Si la France sortait de l’euro, l’Allemagne se retrouverait être la seule grande économie de l’eurozone face aux PIIGS de l’europe du Sud. Dans ces conditions, elle n’aurait plus aucun intérêt à rester dans l’euro, et serait quasiment obligée de quitter l’euro. Et l’euro ne serait plus qu’un club d’états en grande difficulté budgétaire représenté pour l’essentiel par l’Europe du Sud.

Nos créanciers seraient donc aussi obligés d’accepter la conversion de leurs créances en euros vers le nouveau franc, aux conditions négociées par notre état…Sinon ils se retrouveraient avec des créances exprimées dans un euro regroupant les pays les plus faibles d’Europe du Sud, qui aurait perdu une grande partie de sa valeur.

La sortie de l’euro ne provoquerait donc aucune augmentation de notre dette.
 
Sortir de l’euro n’est donc pas une folie. Dans le contexte actuel, c’est le seul choix rationnel qui existe, parce que l’eurozone implosera de toutes façons, dès que le coût du soutien à fonds perdus aux pays les plus fragiles poussera vers la sortie des pays comme l’Allemagne, qui auront plus à perdre qu’à gagner à rester.

Ce choix ne serait qu’une partie de la solution, il ne nous dispensera évidemment pas d’accomplir les réformes structurelles pour retrouver une compétitivité et une discipline budgétaire suffisantes. Mais l’autonomie monétaire retrouvée y apporterait une contribution bien utile.

 

Vous pouvez suivre mes anticipations économiques, la composition de mon PEA et mes opérations avec ma lettre Boostez votre PEA ! .

 

Loïc Abadie

 

 

 


 


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29 commentaires

  • Lien vers le commentaire Loic ABADIE samedi, 16 juillet 2011 18:08 Posté par Loic ABADIE

    Bonjour, l'euro ne survivrait pas à une sortie de la France (l'Allemagne n'aurait aucun intérêt à se retrouver comme seul grand pays au sein d'un ensemble monétaire dominé par des états en grande difficulté financière). Je ne pense donc pas que le risque d'avoir à payer votre dette dans un euro qui s'apprécierait fortement soit à prendre en compte.
    Il est même possible au contraire que vous profitiez dans quelques années d'une forte dévaluation de toutes les monnaies papier qui vous aiderait à rembourser votre crédit plus facilement.

    Par contre, avant cela, un second épisode de récession / déflation reste à craindre, et il vous faudra donc avoir de quoi tenir le choc, ou un projet dimensionné raisonnablement pour faire face à un contexte économique défavorable (au niveau des recettes).

  • Lien vers le commentaire balthazar jeudi, 30 juin 2011 12:53 Posté par balthazar

    @ brucibru2

    C'est amusant car pour le reste, j'abonde dans votre sens.

    Si l'euro n'est pas manipulé, donc stable, comme c'était le cas jusqu'à présent, en quoi est-il une gêne à l'économie ? Qu'apporterait le Franc ?

  • Lien vers le commentaire balthazar jeudi, 30 juin 2011 12:43 Posté par balthazar

    @ brucibru2

    Votre exemple du cas Espagnol au 16ème siècle est exact. Effectivement l'aisance conduit à l'oisité puis au déclin (je ne relate pas les nombreux exemples historiques).

    Vous admettez que l'euro permet plus de flexibilité. Vous considérez que c'est un défaut parce que cela incline vers la facilité et donc vers l'absence de réformes et donc vers la poursuite du déficit et de l'endettement. Et que plus de facilité entraînera une situation finale encore plus critique, telle que l'Espagne post Conquistador. Si je vous comprends bien.

    C'est effectivement possible. Mais je pense que nous pouvons favoriser un autre scénario.

    Pour moi ce sont les maux qu'engendre la facilité qu'il faut attaquer, pas la facilité elle-même. Car je considère qu'il est agréable d'être riche et de le rester.
    Je pense donc qu'il faut se concentrer sur l'objectif à atteindre : les réformes nécessaires.

    Si le gouvernement se contentait de tenir le budget, juste ça, il n'y aurait déjà plus aucun problème à l'horizon en ce qui nous concerne.
    Or ce n'est pas bien difficile. Beaucoup de pays l'ont fait avant nous.

    Par quoi commencer ? Coupons les dépenses inutiles qui sont pléthores : les différents strates administratives locales, la récolte archaique de l'IR, l'education nationale dont le budget devrait etre diminué d'un quart au moins, pas de guerre en Lybie, plus de radars démogogiques (il vont être un gouffre dans peu de temps), stop aux commissions bonnes à payer les copains, plus un euro dans les niches fiscales ou déductions d'impots, poursuite de la simplification administrative (une des rares mesures effectives de Sarkozy) y a encore beaucoup à faire, etc,

    Ensuite éventuellement on réflechit sur le cout du social qui est une enorme pompe à fric : sécu, retraite à 62 ans.

    Le gouvernement devrait consacrer toute son energie à ça et rien qu'à ça au lieu de faire du vent.


    Quitter l'euro :
    - nous ferait perdre l'avantage important de l'absence de cout de changes en Europe et remettra au gout du jour les dévaluations compétitives, et donc la perte d'efficacité intra-européenne,
    - nous ferait perdre beaucoup de temps or nous n'en avons pas,
    - rendra les réformes plus douloureuses, alors que ces réformes auront lieu de toute façon, soit dans la concertation et dans de bonnes conditions, en reportant une partie du cout sur les autres pays, soit dans la douleur en prenant une mechante claque plus douloureuse que pour la Grece dans la mesure ou nos voisins ne seront pas assez gros pour nous aider,

    L'euro est un outil , qui fonctionne bien, car stable. Il garantit notre pouvoir d'achat. Gardons le.

    L'euro, ce n'est pas "les pantoufles", mais une dynamique : la construction européenne à poursuivre.

    L'abandonner ne résoudrait absolument rien, mais compliquerait tout.

    Cela conduirait l'Etat à profiter de la facilité de la création de monnaie pour payer les dettes et reporter les réformes, avec toutes les conséquences inflationnistes subséquentes.

    A la rigueur, nous serions la Suisse ou un Royaume-Uni ayant achevé ses réformes, je vous dirais "banco pour le Franc". Mais pour l'instant c'est contreproductif.

    Pour ceux qui croient à la dévaluation compétitive : regardez, l'allemagne, la suisse, le japon s'en passent et leurs peuples vivent dans un meilleur confort qu'en Chine qui dévalue en s'indexant sur le dollar.

  • Lien vers le commentaire balthazar mercredi, 29 juin 2011 15:01 Posté par balthazar

    Je suis convaincu que l'abandon de l'euro serait une erreur lourde.

    Des sociétés comme Airbus, Peugeot, Wolkswagen, en pâtiraient du fait de leurs sites de production aux 4 coins de l'europe.

    De plus à l'heure où le dollar inspire méfiance c'est dommage d'arreter la course juste avant la ligne d'arrivée.
    Car à regarder la quantité de monnaie BC que les US créent cela n'a rien d'étonnant que la méfiance croisse :
    http://seekingalpha.com/article/172206-the-consequences-of-the-u-s-monetary-base-bubble

    Ce qui aura inévitablement à terme des conséquences lourdes sur M3 (dont les US ne produisent plus de stats comme par hasard) et donc sur l'inflation US. Cela amoindrira les ardeurs sur le dollar et favorisera l'euro car la nature a horreur du vide.

    Car de notre côté, on reste tout de même plus mesuré,
    http://sdw.ecb.europa.eu/quickview.do?SIBLING_KEY=123.ILM.U2.C.LT01.Z5.EUR

    Je ne doute pas qu'on en viendra à faire comme les US au moins de façon ponctuelle (on le fait déjà un peu avec les prêts-dons-Grecs)

    Mais justement, l'euro est un moyen d'amortir le retour de boomerang en reportant le cout du réajustement sur les pays possedant de l'euro (or ils s'interessent de plus en plus à l'euro). Exactement comme le font les USA depuis 70 ans.

    Et on subira moins la hausse des MP à venir.

    Bref, si on sait être intelligents (je sais qu'en France c'est pas facile, mais on a des voisins européens qui peuvent le faire pour nous) on subira moins les conséquences de notre endettement qu'en revenant à une monnaie nationale.

    Bien sûr, il faut saisir cette chance et ne pas en profiter pour retarder l'échéance des réformes. Je ne me fait aucune illusion sur l'incapacité de nos gouvernements à réformer le pays par eux-mêmes mais je compte sur nos voisins européens pour nous obliger à le faire, comme nous le faisons pour la Grece.

    Abandonner l'euro ce serait comme creuser un trou dans la coque du bateau au prétexte que de toute façon il prend l'eau. Je crois qu'il faut colmater la breche et sauver le merveilleux navire que nous sommes seuls au monde à avoir su fabriquer (et qu'on nous envie - regardez les pays arabes et leur tentative de monnaie commune).

  • Lien vers le commentaire Loic ABADIE mercredi, 29 juin 2011 10:51 Posté par Loic ABADIE

    Bonjour cocoonman, à mon avis si l'euro était remplacé par le franc, l'euro disparaîtrait rapidement, donc la question ne se pose pas vraiment.
    Ce scénario (souhaitable) n'arrivera sans doute pas, la majorité des partis politiques étant accrochée à l'euro. On continuera donc sans doute ainsi jusqu'à une implosion subie et non planifiée de la zone euro dans 2 à 4 ans.

    Je pense que sur le long terme l'or devrait progresser très fortement face à toutes les monnaies, mais qu'il y aura un intervalle déflationniste de 2-3 ans dans un premier temps qui sera moins favorable à l'or.
    Avoir 10% d'or physique en patrimoine dans le contexte actuel reste une bonne assurance pour le long terme.

  • Lien vers le commentaire balthazar lundi, 27 juin 2011 18:32 Posté par balthazar

    Peronnellement je n'ai qu'une crainte, c'est un retour au franc !

    Imaginez qu'on puisse emettre du franc comme les US le font avec le dollar.

    Bonjour l'inflation à gogo.

    Pour l'instant l'euro a ceci de bien qu'il met nos gouvernement le nez dans le caca qu'ils ont eux même créé.

    Quand j'entendrai un jour , un politicard parler de mesures (concretes) pour maitriser le budget , je reviserai mon jugement , mais pour l'instant , touche pas à l'euro !

  • Lien vers le commentaire balthazar lundi, 27 juin 2011 18:25 Posté par balthazar

    Je suis d'accord avec le début de votre analyse. Quand Sarkosy parle de folie en quittant l'euro, il y a de quoi rire effectivement puisqu'en 4 ans le pays s'est lourdement endetté, n'a aucunement fait les reformes qui s'imposent (retraites, baisse du nb de fonctionnaires au niveau national ET local, sécu, aide diverses, subventions à tout va, commissions inutiles, etc ...).

    En revanche je ne suis pas d'accord avec le reste.
    L'euro apporte une stabilité monétaire entre pays européens. Les variabilités de change sont un cout non negligeable pour les societes. C'est donc une baisse de productivité (c'est en fait une sorte de taxe privée).

    Comme vous le dites vous-meme, ce n'est pas l'euro qui est responsable, mais les gouvernements qui se sont endettés (avec les electeurs qui leur ont donné mandat et avec les banques qui ont accepté).
    L'euro, jusqu'à présent, du fait du traité de Maastricht, a plutot été un facteur de rigueur budgétaire . L'euro est resté une monnaie solide qui jusqu'alors avait une base monétaire et une masse monétaire relativement bien controlée.
    Je suis donc positif sur l'euro.

    Je ne veux surtout pas d'un retour au franc laissé aux mains d'apprentis sorciers que sont nos gouvernements irresponsables, démagos et dépourvus de toute notion de bon sens économique.

    De plus, independemment de la politique, le franc aurait une assise monétaire faible et serait donc attaquable, comme il l'était souvent avant l'euro.

    Je suis pour un maintien de l'euro. En revanche je ne vois pas en quoi le maintien de l'euro obligerait à consentir des prêts-dons et surtout à continuer cette politique de déficit incontrolé sans entreprendre aucune reforme.

    Concernant les pays endettés (c'est à dire en fait à peu pres tout le monde), il faut agir :
    - soit on restructure (mais ça veut dire que plus personne ne pretera aux autres pays et que les gouvernements seront mis en face de leurs responsabilités
    - soit on accroit la base monétaire (ne pas confondre avec la masse monétaire) pour rembourser les dettes en échanges des réformes structurelles lourdes qui s'imposent.

    c'est mon avis

  • Lien vers le commentaire Charles DEREEPER lundi, 27 juin 2011 18:17 Posté par Charles DEREEPER

    Loic, il est énorme ce papier !