Vincent Benard - Chronique de la folie écologiste ordinaire
Nous vivons une époque formidable. Tenez, au détour d'une lecture, nous apprenons que l'agglomération de Perpignan a été condamnée à effectuer pour 2 millions d'Euros de travaux pour compenser la destruction de 500 mètres carrés d'une plante protégée, l'Euphorbe de Terracine.
Euphorbia Terracina, une inconnue qui gagnerait à le rester
Les 500 mètres carrés détruits avaient le mauvais goût de se trouver sur une dune qui a servi à l'aménagement d'un port dans le cadre d'une ZAC de 9 hectares. La plante en question (photo ci dessous), est, parait-il, en voie d'extinction, du moins en France, "car elle a disparu des Alpes Maritimes" et n'est plus présente que dans cinq départements du bord de la Méditerranée sur 7.
Cette plante a-t-elle un véritable intérêt écologique ? Esthétiquement, en tout cas, personne ne la regretterait. Aucun usage pharmaceutique ne semble recensé non plus (source WP), même si certaines euphorbes étaient prescrites par la médecine chinoise traditionnelle. Apparemment, la chose n'a aucune vertu culinaire, son latex est même un poison pour les herbivores. Certes, quelques larves de papillon peuvent s'en nourrir, mais je peine à croire que la disparition d'un parterre de 500m2 sur la dune de Perpignan constitue une menace majeure pour la chaîne alimentaire.
Visiblement, les californiens estiment que c'est une plante "invasive" . Ce slide PDF nous explique qu'hors de son milieu natif méditerranéen, c'est une vraie cochonnerie qui tend à coloniser et détruire les plantes natives. Un peu comme la renouée du Japon chez nous.
La lecture de sites australiens ou américains nous apprend même que c'est une plante assez banale, qui pousse facilement sur le bord des routes et dans n'importe quel milieu dunaire, et, en Australie, visiblement, il est autorisé de lui faire son affaire à coups de pesticides, mais attention, il est recommandé de se prémunir contre les projections de sève blanche dans les yeux et la peau. Bref, l'intérêt de protéger une plante comme l'Euphorbia Terracina parait assez mineur, dus-je faire bondir quelque botaniste de passage par ici. Elle n'est en tout cas pas menacée de disparition complète, très loin s'en faut !
Le prix de l'euphorbe : 4000 euros du m2 !
Mais les voix de l'écologie ont leurs raisons que la raison ignore. Pour avoir arraché ces quelques plants d'Euphorbe Terracina sur 500 mètres carrés, la collectivité, c'est à dire les contribuables de Perpignan et de ses riantes banlieues, vont devoir lâcher... 2 millions d'euros (! !) pour acheter 27 hectares de zones de réimplantation, réimplanter cette fichue plante et entretenir ces 27 hectares de terrain pendant 30 ans.
Vous avez bien lu : la collectivité va devoir acheter, replanter et entretenir 27 hectares de terrains pour compenser 500m2 de perte d'une espèce protégée pour des raisons qui échappent au sens commun. Et ce coût de 2 millions ne couvre pas les pertes d'opportunité liées à l'impossibilité, pour la collectivité, de faire un meilleur usage de ces 27 hectares pendant 30 ans. Cela nous met le mètre carré de plante parasitaire à plus de 4000 euros. Et elle ne se fume même pas !
Ce fait divers m'amène quelques réflexions.
La nature, déesse intouchable ou sauvage à apprivoiser ?
Tout d'abord, ne nous méprenons pas, je n'ai rien contre une protection "raisonnable" de l'environnement.
Mais en l'occurrence, les limites de la raison sont largement enfoncées. La destruction incidente de 500m2 d'une plante d'intérêt visiblement secondaire, pour ne pas dire plus, justifiait elle que la collectivité doive isoler 27 hectares (270 000 m2) pour la réimplanter ? 500 m2 n'auraient ils pas suffi ? Ou, disons, 2000m2, pour tenir compte d'un coefficient de dispersion raisonnable ? pourquoi fallait il obliger la collectivité à payer 540 fois la surface de plante détruite ? A entretenir pendant 30 ans des terrains pour réimplanter une espèce dont une recherche google d'une minute nous apprend (toujours via les australiens) qu'elle est l'une des plus robustes de sa famille et qu'elle prolifère parfois comme le chiendent ? Et, bon sang, pourquoi faut il protéger cette plante là ?
D'une façon générale, bâtir, tracer des routes, construire des bâtiments, transforme le milieu récepteur de ces aménagements. L'humanité a au cours des siècles déforesté la nature à un rythme autrement plus rapide que de nos jours (la forêt regagne du terrain depuis l'après guerre, malgré les cris d'orfraie des associations écologistes), parce qu'il fallait bien créer des terrains agricoles. L'homme, avant de protéger la nature, a dû s'en protéger, et est encore souvent victime de ses foucades. Nos anciens, bien qu'ayant parfaitement intégré le fait que la nature, une fois apprivoisée, devait les nourrir, vivaient dans un environnement bien moins propre que l'image d'épinal que nous vendent les nostalgiques de l'état de pure nature cher à Jean-Jacques Rousseau. L'air des villes était incroyablement pollué par les rejets des poëles à bois puis à charbon, et par les déjections d'animaux (chevaux de trait, etc...) qu'il fallait nettoyer avec des moyens de fortune. L'assainissement des déjections était sommaire, et les habitants de l'aval des rivières souffraient fréquemment de fièvres coliformes apportées par les déjections des communautés établies à l'amont. Etc...
Pour améliorer leurs conditions hygiéniques d'existence (on ne disait pas "écologiques" à l'époque), nos anciens ont artificialisé leur espace : agriculture, routes, réseaux sanitaires, maisons avec toits, vitres, et installations de chauffage, puis usines, lignes électriques, etc, etc, etc. Apparemment, cela n'a pas trop mal marché, à en juger par l'accroissement des populations mondiales et des espérances de vie, y compris dans les pays les moins favorisés économiquement.
Les espèces, quant à elles, se sont adaptées. Quand une autoroute déboise des nids d'implantation de hannetons pique-prune, ceux ci, tout simplement, vont migrer ailleurs. Pourtant, aujourd'hui, des associations d'écologistes peuvent planter pendant 10 ans les travaux d'une autoroute (Tours-Le Mans, en l'occurrence) à cause de quelques souches d'implantations de ces insectes à peine visibles à l'oeil nu.
L'écologie prétexte coûte cher...
Vouloir empêcher ce mouvement de transformation de l'espace naturel en espace artificialisé avec intelligence, au motif que des espèces "à protéger" s'y trouvent, pour répondre le mieux possible aux besoins d'une humanité qui croît toujours, c'est mettre la nature au dessus de l'homme, c'est empêcher l'homme d'améliorer sa coexistence mouvementée avec la nature, et donc ses conditions de vie.
Je pourrais être intarissable sur les inepties que la nouvelle religion biodiversitaire impose à tous les aménageurs de France et d'ailleurs, et sur leur coût pour la collectivité, pour un avantage environnemental imperceptible.
Un exemple : Aujourd'hui, la mode est à l'aménagement de crapauducs sous les routes, pour permettre aux grenouilles de traverser sans se faire aplatir. Soit. Visiblement, le taux d'utilisation d'un crapauduc bien implanté n'est pas mauvais. Mais certains observateurs ont remarqué que les hérons avaient parfois repéré ces crapauducs et s'installaient en sortie pour faire de véritables festins. Pour la protection des grenouilles, on a vu mieux.
Réponse des commissions environnementales qui examinent les projets routiers : "il faut munir les crapauducs de dispositifs éloignant les hérons". Authentique.
Et je ne parle pas de projets routiers annulés parce que passant à moins de 2000 mètres d'un littoral, ou de l'obligation récente de choisir un tracé routier prioritairement en fonction de son faible impact sur la biodiversité de façon prioritaire sur n'importe quel autre critère, notamment la proximité de populations humaines (qui ça ?) où le coût et la difficulté technique.
On marche sur la tête. L'ensemble des surcoûts liés aux contingences environnementales pour les aménagements routiers neufs, pour ne parler que de ce qui m'est familier, représente au bas mot 30 à 50% d'augmentation au kilomètre pour une route ordinaire. Sur ce pourcentage, la plus grande partie est liée à des motifs tout aussi frivoles que ceux exposés ci dessus. Il n'y a aucun calcul économique lié à ces exigences. Pourtant, il devrait être possible d'évaluer la valeur du "mieux disant écologique" créé par ces surcoûts, et donc de ne retenir que les sujétions présentant un rendement intéressant. Mais ces calculs ne sont jamais effectués.
Vous valez moins que du chiendent !
Mais il y a plus grave.
Si une commune classe un terrain vous appartenant en zone protégée, par exemple en espace boisé classé (classement très difficile à défaire), car, par malheur (!) vous y avez laissé pousser quelques arbres un peu vigoureux, alors vous n'avez que vos yeux pour pleurer, la valeur de votre terrain tombe à zéro, et il est très peu probable qu'un juge applique l'article L-160-5 du code de l'urbanisme (celui qui dit quand un déclassement de terrain peut valoir indemnisation) avec largesse, et vos voies de recours contre une telle "expropriation réglementaire" sont faibles. De même, si une espèce pour laquelle les écologistes locaux se sont pris d'affection vient à pousser (ou à établir sa nichée, pour les animaux), sur votre champ, malheur à vous. Votre terrain pourra subir les affres d'un des multiples zonages écologiques (N, ND, Natura 2000, etc...) que la bureaucratie a sécrété, et vous devrez passer par les fourches caudines de l'administration pour avoir le droit d'y faire quoi que ce soit.
Bref, dans notre société actuelle, le contribuable paiera bien plus pour quelques plants d'Euphorbe que ce que vous pourrez recevoir comme compensation pour privation du droit d'usage de votre propriété selon vos propres décisions. Dans la France de 2012, le chiendent est mieux protégé que la propriété privée.
Par contre, votre voisin, qui aura laissé son terrain dans un état épouvantable, touchera le jackpot quand, grâce à ses bonnes relations avec la municipalité, voire pire, il verra son terrain déclaré constructible, ce qui, compte tenu de la rareté de ces attributions de faveurs en ces temps de malthusianisme foncier généralisé, permet de multiplier sa valeur par 100 et plus. Votre incitation à détruire l'environnement sur votre propriété avant que la plus petite once d'intérêt environnemental ne soit détectée par les zoneurs écologues est donc maximale.
Et du coup, l'environnement trinque. Un exemple hélas dramatique : les incendies qui ont dévasté la forêt grecque à l'été 2007, qui ont tué 84 personnes et détruit l'équivalent d'un demi département français de forêt parfois millénaire, ont été déclenchés par des propriétaires inquiets d'un renforcement des lois sur la protection des espaces boisés... Sans tomber dans ces extrêmes, les exemples de "dégradation préventive" de l'environnement par des propriétaires soucieux de préserver le potentiel constructible ou agricole d'un terrain sont nombreux et largement documentés par des think tanks tels que le PERC.
Privatiser la protection de l'environnement pour l'améliorer
Comme l'a fort bien montré la prix Nobel d'économie, Elinor Orstrom, ce sont les institutions fondées sur la propriété privée qui protègent le mieux l'environnement. En Angleterre et aux USA, des fondations environnementales très puissantes achètent les terrains qu'elles veulent protéger, et édictent sur ces zones des réglementations privées contractuelles, utilisables par les tribunaux contre tout contrevenant. Les lois de l'offre et de la demandent poussent ces associations à s'approprier les terrains les plus prioritaires de leur point de vue.
Quant aux développeurs et aménageurs, l'obligation de ne pas altérer la valeur des terrains protégés de leur voisinage les a longtemps poussé à respecter les "normes implicites" du moment, lesquelles se sont améliorées au fur et à mesure que le progrès permettait d'éliminer des nuisances jugées auparavant inévitables. Des associations de propriétaires privés, dont certains auront à coeur de préserver une certaine qualité environnementale, et qui seront soumis au principe judiciaire ancestral de responsabilité individuelle, auront une bien meilleure influence sur la qualité de l'environnement que des règlements bureaucratiques et des associations d'écologues subventionnés qui tirent leurs ressources de leur capacité de nuisance à autrui, et des projets de développement gérés par des décideurs publics qui ne jouent pas avec leur argent.
Car telle est la dernière leçon de l'affaire de la ZAC de Perpignan : les décideurs qui ont créé le dommage sanctionné par la justice ne subiront, à titre personnel, aucun désagrément pour leur manque d'aptitude à appliquer la loi. Certes, là loi est stupide, mais enfin, elle est la loi, et les décideurs publics ne manquent normalement pas de bureaucrates pour leur rappeler les risques qu'ils encourent en ne la respectant pas. En prenant en compte en amont l'existence de cette espèce protégée, ils auraient sans aucun doute réduit la facture finale pour le contribuable, et peut être même amélioré la qualité environnementale globale de leur projet. Mais dans un système où les contribuables subventionnent les défaillances individuelles, il ne faut pas s'étonner que celles ci soient... monnaie courante, ou plutôt "fuyante".
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Lire également :
Sur le site de l'institut Turgot, les articles de Max Falque constituent une bonne introduction à l'écologie de marché et à la façon dont elle peut résoudre bien des problèmes que la réglementation échoue à traiter correctement.
Sur l'environnement des temps jadis, le volumineux ouvrages de Bjorn Lomborg, "L'écologiste sceptique", est un must.
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Le 2 février 2012 par : zoulou
Pas d’accord avec vous, il n’y a pas de plantes secondaire, tout a son importance.
Si il y a aucunes amendes, rien de va empêcher les gens de continuer sur autres choses.
Le 2 février 2012 par : Brucibru4
"Nos anciens" vivaient dans un monde, sur une terre, qu’ils se sentaient bien incapables de détruire. Parfois même de modifier comme leurs efforts l’auraient souhaités.
La nature pour l’humanité a jusqu’à très récemment été une contrainte, une réalité à laquelle il faut se contraindre, là ou elle devient un luxe aujourd’hui.
"Bien public" devient cette nature, selon la définition de Ayn Rand et tout ce que cela sous entend de négatif.
Dire que la nature ne peut être perçue que différemment quand on court avec un loup au cul pour sauver ce dernier, que quand il ne va plus y avoir de loup du tout, n’est que dire que ce qui est, est.
Nos cervelles et le pétrole ont changer la donne.
Le système actuel c’est beaucoup de corruption, d’inefficacité, de lois et de décisions stupides comme celle que tu exposes.
Mais, selon l’aphorisme préféré de Bastiat, je pense qu’il y a un truc que l’on oubli de voir.
Le 2 février 2012 par : Charles DEREEPER
Vincent, en lisant ton papier, je me suis dit. voilà les agitations des fonctionnaires qui s’occupent à ne pas résoudre les vrais problèmes, mais qui doivent faire comme si...
on en arrive à des trucs débiles à souhait au lieu de canaliser les énergies vers un truc constructif et d’interet général...
La clé est de comprendre que ce n’est pas involontaire mais volontaire. Les oligarchies ne veulent pas et ne permettent pas la résolution des problèmes. Les fonctionnaires sont juste des couillons manipulés.
Le 2 février 2012 par : Dadounet
Il y a un supplice chinois que "j’aime" beaucoup : on met le condamné sur un tas de pierres, la corde au coup ; tant qu’il reste des pierres, il n’est pas étranglé. On retire une pierre par minute, sauf si sa famille, dûment présente, la rachète ; c’est dur de ne pas racheter, hein ? Le supplicié finit de toutes façons par mourir, en ruinant sa famille et ses amis en sus.
C’est tout ce que je souhaite aux gens de gauche.
Comment le leur faire ?
Eh bien, par la démocratie : toute route ou construction est chiffrée de deux façons au moins : la moins chère, la plus écolo, la plus touristique, la moins dérangeante pour les gens en place... La partie commune, le coût le plus bas, est payé par la collectivité ; la différence avec le coût "écolo" doit être payé par les écolos, s’ils y tiennent vraiment. Ils mettront ainsi LEUR porte-monnaie au bout de leurs idées ils verront alors l’intérêt d’une économie qui fonctionne au lieu d’utiliser l’état pour voler les autres à leur place (le socialisme n’est rien d’autre que l’illusion pour chacun de pouvoir vivre aux dépens des autres comme disait Bastiat).
À noter d’ailleurs que ça fonctionne aussi pour l’avortement des trisomiques : vous ne voulez pas l’avorter, OK, le surcoût est pour vous ; et pareil pour les études inutiles faites actuellement aux dépens de la collectivité par les étudiants surnuméraires...
Le 2 février 2012 par : Brucibru4
Charles,
Vincent (je parle sous ton controle) est de ces personnes pour lesquelles "l’intérêt général", "le bien public" et touti quanti n’a aucun sens, si ce n’est celui de la corruption et d’un penchant humain louable, l’égoïsme, qui se déguise sous son penchant le plus morbide, l’altruisme au frais des autres.
Comme disait Tony Blair dans un magnifique discours à l’assemblé nationale française, je mets les guillemets mais son propos est rapporté approximativement : "J’ai été serveur dans une brasserie à Paris, j’avais 20 ans. Quand je suis arrivé, les autres serveurs l’ont dit que tout le monde mettait les pourboires dans un pot commun. Ce que j’ai fait pendant une semaine avant de me rendre compte que j’étais le seul a mettre dans le pot. Cela a été ma première leçon de socialisme appliqué".
Voilà la triste réalité synonyme d’une belle phrase de Bastiat : "L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde".
Alors que la cupidité, l’égoïsme, lorsque couplés à de l’honnêteté : si on l’analyse froidement, créée effectivement des services pour son prochain. Sans violence, nickel.
Gates et Jobs ont rendus des services immense à l’humanité.
Ca c’est ce que l’on voit, ca crève les yeux.
Monsanto ?
Ca c’est ce qui est plus compliqué.
Le 2 février 2012 par : Brucibru4
Pour finir, l’argument final (à ma connaissance) des libertariens (dont je me sens très proche) sur le problème d’un Monsanto et de son canon à ADN est le suivant : comment l’avis d’un politique corrompu par les lobbys serait-il meilleurs que celui des consommateurs, qui par leur choix d’acheter ou pas, font et défont les Monsanto et ses concurrents.
Ca se défend.
Sauf que quand même, le canon à ADN peut avoir des impacts sur un avenir conséquent en ayant des avantages pour les consommateurs actuels.
Une fois qu’on a dit ca, reste à considérer qu’un état, enfin ses représentants, arrivent à identifier de manière proactive une telle situation et légiférer en résistant aux différentes sollicitations de corruption : Il y a un pas.
Et le faire de manière mesurée et efficace : Et là, il y a un pas que je ne passerai pas.
Le 2 février 2012 par : Dadounet
Tout à fait, Bucibru4 : il faut voir aussi ce qui n’est pas immédiatement utile. Il faut donc classer les différentes espèces et voir quelles sont celles à protéger - et à QUEL coût : en effet, tout argent mis à un endroit ne l’est plus pour ailleurs (ce simple fait est déjà contesté par la gauche, alors...). Y a-t-il eu une discussion au sujet de la plante dont il est question ? Je suis prêt à parier que non !
Quand les écolos seront suffisamment responsables pour se rendre compte que protéger une plante - a priori - proliférant ailleurs est stupide, ils garderont leur influence pour là où c’est utile.
Par ailleurs, le jour où les immigrationnistes seront responsables des surcoûts des immigrés (délinquance, RSA, CMU, école...) et des chômeurs induits, il n’y en aura plus ! En attendant, on se retrouve avec des gens qui prétendent penser aux générations futures alors qu’ils endettent le pays jusqu’au cou - ce qui est vivre aux dépens de ses enfants ! - et sont solidaires de ceux qui sont responsables de la présence de 10 millions de surnuméraires, à cause de qui on construit des routes et des immeubles dont ils prétendent ne pas vouloir !
Le 2 février 2012 par : Brucibru4
Dadounet,
Si tu es d’accord avec moi, je ne le suis pas avec toi.
En particulier pour une raison, c’est ton utilisation du "ils". Il n’y a pas de "ils", il n’y a pas de dieu, pas de sauveur, et il n’y a rien qui tombe du ciel. Je n’ai que des doutes sur le bon système, j’ai en revanche une certitude, c’est que rien ne tombe du ciel, que "ils" n’existent pas, et que les seules choses qui peuvent être consommées, sont celles qui ont été produites. Au travers de nos impôts nous payons déjà quelques personnes a faire des loi absurdes dont Vincent nous donne un bon exemple. Evitons qu’une personne à charge ne devienne une commission à charge, voire d’une armé qui se masturbe le kiki sur notre dos pour savoir quelle est la mauvaise herbe à sauver du capitalisme.
Comme disait Churchill : "Commission : groupe de personnes incapables de faire quoique que ce soit par elle même ; et qui décide collectivement que rien ne peut être fait".
Le 2 février 2012 par : Helios
Les choses ne sont pas aussi simples qu’on pourrait le penser. En particulier les solutions proposées par Dadounet sont simplistes. Parce qu’il n’y a aucun moyen de "pricer" à coup sûr les conséquences des actions humaines. Si vous supprimez les contraintes imposées par l’Etat vous aurez à la place des procès actuels ou futurs. Et vous aurez aussi nécessairement, pour toute réalisation, des provisions à faire pour se prémunir d’actions judiciaires futures, d’où augmentation des prix. Alors que l’accord de l’état peut valoir comme protection contre tout recours par la suite.
Le 2 février 2012 par : Dadounet
@ Bucibru4 : La commission de chiffrage existe déjà ! Et plutôt deux fois qu’une !
@ Helios :
Les seules solutions valables SONT simplistes ! C’est une maladie mentale héritée des Romains que de s’imaginer qu’une bonne loi est une loi qui prévoit tout ; une bonne loi est une loi simple, éventuellement complétée par la suite par de la jurisprudence. Laissons nos descendants s’occuper des vrais problèmes de leur époque, occupons-nous de régler les vrais de la nôtre.
De plus, les décisions imposées par l’état ne sont définitives qu’en apparence, le temps qu’elles soient tellement insupportables qu’une nouvelle crise nous tombe dessus, bien sûr sans raison (comme le sont la crise de l’€, celle de la dette, du chômage, de l’immigration...).
Le 2 février 2012 par : feder
ces folies ecolo donnent le vertige ; leurs guides ces nouveau gardiens du temple de l’ordre solaire que sont les bevo ,les jilo et consorts nous concoctent leurs mixtures indigestes et leurs programmes fantasmagoriques ; heureusement selon les derniers sondages ils n’ont pas converti tous les citoyens ..
Le 4 février 2012 par : goufio
Cela n’a rien à voir avec les plantes, mais visez un peu http://www.europe1.fr/France/Les-ho...
Le 4 février 2012 par : Cultilandes
Cette plante, comme tous les êtres vivants, est issue de mutations génétiques hasardeuses successives, puis s’est disséminée à travers le monde. Elle a donc été, ou est toujours comme en Californie, une plante "invasive" ! Il faut évidemment éviter de la laisser disparaître, mais si elle est présente dans au moins 5 départements français et très présente dans d’autres pays sur plusieurs continents, il n’y a pas de réel enjeu, sauf pour les bureaux d’études, administrations et associations qui font vivre ces idéologues.
Je suis proche de la nouvelle autoroute A65. Sa construction était elle justifiée économiquement ? Difficile à savoir quand décisions politiques et intérêts privés sont mêlés... On a dû construire un viaduc de 73 m. à 1 m. au-dessus d’une zone marécageuse, sans y toucher, pour en "sauvegarder" la faune, comme si elle n’aurait pas su s’adapter à un remblayage partiel comme cela a toujours été le cas dans le passé. Cela, évidemment avec un énorme surcoût ! La société autoroutière, pour remplir ses abligations règlementaires, achète par-ci par-là, à des prix faramineux, des terrains de peu de valeur, en friche ou quasiment, pour en faire des "zones naturelles", ce qu’ils étaient déjà plus ou moins, mais sans "communication".
Le 4 février 2012 par : Cultilandes
Pour compléter mon message précédent, voici un article de presse : http://www.sudouest.fr/2010/09/25/un-lot-de-consolation-apres-l-autoroute-194671-3312.php
Ce "viaduc" a coûté 5 M€ supplémentaires. L’article évoque l’ancienne voie ferrée, située juste à côté, construite sur remblé, avec un simple pont : ce remblé n’a pas détruit toute vie, toute "biodiversité" ! Pourquoi un remblai, même plus large, aurait il détruit complètement un marécage bien plus étendu ?
Au passage, la société autoroutière (les futurs usagers) débourse 400.000 € pour un aménagement touristique auquel personne n’avait pensé avant ce projet autoroutier ! Les collectivités publiques abondent jusqu’à 1.2 M€. C’est l’abondance !
Le 8 février 2012 par : jaimepasletourd
Le plus grave c’est le nombre de fonctionnaires inutiles dans le service du DREAL, ils sont maintenant responsable de gaspillage, tout cela au nom de l’écologie. Imaginer plus de 50 inutiles payer a vie voir la liste http://www.languedoc-roussillon.dev...
