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Charles Dereeper

Charles Dereeper

Rédacteur, éditeur, entrepreneur, trader...

Je vis en fonction de l’intuition, du coeur et de la possibilité de mourir à chaque instant. Pas de vie sans création quotidienne !

Je vis en contraste extrême entre Bangkok la sauvage torride et la jungle encore préservée du sud pacifique du Costa Rica. 

Je mets à la poubelle la culture chrétienne et le reste des religions pour neuneus attardés qui veulent nous faire gober qu'il existe trois dieux uniques (car 3 = 1, ben oui quoi, c'est un truc religieux, nous les quiches, on peut pas comprendre, c'est que eux) dont en plus, nous serions séparés (ben oui, si dieu est déjà en nous, on n'a plus besoin de se soumettre à des religieux assoiffés de domination... leur seule solution consiste à nous raconter qu'on est tout seul et dieu est ailleurs. Bien sûr, on peut lui dire bonjour, mais à condition de prendre une carte de membre...).

En fait, en considérant que nous sommes tous connectés ensemble nous les humains basiques, la vie retrouve son sens perdu et on peut se passer sans souci de cette morale catholique bidon...

Sinon, j'ai tenté du mieux que j'ai pu, d'effacer ce que m’ont raconté les profs gochos de mon enfance (yavait du boulot), l'éducation plus qu'inefficace de mes parents et toutes les âneries que l’Etat français a tenté de m’imposer pour me tenir en laisse...

Je suis totalement contre le dogme du profit maximal, qui égare la majorité des humains et qui détruit tout !

J'ai besoin autour de moi de gens électrons libres, insoumis aux normes sociales vicieuses et visqueuses et insoumis à leurs propres peurs !

Un spécial remerciement éternel pour Alain qui en 2001 / 2003 m'a offert le plus précieux des cadeaux.



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Avenir de la France - pour éviter l'écroulement, un QE européen est nécessaire accompagné d'une réduction des déficits

Audience de l'article : 5055 lectures
Nature de contenu : Edito
Nombre de commentaires : 7 réactions
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Je poursuis mon exploration des cerveaux qui réfléchissent au futur économique. Cette semaine, j'ai passé une heure avec Jean Christophe Bataille. Nous avons eu une conversation assez intense qui m'a retourné la tête.

En effet, nous sommes sur internet en train de réfléchir en dehors des normes sociales et de la propagande officielle. Cela ne veut pas forcément dire que nous avons raison.

Depuis quelques mois, il y a quelque chose qui me chagrine, un truc qui couille.

On a tous explosé la tête des USA, criant au loup, critiquant leur politique monétaire, leur gestion des subprimes, la crise immobilière, la démographie, le truquage des chiffres de l'inflation et du chômage, l'avenir sombre, la concentration des richesses... bref, on leur a mis plein la poire à ces riquains. Mais quand on regarde entre 2007 et 2014, qui s'en sort le mieux au niveau macro économique ?

La réponse est : les riquains !

Donc ca couille. Nous nous sommes tous forcément trompés dans nos analyses.

J'ai donc pris contact avec Jean Christophe Bataille qui a approuvé depuis 2010 la gestion de la crise financière à l'aide de QE aux USA. Je me suis dit qu'il devait y avoir tout un mode de pensées économiques qui m'échappait, le même qui devait expliquer le pourquoi du succès relatif des USA par rapport à l'Europe et au Japon.

J'en ai eu pour mon argent. Jean Christophe Bataille est un spécialiste confirmé des politiques économiques. En plus, il a l'avantage de connaître la manière de penser des dirigeants actuels. Au fur et à mesure qu'il me décryptait ces gens, j'ai commencé à boucher les trous qui me manquaient dans mes raisonnements. J'ai fini par me dire qu'il y avait quand même une belle brochette sur Objectifeco. Personne n'est d'accord, mais en assemblant les divergences, la richesse du point de vue final décoiffe.

Je pense qu'à terme, il faudra réaliser une synthèse de toutes les idées phares de chacun.

Concernant Jean Christophe Bataille, il y a une chose avec laquelle je ne suis pas d'accord, c'est sa croyance dans la capacité des dirigeants politiques à contrôler les dépenses publiques. On parle de réformes et de rigueur, alors que c'est dans les faits, l'inverse qui arrive. Les déficits sont de plus en plus importants et aucune rigueur, aucune concrétisation réelle n'est constatable. Même sous pression de l'Europe, les pays latins se débattent et continuent leur modèle de base, cramant l'argent publique sans obtenir la croissance espérée. La Grèce s'est fait punir par la communauté mondiale, mais un jour, on aura le fin mot de l'histoire. Mon petit doigt me dit toujours que la taille sur dimensionnée de son armée est connectée à la punition. Les vendeurs d'armes que sont la France, l'Angleterre et l'Allemagne n'ont pas du digérer un truc...

Je vais découper l'interview en rondelles pour vous la rendre comestible. Elle fait suite à celle de Charles Sannat qui a déclenché 5400 lectures en une semaine ici http://www.objectifeco.com/economie/croissance-recession/recession/entretien-avec-charles-sannat-sur-l-avenir-eco-de-la-france-son-ecroulement-potentiel-le-calendrier-la-forme-de-la-sequence.html

J'ai aussi interrogé Loic Abadie sur un scénario à la japonaise appliqué à la France ici : http://www.objectifeco.com/economie/dettes/dettes-de-letat/j-interroges-loic-abadie-sur-un-scenario-a-la-japonaise-applique-a-la-france-ses-consequences-pour-votre-argent-et-on-parle-de-l-opa-dont-loic-beneficie-sur-une-de-ses.html



INTERVIEW


Bonjour Jean Christophe, bienvenue pour cette nouvelle interview Objectif Eco. J'ai pris contact avec toi il y a quelques jours, il y a quelques semaines je crois, suite à deux de tes articles que tu as publiés récemment, qui m'ont particulièrement intéressés, sur les devises à long terme et sur une idée que tu avais de la croissance économique sans dette d'Etat mais avec inflation à l'aide de QE. Nous allons parler de cela aujourd'hui.

Je voulais en fait commencer par une question technique qui nous intéresse tous : je voulais connaître ton opinion sur ce que tu penses des devises à horizons très long terme, c'est-à-dire 10 ou 20 ans, parce que j'ai vu que tu as commencé à réfléchir là-dessus un petit peu dans un article. Quelles devises te semblent les meilleures pour faire de la conservation de patrimoine ? En arrière-plan je te précise ma question, c'est une hypothèse que j'ai pour solutionner les problèmes de la France. Je ne vois pas une correction du PIB comme en Grèce de 30 % pour résoudre le problème de la dette, je vois plutôt une désolidarisation de la France et de l'Allemagne, avec une dévaluation de la France qui serait quand même une solution plus acceptable politiquement qu'une chute du PIB de 30 %.

Dans ce cadre, j'interroge les gens pour savoir où est-ce qu'ils mettraient leur argent ? Sur quelle devise ? Puisque si l'on reste sur la devise française, on a soit une chute du PIB ou soit une dévaluation qui nous pend au nez. Pour toi, dans quelle devise ce serait avisé de conserver son patrimoine ? Tes raisons et ton opinion sur les devises de manière générale.

Ma première opinion sur les devises, c'est qu'elles sont très fluctuantes. D'ailleurs, tu regardes le grade de l'euro-dollar sur quelques années, en particulier 2008 ou 2007, tu as une espèce d'oscillation extrêmement forte où un coup le dollar est fort et la fois suivante l'euro est fort. Donc c'est difficile de dire « je vais m'installer dans une devise pour 20 ans » : ça je crois que ce n’est pas possible.

En revanche, le dollar a été extrêmement porteur et j'ai pu « shorter » EUR USD depuis plusieurs mois, pratiquement depuis 1,3950 et on est maintenant autour de 1,2450.  C'était donc très intéressant d'être en dollar. Ça peut l'être encore, mais on sent qu'il va y avoir des fluctuations, c'est-à-dire qu'à court terme on arrive à un seuil plancher pour EUR USD - en terme technique - qui est le support en base mensuelle qui se situe autour de 1,21 - 1,20 - 1,22. Une fourchette de prix à partir desquels la paire risque à nouveau de remonter au lieu de baisser, tout simplement pour des raisons mécaniques, c'est la mécanique des flux, des flux des acheteurs en dollars, des flux des vendeurs en dollars, et à un moment les choses s'équilibrent. On est pour l'instant en sur-achat de dollars.

A plus long terme, je crois que le dollar va garder sa force parce que l'Amérique est en avance dans les cycles économiques ; les cycles de désendettement par le quantitative easing. Et cet avantage-là, il va le conserver pendant probablement pendant un, deux ou trois ans. Moi je dirais 2017. Et ça introduit un peu la réponse aux autres questions que tu m'as posées, sur l'intérêt de ce qui est en cours, en particulier du quantitative easing. Alors, je voudrais démystifier le quantitative easing parce que c'est un sujet dont les gens parlent beaucoup mais qu'ils connaissent peu. Et finalement, le quantitative easing ça ne consiste absolument pas à créer de la dette. On peut même faire du quantitative easing en réduction budgétaire. Il suffit d'acheter de la monnaie sur le marché secondaire, en très très grande quantité et d'élargir le bilan des banques centrales et surtout d'assainir le bilan des banques, parce que ce sont elles les vecteurs de tout ça. Et à partir du moment où les banques sont en sécurités, qu'elles n'ont plus de souci, il suffit de leur mettre leurs taux à zéro.


Après, est-ce que cela a un intérêt ? Je dis oui si les pays arrivent à contenir leurs budgets. La France, par exemple, c'est le très mauvais exemple à ne pas suivre puisque - pour ne pas citer le président en place - la première chose qu'il a faite, c'est d'engager pratiquement 60 000 fonctionnaires dans l'Education nationale, en se disant que la relance par le budget allait créer de la croissance. C'est faux ! C'est faux ! Aujourd'hui il faut assainir les comptes, parce qu’à partir d'un certain niveau de dette et de budget ça ne marche plus.


Est-ce que tu as un chiffre en tête ? A ton avis, c'est combien le ratio à partir duquel il y a vraiment un gros danger ? Là on a passé la barre des 100 %. On sait statistiquement, ceux qui ont fait des recherches sur toutes les économies, développement ou en voie de développement, on sait que quand on passe la barrière des 90 % de dette / PIB, la croissance est affecté, pas en dessous. Donc là on est à 100 % et on sait aussi, mais là c'est un peu plus flou, que quand on passe un certain seuil, je ne sais pas 120 ou 130 %, ça part en couille. Est-ce que tu as une idée précise du moment où il va vraiment falloir prendre les jambes à son cou ? Est-ce que tu as un ratio en tête ?

Ce que tu dis est exact, à partir de 90 % on est en situation difficile. 2 000 milliards de dette pour la France, c'est vraiment une zone d'alerte et d'ailleurs les Allemands en sont bien conscients puisqu’ils tannent en permanence le président français pour qu'il mette en place les réformes de structure qui permettraient que ça s'arrête. Parce que le problème est là.

On voit quelques petites choses venir mais on en est très loin. Et tout le problème des Allemands, c'est que je crois qu'ils ont compris que le quantitative easing était quelque chose de tout à fait viable pour réduire l'endettement des pays par l'inflation - au détriment des rentiers obligataires, on est d'accord - mais au bénéfice quand même de la population qui ne se retrouve pas dans des systèmes où on a une faillite bancaire généralisée, une chute complète de l'économie comme on a connu en 29. Alors ce que veulent les Allemands, c'est que les Français rentrent dans un cercle vertueux au plan budgétaire avant de lancer cela. Et c'est toute la pression politique qui existe entre les monétaristes Allemands et les pays du sud. Et je crois qu'on peut dire qu'on fait partie des pays du sud, en ayant un PIB plus important, peut-être aussi une industrie plus forte, mais on est toujours dans la même logique.

Pour parler du quantitative easing, c'est important. Il ne faut jamais oublier que le quantitative easing a déjà été utilisé par Roosevelt après la crise de 29. Et le New Deal, ce n’est pas autre chose : il a imprimé des billets largables à vue pour arriver à faire en sorte que le cercle déflationniste s'arrête, ce qu'auraient d'ailleurs dû faire les Japonais après 87, après leur bulle immobilière. Ils ont commencé à le faire, si ma mémoire est bonne, en 2002 -2003. Avant cela, ils ont commencé par augmenter les taux, ce qui était bien sûr une monstrueuse bêtise. Ils les ont ensuite baissés pendant des années, ce qui ne sert à rien, parce que si tu n'élargis pas le bilan de la banque centrale, ça ne marche pas. Quand une déflation est partie, c'est parti. C'est très très mauvais. D'ailleurs ils sont à 200 % de PIB : ce qu'ils ont fait est nul. Ce que fait aujourd'hui [Shinzo] Abe a beaucoup d'intérêt parce qu'il essaie de contrôler la dérive budgétaire en augmentant la TVA. Par contre, il essaie de créer les conditions de l'inflation et je pense qu'il y arrivera. Et d'ailleurs, à mon avis, Abe ne lâchera pas tant qu'il ne sera pas à 2 % d'inflation minimum. Il a beaucoup de mal à y arriver parce que les mauvaises habitudes sont prises au sein de la population et, quand tu attends, quand tu reportes un achat, en te disant que cela sera moins cher plus tard depuis pratiquement 20 ou 30 ans, c'est difficile de changer les habitudes.

À l'inverse, rappelle-toi que les Français sont arrivés à lutter contre l'inflation des années 70, en montant brutalement leur taux, et sont arrivés à installer une inflation normale, avec des mesures de gouvernance monétaire. Le QE marche d'ailleurs très bien chez les Américains qui l'ont fait très très tôt. J’ai toujours dit : Bravo Bernanke ! D’ailleurs, je continue à le dire. D'ailleurs, tu reprends mes écrits de 2010 ou de 2009 - tu liras un peu sur le blog parce que cela fait longtemps que j'écris là-dessus - ce qu'il a fait c'est fantastique. Pour moi, si l'on écoutait les déflationnistes, on serait actuellement au fond du trou, c'est-à-dire avec une méga crise. On serait d'ailleurs revenu au quantitative easing ensuite, mais après beaucoup de dégâts.



Je te repose la question parce que tu ne m’as pas répondu. Est-ce que tu as une idée - là pour l'instant on est en zone d'alerte - de quand on passe la zone rouge en France ?

Je pense que les Allemands ont raison. Il faut que les réformes de structure arrivent bien plus vite.


Imaginons qu'elles n'arrivent pas. Parce que moi je ne crois pas qu'elles arriveront. C'est quand la cote d'alerte ? C'est quand le seuil pour toi ?

Le problème, si tu veux, c'est que l'Europe c'est une globalité aujourd'hui monétaire. Je crois que Draghi de toute façon va lancer son QE. Il ne pourra pas faire autrement. Autrement, c'est toute l'Europe du sud en récession mais qui embarque l'Europe du nord. Parce que, tu regardes les chiffres allemands, on est à la fois en récession et bientôt en déflation. Donc à un moment les Allemands, qui ne sont pas complètement cons, vont se dire on ne peut pas plonger pendant que l'Amérique prospère. C'est d'ailleurs ce qui est en train de se passer, parce qu'on est en train de faire baisser notre monnaie pour essayer d'importer de l'inflation. Et en même temps, on crée depuis un certain nombre d'années de la liquidité avec les LTRO, avec un certain nombre d'outils. Mais le QE, à mon avis, on sera obligé de le mettre en place. En revanche, c'est vrai qu'il faut faire une pression politique terrible parce que : Qu'est-ce qui se passe quand on fait de l'expansion monétaire et qu'on utilise des méthodes non-conventionnelles ? Il faut que les budgets soient équilibrés, autrement c'est terrible - enfin c'est terrible -, c'est l'inflation à tous les coups. La peur des Allemands, c'est l'inflation ; la peur de Plosser actuellement, qui est un des gouverneurs de la FED, c'est l'inflation aux Etats-Unis parce qu'on ne monte pas assez vite les taux. Si tu laisses filer le truc, quand ça part, quand la cinétique monétaire augmente, l’inflation peut partir à une vitesse que les gens n’imaginent pas. T’as connu le Zimbabwe? Bon voilà quoi ! C’est un pilotage qui est très fin.

Il faut que les Etats jouent le jeu ; ce qui est difficile avec la France, et les socialistes français qui n’ont pas tout comprit. Il est bien d’ailleurs que Montebourg, qui a été ministre du Budget, retourne à l’école, à l'INSEAD - je ne sais pas si t’as entendu cela? – mais je pense que c’est une bonne chose pour lui. Moi, les discours que j’ai entendu sur l’économie, on mélange tout : le keynésianisme, l’expansion monétaire… C’est faux tout ça ! C’est faux ! C’est des choses complément différentes. Quand j’entends qu’on demande à l’Allemagne de ne pas poser la rigueur… Parce que non, il faut de la rigueur ! Et faire de l’expansion monétaire, ce n’est pas du tout la même stratégie ; et faire du keynésianisme, en autorisant une augmentation de la dette… Surtout en utilisant des méthodes non-conventionnelles, c’est de l’inflation. Ce que disent les Allemands aujourd’hui c’est : budget contrôlé, ou pas d’expansion monétaire, donc récession. Donc la France va beaucoup souffrir mais les Allemands souffrent aussi, c’est bien leur problème.


Concernant la croissance sans dette mais avec inflation. Pour toi une inflation correcte, c’est 2 % d’inflation, qui permet d’investir, de relancer ?

Il y a un type de la Royal Bank of Scotland qui avait dit une phrase intéressante : « La masse de dette est tellement importante dans les pays occidentaux qu’il faudrait avoir des rythmes d’inflation à 3 ou 4%. Ce qui n’est pas facile à piloter parce que quand l’inflation part… Mais, pour moi, dépasser 2 % cela me paraît intelligent.

Dans les faits on les dépasse. Tu sais comme moi que les indices de prix aujourd’hui te font acheter un magnétoscope tous les jours… et un kilo de carottes tous les ans. Il y a un vrai problème de pondération des éléments statistiques, des indices. En fait, on fait plus. Donc quand on est à 2% déjà –je ne dis pas « dans les clous » -, on n’est pas si mal. Ce qui est intéressant c’est que l’on fasse une croissance saine. Faire une croissance à partir de la dette, ce n’est pas bon du tout.

C’est toujours cette dissociation entre la dimension « monétaire » et la dimension « croissance ». D’ailleurs, beaucoup de gens confondent récession et déflation, et inflation et croissance. Ce n’est pas tout à fait faux puisque la déflation crée de la récession, une récession extrêmement forte et, quand il y a de la croissance, il y a nécessairement de l’inflation par surchauffe. Mais on peut avoir de l’inflation sans croissance du tout, c’est ce que l’on appelle la « stagflation », c’est ce que l’on a vécu dans les années 70 ; et tu peux même avoir de la « slumpflation », c’est ce qu’a vécu le Zimbabwe avec beaucoup d’inflation et une récession absolument majeure. Il faut dissocier ces deux notions. Ça sur Internet, moi quand je lis des choses… Il y a une confusion permanente.


L’avenir de la France pour toi ? Tu disais tout à l’heure : pression de l’Allemagne pour démarrer les réformes structurelles. Tu y crois à ça ? Tu crois que les Allemands vont pourvoir imposer à la France des réformes structurelles ?

Et bien c’est déjà fait. Quand on regarde ce qui est en route : le budget n’a volontairement pas été trop serré de façon à ne pas créer une récession majeure. La connerie d’Hollande – enfin, la bêtise de la politique de Hollande aujourd’hui-, c’est qu’augmenter les impôts, c’est très récessif. Ce qui est normal, tu paies trop d’impôt, tu n’as plus envie de consommer.

Diminuer la dépense publique, ce n’est pas récessif. Et donc, il a fait un choix qui est récessif. Ça, c’est une vraie faute. Pour moi, c’est la faute majeure de ce gouvernement. C’est très récessif et le fait de réduire les dépenses publiques comme l’ont fait un certain nombre de pays, comme l’a fait d’ailleurs l’Allemagne en son temps - et d’ailleurs, avec un socialiste - c’est excellent parce qu’on a : des finances saines, on remet aussi une certaine dynamique économique, et j’ose dire « les gens au travail ».


Charles Dereeper




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7 Commentaires

  • Lien vers le commentaire hftrade vendredi, 21 novembre 2014 18:59 Posté par hftrade

     


    je suis assez etonné par cet article


    le resultat du QE c'est que le PER americain moyen est aux alentours de 20, ca monte pas au-dessus de 25 ca pete avant !!


    en plus en ce moment le volatilité augement, sharpe ratio en baisse


    en france, de ce cote c'est nettement mieux en ce qui concerne le CAC40 ! bien en-dessous de 20


    en fait c'est tout le modele occidental qui est pourri, les yankees ont utilisé une autre recette pourrie pour monter au cric (les franchouillards ont essayé diverses methodes pourries aussi)

  • Lien vers le commentaire Franck LEBLANC mercredi, 19 novembre 2014 18:15 Posté par Psytrader

    Bisounours or not Bisounours ?


    Les USA en sont quand même aux alentours de 18000 milliards ( billions, in english ) de us$ de DETTE ...


    Leur "PAS QUE BEAU"est-il trop grand pour couler ?  Pas si certain...


    Soyons réalistes : pour l'instant, AUCUNE des merveilleuses théories des différents Prix NOBEL d'économie ou Grands Analystes n'a empêché UN BORDEL géant de s'instaurer sur LA PLANETE....


     


    Avec les NULS méga-diplômés de notre pseudo GOUVERNEMENT, comment espérer raisonnablement qu'ils PIGENT quelque chose ? Qu'ils comprennent QUOI FAIRE, et POURQUOI le faire ?


    Perso, je pense qu'ils ont comme horizons les 6 ou 7 pays de la zone € qui font moins bien que NOUS, et ça les rassure un PEU TROP..


     


    Casse-gueule pas loin, mon Capitaine, Récifs en vue.....


     

  • Lien vers le commentaire Charles Dereeper mercredi, 19 novembre 2014 18:07 Posté par Charles DEREEPER

    Une question sur le Q&A de objectifeco sur cet article est lisible ici http://www.objectifeco.com/qa/index.php?qa=7&qa_1=le-cas-des-usa-je-ne-pense-pas-que-le-qe-soit-la-solution-miracle

  • Lien vers le commentaire Charles Dereeper mercredi, 19 novembre 2014 16:24 Posté par Charles DEREEPER

    Vaut mieux peut etre 90% des américains qui n'en voient pas la couleur plutot que 99% des francais qui ne voient rien du tout...

    Helios, cette logique de l'égalité qui est supposé valider le modele de la France nous tue à petit feu.

    la réussite ne concerne jamais la masse.

  • Lien vers le commentaire Helios mercredi, 19 novembre 2014 16:02 Posté par helios

    Le seul problème c'est que 90% des Américains n'en voient pas la couleur, de ces meilleures performances. Ce qui explique la claque que vient de se prendre Obama aux récentes élections.


     


     


     

  • Lien vers le commentaire Pierre mercredi, 19 novembre 2014 15:01 Posté par 8ball

    Ah, bien content de lire Jean Christophe Bataille.


    Il est clair que, comme tu le dis en intro, "il y a une couille". On peut dire ce qu'on veut, les charts montrent une surperformance américaine, dont nécessairement ils ont fait un truc qui a marché.


    Sur le QE, je n'y comprenais rien jusqu'à ce que je tombe sur des interviews  video de Ray Dalio (Bridgewater, un des plus gros Hedge Fund de la planète) qui expliquait patiemment que le QE n'était pas une connerie, mais précisemment la seule façon de déleverager sans faire exploser l'inflation. Il s'est même fendu d'une video explicative il y a un an et quelques pour expliquer (en english) le truc au péquin lambda (moi) : http://www.economicprinciples.org/


     


    Pour ceux que ce monsieur intéressent, je conseille aussi cette série d'interviews : http://www.achievement.org/autodoc/page/dal1int-1


     


    En tous cas, merci d'amener ces idées là dans le débat objectif éco.

  • Lien vers le commentaire patlr mardi, 18 novembre 2014 13:23 Posté par patlr

    Bonjour,


    un seul mot : excellent !!!


    JCB est un très bon trader :)


    Cordialement


    patlr