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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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Industrie, ce que la crise nous a fait perdre.

Audience de l'article : 5126 lectures
Nature de contenu : Edito
Nombre de commentaires : 3 réactions
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Voici quelques graphiques issus du site de la FED de St-Louis (Fred research), sur la production industrielle de quelques pays d'Europe.

 

Allemagne :

 

 

France :

 

 

Italie :

 

 

Grande-Bretagne :

 

 

Les différences de performance en sortie de cette permière vague de crise sautent aux yeux :

 

- L'Allemagne a déjà retrouvé ses niveaux de 2007.

 

- La France est à peine revenue à ses niveaux de la fin des années 90 (1998)

 

- L'Italie en est encore à ses niveaux du début des années 90 (1994)
, et il en est de même pour la Grande-Bretagne.

 

A l'occasion de cette crise, nous avons donc pris près de 10 ans de "retard" au niveau de la production industrielle sur l'Allemagne, l'Italie et la Grande-Bretagne près de 15 ans !

 

Si le cas de la Grande-Bretagne s'explique assez aisément par le fait que ce pays a été beaucoup plus durement touché par la crise de la dette que l'Europe continentale du fait de son modèle économique précédent reposant sur une forte croissance de la dette privée, il n'en est pas de même pour l'Italie et la France.

Ces deux pays traînent à produire les réformes structurelles nécessaires pour atteindre la compétitivité de l'Allemagne, et la monnaie unique (l'euro) empêche la compensation qui aurait pu se produire via une variation des parités.

Le fait d'avoir une monnaie unique pour des pays ne cheminant visiblement pas au même rythme est-il une bonne chose ?

A chacun de juger...

 

Loic Abadie

 

 

 

Message d’ObjectifEco.com : à la demande de Loïc, afin qu’il puisse intervenir et répondre à vos questions, a été mis en place une architecture de thèmes de forum PHPBB, qu’il a choisi et que vous pouvez désormais consulter en cliquant ici : http://www.objectifeco.com/nos-forums/ 

 

 

loic-investir-devenirrentier
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3 commentaires

  • Lien vers le commentaire Loic ABADIE samedi, 05 mars 2011 15:13 Posté par Loic ABADIE

    Bonjour Chuikov, pour moi la limite est assez simple à trouver : une monnaie doit correspondre à une entité politique autonome, donc un état souverain.
    A l'intérieur de cet état, il y aura bien sûr des disparités, mais elles seront gérables via les choix politiques et démocratiques qui seront faits.

    Donc pour l'Europe, il faudra à mon avis :

    1) Soit revenir à un ensemble d'états souverains ayant leur propre monnaie, et libres de faire les choix de politique monétaires qu'ils souhaitent, dans le cadre d'une simple zone d'échanges et de coopération économique et politique.

    2) Soit avoir un vrai état fédéral du type USA (donc un vrai gouvernement européen élu et un parlement élu doté du pouvoir législatif), et dans ce cas la monnaie unique aurait un sens.

    Vu les disparités encore présentes aujourd'hui et l'état des opinions publiques, la solution 1 me semblerait nettement plus raisonnable pour l'instant.

    Nous sommes actuellement dans un système politique et économique bizarre, hybride entre 1 et 2, et nous récoltons les inconvénients des deux systèmes sans leurs avantages.