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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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Loic-Abadie

Conquérir la bourse

Macro-économie : une première vraie alerte sur la croissance américaine

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L'économie américaine dépend essentiellement de la consommation des ménages, les données mensuelles des ventes au detail sont donc un indicateur particulièrement important pour mesurer le dynamisme de cette économie.
Le premier trimestre avait été bien faible, comme l'an dernier, avec une croissance du PIB de seulement 0,2% en rythme annualisé au premier trimestre 2015.
On pouvait espérer que cette contre-performance était liée à un hiver rigoureux, comme en 2014, et qu'elle serait suivie par un fort rebond au printemps.
Le problème est que les données d'avril sont venues effacer complètement cet espoir : 

- La croissance annuelle des ventes au détail est au plus bas depuis la crise de 2008-2009 (graphiques : FED de St-Louis)

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- Et en dehors des autos, dont l'achat est soutenu par une nouvelle vague de prêts subprimes, la croissance est même devenue négative sur un an : 

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Nous avons donc là un vrai signal d'alarme sur la croissance US, qui est logique vu que cette croissance dépendait de la stimulation artificielle monétaire (quantitative easing), qui a cessé aux USA et qui s'est déplacée vers l'Europe (avec des parités monétaires devenant moins favorables pour les USA).

Si les actions américaines étaient bon marché, ce signal ne suffirait pas à être inquiétant à lui seul. Le problème est que les actions ne sont pas du tout bon marché aujourd'hui, elles sont même à un pic de valorisation assez exceptionnel, le ratio entre la capitalisation des actions US et le PIB étant à un de ses plus hauts niveaux historiques, qui a été dépassé seulement en 2000.

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Graphique : advisorperspectives

Il y a donc aujourd'hui beaucoup trop d'attentes et d'espoirs des investisseurs en actions américaines face à une croissance qui commence visiblement à caler. Dans ce contexte, on surveillera avec attention le prochain excès d'optimisme sur les indicateurs de sentiment pour commencer à protéger ses positions, et même à prendre quelques positions spéculatives à la baisse, de préférence sur les indices US.





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