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Tim Sanchez

Tim Sanchez

 
Si j’avais un rêve un peu fou ça serait de fédérer une communauté qui rêve davantage de vaincre les difficultés et pas seulement de leurs survivre.


Si j’avais la main verte, j’aiderais les autres à cultiver une pensée libre: créatrice de valeur, définitivement tournée vers la réalisation de l’excellence.

Mes convictions :

1-La vie d’un être humain est trop courte pour qu’il demeure l’esclave de sa vieille habitude de ne penser que dans une seule direction.

2-Il n’y a pas « de bon moment » pour se lancer, s’améliorer et avancer vers la liberté financière et d’être.

3-La clef n’est pas la motivation ou les conditions mais l’information à laquelle on a accès.

Mes constats :

a-La « crise » a bousculé à peu près tout ce qui existe dans ce monde, à part la manière dont les hommes pensent : si vous voulez investir dans quelque chose de stable qui à survécu à l’épreuve des balles, voilà une piste intéressante.

b-Point de liberté individuelle en focalisant son temps et son énergie sur des problèmes collectifs : La crise, les impôts, les contraintes sociales sont des problèmes collectifs, les solutions individuelles enjambent ceux-ci.

c-Il est plus facile d’avancer dans la vie en tant qu’écho, seulement jusqu'à temps que l’autre joue une fausse note.

d-Le monde change à une vitesse hallucinante, ouvrant la voie à un cycle de destruction créatrice intense qui ravage l’ancien modèle sur son passage.

Ici je partage avec vous mes réflexions pour investir, protéger son patrimoine et entreprendre.

PS : Il paraît que je suis un rêveur invétéré avec deux mains vertes , et vous ?

 
PS2 : Vous pouvez me retrouver sur Facebook ou je poste en exclusivité pour ceux qui me suivent une image commentées de temps en temps  ou bien poser une question ici :

sanchez.tim @ yahoo.com

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conquerirlabourse

Il faut oublier la propagande médiatique pour comprendre ce qui se passe et penser système global avant tout

Audience de l'article : 1363 lectures
Nature de contenu : Edito
Nombre de commentaires : 3 réactions
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Aujourd’hui c’est un édito spécial qui vous attend.

Spécial, car c’est une réponse à un excellent commentaire qu’a posté Balthazar sur l’édito des 20,000 points du Dow Jones
http://www.objectifeco.com/bourse/indices-boursiers/indices-usa/les-20-000-points-du-dow-jones-et-la-tendance-haussiere-des-indices.html


Quand j’ai lu son commentaire, je l’ai trouvé tellement pertinent que je me suis dit qu’il fallait en faire un article à part entière et le partager avec tous.

Les passages entre guillemets et gras sont les morceaux du commentaire de Balthazar.

J’y réponds en dessous en caractère normal.

Veuillez noter avant de poursuivre votre lecture, que cet édito reflète mon opinion personnelle qui est subjective dans la mesure que c’est un être humain qui écrit et qui pense.



« J'ai du mal à voir comment le scénario va se dérouler.
Ok les taux vont remonter plus ou moins. Ok ça va coincer un peu ici ou là.

Mais ce qui m'inquiète personnellement, c'est surtout l'endettement des Etats.
Japon +200%, USA, France, Italie + 100% 

Déjà, cela condamne ici les taux à rester bas pour un moment. »




En fait, c’est les banques centrales et le gouvernement qui nous donnent la vision du scénario futur.

La crise des subprimes a créé deux choses qui ne pourront pas passer l’épreuve du temps :

1/ le surendettement des états (+100% pour de nombreux pays développés) et in fine des entreprises et ménages.

2/ Un surendettement financé par des taux historiquement bas qui permettent de faire baisser le coût de financement de cette dette et donc nous faire croire qu’au final ça va pas si mal que ça.

De plus, on observe des taux négatifs sur des actifs d’états (qui n’est jamais vu en 5000 ans d’histoire des taux d’intérêts).



Le problème, est que tout ce schéma de ponzi à l’échelle mondiale ne tient que parce les taux sont bas et qu’ils permettent de mettre en stand-by le problème de la dette.

Car sur une dette, on paye des intérêts ce qui est un problème qui est résolu temporairement par les taux mais aussi on doit la rembourser à échéance ce qui pose le deuxième problème.

Deuxième problème qui permet d’avoir une vision plus précise du scénario du futur.


En effet, pour comprendre ce qui arrive, il faut raisonner système global.

Il y a beaucoup d’acteurs, comme les compagnies d’assurance-vie , les fonds de pensions , les caisses de retraites , certains fonds d’investissements.

Leur totalité représente des trillions de dollars et d’euros et ce sont eux qui gèrent les retraites, et les fonds publiques ou parapubliques.


En bref, ce sont eux qui gèrent l’argent que vous donnez à l’Etat sous forme de taxes contre la promesse d’avoir une sécurité sociale, une retraite et des services publiques.

Le problème est que ces acteurs ont un business model essentiellement basé sur de l’achat d’obligations (ou d’actifs) très peu risqués, encaissement des coupons et avec ces coupons ils financent les retraites et autres promesses du gouvernement.

Et là c’est le drame ^^


En 2009-2014, la baisse des taux n’était pas un problème car ils avaient encore dans leurs bilans des obligations qui dataient de 2003-2004-2005 et qui payaient entre 3 et 6 % de rendement.

Donc, ils pouvaient tout à fait faire face à leurs obligations financières.


Sauf que, au fur et à mesure que les années passent avec des taux très faibles ou négatifs , ces acteurs-là sont obligés de remplacer leurs vieilles obligations qui rapportaient 5% en moyenne par d’autres qui rapportent entre 0 et 1.5%.

Vous imaginez bien que cela est insuffisant pour que le jeu continue


Donc, il y a des tensions très importantes entre ces acteurs qui vivent des rendements de la dette publique, l’Etat qui la paye et le système bancaire qui l’exploite car leurs intérêts divergents.

Mais il aura fallu un cycle de business complet pour que cette divergence émerge, le temps que toutes les vieilles obligations rentables soient portées à échéance.


Cela est un premier problème massif et structurel lié au rendement mais ce n’est pas tout.

Attaquons le volet remboursement à échéance…


Si la dette des Etats est déjà impossible à financer à 5% vous imaginez bien ce qu’elle sera s’il faut la rembourser… et il faudra.

L’échéance moyenne de toutes les obligations d’Etats émises est dans 5 ans.

Oui 5 ans.


C’est bien beau de lancer des programmes de QE où les banques centrales achètent la dette des états mais il arrive un moment où il faut rembourser cette masse de dettes colossales.

Et vous savez qui détient plus de 40% des dettes d’états : les banques centrales elles-mêmes…


Alors je vais poser la question :

Comment la France, les USA et les autres pays d’occident vont pouvoir rembourser l’équivalent de 100% de leurs PIB d’ici 5 ans ?

En sachant que leurs budget est déficitaire et qu’ils sont assis sur des poudrières sociales.

Mais ce n’est pas fini.


Imaginez que vous êtes à la tête d’un gouvernement et que vous devez rembourser l’équivalent de votre PIB annuel.

Si votre créancier est votre propre peuple, vous les sacrifierez sans trop de problème en le spoliant, cela est récurent dans l’histoire.

Si votre créancier est étranger, vous lui ferez la guerre, cela est aussi récurrent dans l’histoire.


Mais si votre créancier est la banque centrale elle-même qui représente l’ensemble du système bancaire, qu’allez vous faire ?

C’est une question intéressante, n’est ce pas ?


Voilà le problème massif et structurel que notre civilisation va devoir relever.

Car la vérité, c’est que quand une banque centrale détient dans son bilan 40% de dettes du gouvernement insolvable, il y a deux portes de sortie qui s’entrecroisent :

1/ elle fait passer des lois pour éponger au maximum les dettes avec l’épargne publique ce qui est déjà en place.

2/ elle va devoir assumer les pertes et donc faire un write off


Sauf que faire un write off sur un actif qui représente plus de 40% de votre bilan est équivalent à une faillite.

Les capitaux propres des banques centrales ne couvrent pas l’entièreté des dettes d’états qu’elles détiennent…

Ce qui insinue qu’une banque centrale serait en faillite potentielle.


Le seul moyen pour elle de gérer cette situation c’est de se recapitaliser elle-même en imprimant de l’argent.

Ce qu’ils feront d’une manière ou d’une autre : à terme.

Mais premièrement c’est illégal.


Et deuxièmement surtout, tous les marchés financiers reposent sur la notion de confiance.

Et la dernière crise à été résolue grâce à l’autorité des banques centrales qui ont rétablit la confiance.

Vous imaginez si le grand patron est en situation de faillite , 2008 sera un enfant de cœur.


Mais comme dans toutes situations difficiles , je ne vois pas de choses trop entières mais davantage un mixte entre une spoliation des épargnants pour purger les dettes des banques puis un write off sur la partie de la dette restante au bilan des banques , suivi d’une monétisation et recapitalisation peu orthodoxe avec inflation à la clé et ça rebondit…

En revanche ce n’est pas pour tout de suite, à court terme mais on ne pourra y échapper.


« Sur le fond, une génération d'américains, français, japonais ont refusé d'adapter leur niveau de vie au niveau de ce que leur production et/ou de leur mauvaise façon de gérer les affaires publiques autorise (natalité ici, gabgies étatiques là, surrendemment des ménages ..). »


Oui le grand soucis de notre société, c’est le manque de responsabilité et une philisophie de vie basé sur le carpe diem.

Les gens ne pensent pas au lendemain et veulent vivre aujourd’hui, à fond.


Ce n’est pas une mauvaise chose en soi , ce qui est mauvais c’est le manque d’équilibre entre profit immédiat et précaution future.

Tout cela n’est qu’une extension de la société de consommation qui finira par se cannibaliser elle-même.

consumption



« Ils ont troqué de la quiétude momentanée contre la promesse que leurs enfants paieraient la rente qu'ils ont accordé aux rentiers qui étaient prêts à en accepter le risque.


On explique qu'une partie de ces rentiers sont des nationaux (très vrai au Japon). Mais en fait, peu importe. Si c'est impayable, ce ne sera pas payé. Point. »


Il n’y a que la Roumanie qui a remboursé ses dettes d’état dans l’histoire, c’était en 1981 de mémoire.

Sinon les gouvernements ne remboursent jamais leurs dettes , ils ne font que des rollovers dans le temps.


Ils émettent de la dette qui finance leurs dettes précédentes, cela dure entre 7 et 9 cycles de business ( 7 à 10 ans le cycle).

Au bout du cycle quand le niveau d’endettement est ingérable, il y a 3 portes de sorties : inflation massive proche des 100% sous 5 ans ou défaut ou restructuration.


L’histoire a démontré que tout arrive en même temps , sous forme de séquence , un défaut ou une crise majeure engendre des mesures non-orthodoxes qui font exploser l’inflation et ensuite ils restructurent par force comme le plan marshall .


« Ce qui est certain c'est que ces rentiers l'auront dans l'os, soit sous forme d'inflation, soit sous forme de write off.  Ok. »


De 1800-1900, il n’y a eu quasiment aucune inflation, à tel point que les deux placements les plus sûrs étaient la dette publique et l’immobilier qui rapportaient en moyenne 4%.

Ceux qui détenaient ces actifs étaient les vieux rentiers que la révolution française à tenté de les détruire.

Elle n’aura réussi que deux siècles plus tard.


Les deux guerres mondiales par l’inflation ont lapidé les rentiers des actifs sans risque et rebattu toutes les cartes à l’échelle du monde occidental.

C’est comme cela que la classe moyenne a pu voir le jour en Europe.


Et c’est par l’intermédiaire de la prochaine crise, qu’à mon avis , notre civilisation évoluera avec un énorme coup de pied dans le cul.

Lors des crises et des guerres, les inégalités sont au plus bas et les fortunes se font et se défont avec une facilité impossible en temps de paix.


« Mais au delà de ça, le problème reste entier : il faudra in fine que ces populations acceptent la réalité : la nécessité de se réorganiser fortement et sans doute aussi, accepter la baisse de leur niveau de vie. »


Oui mais ça se fera dans la violence et la douleur, car les changements structurels n’ont pas été faits, cela est verrouillé par des politiques tournées vers de l’électoralisme à outrance.


« Est ce que cela se fera progressivement, dans l'acceptation, sous forme de manque à gagner sur la croissance potentielle, ou au contraire de façon violente, comme en Grèce, ce qui provoquerait évidemment de très gros remous économiques et donc boursiers ? »


Moi je pense à un mouvement de fond très puissant, pas si violent que ce que l’on peut imaginer.

Pendant le crash des subprimes , tout le monde s’imaginait un truc énorme qui allait changer de paradigme et au final, tout le monde s’est fait enfumé par l’inertie du mouvement.


Là, c’est pareil, tout le monde s’attend à un embrassement généralisé.

Je pense que c’est la polarité contraire qui s’incarnera dans la réalité , des tensions certes , mais lentes et dures , invisibles et douloureuses au début , visibles et désagréables à la fin.

Le but est davantage l’épuisement économique, sociale, structurel que la destruction pure et dure.


Chaque partie perdra beaucoup de plume mais ce ne sera qu’à la fin que les changements auront lieu, en espérant qu’il soit positif ^^

Donc in fine, pas de changement en tant que tel à court terme mais des temps incertains oui.


« Ce n'est à mon avis pas pour tout de suite, on a le temps devant nous, mais il faut y penser. »


Ça peut démarrer vite et caler, redémarrer et caler, et ainsi de suite.

Il peut y avoir beaucoup de mouvements et d’agitations mais pas de relais et de cohésion.

Cela représenterait bien la société d’aujourd’hui basée sur l’individualisme et des marchés boursiers déconnectés de la réalité.


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3 commentaires

  • Lien vers le commentaire hftrade lundi, 27 février 2017 12:53 Posté par hftrade

    il me semble qu'un cas typique de monetrisation de la dette est la republique de Weimar qui a laissé filer la monnaie (hyperinflation) pour ne pas payer les reparations de Versailles (tres grosses il est vrai, 132 milliards de mark ors) a la france apres 1918 et les dettes enormes contractées pendant la guerre, ou en tout cas en monnaie de singe. seuls 20 milliards de mark-or ont ete reellement payés a la France
    Donc historiquement, les reparations de versailles sont un peu un mythe

    Bien sur plus tard Schacht a mis fin de facon efficace a l'hyperinflation,ce qui demontre la maitrise possible par un gouvernement competent

  • Lien vers le commentaire Tim Sanchez dimanche, 26 février 2017 12:18 Posté par Tim Sanchez

    Bonjour,

    Désolé pour ce retard de réponse.

    En fait en fin de cycle comme aujourd'hui c'est la déflation qui règne car les agents économiques n'ont pas confiance dans les politiques menés par les banques centrales et le gouvernement.

    Mais ils ont encore espoir donc personne n'investis ou entreprend , le capital est bloqué entre du cash et des actifs sans risque.

    cela tiens tant qu'il y a encore un espoir dans le gouvernement 

    On le voit bien tout le monde attend que les politiques change la donne et tout le monde est frustré par l'inertie de la situation 

    puis in fine quand la confiance est perdu , la crise arrive , les agents économiques bouge leurs cash vers les actifs tangibles et c'est en général une période de hausse des prix des actifs tangibles et de baisses des prix des actifs dématérialisés comme la bourse




  • Lien vers le commentaire hftrade jeudi, 23 février 2017 20:41 Posté par hftrade

    La monetisation de la dette etatique est inscrite dans les astres c'est evident, a partir ou le detenteur est la banque centrale

    monetisation d'une dette = hyperinflation, on sacrifie la monnaie pour eponger la dette impayable

    Bien sur la guerre reste une possibilité mais des peuples de vieux (l'age du francais moyen estd e pres de 50 ans) ne font plus la guerre.

    par ailleurs pour info c'est pas right-off mais write-off (du verbe write, ecrire)