Samuel Rondot : N’est pas trader qui veut (Episode 1)
Plus de trois ans déjà que je dirige Best CFD. Des centaines de comptes ouverts, des milliers d’ordres et un laboratoire humain fascinant dont je ne me lasse pas.

Cette position privilégiée me permet d’observer les succès et les échecs et m'a inspiré pour écrire une série d'articles sur le comportement des traders et leur typologie. Je vous dévoilerai aussi quelles sont les 3 seules façons de gagner en trading. J'ai décidé de vous en faire part en toute transparence comme à mon habitude.
Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que placé comme je le suis, je ne connais pas les motivations des traders. Ce que je vois, c’est la conséquence de leur acte, le but ultime, celui par lequel ils seront jugés : leurs trades et leur trading.
J’en profite pour ouvrir une petite parenthèse avant de commencer cette petite série d’articles.
Sur ce site, comme quasiment partout ailleurs sur Internet, les gens sont obsédés par les analyses.

Le marché va par ci, il va rebondir tel jour, il va casser tel support.
Des analystes j’en vois des dizaines. Ça se lit dans leur type de trading, dans leur façon d’intervenir dans leur choix de prix. Et je peux vous assurer que tous les analystes (sauf bien sûr ceux d’Objectif Eco) ont oublié le détail majeur : l’analyse n’est pas le trading. C’est même très loin du trading.
Prenons l’ami Charles Dereeper qui voyait récemment une remontée sur 3 325. Il avait tout prévu, le sens, l’objectif et même le timing.
Sauf que cette fois-ci, il avait oublié une chose et je me permets de le montrer en exemple, car c’est très rare, il a oublié de rentrer ! Il n’a pas voulu prendre le train en marche, il a été trop gourmand sur son point d’entrée et il n’a jamais pris le train en marche.
Analyste 1 – Trader 0. Sauf qu’au final, ça ne lui a rien rapporté.
Si j’ai pris cet exemple, c’est que justement Charles n’est pas un analyste. Les raisons de la hausse de la baisse, du prix d’entrée de l’objectif, tout ça il s’en moque. La finalité c’est le trading, c’est de gagner de l’argent. Passer des ordres, acheter ou vendre, porter et gagner ou stopper.
Sur les centaines de comptes que je peux observer, les analystes sont légion, les traders une minorité.
Au final, les analystes sont souvent tellement obsédés par leur scénario plutôt que par leur position, qu’ils en oublient le plus important : l’action du trading.
Ne me faites pas écrire ce que je ne veux pas. Je n’ai pas dit que les analystes d’Objectif Eco sont de mauvais traders. La publication de leur relevé, pour ceux qui ont accepté la transparence, prouve le contraire. Mais personnellement, je trouve qu’ils se trompent de méthode. Sauf que le public veut de l’analyse et pas des trades. Les audiences et les notes de chaque article ne mentent pas.
Très sincèrement, je ne sais pas s’il y a une solution.
Un trader obtient un résultat car il va suivre tous les trades de son plan. Son objectif c’est de gagner de l’argent. Il utilise une méthode personnelle, composée de millions de choses et surtout de son expérience. Elle n’est pas ou peu transmissible.
Samuel Rondot

Suite dans l'Episode2...
- Qu'est-ce les traders recherchent, qu'est-ce qu'ils trouvent ?
- Les gens se trompent, pourquoi ?
- La technique du golf et les traders...
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Le 9 février 2012 par : sinclarrr
Hate de lire la suite :)
Le 10 février 2012 par : guyem
Je dirai meme plus ....hate de suivre la lutte .... :)
....entre les deux camps
Le 11 février 2012 par : Martin Fabre
Salut,
Bien sûr ton analyse est pertinente mais j’y ajouterais une nuance. Le trader est d’abord un analyste puisque c’est à partir de celles-ci qu’il prend ses décisions. Et pour ceux qui veulent trader et qui ne savent pas analyser, ils s’en remettent à des expérimentés comme nous. Mais comme on ne dit pas tous la même chose en même temps... il faut donc faire un choix et s’y tenir. La dispersion est une des erreurs fondamentales.
Ce qui les ruine c’est qu’ils sollicitent les conseils puis les remâchent. Pour ceux qui analysent eux-mêmes ils n’ont pas assez de rationnalité analytique et ils finissent par vouloir avoir raison contre le marché. Ils changent trop souvent d’avis et jouent contre eux-mêmes.
Il y avait des profits à faire depuis mi-décembre sur le marché action. Aujourd’hui c’est sans doute fini pour la hausse (climat économique désastreux, prises de bénéfices)et la réponse est de ne pas insister sinon les gains vont fondre. Nous sortons du marché long lundi matin pour prendre nos bénéfices. Ensuite un peu d’observation donc d’analyse et de nouvelles opportunités se présenteront. Rien ne finit jamais.
Mais pour ce qui est des analyses c’est 20% de technique et 80% d’expérience. C’est fou ce que sur les 10 années passées nous avons pu nettoyer d’indicateurs, de droites, de trucs et de machins... et quand je vois un graphe surchargé et coloré à en devenir une oeuvre surréaliste je m’inquiète pour son auteur parce qu’il se rassure par une profusion qui ne sert à rien.
Nous serons autour de +18% hors frais sur 2012, lundi vers 10:00
A bientôt
Martin www.win-trading.com
Le 13 février 2012 par : Samuel RONDOT
C’est là ou je ne suis pas d’accord. Une analyse évolue au fil du marché et un trader n’a aucun besoin de se projeter dans le futur. Le trader lui cherche un setup. Il connait son avantage et il l’exploite. Et chercher un setup c’est très loin de faire de l’analyse, tout au plus on peut appeller ça de la surveillance. Quant à l’étape qui consiste à étudier la pertinence des setups, là encore ça ne peut pas porter le nom d’analyse.
Le débat est sans fin mais les faits ne mentent pas. Sur les comptes il y a ceux qui font de l’analyse et ils n’ont aucune constance dans leur trading et il y a ceux qui exploitent le ou leur setup. Parmi les gagnants les seconds ont une chance, les premiers aucune.
