Jean-François Faustinelli : La pénurie de biens à vendre fait grimper les prix sur le marché immobilier toulousain
Quelle tendance ?
D’après un agent immobilier local, nous sommes dans une situation de pénurie. Les petites surfaces comme les grandes maisons, dans le centre comme dans les communes voisines, tous les types de biens viennent à manquer. Un acheteur, cherchant un logement avec des critères de prix et de taille précis, a rarement le choix entre plus de deux produits. Et la plupart des ventes se font en moins d'un mois. Conséquence directe, les prix ont augmenté de 2 à 4% depuis la fin de l'été, un peu plus à Saint-Cyprien et Côte-Pavée.
Prix pratiqués actuellement dans l'hyper-centre
À Esquirol, sur le Capitole, à Saint-Sernin ou à Saint-Etienne, le marché reste particulièrement soutenu. Dans les bâtiments construits entre le XVIIe et le XIXe siècle, avec leurs parquets d'époque, leurs belles hauteurs sous plafond et leurs cheminées en marbre, le mètre carré se négocie désormais autour de 3700 euros. Dans les immeubles avec un peu moins de cachet, le tarif moyen est à peine plus bas : 3500 euros du mètre carré environ. Récemment, un deux-pièces de 50 mètres carrés, dans un immeuble 1930, a été vendu 175.000 euros, sans garage. À ce propos, un garage dans le secteur se monnaie autour de 30.000 euros.
Quartiers recherchés en ce moment ?
A Saint-Cyprien, les prix démarrent à 2500 euros le mètre carré, pour des logements des années 1970, et grimpent aisément à 3500 euros dans les beaux immeubles de plus d'un siècle. Entre les deux, les constructions des années 1990 offrent de belles prestations à des prix raisonnables. Un deux-pièces de 45 mètres carrés datant de 1998 est ainsi parti à 119.000 euros. Mais pour la même qualité à prix plus doux, l'idéal est de cibler le secteur Borderouge, au nord de la ville. Là les appartements se revendent en ce moment entre 2300 et 2600 euros le mètre carré.
Où réaliser de bonnes affaires ?
Les Minimes, en mutation constante depuis années, offrent de belles opportunités. Malgré, l’implantation du métro, puis de quelques commerces, les prix n’ont guère augmenté. Les investisseurs toulousains ne s'y trompent pas : ils savent qu'ici, ils loueront facilement les studios qu'ils auront achetés à bon prix. En bon état, le mètre carré dans les immeubles des années 1970 s'échange autour de 1700 euros. Mais un acheteur a récemment réussi à mettre la main sur un trois-pièces de 66 mètres carrés, à rénover, à 90.000 euros. Dans les immeubles des années 2000, le tarif moyen bondit. Il avoisine les 2700 euros du mètre carré.
Investir en périphérie ?
La ligne de tramway, qui vient d’être inaugurée, devrait booster le marché à Blagnac. Mieux vaut se dépêcher pour en profiter. Cette nouvelle voie relie la commune à la station de métro Les Arènes, à Toulouse, et va simplifier l'accès au centre-ville. Pour l'instant, les tarifs démarrent à 2200 euros du mètre carré dans les grands ensembles des années 1970, mais s'envole tout de suite au-dessus de 3000 euros dans les résidences de standing des années 1990-2000. Pour preuve, ce 64 mètres carrés, route de Grenade, avec terrasse, datant de 1996, parti en bon état à 210.000 euros. Les bâtiments anciens, pour la plupart classés, se négocient autour de 3400 euros le mètre carré. Pour une « toulousaine », ces maisons typiques en brique rouge, comptez plus de 4000 euros le mètre carré pour une petite surface, mais 2500 à 3000 euros le mètre carré pour les plus grands formats.
Jean-François FAUSTINELLI
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