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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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Les deux scénarios post Brexit possibles...la version intelligente, et la version autistique

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Les anglais ont donc voté. Ils ont à mon avis bien voté, et exprimé une volonté de sortie de l'Union Européenne, de façon mesurée. Cela n'a jamais signifié  un souhait de rupture des relations économiques ou politiques avec l'Europe, mais simplement une volonté de retrouver  plus de liberté et de souveraineté face à une eurocratie de plus en plus envahissante, et à une volonté d'instaurer un fédéralisme qui est rejeté par les peuples.

Il y a une solution de compromis très simple et intelligente possible pour répondre à ce vote tout en rassurant les milieux économiques : Elle s'appelle l'AELE. La Grande Bretagne pourrait sortir de l'U.E pour adhérer à l'AELE, et se trouver dans une situation similaire à celle de la Norvège : pays souverain, mais maintien d'une zone de libre-échange comme c'est le cas aujourd'hui. Cela satisferait à la fois le désir de liberté et de souveraineté anglais qui a été exprimé par le vote du Brexit, tout en ne modifiant que très peu la nature des échanges économiques entre la Grande-Bretagne et ses partenaires européens...Si ce choix est fait très rapidement, les acteurs économiques disposeront d'un nouveau cadre stable (les détails des modalités du passage de l'U.E à l'AELE peuvent toujours être négociés un peu plus tard), et les marchés pourront être rassurés et retrouver un fonctionnement normal (les autres problèmes liés à la bulle de crédit mondiale actuelle resteront cependant entiers !).

L'autre "solution", c'est celle dont rêvent aujourd'hui certains apprentis dictateurs eurocrates, et admirateurs inconditionnels de l'Union Européenne et de son projet fédéral, qui les conduit à s'émerveiller devant le maître d'échecs que serait David Cameron.
En clair il s'agirait de laisser pourrir la situation tranquillement jusqu'en octobre, pour convaincre le peuple anglais que sans l'U.E ce sera le chaos, afin que le résultat du référendum soit annulé (d'une façon ou d'une autre).
En faisant cela, je reconnais qu'ils ont de réelles chances de faire suffisamment peur au peuple anglais pour "gagner" contre lui.
Seulement cette victoire serait remportée au prix d'un désastre économique et financier sans précédent, aussi bien en Angleterre qu'en Europe continentale. La chose la plus terrible pour un décideur économique (qu'il soit entrepreneur, investisseur, financier) est de ne pas connaître le cadre dans lequel il va agir. Une situation de ce type paralyse évidemment toute prise de décision, et conduit rapidement à une crise économique grave.
On l'a vu encore aujourd'hui avec la poursuite de la baisse des marchés...imaginez les dégâts que provoqueraient 4 mois d'incertitude sans cadre connu !

Dans le contexte actuel d'une situation financière très fragilisée en Europe, cela réveillerait les autres crises sous-jacentes et aujourd'hui masquées par la BCE : les déséquilibres des échanges entre Europe du Nord et Europe du Sud (qui serait insolvable sans la BCE), les leverages ratio délirants de toutes les grandes banques européennes...En clair, cette solution du pourrissement serait le détonateur idéal d'une crise systémique. Crise qui reviendrait inévitablement comme un boomerang dans la tête de ceux qui l'auraient initiée et achèverait de disloquer l'Europe (la psychologie des foules en situation de crise évolue toujours d'un sentiment d'inclusion vers un sentiment d'exclusion et de repli sur soi).

C'est pourquoi il faut aller très vite après ce Brexit, vers la solution intelligente du compromis qu'est l'adhésion à  l'AELE de la Grande-Bretagne.
Toute tentative de pourrissement, de refus de tout compromis et de négation du vote anglais se soldera par une catastrophe !

Vincent Bénard, qui est sans doute un peu plus europhile que moi a sensiblement la même analyse, en faveur d'une zone de libre échange, associée à moins d'intégration politique rigide au sein de l'Europe.




loic-investir-devenirrentier
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7 commentaires

  • Lien vers le commentaire hugues206 mardi, 28 juin 2016 12:30 Posté par hugues206

    une image vaut mieux qu'un long discours...

  • Lien vers le commentaire hugues206 mardi, 28 juin 2016 10:23 Posté par hugues206

    Bonjour Loic

    je crois que tu fais une confusion entre AELE et EEE:

    l'AELE est une association de 4 états (Norvege, Suisse, Islande et Lichenstein) qui ont signé des accords de Libre echange entre eux et avec d'autres états dans le monde. Par contre pour l'accès au marché Européen, AELE et l'UE ont définit un accord qu'ils appelent l'Espace Economique Européen (EEE): tous les membres de l'UE et seulement 3 membres de l'AELE (tous excepé la Suisse) en sont membres. Cet accord doit être ratifié par chaque membre individuellement candidat à l'EEE: et cela cela revient à une négo bilaterale entre le Royaume-Uni et l'UE.

    extrait de Wikipedia:

    "l'EEE assure la libre-circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes (les quatre libertés). Il inclut également des accords encadrant la politique de concurrence, la protection des consommateurs ou l’éducation. Cela est atteint en généralisant l’acquis communautaire dans ces domaines aux membres de l’AELE concernés, en échange d’un droit de consultation lors de la préparation des directives européennes.L’accord exclut de son champ d’application les produits agricoles non-transformés ainsi que la pêche et ne prévoit pas de coordination des tarifs douaniers."

    Maintenant il faut voir si l'EEE satisferait le Royaume-Uni. Il faudrait au préalable que les 4 membres de l'AELE acceptent le Royaume-Uni (je vois déjà un problème au sujet du Saumon entre l'Ecosse et la Norvège !!).


    Il faudrait aussi vérifier que les accords billatéraux entre l'AELE et les autres pays non EU sont acceptables par le Royaume-Uni.

    Bref, à mon humble avis, ce n'est hélas pas aussi simple que cela...

  • Lien vers le commentaire Philippe CADIC lundi, 27 juin 2016 20:50 Posté par utilisateur30253

    Ne peut on pas y voir une manoeuvre de stratège

    - casser le secret suisse , luxembourgeois, lichtenstein.. tout en gardant ses territoires des caraibes + la city + toutes les infrastructures financières. S'allier aux USA pour en obtenir les benefices des accords de communnications bancaires sans réciprocité. Puis transformer un pays réduit en paradis fiscal de fait pour toute l'union européenne
    - laisser l'irlande et l'ecosse demander leur indépendance pour rester en europe tout en développant avec elles des accords de libres echanges afin de s'en servir comme cheval de troie pour acceder quand même aux marchés de l'union

  • Lien vers le commentaire Fabulous lundi, 27 juin 2016 20:03 Posté par OSS

    "Elle s'appelle l'AELE. La Grande Bretagne pourrait sortir de l'U.E pour adhérer à l'AELE, et se trouver dans une situation similaire à celle de la Norvège : pays souverain, mais maintien d'une zone de libre-échange comme c'est le cas aujourd'hui"

    article très interessant mais bourré d'erreurs :
    1/la Norvège contribue au budget européen, ce que ne veut plus faire le UK
    2/la Norvège respecte la liberté de circulation : des capitaux, des biens & services ainsi que des ... personnes ... ce dernier n'étant plus en odeur de sainteté de l'autre coté de la Manche. 

    ton article n'a donc que peu de sens

  • Lien vers le commentaire Falconnier lundi, 27 juin 2016 19:50 Posté par Ma Pomme

    .

  • Lien vers le commentaire Colas lundi, 27 juin 2016 18:22 Posté par colas009

    2 choses dans cet article
    1) point de vue de Loïc pro brexit. Pourquoi pas?
    2) remarque très très juste sur une volonté des dirigeants politiques d'éteindre l'incendie qu'ils ont allumé, contre la volonté démocratique clairement exprimée (et cela va mener en effet à des marchés qui tangueront!).


    J'irais même plus loin, en me demandant si la démocratie telle que nous la connaissons est encore adaptée face à la complexité de la modernité. Cette complexité fait que le diable est maintenant dans tous les détails: bien plus aujourd'hui que dans le passé, on peut décider blanc dans le principe et en arriver à une solution noire dans les détails de l'application du principe... Le contrôle populaire est tout à réinventer, sinon il ne restera que le populisme.

  • Lien vers le commentaire Guillaume lundi, 27 juin 2016 17:06 Posté par Guillaume

    Désolé, beaucoup trop de conttradictions dans ce post ! Boris Johnson se dit triste que Camern démissionne ! LOL. Cameron veut se barrer au plus vite, c'est Boris qui freine à mort. Le brexit est une connerie car comme vous l'écrivez, cela va etre un désastre économique et financier pour les anglais. De grosses boites vont venir s'installer dans la zone Euro pour leurs activités europpéenes. Ce qui sera une bonne chose à moyen/long terme pour le reste de l'Europe. Les politiques des autres pays vont enfoncer l'angleterre pour que la même chose ne se passe pas dans leur pays. Le cercle vicieux ne fait que commencer pour les rosbeef !