Vincent Benard - "Faire payer les riches", ça ne paie pas
A chaque épisode de crise budgétaire, le thème de l'augmentation des impots pesant sur les plus riches revient en force.
A tel point que certains riches demandent à ce que l'on augmente leurs impôts. Comme si l'état pouvait faire de cet argent un meilleur usage qu'eux mêmes... Bon, il y a certainement une grosse part d'hypocrisie dans l'expression d'amour de l'impôt de certains d'entre eux, mais cela donne du crédit à ceux qui, parmi les politiciens, prétendent qu'il "suffirait de faire payer les riches" pour, comme par magie, redresser les comptes de la nation, "sauver" les retraites, etc...
Cette affirmation ne résiste pas à un examen sommaire. Et comme le thème est récurrent, je me contenterai de recycler un article déjà paru ici même il y a 18 mois, centré sur la France (le problème est à peu près le même aux USA, d'où est repartie l'idée). A quelques mots près, ce qui suit est donc du recyclage : c'est tendance !
Les riches paient déjà !
L'INSEE livre dans cette étude (PDF) une étude statistique des plus hauts revenus en 2007. Les ordres de grandeur n'ont pas beaucoup évolué depuis, ils peuvent servir de base à la réflexion.
L'étude est difficilement exploitable seule, car elle moyenne les revenus par "unité de consommation(1)" selon la définition de l'INSEE, ce qui ne facilite pas les comparaisons, et non par personne dans le foyer, mais en la croisant avec les statistiques des déclarations de revenu de la même année, publiées par le ministère du budget, j'ai pu tirer le tableau suivant avec quelques arrondis grossiers, les pourcentages des colonnes en italique sont à +/-10% près (un pourcentage indiqué à 8% se situera entre 7,2 et 8,8).
| %age de personnes les plus riches | Gagnent plus de... (euros)* par UC | Gagnent en moyenne (Euros) par UC |
Nombre de déclarants individuels (milliers)** |
Pourcentage du total des revenus déclarés à l'IRPP |
Taux d'imposition moyen |
Pourcentage total des impôts sur le revenu payés. |
| 10%*** | 36 000 | 48 000 | 4800 | 23% | 10% | 47% |
| 1% | 84 500 | 149 000 | 480 | 8,2% | 20% | 23% |
| 0,1% | 225 000 | 335 000 | 48 | 1,8% | 25% | 8,1% |
| 0,01% | 687 000 | 1 269 000 | 4.8 | 0,7% | 25% | 3,1% |
** Mon estimation du nombre de déclarants peut être faussée par des doubles comptes que je n'ai pas les moyens de détecter. Environ 48 millions de déclarants individuels, dont 25 millions déclarant en couple. Voir également note (1) en bas de page.
*** précaution de lecture : les moyennes d'une ligne "incluent" les gens des lignes situées en dessous. Les lignes ne s'additionnent donc pas.
A noter : produit fiscal IRPP 2007 # 49 Mds€, total des revenus déclarés, environ 820 Mds€, mais il s'agit du revenu "fiscal de référence" - incluant certaines déductions- qui n'est pas le revenu exact (Source WP). Les chiffres sur le site de Bercy, qu'il faut additionner soi même à la main, donnent plutôt 870Mds.
Quelques remarques
Tout d'abord, savoir que le seuil pour appartenir aux 10% des meilleurs revenus est de 3 000 Euros par mois en dit long sur la nullité des salaires, et la platitude de leur échelle, dans ce pays. Et que le seuil des 1% se situe à 7000 Euros par mois prouve qu'à l'évidence, la France n'est pas un pays ou beaucoup peuvent s'enrichir. Et c'est très dommage, car les enrichis sont un bon indicateur du dynamisme de l'économie : des entrepreneurs et cadres supérieurs riches en grand nombre indiquent qu'il y a plus d'entreprises qui marchent, et donc plus de cadres moyens, plus d'employés très qualifiés, de commerciaux bien commissionnés, etc...
Ensuite, s'il est connu que seuls 50% des ménages (environ) paient la totalité l'impôt sur le revenu, le fait que les 10% les mieux dotés en paient à eux seuls 47% (soit 4,7 fois plus que leur part de la population adulte), ou que les 4800 super-riches paient 3,1% du total, soit 310 fois plus que leur part de la population, montre que l'impôt sur le revenu est extrêmement progressif. Et encore les chiffres ci dessus ne concernent que l'IRPP et donc n'incluent pas l'ISF.
Notez au passage que les "0,01%" (super-riches) réussissent à ne pas augmenter leur pression fiscale moyenne par rapport aux "0,1%" (très-riches) : Les niches fiscales leur sont certainement très familières...
Un matraquage fiscal supplémentaire des "riches" ne rapporterait rien
Enfin, si on doublait l'imposition des 10% les plus riches (soit toute personne à plus de 36000 Euros/an... ce qui donne une définition particulièrement basse de la "richesse"), ce qui serait énorme, en supposant que miraculeusement, aucun d'entre eux ne partirait de France ou ne diminuerait son revenu malgré ce matraquage, le surcroît de produit fiscal serait de 23 milliards, soit à peine plus de 1,1% du PIB. Notre déficit 2011 devrait tourner autour de 110 (#6%), après 150 en 2010 (#8%) et les prochaines années verront les déficits de l'assurance vieillesse exploser bien au delà de ce niveau si rien de significatif n'est entrepris pour arrêter l'hémorragie. On voit donc que même dans le cas "idéal" totalement utopique où l'augmentation de pression fiscale n'inciterait pas les plus aisés à échapper à tout prix au fisc, faire payer les riches ne ferait rentrer dans les caisses que 1/6 ème du déficit actuel de l'état, où même uniquement la moitié des déficits constatés avant la crise : "faire payer les riches" ne résout rien.
Mais surtout, l'effet "Laffer", déjà largement commenté dans ce blog, et empiriquement souvent vérifié (exemple) jouerait de façon négative dans ce cas. Même un chercheur peu suspect de sympathies libérales comme Thomas Piketty reconnait qu'une hausse des taux marginaux supérieure à 10% sur les très hauts revenus provoquerait un effet Laffer négatif (exode fiscal -également ici-, moindre appétence au travail rentable) tel que le surcroît de rentrées fiscales résultant serait au mieux très décevant, au pire... Négatif. Des recherches indépendantes ont montré que l'ISF coûte sans doute 4 à 8 fois plus que ce qu'il rapporte à cause de tous les impôts non perçus sur les revenus des capitaux délocalisés à l'étranger depuis son instauration.
Enfin, à long terme, des taux marginaux trop élevés tueraient tout espoir de croissance en décourageant l'investissement productif, l'esprit d'entreprise et la formation de capital. Il y aurait moins de très riches, mais aussi et surtout moins de"petits" riches, alors qu'une société fonctionnelle devrait au contraire donner au plus grand nombre la possibilité d'atteindre une certaine aisance matérielle. Et une société qui encourage l'égalité dans la médiocrité n'est en rien préférable à une société permettant un bon espoir d'élévation individuelle au fur et à mesure que la vie avance.
Notre classe politique doit cesser de considérer celui qui s'enrichit comme un accapareur à qui il faut faire rendre gorge, mais un symptôme de réussite dont la multiplication est non seulement un signe, mais une condition sine qua non de bonne santé économique et d'harmonie sociale. Punir le succès est le plus sûr chemin vers une société de la médiocrité.
Conclusion
"Faire payer" les plus riches (2) plus qu'ils ne le font déjà ne permettra pas de résoudre nos déséquilibres budgétaires, et accentuera à long terme des effets tout à fait désastreux déjà observables pour l'économie de ce pays, à commencer par un exode massif des meilleurs diplômés, les plus mobiles, qui manqueront cruellement pour apporter au pays le sang neuf et les gains de productivité dont il a tant besoin.
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(1) Le "revenu par unité de consommation" est obtenu en divisant le revenu du foyer par le nombre d'UC du foyer, qui n'est pas égal au nombre de personnes. En effet, l'INSEE considère que la seconde personne consomme la même salle de bains, la même télé, etc... et donc elle pondère le second membre du couple à 0,5 UC, ainsi que les ados. Puis elle compte les enfants pour 0,3 UC. Le revenu par personne "non à charge" dans chaque foyer est donc différent du revenu par UC, mais on peut considérer que les ordres de grandeur sont assez proches. En effet, en auscultant les données du fisc, on peut approcher le nombre d'unités de consommation de la population française entre 46 et 47 millions, or, le nombre de personnes déclarant un revenu est de l'ordre de 47 à 48 millions. Assimiler revenu moyen par UC et revenu moyen par personne déclarant un revenu est donc, faute d'accès à des données plus détaillées, une approximation acceptable, que par conséquent je m'autorise.
(2) Pour être clair, je précise que je ne fais pas partie du top 1%, de très loin. Je suis à des années lumières de l'ISF, et je ne défends donc pas ici ma situation personnelle.
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Lire également :
- Une courte liste de grandes entreprises dont les fondateurs sont expatriés fiscaux
- Comment l'ISF concourt à augmenter l'impôt des classes moyennes
- L'erreur conceptuelle des adeptes de l'impôt progressif
- Rubrique Fiscalité d'Ob'Lib'
Et ailleurs :
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Le 22 août 2011 par : smallgov
Pour ma part j’ai toujours appartenu au 10 % des salariés les mieux payés je suis même d’aprés les stats dans les 2% les mieux payés.
pourtant j’ai eu beaucoup de mal à me loger ( et encore grace à un héritage ) si on ajoute à vos constatations ( qu’il ne faut pas pousser au bout sinon on arrive au pardaoxe de la flat tax qui me parait aussi nocive) les constations sociologiques de Chauvel ( chercheur de Sciences Po ) on en arrive au constat qu’en France le paradis c’est d’être cadre moyen de la fonction publique ou politicien ayant hérité d’une belle baraque ou d’un bel appart à Paris ;
Ca tombre bien c’est le portrait de beaucoup de nos divers députés, maires, conseillers régionaux et autres.
ca explique beaucoup de choses ....
Le 22 août 2011 par : Balthazar
Excellent article à l’argumentation brillante ... comme toujours.
Le 22 août 2011 par : ernest07
OK, taxer les riches est une manipulation politique de plus.
Mais pour taxer, il faut une base qui rapporte : le revenu déclaré. On n’a pas trouvé mieux (hormis l’ISF en France et on peut encore en discuter). Alors on taxera les classes moyennes ou peut-être des riches qui déclarent le même revenu.
Ce que je n’aime pas dans cet article c’est qu’il tente d’argumenter sur la même fausse association richesse = revenus.
Les entrepreneurs et tout les fiscalistes savent bien qu’il faut éviter les revenus. Le salaire étant la forme la plus idiote. La richesse se bâtie sur les plus values. Il y a beaucoup de moyens d’optimiser fiscalement l’impôt sur les PVs, notamment la délocalisation. L’exit tax sous Jospin a été cassée par la commisssion européenne même si le politique français ramène ce sujet.
Prenons une caricature : Warren Buffet. Il a bien compris le système, il se paie 100 k$/an ou 70 k€/an.
Le 22 août 2011 par : sgrnsg
Sans connaître la situation en France.
Je trouve tout de même osé d’affirmer que le remède ne serait pas efficace aux ÉU. : "(le problème est à peu près le même aux USA..."
C’est Warren Buffet lui-même qui disait qu’il payait à peine 10% d’impôt et taxes alors que sa secrétaire payait près de 35% en impôt et taxes.
Je trouve quand même surprenant, aussi que vous ne voyez pas l’importance de l’équité dans une taxation juste. Gagner 20 millions et payer 50% d’impôts en laisse beaucoup plus que gagner 200 000 en payant 0% d’impôt.
Le 22 août 2011 par : Loic Abadie
Tout à fait d’accord Vincent. La taxe projetée sur les "super-riches" (30000 ménages) rapporterait 0,3 milliards d’€ (d’après le parti socialiste de "droite" actuellement au pouvoir qui propose cette mesure), à comparer à un déficit de 159 milliards en 2010. Et elle provoquerait sans doute bien plus de pertes par évasion fiscale ou démotivation.
Malheureusement, on peut compter sur les états pour taxer à fond dans les années qui viennent. La psychologie des foules devient très négative en situation de crise, la réussite n’est alors plus une valeur sociale reconnue. Le taux marginal d’imposition aux USA était passé de 25% à 63% en 1932, puis 79% en 1936 !
Le 22 août 2011 par : sgrnsg
Surprenant, parler de situation datant de près d’un siècle avec des taux d’imposition n’ayant aucun rapport avec ceux d’aujourd’hui.
À moins que j’évalue mal votre richesse, mais vous n’êtes pas dans le groupe visé par les déclarations de Warren Buffet.
Vous devriez prendre conscience que si les riches peuvent s’enrichir paisiblement, c’est que justement parce que le bon peuple est paisible.
Surprenant qu’un ultra riche comme Warren Buffet soit un des rares à bien comprendre la dynamique...
Le 22 août 2011 par : Vincent BENARD
à Sgrnsg : Quelques considérations sur l’imposition aux USA : http://www.objectifliberte.fr/2007/09/politique-fisca.html
Plus de détails sur le site de la national taxpayer union.
Si Buffet signifiait : "garder des taux bas et supprimer toutes les niches fiscales", je serai OK. Mais vu qu’il parle d’augmenter les impots et n’évoque guère les "tax loopholes" dont il semble allègrement profiter... Je me méfie
Une proposition de taxe "sans loopholes" ici pour les USA : http://market-ticker.org/akcs-www?post=192372
Le 22 août 2011 par : popaldebaran
Quel bonheur de vous lire. Et quelle tristesse de constater qu’aucun grand media national ne reprenne votre position et votre article. Avez-vous pu les approcher, seraient-ils prêts à publier enfin un avis différent du matraquage idéologique permanent dont nous sommes victimes ?
Le cas Buffett est probablement très particulier. D’aucuns envisagent même que sentant arriver le plus grand marché baissier de son histoire, il préfère une hausse des plus-values (qui freinera les ventes pour de bon à la différence des interdictions de VaD européennes) à une fonte totale de son portefeuille.
Sinon, ce serait la négation de sa vie d’investisseur. Comment croire que l’Etat pourrait créer plus de richesse (y compris pour la société en général) qu’un bon investisseur ?
Le 22 août 2011 par : smart72
il ne faut pas voir uniquement un plan comptable à la taxation des riches, c’est pour le moins regarder par le petit bout de la lorgnette. Une taxation linéaire sans niche fiscale, la plus objective est la mieux...Certains diront les niches sont là pour booster certains secteurs qui s’effondreraient sas elles...Au nom de quoi devrions nous privilégier tel ou tel secteur ...L’objectivité fiscale est le meilleur outil pour une ’relative’ paix sociale.
Le 22 août 2011 par : jctrader56
vu les innombrables anomalies existant dans notre fiscalité directe et indirecte, vu les effets de seuil pour les attributions sociales, etc...revenir à des notions simples restent une solution : toutes les entrées financières, on taxe à un % fixe (12...15% ?). pas de limite , pas de seuil. C’est basique mais plus juste.
Pour l’ami Warren, il peut faire un chèque à l’état américain. La fondation est aux US un moyen de gérer ses avoirs post mortem sinon l’Etat se sert goulument...(ces gars là ne lâchent jamais l’affaire ...)
Le 22 août 2011 par : enzov12
Le plus inquiétant dans l’affaire et qu’à mon sens beaucoup d’entre vous ne voient pas -et Vincent Benard non plus- c’est que le principe de progressivité de la taxation des revenus est une réelle incitation à la paresse non pas pour les riches, mais pour la classe moyenne elle même.
En effet, dès 26000 € de revenus, on passe de la tranche de 15% à celle de 30% ! Doublement du taux marginal d’imposition au sein même de la classe moyenne .
Je peux vous le dire, j’en ais fait l’amère expérience cette année puisque par rapport à l’année d’avant mes revenus on progresse de 18,57%... alors que mon taux d’imposition a progressé de... 44,5% ! Alors que mes revenus ne dépassaient pas les 40000€. Voilà ce que c’est d’être riche en France : à peine plus de 3000€ de revenus par mois !!! Incroyable que l’on parle encore d’ "ascenseur social". Tout ceci n’est plutôt qu’une incitation à ne pas changer d’étage !!!!
Le 23 août 2011 par : amaury
Tres bon article. La betise de ceux qui nous gouvernent est sans limite. Ils n’ont absolument aucun pragmatisme. Quel est l’interet d’instaurer de nouvelles taxes purement symboliques pour prendre le risque de voir des milliards d’euros de patrimoine sortir de France ?
La solution intelligente serait de faire un audit de toutes les finances publiques, de revoir totalement notre modele social, de faire la chasse au gaspillage et de lutter efficacement contre la fraude fiscale qui nous coute chaque annee entre 40 et 50 milliards d’euros (selon la commission europeenne).
Je crains que les politiques ne prennent les decisions qui s’imposent que lorsque nous aurons le couteau sous la gorge. Et la tout le monde paiera la note.
Le 23 août 2011 par : Helios
Il semble admis aujourd’hui, aussi bien en France qu’aux Etats-Unis, que les "très riches" payent en impôts une proportion de leur revenus moins importante que les plus pauvres. Dans la réalité la progressivité de l’impôt n’existe que jusqu’à la classe moyenne supérieure. Au point que la "flat tax" réellement appliquée pourrait être revendiquée par la gauche.
Un autre problème de nos sociétés est la part de plus en plus importante de l’héritage dans la constitution des patrimoines. Il semble que cette part n’ait cessé de baisser jusque dans les années 60 pour remonter ensuite et tendre vers la situation au XIXième siècle. Nous redevenons une société de rentiers, qui inéluctablement, c’est l’histoire qui nous l’apprend, se feront tondre.
Le 23 août 2011 par : Balthazar
un article qui vient un peu completer le sujet :
http://www.zonebourse.com/actualite...
J’adore la fin : "Les quelque[s] 30.000 ménages concernés verseraient ainsi un total d’environ 300 millions d’euros d’impôts supplémentaires l’an prochain selon les calculs du rapporteur UMP du budget à l’Assemblée, Gilles Carrez"
> 300 millions ... La France est sauvée !
Ils ne peuvent pas croire eux-mêmes à l’utilité de cette mesure, en tout cas pas si elle est isolée.
A mon avis c’est un calcul : en prenant les devants, et en se mettant du côté des "gentils", ils doivent penser pouvoir influer dans la décision et éviter une taxation trop idiote.
Le 24 août 2011 par : Yves
Selon cet article, il y aurait 30 000 foyers avec des revenus > 1 000 000 € ... http://www.boursorama.com/infos/act...
Le 24 août 2011 par : Vincent BENARD
Mais selon l’Insee, seulement 5800 personnes gagnent plus de 687 000 Euros en 2007
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc...
Il y en a donc un des deux qui se trompe... ;-)
Ou alors le nombre de "millionnaires" a explosé entre 2007 et 2010, mais tout de même, cela se saurait...
Le 25 août 2011 par : fabgrass
bon eh bien belle nullité pour le super plan de non-rigueur du gouvernement
32% pour les plus values de résidence principale : merci, je ne peux plus déménager. Je resterais chez moi. Mais bon c’est un détail. cela peut engendrer un recul des prix de l’immobilier ?
les annonces a la c.on de faire payer les riches, les gros qui aiment le sucre et les fumeurs ; bon on a l’habitude de la démagogie et du populisme.
11 milliards ? wah... Est ce bien la peine d’en parler, pour seulement 11 milliards ?
Et surtout... on continue pareil ? aucune autre mesure que des taxes tous azimut ? ils ne parlent pas des réformes de la dépense car ce n’est pas "populaire", ou bien parce q’uil n’y en a pas ?? PAS UN MOT a ce sujet dans les médias.
Bref, comme d’habitude on croit nous amuser avec un nouveau numéro comique peu inspiré : on essaye de nous faire rire avec ce qui n’est pas drole, tout en nous cachant ce qui l’est vraiment.
on estime surement que ça suffira bien - voila l’estime que l’on mérite, sans doute.
ouh, yen a marre.
Le 27 août 2011 par : Sacha POUGET
Bonjour Vincent,
le gros problème, et c’est là ou tous nos politiques tombent dans le panneau, c’est qu’en France on ne "fabrique" pas de mega-riches.
C’est simple : on compte 51 Milliardaires en France. Savez-vous combien sont partis de rien il y a dix ans ? Xavier Niel. C’est le seul.
Il y a un manque de brassage des classes les plus aisées. Comme le dit F. de Closets : "Pouvoir entreprendre, s’enrichir, c’est le moteur de la société capitaliste. Mais pour être accepté, cet enrichissement doit être accessible à tous ceux qui ont la motivation et le talent. Et surtout, il faut qu’il rémunère un risque, pas des des privilèges acquis."
Un constat :
En France, seuls 30% des plus hauts revenus sont des "Nouveaux riches",
En Angleterre et aux Etats-Unis, c’est tout l’inverse : 70% sont des nouveaux riches ! (source : Challenges, 7 Juillet 2011).
Lorsqu’on aura réussi à fabriquer des riches, par une politique volontariste, ce débat n’aura même pas lieu d’exister. Encore faut-il pouvoir réunir les conditions pour y parvenir ce qui n’a toujours pas été rendu possible...
Le 28 août 2011 par : Dadounet
> Lorsqu’on aura réussi à fabriquer des riches, par une politique volontariste
Vous êtes encore complètement englué dans le socialisme, mon pauvre !
Les nouveaux riches se fabriqueront tout seuls, pour peu que la politique volontariste ne les ruine ou ne les décourage pas !
Division des dépenses de l’état par 10, suppression du statut du fonctionnaire, impôt sur le revenu faible et plat, et ils sortiront comme des champignons !
Le 28 août 2011 par : Dadounet
> La bêtise de ceux qui nous gouvernent est sans limite
Tant que vous croirez cela, vous vous condamnez à ne rien comprendre.
Ils ne sont pas bêtes, ils ne sont pas lâches ; ils ne sont juste pas à notre service, mais à celui de la ploutocratie - celle qui, entre autres, récupère les "milliards d’€ de patrimoine qui sort de France"...
