Vous n'êtes pas membre (devenir membre) ou pas connecté (se connecter)
Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

==> Suivre en direct l'évolution de mon PEA


==> Suivre en direct l'évolution de mon portefeuille Rendement et Dividendes

 

Loic-Abadie

promospeciale

point sur la dette européenne début 2011.

Audience de l'article : 7222 lectures
Nombre de commentaires : 7 réactions

 

 

1) Point à fin 2010

 

Voici un tableau résumant la situation prévue à fin 2010 pour les principaux pays européens, ainsi que les USA et le Japon en ce qui concerne la dette publique et le déficit en pourcentage du PIB.

 

 

 

 

 

 

dette publique

 

 

déficit

 

 

Japon

 

 

196%

 

 

9,80%

 

 

Grèce

 

 

140%

 

 

9,80%

 

 

Italie

 

 

119%

 

 

5%

 

 

Irlande

 

 

99%

 

 

11,70%

 

 

USA

 

 

85%

 

 

10,64%

 

 

France

 

 

84%

 

 

7,70%

 

 

Portugal

 

 

82%

 

 

7,30%

 

 

UK

 

 

77%

 

 

11,40%

 

 

Allemagne

 

 

75%

 

 

3,50%

 

 

Espagne

 

 

65,90%

 

 

9,80%

 

 

Norvège

 

 

47,70%

 

 

excédent

 

 

Danemark

 

 

46,60%

 

 

4,50%

 

 

Suède

 

 

42%

 

 

1,10%

 

 

UE16 (2009)

 

 

78,70%

 

 

6,80%

 

 

 

 

Vous trouverez de nombreuses informations complémentaires sur les dettes publiques dans cet intéressant rapport d'investmentwatchblog.

 

 

 

On notera que :

 

  •  

    La maturité moyenne de la dette publique des pays européens se situe autour de 6 ans, celle des USA étant seulement de 4 ans, alors que la Grande-Bretagne se distingue avec des maturités de plus de 13 ans (plus la maturité est longue, moins le pays sera exposé rapidement aux conséquences d'une hausse des taux, puisqu'il aura moins de dette à refinancer).

     

  •  

    La part de la dette détenue par l'étranger se situe entre 40 et 60% pour la plupart des pays européens (mais cet « étranger » comprend sans doute une forte proportion de pays européens détenant des dettes d'autres pays européens).

     

 

 

De ce tableau, il ressort aussi que :

 

  •  

    La position de « PIIGS » tels que l'Espagne ou le Portugal n'est au fond pas spécialement plus mauvaise que celle des USA, qui ont à la fois une dette assez élevée (85% selon mon calcul qui prend en compte la seule dette détenue par le public et les dettes des collectivités locales, hors dette intra-gouvernementale), et un déficit public supérieur à 10%.

     

  •  

    L'Italie est un peu plus endettée que les USA, mais son déficit est moins important.

     

  •  

    Le Japon est de loin le pays le plus endetté, mais le chiffre doit être relativisé (pour quelques années, mais pas éternellement) par le fait que la dette japonaise est détenue massivement en interne par les ménages (95%), et que la balance des paiements de ce pays est structurellement positive.

     

  •  

    Les pays Nordiques (Danemark, Suède et surtout Norvège) sont en bonne position.

     

  •  

    La situation des finances publiques françaises n'est pas spécialement meilleure que certains pays comme l'Espagne ou même le Portugal.

     

  •  

    L'eurozone dans son ensemble vit largement au dessus de ses moyens, avec un déficit de près de 7% du PIB en 2009, et une dette publique qui devrait dépasser 80% du PIB en 2010.

     

 

 

 

 

2) Le fonds de stabilité européen.

 

Le principe de fonctionnement de ce fonds censé protéger les pays qui se sont surendettés des agissements des grands méchants spéculateurs et des marchés mal intentionnés est bien expliqué dans cet article du Figaro.

 

Le principe est simple, et évidemment absurde sur le long terme : Un ensemble de pays globalement très endettés et présentant un déficit public insoutenable (les 16 pays de la zone euro) va s'unir pour emprunter sur les marchés (jusqu'à 450 milliards d'euros quand même) et « aider » ainsi à régler les problèmes d'excès de dette survenant à l'intérieur de cet ensemble.

 

Ces nouveaux emprunts étant bien entendu garantis par les états surendettés !

 

Le FMI, financé notamment par les USA (eux aussi très endettés et ayant un déficit public insoutenable) pourra participer à la fête à hauteur de 250 milliards supplémentaires.

 

Ces emprunts de centaines de milliards d'euros seront faits sans qu'un quelconque avis soit demandé aux parlements des différents pays membres de la zone euro (il paraît que les institutions européennes sont démocratiques, , on peut même y trouver un parlement décoratif avec de vraies élections tous les 5 ans).

 

La seule décision d'experts du FMI, de la commission européenne et l'accord des ministres des finances de la zone euro sera suffisante pour lancer les emprunts et engager la garantie des différents états concernés.

 

Cela évitera sans doute des débats gênants et des réactions populaires « indésirables » sur cette stratégie consistant à reboucher des trous en creusant des trous plus gros à côté. Le peuple inculte risquerait de ne pas être capable de comprendre et d'apprécier à sa juste valeur la technicité de ce montage financier !

 

En attendant, les CDS (credit default swaps) des PIIGS de la zone euro sont en hausse régulière depuis la fin 2009 (malgré une récente correction en janvier 2011), et la confiance des marchés ne semble pas du tout restaurée (voir ce graphique de Bloomberg).

 

 

 

 

 

 

loic-investir-devenirrentier
Poster un commentaire

7 Commentaires

  • Lien vers le commentaire Loic ABADIE dimanche, 30 janvier 2011 19:25 Posté par Loic ABADIE

    Sur les "dettes" liées aux systèmes sociaux, je ne les prends volontairement pas en compte (c'est pour cela que j'ai exclu la dette intragouvernementale aux USA).
    La raison est simple : les "engagements" des gouvernements en matière de retraites et de prestations sociales n'engagent que ceux qui y croient, mais certainement pas les finances publiques.
    En situation de crise (et même sans crise vu la démographie actuelle), il est évident que ces engagements seront fortement revus à la baisse (diminution des pensions et prestations, recul de l'âge de départ à la retraite). ça a d'ailleurs commencé.
    Par contre je prends effectivement en compte les dettes des collectivités et états pour les USA (ce sont de vraies dettes et pas de simples "engagements").