Olivier Crottaz : Déflation, inflation, désinflation, de quoi parle-t-on ?
La déflation est sur toutes les langues et dans tous les esprits. La Migros (grand distributeur suisse) annonce aussi des baisses de prix sur 150 produits. L’immobilier baisse etc.
Cela signifie que l’argent que vous avez dans votre poche prend de la valeur. La déflation est le gain du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une diminution générale et durable des prix. c’est une inflation négative.
On l’aura donc com-prix l’inflation est une augmentation des prix, mais comme dirait Napoléon c’est là que ça se corse.
L’inflation est la perte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix. Elle doit être distinguée de l’augmentation du coût de la vie. La perte de valeur des unités de monnaie est un phénomène qui frappe l’économie nationale dans son ensemble, sans discrimination entre les catégories d’agents. En revanche, l’augmentation du coût de la vie affecte la répartition fonctionnelle et personnelle des revenus, sans toucher à la relation entre la masse monétaire et le produit national définissant le pouvoir d’achat de la monnaie. Pour évaluer le taux d’inflation, on utilise l’indice des prix à la consommation (IPC). Cette mesure n’est pas toujours exacte car les variations de l’indice ne sont pas toutes d’origines inflationnistes. (INSEE)
et la désinflation c’est quoi ? c’est le dégonflement de l’inflation. Cette dernière diminue (baisse du taux d’accroissement du niveau moyen des prix).
Le cadre est ainsi posé.
Maintenant, je m’attaque aux chiffres qui sont produits. Je prends comme exemple les Etats-Unis, c’est le cas le plus suivi, plus connu et sur lequel on trouve le plus d’informations.
On nous informe depuis des lustres de la hausse des coûts, on nous produit des chiffres inflationnistes etc
C’est d’ailleurs sur ces mêmes chiffres que se basent les employeurs, l’Etat etc. pour fixer les augmentations de salaires .
Hé bien tous ces chiffres sont manipulés, en résumé ils sont faux.
Une preuve :

d’après Shadowstats.com (et je pense qu’il a raison ce monsieur John William).
Il parlait aussi de l’ère Clinton durant laquelle on calculait l’inflation d’une manière et ensuite la méthode a été changée par le gouvernement qui a succédé. Il est facile de dire que tout est sous contrôle quand on produit des données erronées.

En tous les cas, les chiffres qu’on lit tous les jours me laissent de plus en plus dubitatifs (je parle des chiffres communiqués par les états). Cela ressemble plutôt à du bruit qu’à des réalités.
Pour mémoire :
Sur la base des dernières statistiques (septembre 2008) des prix à la consommation, le bon franc suisse, une monnaie réputée solide et stable, a tout de même perdu
10.4% de son pouvoir d’achat en dix ans
30.3% en vingt ans
49.7% en trente ans
68.6% en quarante ans
76% en cinquante ans
87.5% depuis l’abandon de l’étalon-or en septembre 1936 !
cash is king mais seulement en période de déflation
En conclusion, celui qui me dit que le renchérissement est compensé ou que l’on s’enrichit en plaçant sur un compte épargne aura beaucoup de peine à me convaincre.
Olivier Crottaz
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