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Charles Dereeper

Charles Dereeper

Rédacteur, éditeur, entrepreneur, trader...

Je vis en fonction de l’intuition, du coeur et de la possibilité de mourir à chaque instant. Pas de vie sans création quotidienne ! 

Je mets à la poubelle la culture chrétienne et le reste des religions pour neuneus attardés qui veulent nous faire gober qu'il existe trois dieux uniques (car 3 = 1, ben oui quoi, c'est un truc religieux, nous les quiches, on peut pas comprendre, c'est que eux) dont en plus, nous serions séparés (ben oui, si dieu est déjà en nous, on n'a plus besoin de se soumettre à des religieux assoiffés de domination... leur seule solution consiste à nous raconter qu'on est tout seul et dieu est ailleurs. Bien sûr, on peut lui dire bonjour, mais à condition de prendre une carte de membre...).

En fait, en considérant que nous sommes tous connectés ensemble nous les humains basiques, la vie retrouve son sens perdu et on peut se passer sans souci de cette morale catholique bidon...

Sinon, j'ai tenté du mieux que j'ai pu, d'effacer ce que m’ont raconté les profs gochos de mon enfance (yavait du boulot), l'éducation plus qu'inefficace de mes parents et toutes les âneries que l’Etat français a tenté de m’imposer pour me tenir en laisse...

Je suis totalement contre le dogme du profit maximal, qui égare la majorité des humains et qui détruit tout !

J'ai besoin autour de moi de gens électrons libres, insoumis aux normes sociales vicieuses et visqueuses et insoumis à leurs propres peurs !

Un spécial remerciement éternel pour Alain qui en 2001 / 2003 m'a offert le plus précieux des cadeaux.


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Et si le ralentissement économique américain arrangeait les autorités monétaires au lieu de les inquiéter ?

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Comme je me suis exprimé récemment dans des éditos, j'ai de plus en plus de mal à croire à l'idée que les banques centrales s'occupent de croissance économique ou de chômage.

J'ai l'impression que ce sont deux variables d'ajustement et non des priorités. Certes, dans le monde politique et social, ces deux paramètres majeurs subissent de très lourdes communications et sont supports d'enjeux électoraux.

Mais dans le monde monétaire, la politique n'est pas forcément numéro 1 sur les priorités.


Je finis par penser que l'inflation, la déflation et le marché de la dette sont les priorités numéro 1.

Si ces trois paramètres ont un souci, alors peu importe la récession économique ou le niveau de chômage que cela engendra, on peut s'attendre à ce que les banques centrales prennent toutes les mesures même les plus dingues pour résoudre les problèmes.

Ce qui m'amène à la situation de 2016.


Nous avons un problème à résoudre sur la distribution de crédit vis à vis de l'économie privée qui va désormais trop vite par rapport à la croissance des revenus qui permettent de rembourser.

Je vous rappelle juste ici que malgré toutes les déclarations d'économistes et prévisionnistes ultra célèbres que je lis, je n'appartiens pas à leur clan de "zéro hausse de taux en 2016 de la FED".

Je pense qu'en ce moment, on assiste à un premier missile monétaire pour calmer le jeu, la hausse du dollar.

Le dollar en forte hausse est déflationniste pour les USA même si la baisse du pétrole n'a fait que ramener les CPI et PPI à des niveaux proches de zéro.

L'avantage, c'est que ce dollar provoque aussi un fort ralentissement de l'économie américaine.


On peut lire partout que c'est n'importe quoi cette politique du dollar fort.

L'est ce vraiment ?

Un dollar fort permet de réduire la machine économique américaine en la pénalisant à l'export, donc en la ralentissant.


Un ralentissement économique a pour caractéristique de ralentir également le marché de la dette en diminuant la demande de crédits (un objectif de priorité numéro 1).

Donc la hausse du dollar est bien pratique car elle permet à la FED de ne pas monter les taux, donc de ne pas affoler immédiatement les marchés, tout en calmant la machine qui a besoin d'être calmée, car la dette va dépasser le niveau de progression des revenus disponibles, dixit mon précédent édito ici.

Maintenir la solvabilité générale de l'économie américaine privée est capital. Et la FED y arrive plutôt bien. Tout le monde se focalise sur l'argent publique et les QE. Mais si on sépare l'économie publique de l'économie marchande, on découvre que les ratios ne sont pas si dingues que ce que nous pouvons lire sur le net.

Je rappelle ici que les QE portent principalement sur les obligations d'Etats et qu'ils stimulent donc la solvabilité des Etats en priorité. L'économie privée constituée d'entrepreneurs et de salariés n'est pas trop concernée. Elle l'est un peu car on sait que les banques packagent leurs crédits foireux qui ont peu de probabilités d'être remboursés avec des crédits AAA et fourguent ces produits structurés aux banques centrales dans le cadre des QE pour effacer leurs pertes. Donc des pertes de banques privés sur ménages et entrepreneurs non performants ne sont pas encaissées, mais mis à part cette absence de faillites d'opérateurs bancaires qui devraient avoir lieu sans QE, je ne vois pas trop d'autres impacts.

Maintenant, peut être que le dollar fort ne va pas suffire à calmer la distribution de crédit aux USA vis à vis des ménages et des entreprises.

Alors là, j'ai du mal à acheter les théories de toutes les stars.


Je vois mal la FED laisser le système économique partir dans l'insolvabilité sans réagir.

Je pense que si le dollar n'est pas assez fort ni assez pénalisant, on aura au moins une nouvelle hausse des taux en 2016.

Peut être que j'ai tort. J'attend avec impatience cette année 2016.


En janvier 2016, les USA ont sorti un chiffre d'inflation de 2,2%.

Immédiatement, la parité EUR / USD s'est ajustée de 1,13 à 1,10.

Certaines économistes de renom américains ont fait passer la probabilité d'avoir une hausse des taux de la FED en 2016 de 20 à 50%...

Perso, j'ai tout écrit dans tous mes livres et je l'ai même montré et donné les sources de ceux qui ont creusé le sujet. Il n'y a pas plus manipulé que le CPI américain (l'indice des prix à la consommation).

Je dis juste que ce +2,2% tombe à pic. C'est disons une heureuse coincïdence hein ?....

Et cette coincïdence est totalement cohérente avec ce que j'écris plus haut sur les objectifs prioritaires de la FED. On parlait de déflation et hop, on se retrouve avec un CPI de 2,2%. C'est magique je trouve...

Affaire à suivre !

Ce qu'on peut en revanche tirer comme conclusion pour 2016 en terme de placements financiers.

1 - on ne touche pas aux indices boursiers. Il va y avoir de la forte volatilité et des marchés baissiers. Ce n'est vraiment pas le moment d'investir à long terme en actions.

2 - les bénéfices d'entreprise ont de fortes probabilités de se contracter en 2016, car encore une fois, il faut ralentir le marché du crédit. Donc attention aux valeurs de croissance, car la moindre déception peut faire un gros boom sur les cours. On l'a vu avec Lindekin et d'autres qui ont mangé -50% en quelques heures.

Charles Dereeper


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