Vous n'êtes pas membre (devenir membre) ou pas connecté (se connecter)
Charles Dereeper

Charles Dereeper

Rédacteur, éditeur, entrepreneur, trader...

Je vis en fonction de l’intuition, du coeur et de la possibilité de mourir à chaque instant. Pas de vie sans création quotidienne ! 

Je mets à la poubelle la culture chrétienne et le reste des religions pour neuneus attardés qui veulent nous faire gober qu'il existe trois dieux uniques (car 3 = 1, ben oui quoi, c'est un truc religieux, nous les quiches, on peut pas comprendre, c'est que eux) dont en plus, nous serions séparés (ben oui, si dieu est déjà en nous, on n'a plus besoin de se soumettre à des religieux assoiffés de domination... leur seule solution consiste à nous raconter qu'on est tout seul et dieu est ailleurs. Bien sûr, on peut lui dire bonjour, mais à condition de prendre une carte de membre...).

En fait, en considérant que nous sommes tous connectés ensemble nous les humains basiques, la vie retrouve son sens perdu et on peut se passer sans souci de cette morale catholique bidon...

Sinon, j'ai tenté du mieux que j'ai pu, d'effacer ce que m’ont raconté les profs gochos de mon enfance (yavait du boulot), l'éducation plus qu'inefficace de mes parents et toutes les âneries que l’Etat français a tenté de m’imposer pour me tenir en laisse...

Je suis totalement contre le dogme du profit maximal, qui égare la majorité des humains et qui détruit tout !

J'ai besoin autour de moi de gens électrons libres, insoumis aux normes sociales vicieuses et visqueuses et insoumis à leurs propres peurs !

Un spécial remerciement éternel pour Alain qui en 2001 / 2003 m'a offert le plus précieux des cadeaux.


MON COMPTE FACEBOOK est ici
MON COMPTE TWITTER est ici

ME RENCONTRER A PANAMA CITY (Sommet mensuel TRADER INVESTISSEUR ENTREPRENEUR)
>>> Les infos sont ici



Inscription à ma newsletter BOURSE / INVESTIR / PRODUCTIVITE 
(2 emails par mois)

==> C'est ici

Charles-Dereeper

charlesjungle

Mes 2 comptes INSTAGRAM
User  = wild_tropical_fruit
User 2  = charlesbkkcr

charleshongkong

MES AUTRES BLOGS DISPO

COSTA RICA, THAILANDE, SANTE...
CharlesDereeper.com


charlesdereeper

Conquérir la bourse

Agriculture - peut on faire confiance aux juges européens ? A priori, non !

Audience de l'article : 1657 lectures
Nombre de commentaires : 4 réactions
Chers lecteurs d'ObjectifEco,

Vous m'avez offert le high score sur plusieurs milliers d'articles en notant 4,94 sur 5 avec 84 votes le message dans lequel je vous tenais au courant du combat de Kokopelli dans les semences castrées contre les compagnies nauséabondes et morbides de l'agro chimico business. Le lien est : http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/fonctionnaire/le-visage-souterrain-de-leconomie-de-lalimentation-histoire-du-proces-de-kokopelli.html

L'avocat de la cour européenne de justice avait dressé un réquisitoire dans le sens du combat de Kokopelli. Il était donc permis après 5 ans de combat judiciaire d'espérer enfin que le bon sens l'emporte.

Le verdict est tombé il y a quelques jours. Les juges européens sont allés contre leur propre avocat.

 Accrochez vous bien : ils estiment potentiellement nuisibles les semences qui ont nourri pendant des siècles les hommes et non nuisibles, les graines maraîchères nouvelles générations entourées de produits chimiques contre les agresseurs dont l'impact sur l'homme n'a jamais été testé...

Je dois avouer que j'ai été surpris. Je croyais en la justice au niveau européen. Mais avec ce genre de procès, on s'aperçoit qu'elle est elle aussi déjà gangrenée et verrolée que la justice française. Le bon sens aurait voulu que les semences anciennes puissent exister au côté des semences trafiquées génétiquement dont le but est la mise en dépendance chaque année des consommateurs. Mais non. Pourquoi prendre des décisions d'intérêt général. Laissons parler l'argent !

L'argent a parlé ! Désormais, le vrai visage de l'Europe émerge. Celui d'un monstre capable de ponctionner l'argent de 500 millions d'humains pour sauvegarder de la faillite la valeur des actions des banques. La vraie justice aurait consisté à nationaliser et à faire boire la tasse aux banquiers au lieu de les renflouer pour qu'ils continuent à acheter les dettes souveraines émises par les mêmes qui ont le pouvoir de renflouer...

Je suis content de ne plus vivre dans cette zone du monde en la finançant à travers mes 66% d'impôts. Payer lourdement pour une société au développement intéressant peut encore s'étudier, mais larguer les deux tiers de ce que je gagne pour un système pareil, cela m'était tout simplement impossible.

Pauvre Kokopelli. En même temps, ce n'est pas bien grave que ces juges véreux émettent ce genre de jugement. Il suffit de déplacer Kokopelli dans un autre pays hors zone europe et de vendre par internet sur le sol européen.

Vous trouverez ci-dessous le détail de l'affaire rédigé par Kokopelli.

Charles Dereeper

 

La Biodiversité sacrifiée

sur l'autel de la productivité

La Cour de Justice de l'Union Européenne désavoue

Kokopelli et son avocat général

 

La Cour de Justice, par sa décision rendue aujourd'hui dans l'affaire Kokopelli c. Baumaux, vient de donner un satisfecit intégral à la législation européenne sur le commerce des semences.

Pourtant, le 19 janvier dernier, son Avocat Général nous donnait entièrement raison, en estimant que l'enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel était disproportionné et violait les principes de libre exercice de l'activité économique, de non-discrimination et de libre circulation des marchandises. (V. ses conclusions)

Ce changement de cap absolu ne manque pas de nous surprendre et de nous interroger.

La Cour, aux termes d'une analyse étonnement superficielle de l'affaire, et d'une décision qui ressemble plus à un communiqué de presse qu'à un jugement de droit, justifie l'interdiction du commerce des semences de variétés anciennes par l'objectif, jugé supérieur, d'une "productivité agricole accrue" !

L'expression, utilisée 15 fois dans la décision de la Cour, consacre la toute puissance du paradigme productiviste. Ce même paradigme, qui avait présidé à la rédaction de la législation dans les années soixante, a donc encore toute sa place en 2012. La biodiversité peut donc être valablement sacrifiée sur l'autel de la productivité.

Cela fait 50 ans que cela dure et le fait que ce raisonnement nous ait déjà amenés a perdre plus de 75% de la biodiversité agricole européenne n'y change donc rien. (V. les estimations de la FAO)

Si la Cour mentionne les dérogations supposément introduites par la Directive 2009/145 pour les "variétés de conservation", son analyse s'arrête à la lecture des grands titres. Comment les juges n'ont-ils pas voulu voir que les conditions d'inscription des variétés de conservation, dans la réalité, étaient restées pratiquement identiques à celles du catalogue officiel normal [1]? Le critère d'homogénéité, par exemple, particulièrement problématique pour les variétés anciennes, ne connaît aucune modération.

La Cour n'a-t-elle pas lu les témoignages de nos collègues européens, déjà confrontés à des inscriptions impossibles de leurs semences sur cette liste ?

Cette directive est un véritable leurre, que Kokopelli et tant d'autres organisations européennes ont déjà dénoncé, et ne vise pas à permettre la commercialisation des variétés anciennes ni même à conserver la biodiversité semencière.

De plus, cette biodiversité, qui a nourri les populations européennes pendant les siècles passés, est l'objet de la plus grande suspicion. La Cour va ainsi jusqu'a écrire, par deux fois, que la législation permet d'éviter "la mise en terre de semences potentiellement nuisibles" !

Cette remarque est totalement erronée puisque, comme l'avait justement relevé l'Avocat Général, l'inscription au Catalogue ne vise pas à protéger les consommateurs contre un quelconque risque sanitaire ou environnemental, auquel la législation ne fait même pas référence !

Cette remarque, surtout, est choquante, quand on pense que les semences du Catalogue, enrobées des pesticides Cruiser, Gaucho et autres Régent, ou accompagnées de leur kit de chimie mortelle, empoisonnent la biosphère et les populations depuis plus de cinquante ans !

Le lobby semencier (European Seed Association), qui a pris le soin, pendant le cours de la procédure, de faire connaitre à la Cour son désaccord avec l'avis de l'Avocat Général, se réjouit, dans tous les cas, de cette totale convergence de vues avec la Cour. (V. son communiqué et sa lettre adressée à la Cour.)

Nos adversaires directs dans cette procédure, c'est-à-dire la société Graines Baumaux, mais aussi la République Française, le Royaume d'Espagne, la Commission Européenne et le Conseil de l'UE, doivent également s'en frotter les mains.

Avec cette décision, les masques tombent : la Cour de l'Union Européenne est, elle aussi, au service de l'agriculture chimique mortifère et de son idéologie corruptrice.

Et Kokopelli, au contraire de tout ce qui a pu se lire ces derniers mois, n'a aucun intérêt convergent avec Monsanto et autres semenciers-chimistes. Ces craintes exprimées par certains n'étaient qu'élucubrations fantaisistes, voire malveillantes, à l'égard de l'association.

Mais tout cela se comprend par l'examen du contexte dans lequel prend place cette décision : en Europe, une réforme générale de la législation sur le commerce des semences est en cours. La procédure est placée sous le haut parrainage de l'industrie semencière. Les associations de sauvegarde de la biodiversité, petits producteurs, paysans et jardiniers passionnés, qui, à travers toute l'Europe, conservent clandestinement plus de variétés oubliées que tout ce que le catalogue des variétés appropriées n'en pourra jamais contenir, n'ont pas été invitées à la table des négociations…

Verra-t-on, dans ce cadre, le législateur européen redéfinir ses priorités ? Les semenciers veilleront à ce que cela ne soit pas le cas.

La France, dans ce cadre, joue un rôle particulier. Le Ministère de l'Agriculture a dépêché l'une des collaboratrices du GNIS [2], Mme Isabelle Clément-Nissou, auprès de la Commission Européenne (DG SANCO), afin de rédiger le projet de loi ! Mais les conflits d'intérêt, inadmissibles, ne semblent choquer personne au niveau des institutions européennes…

Ainsi, l'étau se resserre et les perspectives pour la biodiversité n'ont jamais été aussi sombres.

Et l'Association Kokopelli, qui depuis 20 ans veille avec passion à la préservation du patrimoine semencier européen, bien commun de tous, sans la moindre subvention publique, pourrait donc bien disparaître demain, car son activité, qui gêne l'une de nos sociétés commerciales les mieux installées, ne présente pas d'intérêt pour une "productivité agricole accrue". Cette décision nous sidère, autant qu'elle nous indigne.

Plus que jamais, Kokopelli a besoin du soutien moral de la population. Car il n'est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité !

Nous en appelons également à notre gouvernement. La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu'elle transforme ses promesses en actes (en commençant par retirer son mandat à Mme CLEMENT-NISSOU) !

Kokopelli, le 13 juillet 2012.

 

[1] La directive 2009/145 prévoit que les critères de distinction et de stabilité sont laissés à la discrétion des Etats membres et que, par contre, «pour l'évaluation de l'homogénéité, la directive 2003/91/CE s'applique» : art. 4 §2

[2] Le GNIS représente les semenciers professionnels en France et dit officiellement «défendre les intérêts de la filière semence» � V. son site Internet

 

Ce que nous voulons, sur le plan législatif et réglementaire :

Le Catalogue officiel actuel est le pré-carré exclusif des variétés protégées par des droits de propriété intellectuelle, hybride F1 non reproductibles. Qu'il le reste.

Nous voulons que les semences anciennes et nouvelles appartenant au domaine public et librement reproductibles sortent du champ d'application de la législation sur le commerce des semences.

Il n'existe pas de catalogue officiel obligatoire pour les clous et les boulons. Il n'y a pas de raison de soumettre les semences à une procédure préalable de mise sur le marché, comme les pesticides ou les médicaments, pour les cataloguer dans un registre.

Des objectifs de qualité et de loyauté dans les échanges commerciaux peuvent être aisément atteints par un règlement de base fixant des critères minimums en termes de qualité sanitaire, faculté germinative, pureté variétale et pureté spécifique.

 

Que demande la société Graines Baumaux ?

Notre adversaire devant la Cour d'Appel de Nancy demande la condamnation de Kokopelli à lui payer 100.000 €uros de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de toutes les activités de l'association. Pour information, au 30 juin 2011 la société Baumaux avait un chiffre d'affaire annuel de 14 millions d'€uros et un résultat net de 2 millions d'€uros.

lead-enrichir-25000
Poster un commentaire

4 commentaires

  • Lien vers le commentaire Yves jeudi, 09 août 2012 20:18 Posté par yves

    Pauvre décision, je me sens perdu au milieu de ces eurozonards. Ma seule consolation, c'est de me dire que j'ai voté CONTRE Maastricht en 1992 et NON en 2005, n'ayant pourtant aucune attache avec les communistes ou front national. Juste une envie de bon sens, envie de liberté pour moi et la sociéte dans laquelle évolueront mes enfants.

  • Lien vers le commentaire Charles Dereeper vendredi, 20 juillet 2012 18:48 Posté par Charles DEREEPER

    Les pétitions, très franchement, les politiciens s'en tapent complet. le seul truc qui les fait bouger, c'est quand tout est immobilisé à cause d'une grève générale ou que le pognon des impôts s'écroulent et que plus personne sur les marchés ne veut prêter d'argent pour financer les déficits... que le bas peuple couine, je doute de l'efficacité...