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Vincent Benard - Vers une dissolution "éclair" de l’Euro ?

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(article du 12 décembre 2011)

Hier, je vous entretenais de l'impossibilité, pour la BCE, de s'engager dans la voie de la monétisation des dettes souveraines, parce que personne n'aura confiance dans l'aptitude de chaque pays qui compose l'UE de ne pas se comporter en passager clandestin de l'Euro, alors qu'un instrument de "Aléa Moral" (en anglais, Moral hazard) leur sera fourni sur un plateau, et que par conséquent, toute monétisation directe de dettes souveraines provoquera rapidement une très forte poussée inflationniste.

La zone euro : dans une impasse ?

J'ai donc successivement tordu le cou à l'EFSF (et au MES, qui en est une déclinaison), et à la monétisation. Maintenant que l'on sait ce qui ne peut pas être fait, la question qui se pose est : "que faire" ?

Non, je ne vais pas vous ressortir pour la cinquantième fois mon obsession de la faillite bancaire ordonnée. Quoique je persiste à penser que ce soit une étape indispensable au retour de nos économies dans le vert, vous devez en avoir marre de me voir radoter à ce sujet. Ceux qui me lisent pour la première fois se reporteront aux liens en bas de cette page.

La question du jour, plus précisément, est "que faire avec l'Euro ?", puisqu'il semble impossible de mettre en place une gestion optimale de cet instrument monétaire.

Le scénario que je vais esquisser ci dessous n'est pas le plus probable, mais je le trouve de moins en moins farfelu. Il ne se matérialisera que si Mme Merkel et M. Sarkozy ont pris conscience qu'ils ne trouveront jamais un accord politique stable pour gérer une monnaie commune sans engendrer les comportements de flibustiers décrits précédemment. Et dans ce cas, la seule conclusion qui s'impose est qu'il faut en finir de façon ordonnée avec l'Euro, sans attendre qu'un pays (l'Allemagne) fasse cavalier seul et sorte par surprise, plongeant les autres dans le désarroi.

Voyons tout d'abord quelles options s'offrent à nous.

La sortie "par le bas" d'un pays comme la Grèce provoquerait une fuite de capitaux de ce pays vers des monnaies fortes dans les heures qui précéderaient un tel mouvement : pas forcément mauvais à longue échéance, mais ingérable à court terme pour le pays en question. Si c'est la Grèce, cela reste peut-être gérable. Par contre, si l'Italie est dans la même situation, les remous européens seront dantesques.

A contrario, la sortie par le haut de l'Allemagne sans préparation provoquerait une chute de la monnaie "unique" qui serait difficilement contrôlable. En effet, la perte de confiance dans "l'euro sans Allemagne" forcerait une hausse stratosphérique de tous les taux d'intérêts des dettes des pays hors Allemagne, et avec plus de 500 milliards de Roll-Over* à venir dans les mois qui suivent, ce serait, pour tous les passagers encore dans l'Euro-titanic, le naufrage assuré.

* Roll Over : renouvellement des tranches obligataires arrivées à échéance.

Mais d'un autre côté, conserver l'Euro est devenu intenable pour les pays les plus faibles, car leur dette étant objectivement irremboursable, ou du moins très difficile à rembourser, leurs taux d'intérêts atteindront tout de même des sommets les forçant au défaut de paiement, et les abandons de souveraineté nécessaires pour faire fonctionner les mécanismes de partage des risques imaginés récemment au niveau européen sont tout simplement intenables politiquement dans le temps.

Vous avez dit : impasse ?

Et si tout le monde sortait de l'Euro en même temps ?

Une sortie simultanée de TOUS les pays de la zone euro vers de nouvelles monnaies nationales pourrait résoudre en partie le casse tête actuel. Elle serait le moyen de rendre chaque monnaie à l'échelon politique qui a la maîtrise de son budget, à charge pour chaque pays de gérer sérieusement l'après Euro, ou au contraire, de plonger.

Comment faire ? La période comprise entre Noel et le jour de l'an paraitrait propice à décréter un "bank holiday" de quelques jours visant à remplacer les billets "Euro" en billets "nationaux". Les comptes en banques seraient simplement convertis électroniquement. Les opérations électroniques seraient toujours possibles, par contre, les retraits seraient bloqués pendant quelques jours. L'annonce serait faite un vendredi après midi pour entrer en vigueur le Lundi matin suivant, pour éviter les transferts massifs de dernière minute des comptes en banques de pays à "Euro faible" vers un pays à "Euro fort".

Pour faire simple, les nouvelles monnaies pourraient avoir, par décret, au premier jour, une parité de 1 Nouveau Franc/lire/drachme/mark pour un ancien euro, lequel serait très vite (quelques jours tout au plus) démonétisé. Les dettes de chaque état, et de chaque collectivité, seraient arbitrairement libellées dans chaque nouvelle monnaie nationale à ce même taux nominal de 1 pour 1. Et au bout de trois jours, le temps d'avoir converti tous les avoirs, chaque monnaie serait échangeable sur un marché de changes flottants, comme l'ex euro ou la livre, ou le dollar. L'avantage d'avoir une monnaie égale à 1 pour 1 le premier jour permettrait d'évaluer assez facilement les fluctuations futures, mais cela n'a rien d'indispensable. On pourrait aussi imaginer de revenir aux parités antérieures à l'Euro à J+0 au début du millénaire, et laisser fluctuer librement les monnaies au bout de quelques jours, le cours de départ n'a pas d'importance économique, seule la méthode compte.

Les états à monnaie faible (Grèce...), verraient leur nouvelle monnaie se dévaluer rapidement. Le DM se réévaluerait, ainsi que quelques monnaies du nord.

Seul point de blocage, à nouveau... Les banques des pays riches !

Le mouvement serait salutaire pour les banques des pays à monnaie faible mais problématique pour celles des pays à monnaie forte. Dans un pays comme la Grèce, les comptes des déposants (au passif) verraient leur valeur fondre, et les actifs détenus en euros "non grecs" (obligations allemandes, par exemple), se réévalueraient considérablement, améliorant leur bilan, sous réserve qu'elles n'aient pas trop emprunté hors de Grèce (dans ce cas, la baisse de valeur des comptes risquerait d'être contrebalancée par la hausse de la dette... Chaque cas serait particulier). Chaque pays retrouverait une pleine et entière souveraineté économique, et à chacun d'en faire bon usage sans compter sur la productivité des autres pour se sauver des situations ingérables dans lesquelles ils se seraient mis.

Par contre, les banques allemandes, à l'autre extrémité du spectre, subiraient un coup de ciseau inverse et problématique : les comptes de leurs déposants se réévalueraient par rapport à la valeur moyenne de leurs actifs, comportant nécessairement une part certaine libellée en monnaie plus faible. L'Allemagne serait donc obligée de restructurer son secteur bancaire, et sans aucun doute également les Pays Bas, l'Autriche, et la France. Comment ? et bien... non, je l'ai promis au début de ce texte, je ne déroulerais pas in extenso pour la dixième fois mes propositions en ce sens.

Toutefois, l'absence de mécanisme de résolution ordonné des faillites bancaires (je vous dis : c'est une obsession chez moi) est un obstacle à beaucoup de choses, et notamment à la mise en oeuvre du plan ci dessus, ce qui me fait dire que le scénario que je propose est sans doute encore improbable. Mais on en reparlera dans quelques mois. En tout cas, si l'euro devait exploser (et il me parait aujourd'hui souhaitable qu'il le fasse), alors cette sortie simultanée de tous les états concernés serait de loin la façon la moins nocive de procéder.

Certains affirment que la fin de l'Euro serait une catastrophe : mais l'Europe a fort bien géré sa croissance avant la création de la monnaie unique. On ne voit guère en quoi, hormis les blessures d'amour propre des promoteurs de cet échec, un retour à des monnaies nationales flottantes et au traité de 1986 (L'acte unique européen) serait un drame, à condition, bien sûr, que chaque banque centrale gère sa monnaie sérieusement**.

** Certains alter-comprenants affirment que l'état souverain sur sa monnaie devrait revenir sur les lois de 1973 pour pouvoir monétiser sa dette en continu. Je ne perdrai pas de temps à démonter une telle absurdité, malgré la popularité de l'idée sur Internet, mais pour ceux que ça intéresse, le blogueur Satirique H16 a écrit un excellent papier à ce sujet.

Quant à ceux qui vivent comme une calamité le fait que les états ne pourraient plus faire la fête avec de l'argent qui n'existe pas, à ce stade, aucune explication ne peut plus rien pour eux. Il n'y a aucun miracle, quelqu'un doit payer pour l'excès de dette, le peuple débiteur comme le créancier imprévoyant, point final. La correction arrivera tôt où tard, c'est sous un régime de monnaies nationales qu'elle sera

Conclusion : un blitzkrieg peu probable, mais sait on jamais ?...

En tout état de cause, un tel plan "éclair" de sortie de l'Euro, s'il existait, ne pourrait en aucun cas être annoncé à l'avance et devrait prendre les agents économiques par surprise. C'est la deuxième très grande difficulté de cette idée, qui suppose qu'au moins quatre à cinq "grands" pays y travaillent de concert en très petit comité hors de toute consultation démocratique, les petits adhérents de la zone euro étant mis devant le fait accompli et priés de se taire le moment venu.

Mais cela pourrait expliquer la volonté de faire trainer la conclusion de pseudo-accords à l'issue de chaque désolant sommet européen, faux accords dont nos dirigeants auraient conscience qu'ils seraient impraticables dans la réalité, pour faire croire que l'on avance dans une direction opposée avant d'abattre le plan surprise au meilleur moment. La nullité des propositions issues des discussions européennes me laisse à penser qu'il existe une toute petite possibilité pour que cela cache effectivement un "Plan B", et à part une dissolution de la monnaie unique, je ne vois pas lequel.

Mais plus probablement, nos dirigeants sont dans un brouillard tel qu'ils naviquent à l'aveugle, et n'ont en fait AUCUN plan, à part bricoler au fil de l'eau et durer. Auquel cas, le jour où la réalité économique, telle la loi de la gravité, nous rattrapera, elle nous fera particulièrement mal.

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Lire également :

Pour en finir avec le fantasme de la monétisation des dettes souveraines
Regarde l'Europe Tomber
La monétisation des dettes, une mauvaise idée à la mode
La chute de la maison euro en une image 

Pourquoi il faut avoir la peau de l'EFSF| L'ESM, un hold up européen

prémonitoire ?

L'Euro peut il exploser ?

Gérer des faillites bancaires en cascade, c'est possible :

Faillites bancaires ordonnées : article 1 (agefi) | art 2
Le mur des dettes souveraines, quelles solutions ?
Liquider une banque à la serbe, la méthode Dinkic (ob'eco)
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Commentaires

Le 12 décembre 2011 par : smart72

Très intéressant comme vision d’avenir et de probabilité croissance à mesure de l’inertie de la zone euro.

Une question à laquelle je ne trouve pas de réponse : Que deviendrait le cash euro dispersé dans la nature (poches de pantalons, tiroirs, chaussette...)

Merci

S.MARTINS


Le 12 décembre 2011 par : fbastiat

Il y a bien une autre solution théorique, totalement irréaliste, je sais. C’est que La France (c’est elle qui fait problème) remette en cause son modèle étatiste, redéfinisse les missions de l’Etat et réduise singulirement ses dépenses publiques. On pourrait trouver rapidement quelques dizaines de milliards d’économie, puis des centaines un peu plus tard. Cela suffirait à retourner la sitiation. Ca supposerait évidemment une autre idéologie que celle qui nous domine, d’où le côté irréaliste de cette proposition iconoclaste pour ne pas dire farfelue. Ceci dit, même dans le cas d’une dissolution de l’euro, il faudra tout de même un jour se pencher sur le bienfondé de notre modèle étatiste...que le monde entier nous envie.


Le 13 décembre 2011 par : Charles DEREEPER

mon cher vincent, ca fait belle lurette que j’affirme que l’allemagne et la france ont pris la décision de tout couler... sinon, ya belle lurette que des modifications de gestion politique et financière auraient été entreprises. aveuglé par le plaisir de traiter les politiciens de cons finis, personne n’a jusqu’ici envisagé qu’ils étaient peut etre pas si cons mais juste totalement incapables de porter le projet européen trop ambitieux par rapport à la médiocrité des humains.


Le 13 décembre 2011 par : Theoltd

Merci Vincent pour vos analyses, que je confronte avec celles de JC Bataille, sans pouvoir en deduire quoi que ce soit d’ailleurs. Mais n’ est ce pas la caracteristique de cette crise, dont on ne peut pas prevoir le denouement ? En ce qui concerne cette hypothese d’ un eclatement eclair de l euro, que se passerait il des euros entreposes a l etranger. A quelle monnaie se rattacheraient ils ? Ou seraient ils simplement perdus ? Peut on imaginer dans ce cas une survivance parrallele de l euro, pour les operations internationales ?


Le 13 décembre 2011 par : Goldorak2

Bonjour,

[quote]Certains alter-comprenants affirment que l’état souverain sur sa monnaie devrait revenir sur les lois de 1973 pour pouvoir monétiser sa dette en continu. Je ne perdrai pas de temps à démonter une telle absurdité,[/quote] J’aimerais venir sur ce point qui ne me paraît pas si évident.

L’inflation : Je comprend bien que l’inflation provient de l’accroissement de l’endettement dans deux cas. Soit que l’accroissement de l’endettement ne met aucune richesse supplémentaire en face de la dette (si on s’endette pour payer des retraites par exemple), soit que cet accroissement ne met une richesse en contrepartie de la nouvelle dette qu’avec retard.

Dès lors si l’état est sérieux et s’interdit tout accroissement de dette étatique suplémentaire, il ne peut y avoir d’inflation. Juste ?

Si on revient sur les lois de 1973, et si on monétise les dettes d’état et de la sécu existante avec interdiction de déficit ultérieur, cela pourrait être un solde de tout compte très doux.

De cette façon,
- la banque centrale de France prête à 0% sur la dette existante stabilisée au niveau actuel
- les contribuables verront la charge de la dette reduit à 0, ce qui va faciliter l’équilibre budgétaire, par ailleur imposé.
- les épargnants récupéront leur capital et l’investiront dans des actifs réels qui leur rapporteront plus de 0%
- pas de nouvelles dettes donc pas d’inflation et confiance dans la monnaie

La monétisation de la dette ne dispense pas de tous efforts d’austérité budgétaire... mais comme les budgets voient leur charge de la dette passée annulée, ça va donner de l’air...

Qu’en pensez vous ?

Goldorak2


Le 13 décembre 2011 par : Goldorak2

Merci pour cet article et pour d’autres qui non seulement posent un diagnostique (ce qui se trouve) mais proposent aussi des solutions.


Le 13 décembre 2011 par : thomas

Votre article est très intéressant. Mais vous n’abordez pas une solution que j’ai lue sur le blogue de contre-débat : la partition de la zone euro en deux entités : un euro pour le nord et un euro pour le sud. Cela serait à mon avis une bonne solution provisoire, de moyen terme. http://contre-debat.blogspot.com/20...


Le 13 décembre 2011 par : zoulou

Excellent, j’arrive a la même conclusion.

On peut pas mélanger des torchons (les pigs + la France) et des serviettes (Allemagne).

En Allemagne 60 fonctionnaires pour 1000 habitants. En France 90 fonctionnaires pour 1000 habitants.

On ne peux pas payer autant de gens qui ne créer aucunes richesse.


Le 13 décembre 2011 par : london511

Si la France redevient indépendante dans sa politique monétaire, bonjour l’hyperinflation vu que aucun parti n’a le courage de couper dans les budgets.


Le 13 décembre 2011 par : deres

Etant donné notre classe politique et leurs antécédents, je préférerais personnellement que l’on reste dans le même bateau que les Allemands. Ceux-ci arrivent pour le moment à nous imposer "un peu" de rigueur dans nos budgets et nous empêchent de monétiser à outrance. Si leur "diktat" disparaît avec un retour au franc, ce sera la fête du slip de l’ingénierie financière inventive à Bercy et à la Banque de France ... Les sigles de type FESF, MES, CADES, etc vont pleuvoir, le tout sous couvert de "favoriser la croissance" comme nous le dit notre Flamby national. En monétisant à fond, on va avoir une croissance hallucinante à monnaie constante. C’est certain et cela pourra servir de cache-sexe au désastre.


Le 13 décembre 2011 par : BARF

Pierre-Henri de Menthon pointe notamment le fait que les Français les plus riches réalisent des retraits et que cela se passe « loin des caméras, à l’abri des bureaux cossus des banquiers privés, ceux qui gèrent le patrimoine des grandes fortunes ! »

Dans la vidéo ci-dessous, il est précisé :

« Chez Pictet et Lombard Odier, deux grandes banques privées de Genève, les ouvertures de comptes par les Français se multiplient, des dizaines de millions d’euros affluent tous les jours. »

http://www.youtube.com/watch?featur...

Nous sommes embarqués dans un grand bateau appelé "ZONE EURO".

Or, que voyons-nous ?

Nous voyons les passagers les plus riches qui sont en train d’entasser leurs richesses dans des canots de sauvetage.

Nous voyons les passagers les plus riches qui sont en train de fuir le bateau "ZONE EURO", pour aller mettre leurs richesses dans les banques privées suisses : la banque Pictet, la banque Lombard Odier, etc.

Nous voyons les passagers les plus riches qui s’éloignent du bateau "ZONE EURO", et qui mettent à l’abri leur épargne en-dehors de la zone euro.

C’est un signe qui ne trompe pas.

C’est un signe qui montre que le bateau "ZONE EURO" est en train de couler.


Le 15 décembre 2011 par : Goldorak2

Je me suis permis de relayer votre article sur le forum bulle immobilière avec quelques extraits et un lien vers ce site.

http://www.bulle-immobiliere.org/fo...

Je peux le supprimer à votre demande.

Goldorak2


Le 17 décembre 2011 par : Russ

Bonjour Vincent,

tout d’abord un grand merci pour partager gratuitement vos analyses. J’aurais svp une question. Que se passerait-il si un francais avait un compte en Eur dans un pays etranger au moment ou la France sortirait de l’Eur ? Serait-il possible que tous les comptes a l etranger en Eur detenus par des francais soient changes en Franc francais ?

Merci encore. Meilleures salutations.


Le 17 décembre 2011 par : davidr

Analyse grossière qui néglige la plupart des effets d’un tel désastre : > obligation de geler les comptes courants pour éviter une panique bancaire menant à une faillite généralisée > chute du commerce entre états (les exportateurs voudront être payés en monnaie forte,les importateurs s’engageront sur une monnaie faible, plus de crédit etc.) > dans ce contexte tous les soit-disant gains de productivités seraient dilués dans cette panique > les états "faibles" perdraient tout accès au crédit et se verraient obligés de choisir entre le Zimbabwe ou une politique encore plus drastique.

Bref une récession et des désordres généralisés. Il n’est pas toujours aussi facile de défaire quelque chose que de le faire (cf. centrales nucléaires, bombesetc.


L'auteur
Vincent BENARD

Analyste à l’institut TURGOT, Conseiller national du Parti Libéral Démocrate, www.lepartiliberal.fr -

Spécialiste du logement, du libéralisme, des retraites et de l’économie en crise ; Auteur de "Foreclosure Gate, les Gangs de Wall Street contre l’état US", éditions Edouard Valys - http://bit.ly/foreclosure-gate

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