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Vincent Benard - Pour enrayer notre déclin sans devenir esclaves du boulot, cessons de surtaxer le succès !

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(article du 12 janvier 2012)

Après la polémique sur son coût, c'est le temps de travail qui revient sur le devant de la scène. Selon l'institut de conjoncture proche du patronnat Rexecode, l'employé Français à plein temps, entre RTT, congés maladie et... Carnets de commandes fluctuants, travaillerait moins que tous les autres, et notamment, 200 heures annuelles de moins qu'un salarié Allemand.

Travailler, c'est trop dur

Par conséquent, si vous ramenez le coût forfaitaire du travail aux nombres d'heures travaillées, vous comprenez pourquoi il devient difficile d'employer en France des salariés à un niveau de rémunération qui les satisfasse, surtout si vous tenez compte des prélèvements sur le salaire complet opérés par l'anti-modèle social de notre beau pays, sujet traité ici récemment.

Pourtant, reconnaissons le : même le plus libéral des salariés aime ses RTT. La plupart des êtres humains préfèrent les loisirs ou les activités d'agrément au travail. Le travail est le prix que nous payons pour pouvoir bénéficier de moments agréables pendant nos loisirs. Certes, à tout prendre, nous préférons aussi que notre travail soit agréable. Mais avouez le : la plupart d'entre nous rêvons de pouvoir vivre sans travailler.

Seul problème, mais de taille, il est très difficile de conjuguer un temps de travail faible et une rémunération élevée sans une productivité individuelle élevée par salarié. Et c'est là qu'en France, les choses se gâtent.

Capital surtaxé, exclusion des "improductifs"

Tout d'abord, sujet récurrent de mes colonnes, la surtaxation du capital en France rend plus attractif l'investissement capitalistiquement intensif dans des pays fiscalement plus conciliants, tels que la république Tchèque ou la Slovaquie, pour ne parler que de l'UE. Ces pays ont en plus pour l'instant un second avantage en terme de coût du travail, car les emplois productifs y sont encore assez rares. En effet, on n'efface pas intégralement les handicaps nés de 40 ans de domination communiste après une guerre destructrice en 20 ans. Mais les employeurs qui investissent lourdement en slovaquie savent que l'écart salarial avec le reste de l'UE ne peut que se réduire. S'ils y vont quand même, c'est d'abord à cause de la promesse que le fruit de leur capital restera taxé de façon raisonnable, et non progressive.

La France a d'abord contourné l'obligation de productivité en sous-employant les 16-25 ans, pas assez expérimentés, et les 50-64 ans, réputés moins dynamiques, tranches d'âge dont le taux d'emploi est parmi les plus faibles d'Europe. Cela nous permet d'afficher des taux de productivité horaires plutôt élevés en terme de valeur ajoutée créée par rapport au nombre d'heures travaillées.

Seul problème, plus le taux de participation global de la population à la force productive est faible, plus les prélèvements qu'il faut opérer sur ceux qui produisent sont importants pour assurer la subsistance des jeunes, des vieux et des chômeurs, soit au sein de la famille, soit par redistribution sociale. Et voilà pourquoi un coût total employeur élevé se traduit en salaires nets misérablement faibles, surtout en période de bulle immobilière et d'inflation cachée par l'effet "Petits prix en euros", et ce alors que de plus en plus de salariés ont l'impression de se crever au travail.

Un modèle qui ne peut pas fonctionner !

Bref, notre problème est simple. Notre paradigme socio-économique actuel s'apparente à une quadrature du cercle, tentant de concilier quatre caractéristiques inconciliables :
 

1. Rémunération nette "occidentale" (à défaut d'être vraiment élevée)

2. Temps de travail bien cool

3. Nombreuses personnes sans travail à nourrir

4. Taxation du capital dissuasive
 

Une telle conjonction ne peut tout simplement pas fonctionner. Mais sur quels leviers le politique peut-il agir ?

Une seule voie politiquement acceptable

Examinons chacun des ces points en détail :
 

1. Concernant le coût du travail, nous ne pouvons pas proposer comme perspective d'avenir aux jeunes et moins jeunes de ce pays de vivre avec des salaires grecs. Une politique qui ne se donnerait que pour seul objectif de diminuer le coût du travail serait clairement une reconnaissance de notre déclin.

2. Concernant le temps du travail, les gens sentent bien que les RTT en veux tu en voilà dans l'administration et les grands groupes devront être revues à la baisse. Mais pour autant, personne n'a envie de coupes trop sombres dans les congés. Baisses, oui, coupes sombres, non !

3. Remettre au travail ceux qui n'en n'ont pas ne se décrète pas. On peut certes envisager de réduire les compensations de l'oisiveté volontaire et lutter contre certaines fraudes, mais ce n'est pas cela qui créera les postes de travail dont l'économie a besoin pour rendre employables une part suffisante des gens actuellement peu actifs.

4. Par contre, le capital, et notamment le capital productif, ne protestera pas si on le taxe moins !


C'est donc la taxation de la formation de capital, autrement dit, en français de tous les jours, la taxation du succès, qu'il faut considérablement revoir à la baisse. C'est le seul levier politiquement acceptable que les décideurs publics aient à leur disposition pour inverser l'infernale spirale de déclin économique qui est la notre.

Les quatre calamités du capital

J'imagine déjà les cohortes de bien pensants hurler parce que cela constituerait à n'en point douter "un cadeau fait aux riches". Mais vous admettrez que sans bonnes machines, sans locaux fonctionnels et spacieux, sans laboratoires bien équipés, sans logiciels performants, etc..., aucune création d'emploi à haute valeur ajoutée n'est envisageable ! De fait, tout ce qui désincite à investir dans ces équipements en France devrait être banni du paysage fiscal et réglementaire.

Or, en France, par conditionnement au politiquement correct socialisant, nous faisons tout l'inverse :
 

1. Taxation marginale des hauts revenus très élevés : Or, seuls les hauts revenus peuvent accumuler les masses critiques de capitaux qu'ils pourront investir dans leurs projets, ou ceux des autres en tant que Business Angels.

2. Impôt sur la fortune : Même en cours de réforme, l'Impôt sur la fortune a dissuadé nombre de créateurs de rester en France, et, suprême embarras, incite les chefs d'entreprise fondateurs de leur société à grandir par endettement plutôt que par augmentation de capital, pour ne pas tomber sous le sacro-saint seuil de 25% des parts sociales de l'entreprise, seuil qui les exonère de cet impôt.

3. Impôt sur les sociétés très élevé à 33.3%, et encore faut il ajouter d'autres impôts en amont, comme la contribution additionnelle sur la valeur ajoutée qui a remplacé la taxe professionnelle.

4. Impôts sur les plus value, sur l'héritage, qui là encore dissuadent la formation de capital de valeur en France.



Ces quatre calamités ont pour double effet pervers, d'une part d'assécher la disponibilité de masses critiques de capitaux investissables au profit de l'agent économique le plus inefficace et le plus destructeur de valeur qui soit, l'état ; et d'autre part de réduire considérablement le rendement des investissements après impôts, et donc d'inciter à investir les bénéfices passés là où l'herbe fiscale parait plus verte.

En finir avec la punition du succès

Si nous voulons conserver un paradigme socio-économique dans lequel nous serions mieux rémunérés, avec moins d'inactifs à nourrir, et où le temps de travail resterait suffisamment bas pour nous permettre d'enchaîner de bonnes vacances, alors nous n'avons pas le choix, nous devons tout faire pour que les bonnes idées se montent de préférence en France, parce que le capital qui fructifie n'y sera pas pénalisé. Et donc nous devons traiter les quatre calamités qui précèdent :
 

1. Instaurer une Flat Tax, qui garantit à l'entrepreneur, au cadre, à l'artiste de talent, au médecin, etc..., qu'il conservera l'essentiel de ses revenus quel qu'en soit le niveau.

2. Supprimer l'ISF, qui ne rapporte pas grand chose au budget de l'état, et dont le coût réel est supporté par les classes moyennes.

3. Impôt sur les sociétés ramené au même taux que la Flat Tax, soit moins de 20%, avec une assiette "assainie" pour éviter les déductions byzantines qui font les choux gras des multinationales au détriment des PME. De cette façon, les PME pourront constituer les réserves qui leur permettront de grandir.

4. Forte réduction, voire suppression complète des impôts sur les plus values ou les héritages, et notamment les héritages de type productif (entreprises, terres agricoles, brevets, etc...), limitant les tentations de délocalisation patrimoniale... Et incitant nombre d'exilés fiscaux et patrimoniaux à revenir dans un pays où l'on mange bien et où le climat est agréable.


Naturellement, toutes ces diminutions de taux doivent être financées uniquement par des baisses de dépenses publiques, pas par la hausse de nouveaux impôts. Mais c'est un autre débat pour d'autres articles.

Ces évolutions ne sont pas que des "cadeaux aux riches". Elles auront surtout pour effet vertueux de permettre une croissance rapide de la valeur ajoutée créée en France, et donc de diminuer le nombre d'inactifs que notre modèle social devra rémunérer tout en augmentant la capacité des employeurs de verser de bons salaires complets.

Conclusion

C'est en arrêtant de vouloir punir le succès que nous attirerons à nouveau le succès, et que nous préserverons au moins en partie les aspects les plus agréables de notre modèle social, tout en en corrigeant les moins avenants.

Par contre, si nous persistons à surtaxer les fruits du capital et les hauts revenus pour complaire à notre conception totalement archaïque d'une pseudo-justice sociale fondée sur la haine et la jalousie envers les cochons de "possédants", alors nous devrons accepter de voir nos rémunérations d'activité encore plus grignotées, nos emplois partir à l'étranger, et, au final, en finir avec notre temps de travail reposant, soit par remise en cause des accords de RTT que les salariés devront accepter de mauvaise grâce, soit par obligation croissante de cumuler deux emplois pour vivre décemment.

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Lire également :

L'ISF, payé au final par les classes moyennes
Réconcilier capital et travail pour espérer des rémunérations attractives
La Flat Tax, un déclencheur d'opportunités
TVA sociale, de l'esbrouffe à côté de la plaque
Justice fiscale : l'erreur conceptuelle des adeptes de la progressivité de l'impôt

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Commentaires

Le 12 janvier 2012 par : Dadounet

Baisser les taxes implique de baisser les dépenses étatiques. Baisser les dépenses étatiques nécessite de diminuer le nombre d’allocataires - et donc de faire partir les immigrés surnuméraires (plusieurs millions). Le triomphe de vos idées passe par celui du Front national ; quand serez-vous suffisamment courageux pour l’admettre ?


Le 13 janvier 2012 par : Altern

@Dadounet : j’ai un scoop pour vous

http://www.liberation.fr/societe/01...

Faites gaffe, ça va vous faire un choc !


Le 13 janvier 2012 par : Dadounet

Vous devriez avoir de plus saines lectures ! Si j’en crois ""libération"", le socialisme c’est le bonheur - pourquoi pas l’immigration ! Lisez donc http://fdesouche.com/2012/01/11/roy... et Hans-Hermann Hoppe : http://www.catallaxia.org/wiki/Hans...


Le 13 janvier 2012 par : sgrnsg

Une tonne de parasites millionnaires nous taxes au moindre geste que nous posons par leur monopole. Et votre solution c’est de moins taxer ces parasites.

Je sens que l’on est pas sorti de l’auberge...

Les riches n’ont jamais si peu payé d’impôts et les finances des états n’ont jamais été si mal en points. Votre solution taxons les pauvres et subventionnons les riches ?

C’est logique : Si ça n’a pas marché jusqu’ici, c’est parce qu’on a pas encore été jusqu’au bout, qu’on a pas encore tout donné aux riches. Quand ils auront tout, vous verrez, l’économie sera florissante.


Le 13 janvier 2012 par : zoulou

Merci Bernard

Si ma tante en avait, on l’appelerais mon oncle.

On sait que toutes vos propositions ne serons pas possible avant longtemps, la seule solution possible pour les non faieniants, c’est celle de Charles : foutre le camp de la France et faire son trou ailleurs !!!

Les gars c’est pas la peine de croire a la retraite, vous cotisez pour rien, soyer realiste, enlevez vos oeilleres.


Le 13 janvier 2012 par : Vincent BENARD

Et bien, ça part fort...

@Dadounet : Marine, son protectionnisme, sa nationalisation des secteurs stratégiques, son encadrement de la pensée, sa socialisation de la femme au foyer... Non merci. Sur l’immigration, je suis dans une optique totalement différente aussi. Tout ce que le FN reproche à l’immigration s’est produit sous un régime d’immigration encadrée par l’état. Et si on osait... la liberté ?

@sgrnsg : Ouvrez les yeux au lieu de réciter les slogans de mélenchon.

Quel monopole peut il s’imposer sans la toute puissance de l’état pour le protéger ? En quoi un entrepreneur riche est il un parasite, s’il est honnête ? (pour les malhonnêtes, le remède n’est pas la taxation mais la confiscation, autre sujet hors du champ du présent article).

Quant à votre "les riches n’ont jamais payé si peu d’impots", outre que c’est faux, imaginez une flat tax avec taux bas, mais zéro niche fiscale (bon, je le dis pas dans l’article, faut cliquer sur les liens, c’est fatigant, je sais)...

@zoulou : c’est une solution. J’ai la faiblesse de croire qu’on peut encore redresser la situation de l’intérieur, même si ce sera dur...


Le 13 janvier 2012 par : Altern

@dadounet :

Mes lectures sont on ne peut plus saines (et variées).

J’ai juste cliquer sur le 1er lien qui évoquait ceci :

"Des parlementaires de tous bords ont rendu public mercredi, à l’Assemblée nationale, un rapport d’audit mené pendant près d’un an sur la politique d’immigration de la France pour « éclairer l’approche des phénomènes migratoires »."

http://issuu.com/smazetier/docs/rap...

Libération n’a rien à voir là-dedans.

Un rapport parlementaire est un rapport parlementaire.

Après libre à vous de croire qu’ils mentent, mais ça permet quand même d’avoir un autre son de cloche que la petite ritournelle "immigrés=dépenses sociales"


Le 13 janvier 2012 par : Helios

Je pense que quand vous dites que le capital est trop taxé, vous avez à l’esprit uniquement celui qui est investi dans des entreprises. Jusqu’à très récemment il n’en était pas de même de celui investi dans l’immobilier. Donc peut-être faudrait-il instaurer une égalité de taxation entre toutes les sortes de revenus et de capitaux. Je ne suis pas convaincu non plus par la suppression des taxes sur les plus-values ou héritages, qui ne sont pour moi que des revenus (pour ceux qui les reçoivent) et devraient donc supporter la même taxe que les autres. Je ne vois pas pourquoi quelqu’un qui a obtenu des revenus de son travail serait plus taxé que celui qui les tire d’un don d’un autre.


Le 13 janvier 2012 par : jboss

Tout cela est bien caricatural. Je voudrais que vous me citiez des gens qui ont eu du succès et qui ont été surtaxés. Je vois que Tsonga file en Suisse dès son premier contrat de pub (tout en faisant son business en france, qui connapit Tsonga ailleurs ?). L’imposition des plus riches est plus faible en France qu’ailleurs et l’exonération des successions aussi. Et il faudrait m’expliquer pourquoi les successions devraient être exonérées, même Bill Gates est carrément forte. En fait ce qui manque dans votre exposé c’est des principes. Quelles valeurs, quels principes mettez-vous en avant ? Je nen vois pas. Hériter de son père qui est riche ne manifeste aucun succès, c’est d’ailleurs un des problèmes de la France, les places y sont prises par des héritiers. On ne punit pas le succès en France, surtout on y encourage les rentiers (je voyais à la télé un chirurgien qui avait posé 6000 implants PIP, c’est plus de 1000 € pour en poser un, ce type était une usine à opérer, vous appelez ça le succès ?).


Le 13 janvier 2012 par : Alcide

Texte constructif mais de portée très réduite.

La maladie de la crise est celle de la création monétaire privée et de l’endettement systématique des nations par des gouvernements complices de l’escroquerie des banquiers.

C’est pourtant simple , cui bono ? La dette publique c’est la rente des banques privée et l’encaissement des interêts sur de l’argent prêté qui n’existe pas , qui à été inventé pour la cause. Alors , avant de songer à réparer à minima pour des broutilles , il faudrait plutôt songer supprimer la source des maux , répudier la dette publique qui est une escroquerie à 50 milliards d’euros par an.

Pourquoi Mr Benard ne parlez-vous pas de l’arnaque de la dette publique ?

Cautionnez-vous par votre silence la création monétaire privée ?

Pensez-vous qu’il soit sain de continuer ainsi avec l’argent dette et de payer un seigneuriage pour un service que nous pourrions avoir gratuitement qui est destucteur de l’économie et de notre société ?


Le 13 janvier 2012 par : lati

Il y a aussi le problème de la mobilité professionelle et géographique, les francais bougent peu, et la fiscalité immobilière est dissuasive pour ceux qui sont propriétaires : http://www.slate.fr/tribune/48443/b...


Le 13 janvier 2012 par : Vincent BENARD

@helios : "égalité de taxation entre tous types de revenus" : oui, c’est du bon sens. Cela suppose notamment d’éviter toutes les doubles taxations.

@helios, Jboss, sur la taxation des héritages :

J’ai fourni un lien, pour l’argumentaire : http://objectifeco.com/argent/impot...

Mais une taxation identique à celle issue d’une Flat Tax serait un moindre mal acceptable.

@Jboss : C’est contradictoire, ce que vous dites : si l’imposition des riches était plus faible en France, pourquoi Tsonga irait il se casser en Suisse ? La vérité est que l’imposition marginale des riches est élevée sauf possibilité de : (1) fuir (2) bénéficier d’énormes niches fiscales (eg Bettencourt) qui distordent complètement l’économie et ne profitent qu’à certaines classes de très riches.

J’aurais du préciser dans l’article que la Flat Tax s’accompagne d’une suppression de TOUTES les niches fiscales, ayant naïvement cru que fournir un lien vers un article détaillé suffirait... merci de cliquer sur le lien pour les détails

http://www.objectifliberte.fr/2011/...

Et là, vous verriez nombre d’exilés fiscaux ou de candidats à l’exil se dire que, finalement, la Suisse, la belgique, c’est joli, mais bon, c’est pas leur pays, quoi...

quant à votre chirurgien PIP, c’est un problème judiciaire, pas une généralité. Perso, j’ai connu un Chirurgien Français qui a été pionnier dans les techniques d’implantation de pacemakers, qui en a posé des centaines, à plus de 50 000 Francs par opération à l’époque, parce que c’était le début et que la technique était couteuse. Il est devenu millionnaire. Il me semble que c’est parfaitement mérité... Et aujourd’hui, c’est une opération assez courante, à défaut d’être banale pour le patient. Notre chirurgien riche a indiscutablement rendu un très grand service à l’humanité. Sa récompense financière a été amplement méritée.

Si on lui avait dit : "tu donneras 90% à l’état", il aurait été opérer en Suisse, en Amérique... à 56%, il est resté, par amour du pays. Mais pas mal de ses confrères sont partis. Et nombre de créateurs d’entreprise aussi (Exemple : Toute la famille Mulliez est partie en Belgique, sauf le patriarche Gérard, par amour du pays...) ; Sans parler du nombre croissant de diplomés français de grandes écoles françaises dont nous avons payé les études qui se cassent parce qu’ils savent qu’en France, pays des bas salaires et des perspectives d’avenir médiocres, ils ne pourront pas s’éclater ni toucher la juste récompense de leurs éventuels succès...

Si vous pensez que cette hémorragie d’argent et de talent vous permettra de continuer à profiter d’un pays de cocagne, libre à vous.


Le 13 janvier 2012 par : Vincent BENARD

@alcide :

remarque de forme : critiquer un auteur parce qu’un article parle d’un sujet et pas de tous les autres est assez casse couille pour les auteurs. J’ai écrit, des amis de pensée ont écrit des tas d’articles sur le sujet que vous évoquez. Ce n’était pas le sujet du présent article, point barre.

Ensuite, sur le fond, je ne suis pas certain que nous envisagions les mêmes solutions, mais les monnaies fiduciaires monopolistiques sont à l’évidence une composante du problème. Mais de la à prétendre que c’est le seul, faut pas déconner.


Le 13 janvier 2012 par : Alcide

@ Vincent Bénard Désolé pour vos attributs ... dans ce cas il faut y appliquer des glaçons...

Mais sur le fond du problème , chercher à économiser des bouts de chandelle alors que pour payer une dette indigne le gouvernement gage l’or de la France après avoir vendu les entreprises et les autoroutes , avouez que c’est un peu fort et que ce n’est pas s’occuper du principal.

Je serais neanmoins heureux de lire votre avis et celui de vos amis sur l’escroquerie de la dette publique crée par de l’argent inventé.


Le 13 janvier 2012 par : Helios

Je ne vous suis pas non plus en ce qui concerne l’impôt sur le capital.

En effet les fonctions régaliennes de l’état servent en grande partie à protéger ce capital, même s’il ne procure aucun revenu. Il serait donc logique que ceux qui bénéficient de cette protection la payent, en proportion de la valeur de ce qui est protégé. On pourrait même aller plus loin en constatant que ce coût est différent selon le type de capital. Par exemple le propriétaire de tableaux de maitre ou de bien immobiliers coute plus cher en protection (ou récupération en cas de vol) de ses biens que celui qui ne possède que des actifs financiers.


Le 13 janvier 2012 par : deres

Bonjour, je suis stout à fait d’accord avec vous. Je constate également avec amertume que comme avec la plupart des français, votre raisonnement implacable est néanmoins trop compliqué pour une grande partie des lecteurs. La lecture des commentaires est malheureusement sans appel. La plupart des gens ne voit que la surface des phénomènes et n’arrivent pas à comprendre le fonctionnement global. En réponse à cela, nos politiques ne travaillent de façon démagogique que sur les conséquence et non sur les causes de nos problèmes économiques. D’où leurs échecs persistants. Vous préconisez l’inverse avec raison.

Je pense néanmoins qu’il existe également d’autres pistes. Mon idée, proche de ce que vous exprimez, est que la richesse du pays provient de la productivité globale du pays et non des productivités individuelles. Bref, que le problème n’est pas le partage du gâteau, mais sa taille. Face à un dessert gargantuesque, une partie des convives ne se ressert pas ...

L’augmentation de la richesse passe nécessairement par une augmentation de la productivité globale du pays. Pour augmenter globalement notre productivité (libérer la croissance comme dirait l’autre ...) il faudrait à mon avis travailler sur tous les aspects :
- Diminuer l’âge moyen de début du travail. Un part importante de chaque classe d’âge se traîne dans des études sans intérêt qui ne leur apporteront rien. Pour les activités manuelles, l’apprentissage devrait être prépondérants et commencé tôt. Il est inutile de laisser plein de personne échouer à l’université sans obtenir de diplôme. Une bonne partie des diplômes n’ont pas de débouchés à hauteur des contingents. Les jobs d’été devraient être incités et exister toute l’année aussi.
- Augmenter l’âge moyen de fin du travail. C’est déjà en cours pour d’autre raisons ... Le vrai problème vient des salaires à l’ancienneté. Les seniors coûte de plus en plus cher et leur productivité diminue donc inexorablement si leur expérience acquise ne suit pas. C’est pour cela que les entreprises ne les gardent pas. Pourquoi avoir un ouvrier deux fois plus payé pour faire la même chose ? De plus, notre système actuel ne responsabilise pas vis-à-vis de la fin de carrière avec ses seuils fixes. Les gens sont donc surtout motivés pour partir à la retraite le plus tôt possible.
- Augmenter la durée annuelle du travail. Certaines professions ont beaucoup plus de congés que le minimum légal ... Elles vivent donc en fait sur le dos des autres. Comme par hasard, la finance en fait partie ainsi qu’une bonne partie des ex-entreprises publics.
- Augmenter la flexibilité des horaires. La législation sur les horaires entraîne des dérives tel que la préférence pour 2 salariés à mi-temps au lieu d’un salariés à temps complet car les horaires sont plus flexibles au lieu de plages fixes de 8 heures ... Encore une dérive de l’Etatisme qui en voulant protéger les gens leur est finalement défavorable. Au final, il est souvent souhaitable pour les salariés de faire des grosses journées mais moins souvent que l’inverse. Mais la législation ne va pas dans ce sens ...
- Diminuer les temps de transport. Pour cela il faut rendre les français plus flexible au niveau de leur habitat. Donc diminuer les droits de mutation et flexibiliser les locations. Les gens auraient alors tout intérêt à habiter près de leur travail et donc perdre moins de temps dans les transports. Actuellement, on incite les gens à rester au même endroit et à habiter loin des lieux de travail à cause des prix. cela va également dans le sens du dégonflement de la bulle immobilière. Celle-ci détourne le capital des investissements productifs. De plus, elle cache l’inefficacité des méthodes de constructions, le terrain étant aussi cher que la bâti par endroit.
- Diminuer les pertes de temps improductives. on peut perdre encore perdre pas mal de temps dans des démarches administratives ou dans des rendez-vous chez le médecin par exemple. De quel droit certaines professions sont autorisés à vous faire perdre une heure en salle d’attente à vos frais ou à ne donner des rendez-vous qu’en pleine journée la semaine ? les achats par internet ont déjà bien résolu le problème dans le secteur marchand. Il faut passer aux autres secteurs.
- S’attaquer aux professions protégés. Elles vivent en fait au crochet des autres (taxis, notaires, pharmaciens, ... et j’en passe). Mis à part les activités régaliennes (armée, police, justice) cela passe donc dans la suppression du statut spécifique de la fonction publique et des concours. Ce sont des archaïsme datant de l’époque où la société civile n’était pas capable de fournir les compétences nécessaires à l’Etat.

Je suis certain de que de nombreuses autres mesures iraient dans ce sens. Nos hommes politiques s’attaquent toujours uniquement aux détails. Au contraire, il faut définir une idée générale et l’utiliser comme guide sur tous les détails. Sinon, on obtient l’Etat actuel, c’est à dire des règles contradictoires et contre-productives dans tous les domaines ...


Le 13 janvier 2012 par : Alcide

@ deres

Commencez donc à montrer l’exemple , vous serez bien plus productif à travailler 12 h par jour et 340 jours par an payé d’un simple bol de riz.

Non ? Ah,c’est bon pour les autres.

Ceux qui nous vantent cet avenir glorieux sont des psychopathes , malheureusement ça ne se soigne pas.

Faut éliminer.


Le 13 janvier 2012 par : daredevil2007

Fascinant de voir comment des arguments emprunts de sagesse et basés sur une analyse de fonds peuvent attirer des escadrons d’alter-comprenants économiques ou pires d’apprentis fascistes... Malheureusement, Vincent, je crains que vos solutions ou celles des personnes sensées qui les ont complétées de leurs propres commentaires, ne restent lettre morte car les conceptions socialistes-jacobines du citoyen moyen ont atteint un tel niveau d’aveuglement et de non-sens qu’elles ne pourront être modifiées qu’à la suite d’un cataclysme de grande ampleur, sans compter que les politiques actuellement en place feront tout pour empêcher tout changement qui remettrait leur pouvoir en question... Tout cela confirme, par ailleurs, l’analyse de C. Dereeper et nous promet des lendemains fort pénibles, en particulier si les "jaloux" et autres spoliateurs conquièrent le pouvoir et imposent leurs vues - cela serait un grand bond en avant dans le passé... jusque vers les années 1917...


Le 13 janvier 2012 par : fbastiat

Excellent article. Une des clés de la productivité est en effet d’augmenter le montant de capital par employé.


Le 13 janvier 2012 par : Alcide

@daredevil2007

Fascinant de voir des cuistres. Pensez-vous sincèrement ce que vous écrivez car c’est parfaitement grotesque . Les économiste pédants stupides et aveugles ont conduits l’économie mondiale dans un goufre et vous êtes à pérorere votre avis ainsi que les références à d’autres charlatans de votre profession , sans aucune honte.

Il faut changer et virer tous ces incapables qui caractèrisent une société d’apparatchik sclérosés et nuisibles.


Le 14 janvier 2012 par : daredevil2007

Amusant de constater qu’en matière de cuistrerie, vous êtes le maître ;) En revanche, dans le domaine de l’orthographe... Et pour vous répondre : si ! De nombreux économistes ont bien prévu "la crise" comme vous dites... dommage que vous ne les ayez point lus... mais il est vrai que vous me semblez du genre à préférer ceux de l’ancienne URSS qui ont produit tant de bonnes choses pour l’humanité ;))


Le 14 janvier 2012 par : Dadounet

> Marine, son protectionnisme Le protectionnisme ne marchera pas, on est d’accord. Mais cet échec sera enfin acté par le peuple, et il aura permis le départ de bon nombre d’immigrés d’autant plus surnuméraires qu’il faudra vraiment se lancer dans l’automatisation pour retrouver de la compétitivité. De plus, qui Marine a-t-elle été voir aux USA ? Ron Paul, le libertarien ! Lequel de vos lâches centristes l’a fait ? Hmm ?

> sa nationalisation des secteurs stratégiques Ayant compris les lois de l’économie, il vous manque encore d’en comprendre les limites ; c’est pourtant ce qu’on apprend en physique bien avant le bac... Un secteur nationalisé sera moins efficace, il est vrai ; mais cela permettra de garder la compétence et de ne pas dépendre d’un extérieur qui ne sera que plus menaçant au fur et à mesure que la crise se développera. Un secteur est dit stratégique lorsque, précisément, il est plus important que l’économie ! Une autre limite des lois de l’économie est que les hommes ne sont pas tous identiques et ne sont pas mixables en toute proportion ; c’est pourquoi le libre passage des frontières par les marchandises n’implique NULLEMENT le libre passage des hommes.

> son encadrement de la pensée, À quoi faites-vous donc allusion ? Y a-t-il un autre pays où 17 % de la population n’ont AUCUNE représentation chez les députés ?

> sa socialisation de la femme au foyer... Non merci. La situation actuelle qui consiste à n’avoir d’enfants que faits par des étrangers est sans doute la pire ! Disons qu’il s’agit là aussi de la nationalisation d’un secteur stratégique, avec des ouvrières particulièrement absentéistes...

> Sur l’immigration, je suis dans une optique totalement différente aussi. Leur donner le droit de vote pour finir comme le Liban ?

> Tout ce que le FN reproche à l’immigration s’est produit sous un régime d’immigration encadrée par l’état. [Vincent Bénard] > Après libre à vous de croire qu’ils mentent, mais ça permet quand même d’avoir un autre son de cloche que la petite ritournelle "immigrés=dépenses sociales" [Altern] Ils mentent en ce qui concerne les immigrés actuels, ceux attirés par le socialisme (celui-ci étant de la merde, il attire donc des mouches à merde !). Outre que je suis moi-même descendant d’immigré, j’ai bien vu que les pieds noirs du début des années 1960 ont dynamisé l’économie. Ce n’est pas le fait d’être un immigré qui est nuisible en soi (après tout, un bébé est un immigré particulièrement incompétent...) ; c’est le fait d’être d’une ethnie ou d’une religion incompatible ou d’un QI moyen plus faible http://www.douance.org/qi/qicorrel.... ; c’est le fait d’être venu pour le SMIC, le RSA, la CMU et de faire venir sa tribu à l’hôpital payé par les couillons qui croient que la ""sécu."" (déficit pire que l’état...) est un progrès !

Mais le vrai problème, c’est COMMENT diminuer les versements RSA, CMU... Les supprimer de but en blanc ? Vous voulez qu’ils meurent ? Vous voulez une révolution ? Marine ne veut ni l’un ni l’autre, c’est pourquoi elle est responsable, elle. Le départ des immigrés est LE préalable à la baisse du vol étatique. Une chose est de voir les choses à l’équilibre, une autre de tracer un chemin pour partir d’une situation catastrophique et d’aller vers cet équilibre à moyen terme sans exploser sur le court terme. Vous n’êtes qu’un intello, Bénard ; Marine est un politique responsable. Vous êtes plus utile en rentrant dans le lard des escrocs réchauffistes...

> La maladie de la crise est celle de la création monétaire privée et de l’endettement systématique des nations par des gouvernements complices de l’escroquerie des banquiers. C’est une des causes ; mais l’interventionnisme étatique en est une autre ; une tenaille a deux branches !

> @ deres Je suis d’accord avec toutes vos propositions, surtout celle qui consisterait à faire payer le temps d’attente (à la caisse du supermarché comme chez le toubib) ! Pour l’augmentation de l’âge de départ à la retraite, il est clair qu’il faut aménager le travail pour les plus âgés. Mais vous n’avez RIEN compris à quoi sert l’état : il sert précisément à protéger les forts de la concurrence ; si les distorsions que vous condamnez existent, c’est EXPRÈS !

> apprentis fascistes C’est sûrement pour moi, ce demi-point Godwin, vu que je vote FN ! Le fascisme a été défini par Mussolini (une référence du domaine, non ?) comme étant "tout pour l’état, tout par l’état, rien sans l’état, rien contre l’état". Je suis, quant à moi, pour un état minimal, des impôts minimaux, la liberté maximale et la responsabilité qui va avec. De nous deux, c’est moi, l’anti-fasciste ! Apprenez donc à penser sans utiliser de slogans et à comprendre pourquoi le peuple 1°) sent bien - à juste titre - qu’on le vole de son pays 2°) croit - à tort ! - que l’état le protégera. Vous pourrez éventuellement alors trouver des arguments convaincants au lieu de recourir à l’anathème. À noter d’ailleurs que le régime national-socialiste a connu un énorme succès économique de 1933 à 1940 ; il faudrait l’expliquer plutôt que le diaboliser...

> Les économistes pédants stupides et aveugles ont conduit l’économie mondiale dans un gouffre Certes. Mais pas les libertariens, anarcho-capitalistes, minarchistes, ceux, qui, tel Hans-Hermann Hoppe, veulent le moins d’état possible et donc, une monnaie non contrôlée par l’état et un respect du droit de propriété, donc, entre autres, le droit de choisir qui est admis dans les "parties communes" de la copropriété France ainsi que la responsabilité pécuniaire de ceux qui font venir des immigrés lorsque ceux-ci se conduisent mal. Combien croyez-vous qu’il y aurait de "chances pour la France" si leurs employeurs devaient payer pour tout ce qu’ils coûtent, y compris la délinquance ? Ce n’est pas plus d’état qui nous sauvera, car l’état est entre les mains de la ploutocratie, de ""libération""-Rothschild à MEDEF-Parisot. Puisque nous ne pouvons pas contrôler le meilleur instrument de notre pire ennemie la ploutocratie, l’état, diminuons-le - tout en votant FN !


Le 14 janvier 2012 par : sgrnsg

@Vincent BENARD

« @sgrnsg : Ouvrez les yeux au lieu de réciter les slogans de mélenchon. »

Ça tombe bien, je ne suis pas français ni même européen, alors peut-être que je suis melenchiste mais par pur hasard. On dit que les grands esprits se rencontrent... ;-)

« Quel monopole peut-il s’imposer sans la toute puissance de l’état pour le protéger ? »

Nous allons voir dans les lignes suivantes :

« En quoi un entrepreneur riche est-il un parasite, s’il est honnête ? »

« (Pour les malhonnêtes, le remède n’est pas la taxation, mais la confiscation, autre sujet hors du champ du présent article). »

Ils sont un peu tarte vos malhonnêtes, les nôtres font changer les lois, obtiennent des congés du fisc, vendent la totalité de leurs actions dans la nuit précédente l’effondrement de leur société, financent les partis politiques, etc.

« Quant à votre "les riches n’ont jamais payé si peu d’impôts", outre que c’est faux, imaginez une flat tax avec taux bas, mais zéro niche fiscale »

1- J’ai déjà donné sur ce site l’exemple de Warren Buffet qui avouait lui-même ne pas payer assez d’impôt et que cela mettait en péril la sécurité et la paix sociale de son pays. Mais il semblerait qu’il ne se qualifie pas, peut-être est-il légèrement dérangé mentalement, qui sait... ;-)

2- Quand je parle de riche je ne parle pas des petits riches gagnants quelques centaines de milliers d’Euros annuellement, je parle de ceux qui gagnant quelques centaines de milliers d’Euros hebdomadairement, voire quotidiennement. Ces ultrariches qui profitant de la sécurité économique du pays, sans aucune contrepartie de leur part, laissant le fardeau fiscal aux classes inférieures.

3- Les petits riches se retrouvent donc surtaxés parce que les ultrariches ne paient pas leur juste part. Il s’ensuit donc un effet domino, où c’est la course à l’évasion fiscale qui se propage de couche en couche de revenu. On se retrouve donc dans une situation ou il ne gagne pas assez pour se soustraire du fisc, mais trop pour être à l’abri comme les smicards qui ne peuvent quand même payer plus d’impôt qu’ils ne gagnent)

4- Google, Facebook, et consœurs, ont déplacé en tout ou en partie leur siège social dans les paradis fiscaux, vous en penser quoi ? Les serveurs, leurs employés sont protégés par un pays et en retour il ne donne rien aux fiscs. Êtes-vous surpris d’apprendre que les Américains de plus en plus de retraités font faillite à cause de leur soin de santé ? Normal les riches ne paient pas d’impôt, le système de santé américain est donc dans un état lamentable. Surpris de se rendre compte des salaires indécents que gagnent ces médecins ? Ça devient la course à l’échalote ;

5- Exemple de parasitisme des riches :

A- Le plus frappant et évident c’est Rockefeller qui a conclu une entente au début de l’exploitation pétrolière américaine une entente avec les chemins de fer comme quoi elle lui reverser une taxe pour chaque baril de pétrole des compétiteurs qu’elles transportaient sur leurs rails.

B- Ici, nous avons un éditeur-imprimeur-télédiffuseur-cablodiffuseur de journaux qui exige le paiement d’un permis de vendre ses journaux au détaillant... ;

C- Ce même éditeur-imprimeur fait dans la convergence, or si vous désirez payer une publicité chez lui, vous comparer à ses compétiteurs et il est plus cher. C’est certains, pourquoi donner le prix juste, il a trois millions de raisons de faire de la publicité à l’une de ses filiales plutôt qu’à vous ;

C.1- Il fait des reportages "désintéressés" pour ses filiales, mais vous sollicite pour de$ publireportage$ officieux pour vous ;

D- Encore le même groupe, il fait payer l’abonnement à au câble au téléspectateur, mais il charge aux les chaines des frais de diffusion. (Je peux décrier de ce groupe pendant des heures)

E- Ici, pas un camion de ciment ne passe par un entrepreneur sur lequel pèse de forts soupçons de collusion avec la mafia. Surpris d’apprendre que les routes, les ponts sont de 10% à 30% plus cher ici qu’ailleurs dans des provinces voisines ?

F- Vous ouvrez un commerce dans un centre commercial, vous acceptez qu’il puisse voir votre comptabilité et augmenter votre loyer et autre surtaxe sur l’achalandage que vous créez. La preuve que c’est du taxage : Il y a trente ans de telles clauses n’existaient pas.

G- Vous allez à la station-service, si elle est prête d’un compétiteur international les prix seront quasiment identiques, mais si c’est un petit indépendant, les prix seront plus bas que le prix du distributeur jusqu’à ce qu’il ferme ses portes...

H- Vous acheter des vêtements dont le marchand fait plus de 80% de profits bruts, évidemment une grande partit de ce profit part aux centres commerciaux.

6-Etc.

« (bon, je le dis pas dans l’article, faut cliquer sur les liens, c’est fatigant, je sais)... »

Faut admettre que les liens pointant sur la platitude de la Terre ont une priorité proche du néant hormis quand je souhaite renouveler mon arsenal d’arguments.

Salutation


Le 14 janvier 2012 par : Dadounet

@sgrsng

En quoi les turpitudes que vous dénoncez - à juste titre, je vous crois - de la racaille ploutocratique justifient-elles la taxation ?

Vous dites vous-mêmes que les plus riches y échappent comme ils veulent !

Au moins on taxera au moins les PAUVRES seront volés ! Et au moins on tartinera le Canada, comme l’Europe, d’immigrés africains ou antillais dont la présence n’est souhaitée par la ploutocrassie que pour faire baisser les salaires, augmenter le chômage, rendant les autochtones plus malléables (l’étude anglaise précise que 100 immigrés de plus font 23 chômeurs anglais de plus ; ceci est sûrement pire en France où le chômage est plus payé, contrairement au bla-bla étatique que nous sort le soi-disant libéral Altern).

En effet la ploutocrassie bénéficie de l’immigration ayant socialisé les pertes dues à la délinquance, au chômage et à la déliquescence de la société.

Voyez l’état comme il est, non comme vous souhaiteriez qu’il soit : c’est votre ennemi, affaiblissez-le !


Le 14 janvier 2012 par : sgrnsg

@Dadounet

« En quoi les turpitudes que vous dénoncez - à juste titre, je vous crois - de la racaille ploutocratique justifient-elles la taxation ? »

Simplement que le problème de la surtaxation des plus pauvres va se résorber que quand les plus riches payeront leur taxe, (et quand nous cesserons d’emprunter notre argent dans le privé). Vouloir procéder autrement est un non sens.

« Vous dites vous-mêmes que les plus riches y échappent comme ils veulent ! »

Bien sûr, la population souhaitent se soustraire des taxes alors au lieu de manifester dans les rues pour que les riches paient leurs impôts, ils manifestent pour en payer moins. Mais ils en payeraient moins si les riches payaient les leurs, vous comprenez ? Autrement dit la cupidité des pauvres fait qu’ils se battent pour obtenir les mêmes passes-droits que les riches, cautionnant moralement ainsi que les riches de ne payer pas d’impôt et s’abordant ainsi eux-mêmes la possibilité d’obtenir des allègements fiscaux.

« Au moins on taxera au moins les PAUVRES seront volés »

Vous croyez que parce que les impôts diminuent chez les pauvres qu’ils vont être plus riches ? Détrompez-vous ! Si les pauvres paient moins d’impôts il se ruineront en assurance santé privé de toute sorte comme les américains de la classe moyenne.

« Et au moins on tartinera le Canada, comme l’Europe, d’immigrés africains ou antillais dont la présence n’est souhaitée par la ploutocrassie que pour faire baisser les salaires, augmenter le chômage, rendant les autochtones plus malléables (l’étude anglaise précise que 100 immigrés de plus font 23 chômeurs anglais de plus ; ceci est sûrement pire en France où le chômage est plus payé, contrairement au bla-bla étatique que nous sort le soi-disant libéral Altern). »

Je vous arrête tout de suite. Ce que l’on entend ici dans la rue, pas des dirigeants politiques c’est : Il nous faut des immigrés car

- On veut manger du chinois pas cher ;
- Il faut bien quelqu’un pour les faire ces emplois au smic, ou au noir ;
- Il faut bien que quelqu’un paye pour nos retraites ;
- La croissance passe par la croissance de la populations, et comme on fait plus d’enfants... ;
- La ville est trop blanche (je veux des prostituées un peu plus exotique) ;
- Plus il y aura d’immigrants plus il y aura du travail, si on arrête de faire venir les immigrants on va perdre nos emplois ;
- Qu’est-ce qu’on peut faire pour retenir plus les immigrants ;
- Etc ;

« En effet la ploutocrassie bénéficie de l’immigration ayant socialisé les pertes dues à la délinquance, au chômage et à la déliquescence de la société. »

Effectivement avec des immigrants vous détruisez la cohésion fraternelle du pays qui devient hyper-individualiste. Mais ça tout le monde s’en fout.

« Voyez l’état comme il est, non comme vous souhaiteriez qu’il soit : c’est votre ennemi, affaiblissez-le ! »

Vous avez raison : l’état c’est le peuple et son pire ennemis du peuple c’est lui-même.


Le 15 janvier 2012 par : Patrick

Très peu savent que Fitch, l’une des trois principales agences de notation (celles qui font la pluie et le beau temps en matière de finance), est détenue majoritairement par un Français, Marc Ladreit de Lacharrière. 12e fortune officielle française (selon Forbes avec 1,1 milliard d’euros), cet homme de l’ombre est évidemment l’un des piliers du Siècle, mais il a également été président de la section française du Groupe de Bilderberg, financier de SOS-Racisme, propriétaire deValeurs actuelles. D’un rare cynisme, ce membre de l’hyperclasse mondialisée signait fin août, dans Le Nouvel observateur, l’appel de 16 grands patrons désireux de payer exceptionnellement, à titre personnel, un impôt de solidarité supplémentaire, alors même que les profits de la plupart de leurs entreprises sont sous-imposés par le biais des paradis fiscaux. Il est également le fondateur de la Fondation Culture & Diversité qui fait la part plus que belle aux immigrés non-européens.

« L’un des financiers les plus insaisissables du capitalisme français […] Spécialiste du maillage, il déploie la même énergie à assembler ses “alliés” financiers qu’à animer des cercles de réflexion très privés. » Le Nouvel économiste (Lacharrière, capitaliste tendance jésuite, 4 mars 1994).

« Marc Ladreit de Lacharrière, le plus puissant inconnu de France. » L’Expansion, 7 février 1991. « Le président de Fimalac est célèbre pour son incroyable carnet d’adresses. » Le Figaro Entreprises, 14 avril 2003. « Un mélange rarissime de Jockey club et de négociant levantin. » Alain Minc (L’Express, 13 mars 2003). Né le 6 novembre 1940 à Nice (Alpes-Maritimes), dans une famille noble originaire du Vivarais (qui détient toujours son propre château dans son village de Lacharrière), il eut pour oncles René et Guy de Lacharrière, grands pontes du droit et de la diplomatie (le second fut notamment vice-président de la Cour internationale de justice de La Haye). Cet héritier ambitieux (qui lançaMademoiselle en 1963, avant de le revendre à Daniel Filipacchi), boursier de la Fondation Zellidja en 1958, fit des études de sciences économiques avant d’entrer à l’Ena. Il est issu de la promotion la plus à gauche jamais sortie de l’Ena, la promotion Robespierre (1968-1970), largement gangrenée par le gauchisme. Sorti 17e, ce qui lui interdisait d’intégrer les corps les plus prestigieux de l’État, il démissionne aussitôt de la fonction publique, se fait embaucher à la Banque de Suez par Jean-Marc Pelletier(mari de Monique Pelletier, futur ministre giscardien) par Jack Francès, « le maniaque du secret, celui qui a fait trembler le monde de l’assurance pendant trente ans » (L’Express, 13 mars 2002). Fondé de pouvoir en 1971, puis sous-directeur en 1973, il devient directeur adjoint de la Banque d’Indochine et de Suez en 1975 et directeur de sa division affaires en 1976.

Il bascule alors vers L’Oréal, s’imposant rapidement comme le dauphin potentiel de François Dalle. Il y sera successivement directeur financier, directeur de l’administration et des finances, vice-président du comité de direction, vice-PDG adjoint en charge des finances (n°2) de 1984 à 1991. Lindsay Owen-Jones lui ayant été préféré par la famille Bettencourt, il quitte le groupe de cosmétiques et lance la Financière Marc Ladreit de Lacharrière (Fimalac), qui va prendre des participations dans diverses sociétés, d’autant, qu’en parallèle de L’Oréal, il avait déjà été vice-président du groupe Masson Belfond Armand Colin, racheté avec le cousin de sa femme, Jérôme Talamon.

Par ses contacts et son expérience internationale, cet homme de l’ombre pressent très vite que la déréglementation et la désintermédiation des marchés financiers va favoriser la croissance exponentielle des agences de notation, qui donneront, sans jamais prendre aucun risque, des avis très suivis sur la solvabilité des entreprises et entités qu’elles passeront au scanner. Comme cela a été souligné depuis lors par nombre d’économistes, ce sont les agences de notation qui sont très largement… Source : Faits et Documents n°321 via lacropole.info


L'auteur
Vincent BENARD

Analyste à l’institut TURGOT, Conseiller national du Parti Libéral Démocrate, www.lepartiliberal.fr -

Spécialiste du logement, du libéralisme, des retraites et de l’économie en crise ; Auteur de "Foreclosure Gate, les Gangs de Wall Street contre l’état US", éditions Edouard Valys - http://bit.ly/foreclosure-gate

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