Charles Dereeper : La croissance économique dans une perspective historique
Avant 1820, au cours des mille années précédentes, la croissance économique est évaluée à 0,05% par an, soit une immense et énorme stagnation. Des générations et des générations d’êtres humains ont vécu dans un monde sans progression. La très grande majorité des populations menait une existence rurale.
Il aura fallu une mécanisation de l’agriculture et le perfectionnement des techniques agricoles, l’utilisation de l’énergie fossile et enfin, une démographie mondiale explosive pour bouleverser cette très longue stagnation.
En seulement deux cent ans, le monde d’aujourd’hui est parvenu à multiplier par 100 sa vitesse de croissance. En théorie, tous les 15 ans environ, nous doublons désormais de volume.
Réfléchissez trois secondes. C’est énorme en comparaison avec l’histoire humaine ! Dans le monde occidental, pour la première fois depuis des dizaines de milliers d’années, il y a abondance matérielle 12 mois sur 12, sans guerre.
Le chemin emprunté a toujours été identique pour tous les pays : mécaniser l’agriculture pour libérer des bras et de l’énergie à consacrer à l’industrie et aux services. A ce petit jeu, l’Europe et les USA étaient certains d’aller plus vite, car l’agriculture liée au climat a permis à ces pays de cultiver les denrées alimentaires les plus demandées au niveau mondial.
Nous vivons dans la période la plus fortunée de l’histoire de l’humanité. Le smicard français d’aujourd’hui a un confort de vie très nettement supérieur aux rois les plus riches d’autrefois !
D’une certaine manière, je trouve dommage que les gens se focalisent uniquement sur les inégalités entre riches et pauvres, sous toutes les formes, entre les pays ou au sein des mêmes pays. Mon opinion est que nous devrions nous concentrer sur d’où nous venons, dans une perspective historique, et surtout, nous devrions avoir conscience de l’incroyable progression réalisée (et en cours) et de notre chance inouïe d’être vivant aujourd’hui en 2010 et non, en plein moyen âge. Comme disent certains : « les Français se plaignent de tout, mais la bouche pleine… ».
Charles Dereeper
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Le 26 septembre 2010 par : Dad El Carbo
C’est un discours auquel j’adhére complementent, ceux qui sont nés dans le confort moderne et n’ont pas fait l’expérience, ou au moins eu la curiosité, de voir d’où l’on vient, ne se rendent pas compte de la chance que nous avons de vivre à cette époque. Ne serai-ce qu’au niveau de la santé, par exemple guérir une rage de dents de nos jours est un acte des plus bénins. Quand on pense à ce dicton populaire que nos ailleux prononçaient aprés le décés d’une personne en disant : "En voilà un qui n’aura plus mal aux dents", certes pas trés élégant, mais trés révélateurs des souffrances qu’ils pouvaient endurer pendant leurs vies. Ce dicton, n’a plus de sens de nos jours.
Ce texte m’amène à deux réflexions, qui malheureusement sont moins joyeuses :
1 - Dans la nature rien ne croit a un rythme exponentiel indéfiniment, du simple fait que le monde est fini. Ce n’est donc qu’une question de temps avant que la tendance s’inverse. Mais nous avons encore de beux jours devant nous.
2 - Les cycles économiques sont comme une partie de Monopoly, lors qu’il y a un gagnant qui a tout acheté et que les autres sont ruinés, la partie est finie. Il faut donc recommencer une nouvelle partie pour s’amuser à nouveau. Remettre de l’argent dans la banque ne sert à rien s’il n’y a plus personne pour payer les loyers...
