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L’infrastructure se développe

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Une des critiques qui revient le plus régulièrement à l’encontre de Bitcoin porte sur la difficulté à comprendre le fonctionnement du protocole et la lourdeur des démarches à effectuer pouracheter et sécuriser des bitcoins. Certes, ce n’est pas simple. Ce n’est pas moi qui vais dire le contraire. Il n’en faut pas plus pour amener certains à penser que par conséquent l’utilisation des bitcoins ne pourra pas avoir lieu à grande échelle, que celle-ci restera confinée à une petite fraction de la population, hautement compétente techniquement.

Cette situation n’est pas sans rappeler les débuts d’un autre célèbre réseau : Internet. Au début des années 1990, Internet, dans sa version grand public (ie. le Web), était uniquement utilisé par des geeks passionnés d’informatique. Eux seuls avaient la connaissance et la patience nécessaires pour se dépêtrer des embuches techniques que promettait alors la tâche héroïque de naviguer sur des pages Web peu nombreuses et à l’esthétique douteuse. Pourtant, en 2014, il y a 2,5 milliards d’individus connectés à Internet, dont une bonne partie n’a aucune idée de ce qu’est une adresse IP ou un routeur. Même ma mère sait envoyer un mail !

Cette transformation d’Internet, de jouet d’une petite communauté d’individus fanatisés en colonne vertébrale de l’économie mondiale,  peut s’expliquer principalement par deux facteurs :

- Les entreprises privées qui ont permis à cette technologie de réaliser son potentiel. Elles ont amélioré à la fois les composants hardwares et logiciels implémentant Internet, au point qu’un individu n’a bientôt plus eu besoin d’être un expert en informatique pour utiliser ce réseau.

- L’effet boule de neige entraîné par la relation d’égalité entre le nombre d’utilisateurs d’un réseau et son utilité (cf. la loi de Metcalfe).

La semaine dernière, des annonces multiples de financement de startups ont démontré que l’infrastructure privée du réseau Bitcoin se construit à vitesse grand V. La plateforme d’échange Kraken a reçu un investissement de 5 millions $, Circle, qui sera probablement une banque pour bitcoins, a reçu 17 millions $ d’argent frais, et le processeur de paiement GoCoin a vu ses ressources augmenter de 1,5 millions $. L’achat, la sécurité et la volatilité, voilà les problématiques respectives auxquelles s’attaquent ces entreprises. Quelques jours avant ces nouvelles, Marc Andreessen avait de son côté annoncé que son fonds de capital-risque prévoyait l’investissement de centaines de millions de $ dans l’infrastructure de Bitcoin lors des prochaines années.

La chose fondamentale à comprendre est la suivante : là où il y a un problème, il y a un potentiel de profit pour l’entrepreneur qui résoudra ce problème. Des individus identifient des problèmes et, motiver par la perspective de profits, ils mettent en œuvre les solutions qu’ils ont imaginé (aider par les capitaux d’investisseurs, eux aussi motivés par le profit potentiel créé par la résolution du problème). Ainsi, lorsque l’activité économique est laissée libre de toute interférence étatique, le fonctionnement du marché aboutit à une coordination extrêmement efficace des efforts humains grâce aux calculs économiques que chaque individu accompli pour lui-même. Et c’est ce processus qui se déroule actuellement sous nos yeux avec Bitcoin. L’infrastructure qui permettra dans le futur à des milliards d’utilisateurs d’utiliser cette monnaie numérique est doucement mais sûrement en train de se mettre en place.

A l’heure actuelle, il y a environ 1 million d’utilisateurs de Bitcoin dans le monde. En 1990, il y avait 2 millions d’utilisateurs d’Internet. N’aurait-il pas été bon d’être exposé financièrement à la croissance d’Internet depuis l’année 1990 ?

Évidemment avec Internet, la possibilité d’acheter la technologie n’existait pas. Il fallait se contenter des entreprises privées qui développaient l’infrastructure. Avec Bitcoin, c’est différent.

Mark my worddans 10 ans le prix actuel de 460$ pour une unité monétaire de ce réseau de paiement sera perçu comme le hold-up du siècle.
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