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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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Japon, quelles conséquences pour l'économie mondiale ?

Audience de l'article : 4538 lectures
Nature de contenu : Edito
Nombre de commentaires : 3 réactions
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Après la fin du monde et l'"apocalypse nucléaire" que le monde entier a vécu ces derniers jours (je ne fais que reprendre ici les propos d'un commissaire européen à l'énergie victime d'une réaction typique de panique grégaire privant l'individu concerné de toute capacité de réflexion), il est temps de faire un point sur l'actualité japonaise...avec un peu plus de recul.

 

D'abord les montants :

 

Il est encore difficile d'estimer l'impact du tremblement de terre japonais et de ses conséquences, mais nous avons déjà des ordres de grandeur : Les chiffres avancés vont de 34 milliards de $ à près de 200 milliards de $ (credit suisse et barclays).
Les régions affectées par le tremblement de terre et le tsunami produisent environ 4 à 6% du PIB japonais, ce qui signifie aussi que 95% du pays n'a pas été directement touché (en dehors de l'impact psychologique qu'il ne faut pas sous-estimer, et de l'impact matériel des coupures électriques).

 

Dans l'hypothèse la plus élevée, les coûts du tremblement de terre correspondraient donc à environ 3% du PIB japonais, ou 0,3 à 0,4% du PIB mondial.

 

Les conséquences étant concentrées sur le Japon, elles devraient donc être très limitées pour les autres pays développés (USA et Europe), sauf pour certaines entreprises spécifiques (assureurs par exemple).

 

Pour le Japon maintenant, que va-t-il se passer ?

 

Si on retient l'expérience de Kobé, il y a deux temps dans ce type de crises :

 

  1.  

    un effet d'abord négatif, qui peut durer 1 à 3 trimestres en fonction de la gravité de la crise : Chute de la consommation et de la production industrielle à cause des dégâts du tremblement de terre et de la perte de confiance des ménages.

     

  2.  

    Un effet positif de « rattrapage » ensuite : stimulation de l'économie grâce aux reconstructions à effectuer et à la restructuration du secteur productif.

     

 

 

Ces deux temps se voient bien sur le graphe du Nikkei en 1995, année du tremblement de terre de Kobe (source : Dshort.com)

 

La phase baissière associée à Kobe avait duré 5 mois, mais un fort rebond avait suivi au 2ème semestre 1995, et les niveaux d'avant tremblement de terre étaient atteints dès la fin 1995.
Ce mouvement en V était-il entièrement lié au tremblement de terre ou le résultat d'autres facteurs ? Je pense qu'il y a bien eu en 1995 un effet spécifique du tremblement de terre au Japon, qui explique ce "V", puisque les marchés US ont montré une tendance haussière quasiment linéaire sur la même année :

 

 

En conclusion :

 

Le tremblement de terre japonais ne représente pas en lui-même une menace significative pour l'économie mondiale, et une économie saine devrait rebondir assez rapidement, après un trou d'air de 2 ou 3 trimestres.
Par contre, dans le contexte actuel (aux USA, en Europe et au Japon) d'économies résistant uniquement grâce à la perfusion des plans de relance gouvernementaux et à la fuite en avant dans la dette associée, n'importe quel petit « black swan » (tremblement de terre au Japon, instabilité au maghreb et moyen-orient) peut suffire à gripper la machine ou à réveler son extrême fragilité.

 

C'est bien cette fragilité et cette dépendance à la dette qui constitue le vrai problème.

 

Loic Abadie

 

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3 commentaires

  • Lien vers le commentaire yves dimanche, 20 mars 2011 07:29 Posté par yves

    En fait après réflexion, je pense que pour 1995 la baisse du Nikkei sur le 4 premiers mois était surtout encouragée par la hausse très élevée du yen, conjonction de 2 éléments : effet du tremblement de terre (rapatriement des capitaux vers le Japon) et de la guerre commerciale qui s'était mise en place avec Clinton.

  • Lien vers le commentaire yves samedi, 19 mars 2011 15:41 Posté par yves

    Merci Loic pour cette synthèse ... j'ai pris un peu de Nikkei dans la tourmente vers 8500 mais il y aura effectivement des points d'achat moins dangereux vers milieu d'année. Il faut aussi s'attendre a une poursuite du yen fort pour les mois avenir pour financer les fonds de reconstruction.