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Charles Sannat

Charles Sannat

Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information (secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Économique d'AuCoffre.com en 2011. Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.

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La vision ethnique de la politique monétaire : pourquoi l’Allemagne veut un Allemand à la tête de la BCE

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C’est un excellent article de La Tribune que je vous invite à lire concernant la CSU, alliée bavaroise d’Angela Merkel, qui veut un Allemand comme prochain président de la BCE.

Cela marque le retour d’une vision “ethnique” de la politique européenne et en l’occurrence monétaire qui est préoccupante.

Pourquoi préoccupante ? Tout simplement parce que vouloir faire l’Europe c’est accepter d’abandonner sa vision nationale pour une transcendance européenne.

Or vouloir quand on est allemand un gouverneur allemand, c’est dire au reste du monde qu’il n’y a pas d’Europe et qu’il ne peut pas y avoir d’Europe fédérale mais uniquement une Europe des nations !

Vous avez raison finalement, ce n’est pas “préoccupant” comme le dit La Tribune, c’est une excellente nouvelle et cela montre bien que dans la crise, l’Europe n’est pas. Ce qui est, c’est l’échelon national.

Tous les bien-pensants européens ne vont pas tarder à se prendre la réalité dans la tête et croyez-moi, l’impact sera douloureux.

L’Europe entame en réalité sa déconstruction.

Charles SANNAT



“La CSU, petite sœur bavaroise de la CDU d’Angela Merkel, ne cesse de vouloir se démarquer de la chancelière. On l’a vu durant l’automne et l’hiver sur la question des migrants où elle réclamait une position plus dure de la part de Berlin. Désormais, cette question passe, dans le débat public allemand, au second plan en raison de la baisse des arrivées de migrants en Allemagne. Cette baisse est, du reste, explicable par l’application sur le sol grec des « zones de transit » jadis proposées par la CSU aux frontières de la République fédérale. Le débat du moment outre-Rhin porte sur la douleur des épargnants et donc des futurs et actuels retraités que l’on considère « sacrifiés » par la BCE à sa politique non-conventionnelle. La critique de la BCE dirigée par Mario Draghi est donc devenu sport national en Allemagne. Et la CSU, toujours à l’affût d’une proposition pouvant améliorer sa popularité dans la riche et conservatrice Bavière, l’a bien compris.

Aussi l’ancien ministre fédéral CSU de l’intérieur Hans-Peter Friedrich, aujourd’hui vice-président du groupe CDU/CSU au Bundestag, a-t-il réclamé dans le journal populaire Bild Zeitung de ce lundi 18 avril, que « le prochain président de la BCE devra être un Allemand ». Son collègue de la CSU, Hans-Peter Uhl, porte-parole du parti a, quant à lui, réclamé la présence d’un « expert financier allemand » à la tête de la banque centrale. Voici donc déjà la course à la succession de Mario Draghi, qui est officiellement en poste jusqu’en novembre 2019, ouverte. Et elle est ouverte désormais sur un critère précis : celui de la nationalité du futur chef de la politique monétaire européenne.”

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