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Vincent Bénard - Au concours Lépine des idées ineptes, le socialisme est roi !

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(article du 28 septembre 2011)

Oyez, Oyez, l'économie se meurt, l'économie est morte ! Et les experts bien en cour, les politiciens, se désespèrent de trouver la solution qui ferait d'eux les sauveurs providentiels d'un système à l'agonie.

La longue marche radieuse vers le socialisme !

Et à les en croire, la solution à la crise, c'est l'état ! Qu'importe que les économies n'aient jamais été aussi étatisées que ces dernières années, que les états providence soient au bord de la crise de surendettement... Mais prendre en toute circonstance une posture anti-libérale a un gros avantage : c'est un fantastique ersatz d'intelligence, cela permet aux paresseux intellectuels de paraître savants malgré l'indigence de leurs arguments.

Aussi, au grand concours Lépine des solutions miracles qui vont enfin ramener la croissance stratosphérique dont nous avons besoin pour résorber notre sur-endettement, la solution de tout, c'est l'état partout...

Aujourd'hui, voyons quelques exemples de ce que les nouveaux champions de l'état saint-Bernard nous proposent pour sauver l'économie.
 

1. La GosBank des PME

Pour commencer, La Tribune nous informe que l'actuel gouvernement souhaite regrouper OSEO, la Caisse des Dépots (branche entreprises) et le Fonds Stratégique d'Investissements dans une entité unique destinée au financement des PME, que j'appelerai la "GosBank", en attendant son patronyme officiel. L'idée est tellement appréciée qu'au PS, Ségolène Royal et François Hollande l'auraient reprise à leur compte. Quand je vous dis que les différences entre socialistes de droite et socialistes de gauche sont infinitésimales, ce n'est pas par hasard.

C'est que, comme je l'expliquai en 2009, malgré les communiqués lénifiants de l'AFB, les banques sont obligées de limiter la croissance de leur bilan pour absorber les pertes qu'elles ont dû porter du fait de l'épisode 1 de la crise financière (Subprimes), et l'épisode 2 qui s''annonce ne va pas améliorer la situation. Du coup, elles réduisent les prêts les plus risqués, notamment ceux aux PME, et surtout aux PME en phase de démarrage, ou du moins, elles en durcissent les conditions : plus de garanties, moins d'effet de levier... En soi, leur attitude est parfaitement saine, elles ne font que renchérir le prix d'accès à une ressource dont elles ont été trop prodigues ces dernières années, le crédit.

Evidemment, les politiciens déplorent cette situation, depuis longtemps déjà. Notre président a bien essayé de menacer les banques qui ne prêteraient pas de terribles représailles, mais que voulez vous, les lois de la comptabilité finissent toujours par être aussi intangibles que celles de la gravité. Ah ça mais ! Puisque les (méchantes) banques privées ne prêtent plus, on va créer une grande banque publique qui se substituera à elles, et qui inondera les veines des PME de sa source inépuisable de crédit.

Les proposants de l'idée nous affirment que "comme la GosBank aura la garantie de l'état, elle pourra emprunter moins cher sur les marchés financiers, et ainsi répercuter cette économie sur les taux consentis aux PME". Imparable, non ?

Un parfum de déjà vu...

Sauf que... dites moi... Aux USA, Fannie Mae et Freddie Mac, ne fonctionnaient-elles pas sur le même principe ? N'ont elle pas profité de leur accès à des taux plus bas qu'un hedge fund classique du fait de leur garantie publique, pour financer des crédits immobiliers qui n'auraient jamais trouvé preneur dans un marché libre ? Inutile de commenter le résultat, que tous les observateurs du Foreclosure Gate connaissent.

L'on me répondra que cela n'a rien à voir, que les prêts de la GosBank iront à des entreprises industrielles avec un vrai projet de création de valeur. Soit, mais il n'empêche que l'incitation au mal-investissement, en baissant artificiellement le coût du crédit, sera renforcée.

Pire encore, ces incitations au mal investissement seront renforcées par le "jeu politique", exactement comme cela fut le cas pour Fannie et Freddie. En effet, le gouvernement ne pourra s'empêcher de donner des directives à la GosBank pour orienter ses politiques d'octroi de prêts en fonction de considérations politiques et non techniques. Les lubies du moment risquent de devenir des consignes stratégiques. "Prêtez au développement durable, car le ministre a décidé que c'était l'avenir !", entendra-t-on dans les couloirs de la GosBank, avant de passer à la mode suivante. Et des dizaines d'Evergreen Solar ou de Solyndra français engloutiront l'argent de la GosBank, dont les pertes seront in fine supportées par le contribuable.

Et encore, je vous ai servi la version « soft » de ce qui pourrait arriver. Car, comme au bon vieux temps du Crédit Lyonnais, le PDG de la GosBank recevra des coups de téléphones de son ministre de tutelle l'informant que le gouvernement se montre particulièrement sensible aux projets d'investissements de tel ou tel membre de l'oligarchie dominante introduit dans les bons cercles de décision, et que "il serait mal venu qu'un chef d'agence d'Avignon refuse d'ouvrir à notre ami Machin une ligne de crédit de 3 millions d'euros sous de vagues prétextes de fonds propres insuffisants, ou que sais-je encore".

Et ce n'est pas le souvenir des turpitudes liées au Crédit Lyonnais et aux autres banques nationalisées, que l'excellent magazine Contrepoints nous rappelle ici, qui pourra nous rassurer. Extrait : 

En plus du désastre du Crédit Lyonnais, il y a eu celui du Crédit Foncier (2 Mds d’euros de pertes) et de l’Agence Française de Développement […l La banque Hervet enregistre les premières pertes de son histoire après sa nationalisation en 1982 ; la BIAO (Banque Internationale pour l’Afrique de l’Ouest) est au bord de la faillite en 1988 lorsqu’elle est reprise par la BNP […] le CCF (Crédit commercial de France) en quasi-faillite en 1987 après des prêts insensés accordés au Brésil, le Comptoir des entrepreneurs et les achats immobiliers suivis d’une surévaluation frauduleuse de la part d’une institution financière dotée d’une mission de service public ; le blanchiment d’argent de la Société marseillaise de Crédit, etc.

Résultat contraire aux effets recherchés

Enfin, le coup de grâce : la présence de la GosBank sur le marché risque, in fine, de tarir la masse de financements globalement accessible aux PME, lorsque l'économie repartira. Car les PME concernées voudront d'abord, logiquement, s'adresser à la GosBank pour bénéficier d'un taux subventionné. Puis, en cas de refus, elles iront voir une banque classique, ou des capital-risqueurs. Et là, voici la réponse qui les attendra : "vous n'avez même pas été fichu d'obtenir un prêt de la Gosbank ? Passez votre chemin, espèce de loser !". Non pas que les acteurs du financement privé aient une confiance exagérée dans le flair des chargés d'affaires de la GosBank, mais ils sauront qu'une boite qui n'a pas obtenu ce soutien risque de se retrouver en compétition avec des concurrents plus vendeurs, ou mieux introduits, qui, eux, en bénéficieront.

Bref, même en admettant que l'idée du gouvernement parte d'une bonne intention -fausse naïveté par pur souci pédagogique-, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Comme toujours, vouloir utiliser l'état pour subventionner, explicitement ou insidieusement, une ressource, surtout quand il s'agit d'une des plus importantes qui soit, le crédit, revient à garantir que cette ressource sera mal utilisée d'un point de vue économique, et que la subvention rendra possible un certain nombre de malversations qu'un prix de l'argent fixé par les seules forces du marché n'aurait pas permis de rentabiliser.

 

2. Les banques plongent : nationalisons les !

Mais cette proposition n'est rien par rapport à celle faite par Marc Fiorentino, le chroniqueur bien connu de BFM. Je n'ai rien contre lui spécialement, il me fait parfois bien rire, et parfois, arrive à sortir quelques propos sensés. Ceci dit, rappelons non sans une pointe de fiel qu'il faisait partie de ceux qui réclamaient un "nouveau new deal" lors de la crise de 2008.

Et que nous propose-t-il, M. Fiorentino l'économiste révolutionnaire ? De rassurer les agents économiques en annonçant une nationalisation "temporaire" des banques. Vous avez bien lu. Là où les sources gouvernementales ne parlent, les petits joueurs, que d'une banque de financement des PME, M. Fiorentino met carrément les pieds dans le plat, et nous chante les louanges de la nationalisation des trois plus gros bilans bancaires français (CA, BNP, SG, 65% du total à eux trois).

Soigner la dette par la dette pour résoudre la crise du surendettement...

Quand tout va bien, Saint-Marc, patron des traders, vitupère contre les taxes imbéciles, mais quand le cours de bourse des financières plonge, il faut que l'état se pose en protecteur ultime, non de dieu ! Du nerf, que diable ! Avec une quarantaine de malheureux milliards d'Euros, l'état pourrait, compte tenu du plongeon des cours des valeurs financières, en prendre le contrôle, et ainsi rassurer aussi bien les ménages que les entreprises sur la solidité financière de ces établissements... Et comme, grâce à son intervention magique, l'état transformerait des portefeuilles d'actifs bancaires plein d'incertitudes en pépites d'or garanties, il pourrait revendre ces mêmes banques quelques mois plus tard en empochant une large plus value ! Et dire que personne n'y avait pensé, c'est ballot, tout de même ? Mais non, le contribuable n'aura AUCUNE perte sur actifs à combler, voyons ! 

Naturellement, tous les arguments de fond contre la création d'une banque publique des PME sont réutilisables à l'identique ici, l'aléa moral et le jeu politique seraient à leur comble. Mais allons plus loin, et résumons la nouvelle économie de ces étatistes de la 25ème heure (soyons justes : M. Fiorentino n'est pas le seul à donner dans la statôlatrie de circonstance) :

"il faudrait que les états menacés de faillite parce que sur-endettés, nationalisent les banques elles mêmes menacées de faillite par le risque de faillite des états, en augmentant leur dette"

Ahum.

Et donc, du coup, la confiance va revenir, MAIS SI, MAIS SI, car l'état surendetté va, euh... s'endetter à peine un tout petit peu plus pour éviter que les banques menacées par le surendettement l'état ne soient en faillite, étant entendu que si les pertes bancaires sont plus élevées que prévu, l'état empruntera pour les combler. Et ça, c'est supposer redonner confiance à tous les entrepreneurs actuels et potentiels de Romorantin à Lavelanet.

Et les vaches vont se mettre à voler, aussi. Ah, je l'ai déjà faite, celle là.

Mais, cher Marc Fiorentino, pourriez vous me dire pourquoi, si c'était si simple, les entreprises non financières et les fonds de private equity, qui sont actuellement gorgés de cash, ne se précipitent pas sur les banques pour en faire leur festin ? Après tout, 50 milliards, c'est à la portée de n'importe quel groupement de grandes entreprises venues.

Peut être que l'affaire ne serait pas si bonne que cela ?

Monsieur Fiorentino a sûrement entendu parler d'un petit pays que l'on appelle l'Irlande, qui a, au plus fort de la crise de 2008, annoncé qu'il garantirait l'intégralité des dépôts et de l'épargne des déposants sur ses banques, ce qui équivaut à une quasi nationalisation... Cette seule garantie a suffi à transformer un pays prospère et relativement bien noté par les agences de notation en pays surendetté au bord de la faillite.

Monsieur Fiorentino a sans doute remarqué que le soutien immodéré de l'état américain envers ses banques en capilotade n'avait pas fait grand chose pour redresser ni les banques ni l'économie américaine, et que cela n'avait pas permis de redresser comme par miracle la valeur des prêts immobiliers qui pourrissent les portefeuilles d'actifs bancaires d'outre atlantique.

Mais qu'importe les daubes que les banques ont embarqué dans leurs bilans, une nationalisation des banques, voilà ce qu'il faut pour revigorer l'économie française, et que dis-je, mondiale !

Mais si la nationalisation est si désirable, pourquoi ne vouloir qu'elle ne soit que temporaire ? Ou ne la limiter qu'aux banques ? Ah, c'est vrai, cela a été tenté sous François Mitterrand, et cela n'a pas marché non plus... fichue réalité, tiens !

L'avenir du socialisme financier ne se présente pas sous de meilleurs auspices que son passé.

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VINCENT BENARD :

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Commentaires

Le 29 septembre 2011 par : Brucibru3

tiens, je le poste chez toi,

"Dans ce qui est après, ne le voyez pas mal, c’est de moi dont il s’agit"-Montaigne.

Je m’emmerde grave dans le train. Alors, je vous raconte ma vie. Conference ** très bien, et un intervenant (Luc, plus aucune idee de son nom) qui selon toute probabilité a été très cher, m’a donné à réfléchir. Autant que faire se peut je ferais des bullets points mais je me laisserai aussi aller, si ** n’arrive pas a suivre je lui ferais un résumé oral ;)

1/ le "vrai/faux" philosophique appliqué a la "créativité/non créativité" des entreprises. Question : "comment Sony, motorotal, erikson, ... Se sont débrouillés pour ne pas inventer l’iPhone. Avec, probablement plus de 2000 ingénieurs chacun de très bonnes écoles en r&d. La réponse de Luc a été timide, je ne l’ai que peu retenue. "Sortir du cadre" a t-il dit. Argument absurde selon moi, mais j’y reviendrais.

2/ Un parallèle "vrai/faux philosophique" vs un "créativité/non créativité dans les entreprises" magnifique. Je vous renvoie à Nietzsche et Taleb dont l’analyse est indubitable sur la 1er partie de l’equation parce qu’en une phrase : "l’humanité est condamné à ne jamais connaitre de manière certaine le vrai, mais uniquement ce qui est faux". L’exemple/argument absolu étant un Einstein qui contemporain de Newton, aurait prouvé l’absurdité des propos du 1er. Mais on ne peut être certain que d’une chose, c’est que Einstein n’a fait évoluer le domaine de la certitude que uniquement sur un point : "Newton ainsi que ses théories sont fausses.". Et si on tire le trait, Einstein et ses théories subiront le même sort dans l’avenir.

La question est donc posée par Luc : qu’est ce qui a empêché les 10 entreprises qui avaient la spécialité, 10 fois les moyens et les compétences du petit, de se faire niquer par le petit.

La question n’est donc pas, "pourquoi le petit a gagné ?", mais "comment le gros a pu perdre ?".

Et là je dis, bravo Luc, tu as un cerveau.

La question posée par Luc est superbe. Finalement, pourquoi les petits niquent-ils les gros ?

"la capacité a sortir du cadre" a-t-il dit, sans rien dire plus de vraiment plus précis ni convainquant.

Avec une belle métaphore de Kant au passage, que je ne connaissais pas, et qui m’a plus : "l’oiseau est fatigué par l’air qui résiste à son vol, mais qui lui est nécessaire." Pas d’air : pas de vol. Pas de souffrance : pas d’existence. Pas d’effort : pas de réussite (en tout cas, pas vécu, donc, qui n’existe pas). La volonté humaine de supprimer le hasard est une volonté de mort, du suppression de l’existence.

Dans l’oiseau de Kant, ce qui faut voir c’est la réflexivité, la réaction de l’environnement comme nécessité de l’existence individuelle. Pas de causalité entre les deux, un dualisme. Par rapport au platonisme insipide et manichéen de bien/mal absurde, plat et dogmatique qui a créé l’église, ainsi que ses monstruosités et ses abominations, je trouve que l’oiseau qui vole contre et grâce à l’air est magnifique. Et plus vrai. Mais il ne nous est donné de ne connaitre que le faux. Le dualisme bien/mal est faux. La métaphore de l’oiseau et son air, on ne sait pas.

Mais ce que ne dit pas Luc, et là ou il sombre sous mes coups de marteau, après cette absence voulue ou non voulue de conclusion adéquate, c’est quand il donne l’anecdote, en la présentant comme positive, d’un séminaire animé par un DG qui présentait comme positif (quel culo), avec show et champagne, l’abandon d’un projet de son entreprise, avec la phrase absurde et clé : "si on ne développe pas tous les projets, c’est a dire que nous en abandonnons, ça veut dire que nous somme innovant : l’avenir est a nous".

Probablement comme Sony, ou d’autres, qui abandonnaient le concept de l’iPhone. Les yeux pour voir disent a chacun : sur les 10 000 ingénieurs r&d de Nokia, Sony, Erikson, ... probablement il y en a eu un qui a eu l’idée avant Apple.

Voilà le truc qui n’est pas "pensé" dans "Luc", et qui est "fait" dans "Steve". Le 1er réfléchit au 6eme degré mais en ayant un maitre, il raye de sa réflexion tout ce qui froissera son maitre (ne serait que celui qui lui fille 20k pour parler un 1/4 heure). Le 2eme fait au 2er degré, allé au 3eme, mais il est libre et ne fait aucune concession sur sa vision, dont il sait, comme on sait tous, qu’elle ne peut se réaliser de manière partielle.

Ne serait-ce que pour un problème de responsabilité.

Le conformisme ronge tout. Et le conformisme abrutissant est issu par, et seulement par, un management (des idées) décadent(es).

Tout le monde veut garder son poste en l’état+ le patron vaguement aussi = ne changeons rien = le petit va te niquer. Voila pourquoi Luc ne raconte pas l’histoire entière car dans l’équation, il y a celui qui lui a file 20k pour parler 1/4 d’heure.

L’économie "stabilisé", dont des économistes comme Marx on fait leur théorie, que les économiste comme Mises ont démolies, et que les pères fondateurs comme Nietzsche ont qualifié de volonté de mort, de sa propre mort, d’absence de hazard et de vie.

La liberté, la responsabilité. Chaque homme est capable de l’avoir. Pour preuve, ses gènes l’ont amené jusque là. Probablement avec beaucoup de difficulté que l’obésité actuelle ne serait capable de surmonter.

Les ingénieurs de chez Nokia, Sony ou autre, se sont sont fait virer ou ont été ignoré par un management qui n’était pas forcement incapable, mais qui pensait que la meilleure chose qui pouvaient leur arriver c’est que tout reste pareil.

Oui mais voila, tout change.

"Aux moindre bruit d’humanité les rats s’enfuient" - Ayn Rand

Ce qui ronge le monde financier avec ses politiques (et non les spéculateurs), est la même chose qui ronge les grandes entreprises :

Le conformisme sous la hiérarchie lui même sous l’individualité.

Le vrai problème aujourd’hui c’est que la dernière des trois choses n’est pas a sa place, l’individu devrait entrainer tout le reste.

L’égoïsme sauvera le monde, voila pourquoi le petit nique le gros.

Laissons faire l’inventeur de la courgette qui demande deux fois moins de travail que avant : on pourra manger deux fois plus de courgettes.

L’égoïsme, éclairé, sauvera le monde.

Les groupes vont dans le mur en se tenant la main et en croyant que ça va les sauver,

Des individus vont probablement faire fortune.

Bru que Je ne suis jamais autant confiant quand je comprends pourquoi quelqu’un fait une affaire avec moi. Sans amour et sans haine, juste pour lui.

Ps : bonne nuit les petits


Le 29 septembre 2011 par : Yves

Notre Etat veut s’occuper de tout ... avec les charges sociales les plus élevées dans le monde, notre petit monde politique a tué tout le réseau de PME depuis 40 ans ... le problèmes des PME n’est pas dans les liquidités et prêts mais surtout dans la compétitivité internationale. Nous sommes vraiment un des pays les plus c.. en matière d’économie ! Les résultats sont à la hauteur de nos décisions.


Le 30 septembre 2011 par : ernee

Bonjour,

Je trouve que vous déformez un peu malhonnêtement l’article de Marc Fiorentino. D’autant plus que ses propos sur BFM et il y a 2 semaines sur Canal+ en présence de V. Pécresse ne correspondent pas à votre charge.

Fiorentino voit la nationalisation des banques comme le dernier recours si la crise grecque fait tâche d’huile, mais en aucun cas il ne milite sur ce point. Son explication est que le gouvernement ne veut pas voir les particuliers faire la queue aux guichets pour retirer leur argent ou perdre tous leurs dépôts (merci de ne pas me parler des fonds de garantie des dépôts, je n’y crois pas si les principales banques coulent).

Au delà de votre critique, quelle solution proposez vous si les banques françaises voient la valeur de leurs obligations grecques, puis italienne... réduites à zéro ?

A vous lire


Le 30 septembre 2011 par : Vincent BENARD

J’ai entendu MF sur BFM défendre son idée (fin semaine dernière), et très franchement, il appuyait très fort.

Quant aux propositions que j’ai pu faire (et d’autres), en voici deux :

Echanges dette contre capital : sauver les banques sans spolier les contribuables

Ou encore ceci

Avec des liens pour approfondir dans chacun d’eux.


Le 30 septembre 2011 par : Vincent BENARD

Une version plus étoffée :

rendre à la faillite son rôle de régulateur systémique


Le 1er octobre 2011 par : Sinclair

C’est pas gentil d’accuser le socialisme sur ce coup là.

Sarkozy, c’est 100% opportunisme, 0% idéologie. Il bosse pour l’oligarchie financière/politique/médiatique à laquelle il appartient.


Le 2 octobre 2011 par : Brucibru3

Vincent,

Comme je sais que l’objectivisme est aussi ton créneau, et que pour ma part j’ai laissé de coté un bon moment "Atlas Shrugged", car il n’y a rien que je ne supporte moins que le romantisme, et je dois dire que le passage dans l’"eldorado" m’a fait poser le bouquin. Alors qu’en finissant le livre ce jour, je découvre que c’est lui qui résume le mieux ma pensée. Un peu comme le Criots Batard Montrachet de chez d’Auvenay résume ce que j’aime dans la vie. Bref, je hurle donc ce en quoi je crois avec les mots de Ayn Rand :

‎"Des siècles durant, le débat sur la moralité a opposé ceux qui proclamaient que votre vie appartenait à Dieu à ceux qui proclamaient qu’elle appartenait à vos voisins... entre ceux qui prêchaient que le bien était le sacrifice pour l’amour de fantômes dans le Ciel et ceux qui prêchaient que le bien était le sacrifice de soi pour l’amour des incapables de la Terre. Personne n’est venu vous dire que votre vie vous appartient et que le bien consiste à en jouir." ... "À travers les siècles de terreurs et de catastrophes engendrées par votre code moral, vous vous êtes plaint qu’il avait été enfreint et que ces horreurs étaient des punitions pour l’avoir enfreint, que les hommes étaient trop faibles et trop égoïstes pour accepter de verser le sang que celui-ci réclamait. Vous avez maudit l’homme, vous avez maudit l’existence, vous avez maudit cette Terre, mais vous n’avez jamais osé remettre vos principes en question. Vos victimes en furent considérées comme responsables et durent tenter d’y survivre, avec vos horreurs comme récompense de leur martyre... tout en vous apitoyant sur la noblesse de vos principes, et en déplorant que la nature humaine ne soit pas assez bonne pour les mettre en pratique. Et personne ne se leva pour poser la question : “Bon ? Selon quelle norme ?”"

Ayn Rand - Atlas Shrugged


Le 2 octobre 2011 par : Brucibru3

Et..., mes amis, j’aimerais mettre une touche de Hegel la dessus.

Ce qui est rationnel "est", mais ce qui est irrationnel "est" aussi.

Et pourtant, il n’y a pas grand chose que je hais autant que Hegel.

Je suis proprement admiratif de Ayn Rand, de ses pensés et de ses textes. Quel jugement ! et son jugement principal est que l’on ne peut pas faire un système sans penser à la nature des hommes qui vont y vivre. Bref, le système de pensés communiste est parfait, sauf que les hommes ne peuvent pas vivre à dedant.

Mais le système de l’individualisme absolu, "L’égoïsme sauvera le monde", comme je me plais à dire, est-ce viable ?

N’est ce pas une utopie, au même titre que le communisme, comme système incompatible avec la nature de l’homme.

Même le père Abadie dans son système parfait parle d’empathie des êtres humains avec un "service minimum".

C’est sûr, nous ne sommes pas des fournis ou des abeilles, mais sommes nous pour autant des Lynx ou des Lions ?

Déformation millénaire ou gène humain ?

Probablement, si comme je le pense, ce qui va arriver ne sera pas qu’un simple hivers de Kondratieff, mais un choc moral beaucoup plus profond, la question qui sera posée c’est : que/qui sommes nous ?

Nous reviendront, je pense, au terme de la crise actuelle d’un système qui nous considère trop comme des abeilles, mais il est possible que cela débouche sur un système nous prenant trop pour des Lions, aux risque de vivre d’autres extrêmes.

Cela sera probablement très intéressant. Rouge, mais intéressant.


Le 3 octobre 2011 par : Brucibru3

Et en me relisant, je me rend compte que je me ramolli.

Il y a encore un mois, en anti-étatiste, libertarien convaincu, j’aurais en lisant mon dernier post dit et du coup je dis encore : il ne faut pas institutionnaliser les sentiments humains. Tout ce que l’état providence à fait n’est pas le moteur, mais le résultat de l’empathie des être humains, cette empathie subsistera donc sans lui. Tuons l’état ainsi que ses mensonges, nous sommes des Lions, d’ailleurs nous les avons maté, les seuls qui restent sont dans des zoo !

Mais bon, je doute là, un peu comme sur l’or.

Comme dit Taleb, il ne nous est donné de ne connaitre que le faux, l’absurde, ce qui ne marche pas. Le système actuel ne marche pas. De là à savoir ce qui est vrai et ce qui marche, c’est un tout autre sujet, malheureusement hors d’atteinte.


Le 3 octobre 2011 par : Sinclair

"Comme dit Taleb, il ne nous est donné de ne connaitre que le faux, l’absurde, ce qui ne marche pas. Le système actuel ne marche pas. De là à savoir ce qui est vrai et ce qui marche, c’est un tout autre sujet, malheureusement hors d’atteinte."

+1 On ne peut mieux dire.


L'auteur
Vincent BENARD

Analyste à l’institut TURGOT, Conseiller national du Parti Libéral Démocrate, www.lepartiliberal.fr -

Spécialiste du logement, du libéralisme, des retraites et de l’économie en crise ; Auteur de "Foreclosure Gate, les Gangs de Wall Street contre l’état US", éditions Edouard Valys - http://bit.ly/foreclosure-gate

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