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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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Japon : premier bilan sur les « abenomics »

Audience de l'article : 5705 lectures
Nature de contenu : Edito
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Les « abenomics » sont le nom de la politique économique du premier ministre japonais Shinzo Abe. Cette politique repose sur deux piliers : 

- Une forte hausse du déficit public, attendu à 12% du PIB en 2013, avec une flambée de dépenses publiques destinées à relancer l’économie.

- Une politique de quantitative easing massive, qui a conduit à augmenter de 50% la taille du bilan de la banque centrale japonaise  en deux mois (source : yardeni.com)

Il s’agit d’une version « extrême » des politiques de fuite en avant dans la dette réalisées jusqu’ici par les gouvernements européens et américains, combinant à la fois les théories keynésiennes et la planche à billets.

Pour le moment, cette politique a remporté des succès incontestables : 

- Une forte hausse de l’indice Nikkei, qui avait gagné 50% sur les premiers mois de 2013 avant de céder la moitié de ses gains depuis un mois.

- Une reprise de l’activité économique réelle, avec un PMI composite au plus haut depuis au moins six ans.

- Un PIB en forte hausse de 4,1% au premier trimestre 2013 en rythme annualisé.


Ces succès sont dus à trois éléments : 

- La baisse du yen qui a renforcé la compétitivité des produits japonais à l’export.

- La demande intérieure stimulée par les dépenses publiques.

- Le regain de confiance des opérateurs (Shinzo Abe dispose actuellement d’une cote de popularité de 70% dans son pays).


La question est maintenant de savoir si ce succès sera durable, ou au contraire si il n’est que le chant du cygne d’une économie sur le point de sombrer sous le poids d’une montagne de dettes.

John Mauldin, dans sa dernière lettre sur le Japon explique qu’une hausse des taux des emprunts d’état à un niveau modeste de 2,2% impliquerait que l’état japonais doive consacrer 80% de ses recettes au service de la dette. 2,2% est un niveau de taux pourtant très bas.

Autre problème : la démographie japonaise, qui préfigure celle de beaucoup de pays occidentaux dans les décennies à venir, est en décroissance régulière : Pour obtenir de la croissance dans ce contexte, les gains de productivité doivent à la fois compenser la baisse de la population et assurer la croissance…hypothèse peu réaliste sur le long terme.

Enfin, les gains à l’export assurés par la baisse du yen risquent de se heurter à l’action des autres pays, qui ne laisseront sans doute pas le Japon pratiquer des dévaluations compétitives sans réagir.

On peut générer quelques trimestres de croissance en arrosant la population de billets pour déclencher une flambée de consommation, mais il n’y a aucun exemple dans l’histoire récente ou ancienne, de pays qui ait réussi à s’enrichir sur le long terme en pratiquant cette politique…Je ne vois aucune raison pour que le cas du Japon soit différent cette fois, même si on se trouve aujourd’hui dans un contexte sans précédent historique où l’ensemble des pays développés pratiquent à des degrés divers la politique japonaise associant quantitative easing et déficits publics.

Loic ABADIE
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