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Charles Dereeper : Il faut acheter la dette grecque pour diversifier son patrimoine !

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(article du 15 juin 2011)

Il faut acheter maintenant la dette grecque...

Certes, la lenteur avec laquelle les collectivités réagissent est effarante. Certes, que les syndicats grecques organisent des manifestations pour lutter contre l'inéluctable est pathétique et digne de l'esprit des syndicats. Certes enfin, les taux sont à 28% à deux ans et à 18% à 10 ans, ce qui signifie que le danger est important.

Mais, peut on envisager que le pouvoir politique risque de faire plier l'Europe pour un petit problème comptable qu'est la Grèce ? C'est la question.

Dans un communiqué, les banques françaises viennent de nous rassurer que les dettes grecques ne représentent que 0,5 à 1% de leurs encours. Ce qu'elles oublient de préciser, c'est qu'avec un effet de levier de 30, il suffit que 3% des encours connaissent des soucis pour qu'elles sautent... Le problème est donc plus grave pour la France qu'il ne l'est actuellement présenter. Nicolas Sarkozy va-t-il laisser ce truc là se développer et lui péter à la figure à un an de son élection présidentielle à venir ? Il a prouvé qu'à ce jeu là, il est fort, à défaut d'être un bon président qui restructure. C'est pas crédible l'histoire du défaut de paiement.

Non franchement, je ne partage pas la vie des analystes qui jubilent et qui annoncent des jours noirs ou la fin de l'Europe ou le défaut de paiement. Le plus probable, c'est que les politiciens tapent dans la caisse des contribuables européens et arrangent entre amis une petite solution à l'arrache dont ils ont le secret...

Je pense donc qu'il faut acheter la dette grecque car elle offre désormais des excellents rendements ! Pour diversifier de manière active son patrimoine, une petite ligne n'est pas idiot ! L'Europe ne va pas sauter à horizon deux ans. 28% par an pendant deux ans, c'est correct... le risque en face est une dévaluation de 50% ? Donc un risque de 22% / 25% de pertes. Franchement, le pari n'est pas dénué de sens désormais !

Charles Dereeper

PS : deux jours après la publication de cet article... http://www.objectifeco.com/bourse-2/trading/article/charles-dereeper-35-000eur-de-gains-je-sauve-mon-semestre-a-la-derniere-minute



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Commentaires

Le 15 juin 2011 par : brucibru2

Appelle la SG, dis leur que tu leur prends toute, à levier 50.

Un autre petit calcul intéressant :
- La Grèce est endetté à 140% de son PIB (au mieux),
- Ses rentrées fiscales sont on va dire de 50% du PIB, => La Grèce est endettée a hauteur de vaguement 300% de ses revenus.
- La Grèce se finance à minimum 20%. => La Grèce doit consacrer 60% de son budget au service de la dette.

C’est terminé pour la Grèce.


Le 15 juin 2011 par : belsha

Non, brucibru,

La dette ne se finance pas à 20%. C’est le taux des obligations grecques sur le marché secondaire, mais pas lors des émissions d’obligations grecques.


Le 15 juin 2011 par : brucibru2

Tu as raison. Mais une bonne partie de cette dette devra être refinancée à court et moyen terme, et ce ne sera pas au taux du marché, il n’y aura plus de marché pour les nouvelles émissions. Car ce petit calcul tous ceux qui sont susceptibles de prêter à la Grèce le feront.


Le 15 juin 2011 par : brucibru2

j’avais mal lu ton post. La seule raison pour laquelle les nouvelles émissions ne seraient pas au taux du marché secondaire, serait parce que c’est la BCE, l’UE ou le FMI qui les rachète.

C’est pas comme le poisson, c’est pas plus cher quand c’est frais.

En revanche, le portefeuille de dette de la Grèce ne doit pas être en moyenne à 20%. Elle a du émettre du papier sur 10 ans à 5% il y a quelques années et qui doit être aujourd’hui dans les tréfonds de la SG, ou autre.


Le 15 juin 2011 par : Sinclair

De toute façon, que l’on casque pour maintenir la Grèce à flots (en attendant quoi ?) ou pour sauver nos banques, quelle différence ?

La bulle de la dette finira par avoir la peau du système, la faillite grecque n’est qu’un rebondissement anecdotique.

Santander qui n’arrive pas à placer plus de 50% de sa dernière émission de dette, un autre indice que le navire fait eau de toutes parts.


Le 15 juin 2011 par : brucibru2

Sauvons les banques en les nationalisant. Au moins après, l’état les revend. Plutôt que le supplice du tonneau des danaïdes.

Pour moi, ca finira comme cela, quelque soit le folklore autour.


Le 16 juin 2011 par : belsha

brucibru,

Iil y a quelque chose que je ne comprends pas dans cette histoire :

Les investisseurs obligataires ont peur d’un "haircut" dans une restructuration de la dette grecque, c’est-à-dire qu’on ne leur rembourse qu’une partie du principal qu’ils ont prêté, admettons 70%.

Mais si le dix ans grec est passé d’un taux de 5% lors de l’émission à un taux de 20% sur le marché secondaire cela signifie qu’il y a des investisseurs qui vendent cette obligation pour beaucoup moins cher actuellemnt cette obligation que lors d’un événtuel défaut. En effet, si un bon de 100€ a un coupon de 5€ (donc 5%), si ce bon rapporte actuellement 20% cela signifie qu’il ne coûte plus que 25€ !

Donc deux choses : les investisseurs qui ont vendu leurs bons grec sur le marché secondaires ont déjà accepté des sacrifices bien plus grans que lors d’une éventuelle restructuration. Ou serait le problème ?

Ensuite, si on craint un "haircut" de "30% ne serait-ce pas une véritable aubaine d’achêter des obligations déjà décôté de 75% ? Autrement dit, on craint qu’une obligation émise à 100€ ne soit remobrousé que 70€, mais si je l’achête à 25€ ne ferais-je pas une méga-PV lors de la restructuration, en plus du rendement de 20% ?

Je fais l’idiot exprès, mais il y a quelque chose que je ne comprends pas du tout. Quelqu’un eut m’expliquer ?


Le 16 juin 2011 par : belsha

Charles,

Une autre stratégie serait d’achêter la banque NGB, côté en ADR à la NASDAQ, actuellement à 1.19$

Cette banque est profitable malgré la crise, et possède une grosse banque turque encore plus profitable. Elle a un price/book d’environ 0.3, donc une valeur minimale au moins triple. Elle a aussi survécu le nazisme, les colonels, la révolution grecque, etc.

Qu’en pense-tu ?


Le 16 juin 2011 par : Saintbernard

L’article sur la dette grecque m’a intéressé au plus haut point, mais j’y ai rencontré des erreurs de forme et de fond que je n’ai pas pu laisser passer... Je me suis donc permis d’y apporter quelques corrections. Veuillez trouver ci-dessous le texte corrigé par mes soins.

Charles Dereeper Il faut acheter maintenant la dette grecque... Certes, la lenteur avec laquelle les collectivités réagissent est effarante. Certes, le fait que les syndicats grecs « syndicat » est masculin...) organisent des manifestations pour lutter contre l’inéluctable est pathétique et digne de l’esprit des syndicats. Certes enfin, les taux sont à 28% à deux ans et à 18% à 10 ans, ce qui signifie que le danger est important. Mais, peut on envisager que le pouvoir politique risque de faire plier l’Europe pour un petit problème comptable qu’est la Grèce ? C’est la question. Dans un communiqué, les banques françaises viennent de nous rassurer : (pas de « que », ni de queue après « rassurer »... Deux points sont préférables) les dettes grecques ne représentent que 0,5 à 1% de leurs encours. Ce qu’elles oublient de préciser, c’est qu’avec un effet de levier de 30, il suffit que 3% des encours connaissent des soucis pour qu’elles sautent... Le problème est donc plus grave pour la France qu’il ne l’est actuellement présenté (participe passé et non infinitif). Nicolas Sarkozy va-t-il laisser ce truc là se développer et lui péter (trivial...) à la figure à un an de l’élection (et non son élection : il ne sera pas seul candidat et n’est pas assuré d’être élu) présidentielle à venir ? Il a prouvé qu’à ce jeu là, il est fort, à défaut d’être un bon président qui restructure. C’est pas crédible l’histoire du défaut de paiement. Non franchement, je ne partage pas l’avis (et non pas « la vie » !... On se doute bien que monsieur Dereeper n’est pas marié avec les analystes...) des analystes qui jubilent et qui annoncent des jours noirs ou la fin de l’Europe ou le défaut de paiement. Le plus probable, c’est que les politiciens tapent dans la caisse des contribuables européens et arrangent entre amis une petite solution à l’arraché dont ils ont le secret... Je pense donc qu’il faut acheter la dette grecque car elle offre désormais d’excellents rendements ! Pour diversifier de manière active son patrimoine, une petite ligne n’est pas idiot ! L’Europe ne va pas sauter à horizon deux ans. 28% par an pendant deux ans, c’est correct... le risque en face est une dévaluation de 50% ? Donc un risque de 22% / 25% (un bénéfice de 28% pendant deux ans cela représente une plus value potentielle de 64%. Si elle est suivie d’une perte de 50% le bilan qui en résulte est une perte de 18,1% et non pas 22 ou 25... ) de pertes. Franchement, le pari n’est pas dénué de sens désormais ! Charles Dereeper


Le 18 juin 2011 par : Le nouveau banquier

Bonjour,

La situation est bien plus délicate AMHA (= à mon humble avis). Il est bien trop dangereux de monter dans ce train-là ! Une obligation d’Etat émise par un pays endetté comme la Grèce ne vaut rien, car cet Etat a vocation de faire faillite. La prudence en ces temps houleux, doit rester de rigueur AMHA.

La crise économique a fait place à une crise des états. Cherchons dorénavant des entreprises à valeur intrinsèque et non des obligations d’Etats endettés.

Depuis les subprimes, j’achète au son des canons pour vendre aux sons des violons et ce avec l’aide des indicateurs de sentiments et, surtout, des miens en plus des informations de géopolitique et de géo-économie.

Mes résultats : +43% depuis le 1er janvier et bien plus en 2010, qui me permettent de prétendre que j’ai de la chance :-).

En avril 2009, je n’ai plus voulu écouter les bears car j’avais compris l’importance qu’allait avoir, sur les indices mondiaux, les Q.E. de Ben Bernanke ! Ce qui m’a valu d’être mal considéré et même éliminé du blog d’un ultra bear convaincu qui lui prétendait le contraire. Par contre, il est fort possible que les QE1 et 2 n’ont que reporté le problème de quelques années. Mais, je maintien pourtant, que personne ne connait l’avenir, on ne peut que l’apprendre.

Gagner, c’est un état d’esprit, mais apprendre, c’est changer !

Merci pour votre travail.

Luc de http://serfix.wordpress.com

Ps : attention à l’or papier ...


Le 19 juin 2011 par : Le nouveau banquier

je vous conseille de lire ceci avant d’acheter la dette Grecque : http://fr.reuters.com/article/topNe...

Bonne semaine, Luc de http://serfix.wordpress.com


Le 19 juin 2011 par : Le nouveau banquier

Rappelez-vous du plan Brady (1986 et 1990) avec un abandon de 35% des créances. Surveillons les taux. http://www.ismea.org/ISMEA/DETTE.ge...


L'auteur
Charles DEREEPER

Rédacteur, éditeur, entrepreneur, trader...

L’intégralité de mes articles est publiée sur Objectifeco à cette adresse : http://www.objectifeco.com/auteur/c... que je considère comme mon blog perso.

Je vis en fonction de l’intuition, du coeur et de la possibilité de mourir à chaque instant.

Je mets à la poubelle la culture chrétienne, ce que m’ont raconté mes profs ou mes parents et toutes les âneries que l’Etat français a tenté de m’imposer pour me tenir en laisse...

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