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de Karatcha

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Je m'appelle Eric,
J'adore les voyages, la marche pépère aussi bien que le trekking intense, les arts martiaux, le yoga, la  pèche, et j'ai un contact fort avec les animaux et la nature.

Actif dans la high tech et les telecoms depuis 25 ans, curieux, à l'écoute des besoins complexes de mes clients, mon terrain de jeu est le Monde.    

J'ai découvert Objectif Eco par hasard il y a 4 ans, j'ai adoré cette vision, ce ton vif et cet angle de vue atypique. Et  Charles m'a proposé de rejoindre le Club en 2017.

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conquerirlabourse

City de Londres, Brexit, Disruption Technologique. Quelles opportunité d’investissement ?

Audience de l'article : 1171 lectures
Nature de contenu : Edito
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La City de Londres est une des plus grandes bourses mondiales, et était de fait, la plus grande place financière de l’Union Européenne (UE).  Londres conservera son rang de place internationale mais une partie de ses activités va se déplacer.

Le Brexit, en particulier sous sa forme « hard »  peut avoir de multiples implication sur les structures financières de la City et des places européennes, ainsi que les conséquences humaines et techniques, car un peu moins de la moitié des activités sont géographiquement liées à l’UE.

Les enjeux seront plus politiques que techniques. Il est très facile de dématérialiser de nombreuses fonctions et les localiser à son bon vouloir.

Les différents acteurs de la Banque et de la Finance disposent à ce jour d’une License Européenne valable dans toute l’UE.  Une fois que le Royaume Unis (UK) a acté sa demande de sortie avec l’article 50, il est peu probable que la validité de la License Européenne soit maintenue pour une période transitoire de 2 à 3 ans comme le demandent certains opérateurs financiers. 

A noter que l’UE pourrait exiger que l’activité de « clearing » soit obligatoirement faite sur le sol de l’UE et non en UK, ce qui transférerait énormément d’activité depuis Londres vers l’UE.

Où serait donc le futur grand pôle financier de l’Union Européenne demain ?  

Amsterdam, Francfort, Paris, ou encore Bruxelles ou Luxembourg ? Ou bien encore disséminé parmi toutes ces places ?

Mon avis tout à fait personnel :  Comme à l’accoutumée, nos hommes politiques vont faire plein de mouvements de bras pour essayer de capter cette manne. 

Mais le résultat sera un Business Case froid, totalement politico-financier.

Paris ? Le charme  des ses fluctuations fiscales ????

Francfort ?  Sa Banque Centrale.   Mais quid d’une domination teutonique trop forte aux yeux des Pays du Sud ?

Bruxelles ?  La Commission Européenne, ses lobbys …..   Trop petit probablement.

Luxembourg ?  Encore plus petit, et présomption de dumping fiscal trop voyant…

Amsterdam ?  Historiquement une des toutes premières Bourses du Monde.   Et dès qu’on parle de pognon, les Bataves deviennent intraitables.

Et pour finir, Amsterdam est la plus proche en kilomètres de Londres, ce qui est important du point de vue Telecom et Informatique, points que je détaillerais ci-dessous.

Enfin, où seront les jobs ?

Création de filiales dans l’UE, avec des fonctions « nobles » dans ce futur grand pôle Européen, et les fonctions moins nobles de backoffice en Pologne ou autres pays à main d’œuvre moins chères.

Alors, où tout cela nous mène t’il pour de possibles investissements ?

Cela fait un bout de temps que les infrastructures de pointe en Logiciels, Calculateurs, Stockage, Big Data et Réseaux  sont sous le regards attentifs de nos Financiers et leurs investissements.

Le Trading à Haute Fréquence est l’exemple le plus connu.

Pour schématiser très basiquement le fonctionnement, admettons que je sois Trader sur le pétrole, basé à Genève.

Je vais faire installer des sondes (sniffers) un peu sur tous les marchés pour connaître ce qui se passe pour chaque acteur ( Compagnie Pétrolières, Pays pétroliers, variation des Offres et Demandes, variation des Devises, Annonces, Opep, presse, géopolitique, nouvelles découvertes, grèves, rumeurs, historiques, etc, etc, etc ….).

Ces infos doivent me parvenir au plus vite, donc collectes rapides (logiciel + ordinateurs partout),

et un réseau Telecom de course pour m’acheminer ces infos depuis chaque coin de la planète rapidement chez moi, enfin des algo aux petits oignons pondus par une batterie de Polytechniciens, Harvard et autres MIT.

Et là, j’essaie de définir une tendance avec quelques secondes d’avance sur les copains.

C’est très simplifié mais ça donne une idée du fonctionnement.

Et pourquoi Amsterdam serait potentiellement la meilleure candidate pour se connecter à Londres ; car étant la plus proche via des câbles sous-marins, les télécoms fonctionnant sur fibre optique à la vitesse de la lumière dans la fibre, 2/3 de la vitesse dans le vide pour être précis.  C’est donc Amsterdam qui serait la plus synchrone avec Londres pour les marchés actions.

Retour aux idées d’investissements :

Tout comme les chercheurs d’or ont acheté des pelles et des pioches, l’objet est d’identifier les acteurs qui vendent ces pelles, qui peuvent se répartir en 3 secteurs :   Compute, Storage, Network.

Basiquement, les données sont de nos jours concentrées dans de gros DataCenters, et les différentes activités décrites ci-dessous ont une croissance annelle à 2 chiffres.

Les batiments qui hébergent les DataCenters fournissent une alimentation électrique puissante et archi-redondée, par ex. 2 arrivées électriques par 2 lignes haute tension  séparées, et énormes groupes électrogènes, climatisation imposante, sécurité incendie, sécurité d’accès.

Le plus gros acteur est Digital Realty (DLR), un REIT spécialisé qui héberge tout le monde. Voyez sa croissance.    www.digitalrealty.co.uk

On trouve ensuite des exploitants de DataCenters comme Equinix (EQIX), Interxion (INXN), etc….  qui eux aussi montrent une forte croissance

A l’intérieur de ces DataCenters,  on va trouver des installations de stockage de données de gigantesques capacités, qui hébergent vos mails, vos photos, le Cloud, etc…..le tout associé à des Serveurs qui coordonnent ces archivages et accès rapide aux données

Les acteurs principaux sont  EMC, Hitachi HDS, Cisco MDS, Quantum, IBM Tivoli….

Ainsi que de nombreux types de calculateurs et logiciels.

C’est pourquoi on voit de grosses concentrations entre ces différents acteurs :

Dell (Serveurs) a racheté EMC, Cisco achète de nombreuses petites compagnies, ATOS (logiciels et SSI) a racheté les supercalculateurs Bull, etc….

A surveiller coté fusions dans ce domaine, il y en a chaque mois.

Pour interconnecter tout cela, des équipementiers Telecom tels l’américain Ciena,   l’ex franco-américain Alcatel-Lucent devenu Nokia, et le chinois Huawei,  qui dominent ce marché. La capacité de ces réseaux utilisant la fibre optique explose à la hausse.

Pour vous donner une idée, en 1995 lorsque la fibre optique est apparue, les premières transmissions comprenaient un seul signal sur une fibre optique, pour quelques dizaines de kilomètres et un débit de 600 Mbit/s puis 2,5Gbit/s, ce qui étaient largement mieux que le fil de cuivre ou le câble coaxial cuivre. Aujourd’hui en 2017 , sur une seule paire de fibre optique (une par sens de transmission), on peut mettre 100 signaux de couleurs différentes (imaginez un arc-en-ciel), chacun à 100 Gb/s, soit une capacité accrue 4000 fois en 20 ans. Je vous laisse calculer la croissance annuelle.  Toutefois, attention, les prix des équipements baissent fortement également mais l’essentiel est que l’élasticité reste positive. 

Enfin, pour opérer tout cela, le Cloud en somme, l’ubiquité des données à travers le monde,

on va trouver les fameux GAFAM : Google, Amazon Web Services,  Facebook, Apple et Microsoft Azure, ainsi que les Opérateurs Telecom qui se battent pour surnager dans ce bouillonnement technologique, que ce soit AT&T, Verizon, NTT, VSNL, Orange, BT, DTAG, etc.

De nombreuses start-ups tentent d’émerger avec une idée différentiante sur un secteur de niche, et de se faire racheter par un des acteurs majeur du domaine.

Qu’en retirer comme conclusion ?

Chacun doit faire ses recherches d’investissement et définir ses propres ratio.  J’ai essayé de vous donner quelques pistes autour des Technologies de l’Information, du Cloud et des Télécoms, que ce soit du foncier ou de la high tech ou des Opérateurs.

Ces secteurs sont en rapide évolution, les besoins croissent de façon exponentielles, les prix baissent de la même façon. Les acteurs apportant un différentiateur disruptif seront gagnants, au moins sur 1 ou 2 ans, avec de très fortes valorisations à la clef.

Je n’ai pas couvert les technologies d’accès, en particulier tout ce qui est relatif à la mobilité, la 3G/4G, future 5G, les smartphones et les applis genre Uber.  C’est là un énorme marché mais encore plus volatil que les infrastructures de Cœur dont j’ai parlé. 

A venir, un prochain article sur le Big Data et les assistants intelligents.

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