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Samuel Rondot : On marche vraiment sur la tête !

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(article du 3 novembre 2011)

 

J’adore me tirer des balles dans le pied, mais parfois il faut savoir se faire mal.

 

Tant pis si nous les gens de la petite finance, des boutiques on nous met dans le même sac que les gros, les très gros, les gigantesques comme on me l’a rappelé de nombreuses fois. Notre rôle c’est aussi de décrypter ce qui est difficile à lire grâce à nos compétences.

 

Suite à mon dernier article sur MF Global, je peux témoigner d’un phénomène très étrange qui ne m’était jamais arrivé : j’ai reçu par e-mail des dizaines de témoignages de salariés de la finance qui m’ont tous fait la même confidence : LEUR HONTE de travailler dans ce secteur.

 

Le sentiment est le même à tous les étages. Les gens d’en haut ont perdu la boule, ils font n’importe quoi collectivement.

 

Prenez les fameux résultats du jour, ceux de BNP.

Je dois avouer qu’une fois encore le P-DG vient d’avoir avec son équipe un coup de génie absolu.

En même temps que la publication de résultat, il annonce entre les lignes un plan de restructuration qui touchera plusieurs centaines d’emplois et qui sera officialisé le 15 novembre.

Eh oui, quand on regarde les résultats, ça va mal pour BNP petites gens. Tremblez pour votre épargne la banque est au bord de l’infarctus.

 

Mesurez un peu ça :

MALGRÉ une décote de 60 % sur leur dette grecque

MALGRÉ une décote de 300 millions sur AXA

 

MALGRÉ ça la banque gagne de l’argent.

Non, mais vous vous rendez compte, ils gagnent du pognon sur ce trimestre malgré tout ça. Une dépréciation de 2,25 MILLIARDS d’euros et hop on sort un gain.

 

Bon, il faut tempérer juste un tout petit peu mon énorme agacement, la BNP a repris à son compte la petite règle comptable en vogue aux US qui consiste à enregistrer un gain comptable grâce a la baisse du cours de bourse (grâce a la valorisation au marché de ces fameux CDS). Ce « profit » est de l’ordre de 786 millions d’euros, donc sans ça, profits il n’y aurait pas eu.

 

Donc je résume :

BNP va super mal. Avant dépréciation, ils ont gagné 2,8 MILLIARDS d’euros.

En abandonnant certaines dettes, il leur reste 542 millions de PROFIT.

 

Ah oui là c’est sûr rien ne va plus, il faut licencier.

 

Imaginez un peu, les profits sont de 28 % avant les dépréciations.

En bon comptable, vous allez me dire, ok, mais les pertes y’a aucune raison de les laisser de côté, ce que je concède bien volontiers.

Ces pertes sont exceptionnelles, les trimestres derniers il y en a eu d’autres (pas tant que ça) donc regardons un peu le résultat depuis le 1er janvier.

 

Depuis le 1er janvier, en tenant compte des dépréciations, BNP gagne 5,3 milliards sur un produit net bancaire (l’équivalent du CA) de 32,7 milliards.

Soit une marge de 17 %.

Ah oui là ça va vraiment, vraiment mal.

 

Vous en connaissez vous beaucoup des boîtes qui font un résultat de 17 % alors qu’ils viennent de se faire bananer de 60 % sur une de leurs opérations ?

 

J’aimerai bien que les produits pour les épargnants gérés par BNP affichent 17 %, même 17 % de mieux que leur référence s’ils veulent.

 

Et le coup de génie absolu c’est le même jour annoncer que ça va tellement mal qu’il faut licencier. Ça me fait penser au magicien de mon enfance ou au tour que je fais à ma fille de 4 ans. Regardez ma main gauche pendant que je mets tout dans ma poche avec la droite.

 

Le pire c’est que ça va peut-être commencer ce soir, mais pour le moment les abrutis de journalistes ont tous suivi la main gauche.

Bien sûr mes chers amis complotistes vont se ruer sur les commentaires pour clamer, vous voyez, je vous l’avais dit.

Ne perdez pas votre temps, plus vous vous enfermez dans ce discours, moins vous retiendrez l’attention, la mienne mais aussi celle de beaucoup de monde.

 

L’heure est facile pour les révolutionnaires et autres apocalyptiques de tout poil.

Ça va mal, alors trouvez n’importe quel bouc-émissaire, tirez dessus à boulets rouges et voilà un paquet de moutons prêts à vous suivre par-dessus la falaise.

Vous pensez vraiment que c’est comme ça qu’on va résoudre les problèmes ?

 

Olivier Crottaz l’a rappelé durement ce matin, si la finance en est là, c’est qu’on les a laissé faire et qu’on continue de les laisser faire.

Et ce « on », c’est ceux qui ont fait les lois qui leur permettent de se comporter de la sorte. Et ces lois, ça fait certainement du mal de l’admettre, c’est bien les politiques oui ou non qui les font et les promulguent.

 

Ajoutons à cela, comme le dirait Vincent Benard, que les politiques sont aussi ceux qui organisent bulle et autre joyeuseté. Il a démontré sans contestation que la bulle immobilière aux USA était avant tout une décision politique, le fameux tous propriétaires que notre cher président a repris a son compte mais n’a pas eu le temps de développer.

Bien sûr, il a fallu les financer ces prêts douteux, mais vous croyez vraiment que la finance est le coupable dans cette histoire ou dans toutes les autres ?

 

Je vais vous dire ce qui me choque le plus :

Tout le monde est d’accord pour dire que la Grèce n’aurait jamais dû rentrer dans l’Europe. On sait même qu’elle a réussi uniquement grâce à un tour de passe-passe de Goldman Sachs.

Qu’en est-il des responsabilités dans cette histoire ?

Comment se fait-il qu’au moment où on est en train d’essayer de sauver ce pays, personne ne se demande pourquoi on en est là ?

 

Si un maire d’une commune a le malheur d’avoir un panier de basket mal fixé qui tombe sur la tronche d’un ado qui s’y est suspendu, il va en taule.

Si j’ai le malheur d’oublier une petite ligne en bas de mon site Internet pour vous dire qu’en jouant en bourse vous pouvez perdre, les autorités me tombent dessus en moins de temps qu’il en faut pour l’écrire.

 

Mais si vous trafiquez les comptes d’un pays entier, le trafiqueur ou celui qui lui a demandé, rien du tout.

Oui, je sais, les complotistes me sautent dessus et disent, vous voyez bien.

Je vois surtout que pour qu’il y ait un coupable, il faut des lois, il faut des gens pour les faire appliquer, il faut des tribunaux pour les poursuivre, il faut des gens pour porter plainte.

 

La finance ne se fait plus au niveau national, elle se fait au niveau mondial. Or à ce niveau-là, aucun contre-pouvoir n’existe. Chaque pays veut laver plus blanc chez lui, mais ce qui se passe ailleurs…

 

Appelez ça un complot si vous voulez, moi je montre juste que face a une industrie privée avec des moyens colossaux, les politiques avec leur rythme de limace entravé par les prochaines élections se sont fait doubler. Que dis-je, ils se sont fait enrhumer. Ils sont à vélo pendant que l’économie avance en formule 1.

 

On a fait l’Europe avant d’en faire les lois. On a dérèglementé le commerce mondial avant d’en fixer les règles. Tout ça pour plaire aux électeurs. Et les coupables seraient ceux qui en profitent ? Faut être bien naïf sur la nature humaine pour croire qu’ils n’en profiteraient pas.

Il faut être bien naïf pour croire que tout ça est planifié par la force obscure.

 

Continuez de croire que c’est la révolution, les indignés, les syndicats qui vont nous sortir de là.

Ils provoqueront la rupture c’est à peu près certain, mais pour s’en sortir, il faut se retrousser les manches, il faut faire des choses, pas juste les défaire.

 

Il y a vingt ans, les entreprises tremblaient devant leur assemblé d’actionnaires, devant leur conseil d’administration.

Il y a vingt ans, elles n’osaient pas faire du business au-delà des frontières.

Nous avons besoin très rapidement de mettre en place des contre-pouvoirs. La politique mondiale doit se reformer, voire juste se former.

 

Mais ce qui me fait le plus peur, c'est pas le manque de temps pour réussir tout ça, c’est pas le manque d’hommes pour s’atteler à cette tâche, c’est que le seul discours en face de tout ça, c’est celui qui est audible par le plus grand nombre, celui qui est le plus facile, celui de la contestation stérile, de la propagande et de la révolution.

Le passé nous a déjà montré ce que ça donnait, mais l’homme n’apprend pas de ses erreurs contrairement à ce qu’on pense.

 

Pour ceux qui ne veulent pas abandonner, pour ceux qui veulent se préparer à l’après, j’espère que les auteurs d’Objectif Eco vous donne à réfléchir et des pistes qui vous donnent envie.

Vincent Benard a proposé des pistes pour la crise.

Olivier Crottaz nous a montré le bien-fondé du referendum d’initiative populaire, redonnons aux gens le pouvoir de décider.

Michel de Poncin propose des initiatives pour responsabiliser les politiques devant leurs dépenses et j'en passe.

 

Loin de moi l’idée de faire de la politique, tout ça c’est dépassé. Le concept de ligne, de droite de gauche, on a tous compris que ça ne menait nulle part.

Pour que ces idées se transforment, évoluent, soient discutées, débattues, améliorées, on a aussi besoin de vous.

Notre point faible c’est notre audience limitée. Aidez-nous à partager ces articles, ces idées sur la toile. Les réseaux sociaux peuvent être nos referendums d’initiative populaire à nous, mais pour ça ce n’est pas isolé dans notre coin qu’on va faire bouger les choses.

 

Samuel Rondot, directeur de www.bestcfd.com



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Commentaires

Le 3 novembre 2011 par : Philippe PAILLOLE

Peut-être, mais je suis un actionnaire de bnp et heureux de l’être et je dis publiquement bravo à Baudoin Prot qui a sû prendre les mesures qu’il fallait prendre, notamment en plus, en se débarrassant d’une partie de la dette italienne, espagnole et en jurant d’arrêter les frais : the game is over pour bnp (bnp ne "prêtera" plus ces pays, en tout cas à la grèce).

on ne peut pas tirer à boulet rouge sur les états qui s’endettent de façon inconsidérée depuis des lustres, accuser les banques d’être trop laxistes, puis reprocher dans le même temps à une banque de prendre sa perte sans pleurer auprès du contribuable et d’arrêter là les frais.

Enfin, une dernière remarque : en abandonnant leur dette, il reste 4,7 milliards au 1er semestre + 500 millions de profits au T3, mais on va pas chipoter pour si peu


Le 3 novembre 2011 par : Balthazar

Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites.

Goldman Sachs sont pas des saints, mais celui qui a triché c’est la Grece. Et les politiques qui ont fermé les yeux ce sont les 26 autres pays.

D’ailleurs, lorsqu’un seul pays demande des comptes (Finlande, Slovaquie, UK), la machine à faire n’importe quoi s’arrête nette ... Comme quoi c’était possible de demander des comptes.

Pas besoin d’etre phénoménalement intelligent pour comprendre qu’un pays endetté à 60 puis 80 puis 100 % ... est dans une spirale vicieuse. Alors un politicien dont c’est LE METIER de faire attention à ce genre de choses, il n’a aucune excuse.

Les responsables sont les donneurs d’ordres. Et les donneurs d’ordres ce sont les Etats qui ont délibéremment favorisé l’endettement des populations et des états en mettant des taux BC bas, en faisant délibéremment du déficit.

Qu’on dise qu’un particulier surrendetté ne comprenne pas ce qu’il fait et qu’on lui trouve des excuses, je veux bien. Mais un gouvernant doit comprendre ce qu’il fait car on le paie pour cela, car c’est son métier.

Mitterand a engagé la France sur la voie du déficit La droite l’a critiqué mais n’a pas amorcé la moindre petit baisse de dépenses. Et Sarko nous a pondu le grand emprunt et voulait que les français s’endettent tous pour acheter leur maison... C’est ça la réalité. Et je ne parle pas des cadeaux fiscaux à l’efficacité souvent douteuse. Et je ne parle que de la France.

Et quand on sera dans les choux (y en a plus pour tres longtemps) on dira que ce sont les banquiers, les riches, les fonctionnaires, les etrangers, ... Alors que le probleme c’est que de tres tres mauvaises décisions ont été prises et qu’aucune décisions correctives de bon sens n’ont pas été prises ensuite.

Apres mettons nous à la place des banques : entre la concurrence entre elles, et les pressions politiques qu’elles ont sans doute subies, je ne m’étonne pas qu’elles aient preté sans trop regarder. Laissons les donc faire faillite de façon à ce que ça serve de leçon aux autres. Quand à Goldman Sachs en Grece, tirons les conséquences : s’ils sont complices de fraude, on les punit, mais les responsables restent les donneurs d’ordre.


Le 3 novembre 2011 par : Samuel RONDOT

@Philippe PAILLOLE : le titre en perte sur 10 ans, a peine au dessus de ces plus bas historique et vous êtes un actionnaire content. J’espère que vous parler juste du courage du PG qui a mon avis n’a eu d’autre choix sinon il se faisait lyncher en place publique, car coté investisseur votre réponse est bien demago et très loin de la qualité de vos articles qui se font trop rares sur ce même site


Le 3 novembre 2011 par : Samuel RONDOT

@Balthazar : c’est avec moi que vous êtes pas d’accord ? Si c’est le cas, j’ai vraiment du mal à me faire comprendre car je vois pas bien ou on diverge.


Le 3 novembre 2011 par : london511

Il est vrai que les politiques réalistes sont rares, cependant les Etats Unis ont peut-être un espoir avec Ron Paul qui est le seul à dénoncer les vrais problèmes mais ce dernier ne possède aucune couverture médiatique car il veut supprimer les subventions à la presse et le FED.


Le 3 novembre 2011 par : Balthazar

@Samuel RONDOT

Apres relecture, je vous ai peut etre mal compris effectivement. Mea culpa :)


Le 3 novembre 2011 par : Balthazar

"Pour ceux qui ne veulent pas abandonner, pour ceux qui veulent se préparer à l’après, j’espère que les auteurs d’Objectif Eco vous donne à réfléchir et des pistes qui vous donnent envie."

C’est bien le cas ! Les auteurs qui vous citez (mention spéciale à Vincent Benard qui est d’une concision et d’une clarté rare), arrivent à mettre des mots et une mecanique sur ce qui pour certains, comme moi, n’était parfois qu’une intuition mal dégrossie. Lire ce site m’a souvent permis de clarifier mes idées.

Merci à vous tous et au créateur de ce site.


Le 3 novembre 2011 par : Brucibru3

- La dette détenu, c’est une promesse que des gens travailleront pour toi, toutes monnaies égales par ailleurs.
- Ce que font les banquiers, c’est prêter à 30 ans en constatant la totalité du bénéfice issu des 30 futures années immédiatement.
- Ce bénéfice est distribué en bonus et en dividende dès que c’est possible.
- Reste des gens qui doivent travailler en ayant déjà consommer le soit disant fruit de leur travail. Probablement trop cons pour n’avoir pas vu le truc venir en plusieurs décennies.
- Mais la connerie fait partie de l’existence, et la révolte aussi.

On va droit dans le mur, tous ensemble, en nous tenant la main. Les seules solutions envisagées à ce jour sont de nous tenir la main, mais fort encore. Il faut se serrer, pathétique instinct grégaire.

Le mur, lui, il est là. Il existe. En bon mur, il ne bouge pas.


Le 3 novembre 2011 par : Patrick

Vous êtes "gentillets"...

Ce qui nous met dans la MOUISE TOTALE c’est d’abord et AVANT TOUT le système monétaire a Réserve Fractionnelle qui crée des Effets Leviers monstrueux de 30 a 50 pour les banques...

Et en 2 le fait que les états s’interdisent toute véritable "Planche a Billets" (aujourd’hui ce ne sont que des "Planches a Dettes"...)

Alors maintenant QUI a fait mettre en place et n’a cessé de le développer et d’augmenter l’effet levier depuis plus de 300 ans... ???

Quand vous aurez compris et répondu a la question vous comprendrez peut-être un peu mieux le FOND du problème... !!!


Le 3 novembre 2011 par : Patrick

Qui finance les politiques pour qu’ils puissent arriver au pouvoir... (les adhérents des partis politiques  :-))) ??? )

Combien de politiques comprennent VRAIMENT comment fonctionne le système qu’ils sont censés diriger... ???

QUI conseille les politiques... ???


Le 3 novembre 2011 par : Patrick

Qui a le plus de légitimité pour créer l’argent avec effet levier... ?

Les états ou les banques... (le Peuple souverain ou des personnes privées... ?) ???

Et pourquoi a-t-on donné tous pouvoirs aux banques pour créer de l’argent a effet levier (Réserve Fractionnelle)... ???

Les politiques travaillent pour les banques ! Si ils comprenaient vraiment le système et travaillaient dans leur propre intérêt, ça fait longtemps qu’ils auraient repris a leur compte le concept de véritable "Planche a Billets" sous le pouvoir de l’Etat (et pas des "Planches a Dettes" tenues en main par les banquiers... !).


Le 3 novembre 2011 par : Brucibru3

C’est quoi cette hystérique ?

Pas fait caca kiki ?

Un conseil : il ne faut jamais hésiter à expulser un bon vieux pet vigoureux.

Je reprenais ma pensé là, "l’égoïsme sauvera le monde", provocateur, mais ne nous y trompons pas.

Le monde des bizounours, moi aussi je suis pour, et même plutôt 2 fois qu’une.

L’égoïsme sauvera le monde, parce que l’égoïsme parle de manière impérieuse en chacun de nous.

"Amor Fati" comme a dit Nietzsche et interprété de manière déplorable par Luc Ferry : "Si on doit aimer le réel doit-on aimer les camps de concentration ?" dit-il, cet être limité.

Non, on ne doit pas aimer la barbarie humaine, mais on doit la constater, et par ce constat, on se place en amoureux des faits en leur reconnaissant cette particularité qui est d’exister, du coup on aime les faits, bref, Amor Fati.

L’égoïsme sauvera le monde parce que l’égoïsme est la première force qui existe, qui parle en chacun de nous. La deuxième est probablement la lâcheté, et tout peut porter à croire qu’une fois l’être est assez engraissé, elle est la première.


Le 4 novembre 2011 par : Julien

Samuel a écrit : "Notre point faible c’est notre audience limitée. Aidez-nous à partager ces articles, ces idées sur la toile. Les réseaux sociaux peuvent être nos referendums d’initiative populaire à nous, mais pour ça ce n’est pas isolé dans notre coin qu’on va faire bouger les choses."

De nombreux articles de qualité sur le site, avec des débats derrière. Et le problème c’est que la structure du blog fait qu’après quelques jours, les articles deviennent ’des archives’.

Comme je l’ai dit lors d’un précédent commentaire sur un autre article, internet offre d’autres possibilités pour donner plus de visibilité. Facebook n’est malheureusement pas un bon exemple, car il suffit quelques remarques de membres et le groupe/discussion est supprimé...

Si cette voie vous intéresse d’offrir plus de visibilité, je peux y réfléchir et revenir vers vous avec une idée concrète, dans le but d’avoir cette participation directe des internautes.

Dernier point, il y a quelques temps, j’ai vu une émission belge ’Question à la une’ (qui chaque semaine traite deux sujets polémiques) comparant la situation politique belge à celle des pays scandinaves. Alors que dans nos pays (France et Belgique), nos politiciens ne doivent pas rendre des comptes sur le décision. Dans les pays scandinaves, des journalistes et même internautes analysent en permanence les décisions politiques, la gestion de l’argent et les dépenses des politiciens (analyse des factures qui sont publiques pour voir s’il n’y a pas d’abus (frais restaurant, ticket d’avion, hotel). Cette transparence disponible à toute la population rendent les politiciens ’plus responsables’. En cas d’abus répétitive, ils ont perdu la confiance et se font remplacés.

C’est une situation extrême par rapport à nos pays. Effectivement, nombreux politiciens sacrifient leur vie personnelle et on peut légitimer le fait d’avoir quelques priviléges à partir du moment où ils sont modérés et proportionnels. Mais notre modèle démocratique en FR/BE doit se moderniser et offrir plus de participation aux décisions et une plus grande transparence. Et ce via différentes actions


Le 4 novembre 2011 par : Slump

@Patrick : Tout à fait, c’est l’effet de levier colossal et le pouvoir de création monétaire qui donnent un pouvoir exhorbitant aux banques !

Il faut s’avoir que par exemple l’activité des fameux produits dérivés n’est pas vraiment rentable, le standard dans la profession est de 1% de gain par deal pour un nominal donné. C’est moins qu’un boucher ou qu’un loueur de vélo ! La différence c’est que les banques peuvent faire ces opérations avec 30X leurs fonds propres. Et hop on passe d’un coup de 1% à 30% de rentabilité.

Tous ces sujets :
- le système de la réserve fractionnelle
- le pouvoir de création monétaire. sont ABSENTS du débat public alors que c’est la clé de voute de tout le système.

Aujourd’hui le pékin de la rue croit que ce sont les déposants qui apportent l’argent qui est reprété ensuite. Rien n’est plus faux ! L’argent des déposant sert juste de garantie. L’argent est CREE à partir de rien.


Le 4 novembre 2011 par : stemaie

"Mais ce qui me fait le plus peur, c’est pas le manque de temps pour réussir tout ça, c’est pas le manque d’hommes pour s’atteler à cette tâche, c’est que le seul discours en face de tout ça, c’est celui qui est audible par le plus grand nombre, celui qui est le plus facile, celui de la contestation stérile, de la propagande et de la révolution."

Malheureusement, pour stopper les dérives d’une poignée d’hommes de pouvoir sur cette planéte, la démocratie et la diplomatie ne vont peut être pas suffire et la révolution va devenir inévitable.

L’histoire se répète....


Le 4 novembre 2011 par : bibi75

Depuis 2 mois je tiens ce même discours sur la BNP à mon entourage perso et pro et j’ai été surpris de voir des gens non spécialistes de la finance ne pas être dupes de ce qu’il se passait. Je trouve que le niveau de connaissance global augmente. Mais en parallèle, j’ai aussi constaté que plus les gens étaient informés, plus leurs découragements étaient importants. En cela, je trouve le développement de l’article intéressant pour ne pas tomber dans la résignation collective et aller dans le sens de la communication constructive et participative.


Le 5 novembre 2011 par : mitch

Si seulement ces témoignages des salariés de la finance sortaient dans la presse, l’opinion publique saurait quelles sont les pratiques contre lesquelles il faut lutter et pas rejeter la finance en bloc.

En tout cas je suis bien curieux de connaitre ces pratiques...

Je suis de loin professionnellement de la finance, je suis seulement prof, mais je fais des cours qui traitent des généralités sur la finance et j’approfondis mes connaissances et enrichis mes cours grâce aux informations que je glane (entre autres) sur ce site.

Dans le fond, je suis un relais indirect de certaines idée énoncées sur ce site. Donner des exemples concrets sur certains marchés et certaines pratiques de la finance que je trouve ici permet aux jeunes (qui s’y intéressent de plus en plus) d’être bien informés et ils en parlent chez eux.


Le 7 novembre 2011 par : Samuel RONDOT

@mitch : le soucis c’est que seul les personnes concernés ne peuvent en parler. Si on propage des rumeurs sans être certain des faits, on va pas vraiment participer à clarifier la situation. Or la quasi totalité de ces dossiers se règlent a coup de chèque avec les clients. Ceux qui ont fait la faute n’en parleront pas, ceux qui ont touché le chèque non plus (soit à cause d’une clause de confidentialité ou de peur qu’on leur reprenne). Et c’est l’omerta la plus totale. Il ne reste que les rumeurs et les histoires de couloirs et leur place n’est qu’autour d’un verre malheureusement.


Le 7 novembre 2011 par : Joseph Pietri

Hum, j’ai l’impression qu’on parle de moi, il fut un temps...


Le 28 décembre 2011 par : bruneau

RIEN à VOIR AVEC LE SUJET MAIS NE SERAIT CE PAS POSSIBLE DE FAIRE EN SORTE QUE LES PSEUDOS DES INTERVENANTS SOIENT PLUS FACILES à LIRE Q UESTION D ’éclairage . MERCI D ’y penser .


L'auteur
Samuel RONDOT

Directeur de BestCFD.com, auteur de livres et stratégies de trading, trader systématique dans un hedge fund, je cumule les casquettes depuis 15 ans sur les marchés financiers. Site commercial : www.samuelrondot.com

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