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Gilles Janssen

Gilles Janssen

Amoureux de la vie et passionné par la finance, ma conception de la vie est qu’elle ne se vit pleinement qu’à condition d’être libre, càd libre de nos schémas mentaux et donc également des attentes diverses, internes et externes, qui pèsent sur nous. Est-ce réellement atteignable ? Aucune certitude… mais s’en rapprocher me passionne.

Pour les attentes internes, chacun sa m***** et doit créer sa propre voie. Pour les attentes externes, je ne vois que trois façon d’y arriver : L’acceptation totale de sa condition, se retirer loin de tout (idéalement en groupe qui partage ta vision) ou l’indépendance financière. Je me suis lancé dans cette troisième option.

Plus pratiquement, j’ai 15 années d’expérience dans la finance et quelques expériences d’entreprenariat, dans l’immobilier principalement mais également une en e-commerce.

Chacun doit construire sa vérité, que ce soit en ce qui concerne la gestion de son patrimoine ou dans la vie en général, et j’espère que mes réflexions vous permettront d’enrichir les vôtres.

« L’expérience compte plus que le résultat… …qui de toute façon nous dépasse et ne nous appartient pas »









 

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Le grand reset à l'oeuvre?

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Bonjour à tous,

Je suis rentré en contact avec Charles lorsqu’il se questionnait sur la crise actuelle et c’est dans ce contexte qu’il m’a proposé de rejoindre Objectifeco. C’est donc naturellement sur ce sujet que je vous partage ce premier article et je vais expliquer ici pourquoi mon intuition me dit que le grand reset de l’économie est peut-être ce qui se cache derrière la situation que nous vivons actuellement.

Tout d’abord, pour bien comprendre ce qui est entendu derrière le reset :

https://youtu.be/sJWBMYsWYEc

Les objectifs du reset et les risques associés pour nous sont donc:

  •  La règlementation financière : Encadrement de l’épargne, des faillites bancaires et des compagnies d’assurance avec l’objectif de faire porter les faillites non plus sur les états mais sur les actionnaires et déposants. C'est donc un transfert du risque bancaire des états vers les créanciers et déposants.

Risque en cas de succès : Restriction d’accès à votre épargne et confiscation de l’épargne pour les patrimoines supérieurs à 100.000eur.

Risque en cas d’échec : Les contribuables continueront de supporter les pertes du système bancaire.

Analyse : C’est globalement en place et est donc le principal risque direct pour les gens ayant un certain patrimoine en banque. La matérialisation du risque dépend évidemment de la confiance de la population dans ses banques. Ceux qui l’ont vécu en 2008 savent que cela ne tient qu’à un fil et peut survenir en un week-end.

  •  La diminution de la taille des banques centrales (tapering, tightening)

Risque en cas de succès : Aucun

Risque en cas d’échec : Dévaluation monétaire et perte de pouvoir d’achat. Risque important sur le patrimoine immobilier et boursier via le mécanisme des taux d’intérêts.

Analyse : Principal risque indirect sur les patrimoines : Les taux réels qui vivotent autour de 0% alors que la plupart des états sont toujours en déficit et qu’une part significative de l’économie se fait à crédit dopé par des taux bas. Cette situation n’est évidemment pas tenable dans le temps. Combiné aux turbulences sur le marché du repo depuis septembre 2019, je suis assez pessimiste sur les chances de succès comme l'illustre l'évolution récente du bilan de la FED :

 https://fred.stlouisfed.org/series/WALCL

C’est d’ailleurs ce qui explique la bulle sur les actions. L’éclatement de bulle se fait via un catalyseur et non une cause. La cause, c’est ce qui a créé la bulle. Dans le cas présent, la cause de la bulle est évidemment le QE des banques centrales. Le catalyseur (virus), n’est que le prétexte qui sert à son éclatement… prévisible à partir du moment où les injections ont cessé. A noter qu’un catalyseur est très souvent imprévisible. Raison pour laquelle, il ne sert à rien de chercher à les prédire.

  • La croissance accompagnée de création d’emploi

Risque en cas de succès : Précarité de l’emploi et chômage

Risque en cas d’échec : Aucun

Analyse : Avec la robotisation et l’intelligence artificielle, j’ai du mal à voir comment cela peut réussir. Faut qu’on m’explique…

  • Réforme structurelle (pays émergents principalement, je ne développe donc pas)

Voici ensuite ce que j’observe :

-  Politique : Le deep state US et les démocrates ont tout fait pour récupérer le pouvoir depuis la victoire de Trump. Rien n’a fonctionné et Trump en ressort même renforcé. Cette période à qqes mois des élections US sont donc le moment parfait lancer un coup de poker qui déstabilise l’économie, décrédibilise le pouvoir en place. Situation idéale pour ensuite revenir en sauveur au pouvoir.

 
-  Géopolitique :

A) La guerre commerciale est un prétexte qui cache le retour des chaines de production stratégiques sur le sol US, même si ce n’est que le début du mouvement. De plus, ils sont autosuffisants en énergie, ce qui n’a pas de prix en période trouble surtout que les amis du Moyen-Orient commençaient à devenir de moins en moins fréquentables depuis 2001... A noter également que la façon dont l’industrie des gaz de schiste a tenu le coup face aux baisses des prix de ces dernières années (dumping de ces mêmes amis) surprend les meilleurs analystes du pétrole.

Il semble évident que des bouleversements des équilibres géopolitiques se préparent.

B) Brexit prononcé mais accord en cours de négociation. Il serait évidemment plus facile pour l’UK d’obtenir ce qu’il veut une fois l’Europe par terre. La presse aura son story telling mais mon pari est que la City restera la City...

 

En résumé, je retiens que le reset impactera tous les patrimoines et qu’aucune des principales classes d’actif (Immo, actions, obligations, cash) n’est à l’abri. Selon ce scénario, l’éclatement de la bulle des actions ne semble que le premier domino du grand reset. Les turbulances à venir vont demander de slalomer d'une classe d'actif à une autre pour éviter les pertes.

Concernant le timing, jusqu’il y a quelques jours, je ne m’attendais pas à ce que le scenario des faillites bancaires se produise avant 2021 ou 2022, mais la façon dont la couverture médiatique de cette crise est faite me turlupine comme beaucoup… A part une guerre, quoi de mieux qu’une pandémie pour imposer un confinement ? et quoi de mieux qu’un confinement pour éviter un bank run et/ou justifier de l’indisponibilité de cash et des ruptures dans les chaines d’approvisionnement, inévitables lors d’un reset ? Et tout cela, sans que Madame Michu n’aille remettre en question les politiques ou les banques centrales. Elle n’est pas belle la vie ?

Tout cela me semble tellement propice que je n’exclus à présent plus que cela puisse arriver beaucoup plus rapidement. Est-ce une répétition générale, est-ce un scénario qui va s’étaler dans la durée ou est-ce que cela va vraiment survenir rapidement? 

Article écrit le 24 mars 2020
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