Samuel Rondot : La France bientot relayée à la case départ du grand Monopoly ?
Pourquoi personne ne peut vous dire la vérité
J’ai la chance de vivre à l’étranger depuis plus de dix ans. Cette position permet de regarder son propre pays dans les yeux et de le connaître bien mieux qu’on ne connaîtra jamais son pays d’accueil.
Et ce que je vois dans le bleu blanc rouge des yeux français est bien triste.
Le pays a vécu au-dessus de ses moyens longtemps, personne ne le conteste.
Mais l’évidence que personne n’ose formuler tout haut c’est que lorsque l’on est en situation de surendettement, on ne s’en remet pas.
Ou alors il faut faire des efforts considérables, mais vous le savez bien, ces efforts on est en train de les faire ou pas ?
Vous avez certainement assisté à la descente aux enfers d’un proche, d’un ami ou d’une relation qui est entré dans la spirale de l’endettement. Et comment l’histoire s’est-elle terminée ?
Au mieux, il a dû abandonner tous ses acquis et repartir à zéro la tête haute ; au pire, le système l’a fait pour lui : on l’a mis en faillite et on l’a replacé sur la case départ du grand Monopoly de la vie mais sans qu’il touche le bonus.
La France (et bon nombre de pays riches) est dans la même situation. Vous le savez, nous le savons tous.
On peut s’inventer des excuses, des histoires : nous sommes riches, nous sommes inventifs, nous avons des acquis, etc., etc.
LE CONSTAT :
Il n’y a qu’une vérité : la France est surendettée. Elle a beaucoup de mal à rembourser sa dette. Et malgré cela notre budget continue de se creuser, de s’endetter et donc de mettre encore plus le pays en difficulté.
Pourtant l’équation est simple. D’un côté il y a l’argent qui rentre, toutes les taxes diverses et variées. De l’autre, il y a le budget de l’État.
Nous avons tous un budget à équilibrer, soit il faut gagner plus, soit il faut dépenser moins.
Gagner plus pour un État c’est soit augmenter les taxes, soit générer de la croissance. L’économie va produire plus cette année que l’année dernière, donc les taxes seront plus importantes. Attention à la relation fragile entre les deux. Les économistes sont tous d’accord pour dire qu’une augmentation des taxes va ralentir la croissance donc creuser peut-être le trou encore plus.
Dépenser moins pour un État c’est privé certains d’avantages reçus par le passé ou réduire le service que l’État offre aux Français.
Retraites, santé, prise en charge d’une population vieillissante, service public national alors que notre population est loin d’être répartie uniformément.
La liste de ce qui coûte cher, très cher est longue, très longue...
Je résume une situation très simple :
Nous avons des dettes, beaucoup de dettes et nous avons du mal à les rembourser. Comme on a du mal à les rembourser, ceux qui nous ont prêté se demandent s’ils vont être payés, donc ils veulent bien nous prêter encore, mais ils ne le feront que si on leur verse plus d’intérêts.
Nous avons des revenus, mais ces revenus sont trop modestes pour tout financer (je ne parle même pas de l’addition à venir avec tous les problèmes en suspens) donc on doit emprunter encore plus ou bien avoir plus de revenus (plus de taxes et/ou plus de croissance).
LES SOLUTIONS :
Pour sortir de cette impasse, il n’y a que trois solutions :
1/ On se place en faillite. On admet qu’on ne pourra pas tout rembourser et on dit à ceux qui nous ont prêté, désolé les gars, mais là on va plus pouvoir payer, donc il faut geler la situation quelque temps pour qu’on trouve un accord. Trop souvent on associe une faillite à une liquidation totale, il est utile de rappeler que certaines entreprises en faillite finissent par se redresser. La faillite c’est un gel des dettes pour les réorganiser. Concrètement, on dit à ceux qui nous ont prêté, on ne vous remboursera pas 100 pour 100 prêtés mais par exemple 60. Soit ils sont d’accord (il vaut mieux un peu que rien du tout) et on redémarre avec moins de dettes (donc une situation gérable), soit ils ne le sont pas, et il faut liquider. C’est-à-dire qu’on procède à la vente de tous les actifs pour rembourser ceux qui ont prêté.
La faillite peut être volontaire ou forcée. Soit on prend les devants pour stopper un cercle vicieux et essayer de trouver une solution, soit un beau matin on se réveille sans argent dans la caisse pour payer les dettes et il faut se placer en faillite. La Grèce est dans ce second cas.
2/ Soit on bat de la monnaie pour payer sa dette en monnaie de singe. Ça s’appelle une dévaluation.
Un beau matin, on annonce qu’hier notre pays avait 100 euros et que ce jour, il va en imprimer et mettre en circulation 20 de plus, pour un total de 120. Il a dévalué sa monnaie de 20 %. Ceux qui avaient une dette en euros viennent mécaniquement de perdre 20 % de ce qu’ils ont prêté.
Le marché des changes reflète cet équilibre précaire entre les États. Si le monde a des doutes sur la capacité d’un acteur ou d’un pays à faire face à ses engagements financiers, il vend cette monnaie (il s’en éloigne) et ça l’a fait mécaniquement baisser. Il suffit donc d’observer l’évolution des changes pour constater ces dévaluations de gré ou de force.
Dans le cas de l’euro, c’est bien sûr beaucoup plus complexe puisqu’une dévaluation volontaire devrait être décidée unanimement…
Il est important de conclure cette solution en rappelant qu’au final celui qui paye l’addition c’est celui qui a des euros, puisqu’on a dévalué par rapport à tout le reste (produits, services et autres monnaies) ce que représentait son patrimoine. C’est pour ça qu’on entend souvent dire que cette solution crée de l’inflation, qui va donc ronger tous les actifs.
3/ Soit on paye sa dette. On rassure ceux qui nous prêtent de l’argent de manière forte pour que le prix de l’argent baisse. Pour cela, il faut commencer par équilibrer le budget, voire commencer à créer un budget en excédent. Rappelons à ce sujet qu’il n’y a pas eu de budget excédentaire en France depuis plus de trente ans. Dans notre situation actuelle, en sommes-nous capables (pression de la rue, des lobbies, engagement à long terme) ?
POURQUOI ON NE PEUT QUE VOUS MENTIR :
Alors, on fait quoi, solution 1, 2 ou 3 ?
Comment ça personne n’en parle aussi simplement ?
Eh bien oui, aucun des décideurs n’est prêt à annoncer la couleur de peur des conséquences. Un homme politique cherche à être élu, donc à s’attirer les bonnes grâces de ceux qui peuvent voter pour lui. Comment pourrait-il donner de telles mauvaises nouvelles et faire face à la réalité et encore avoir une chance de prendre le pouvoir pour le réaliser ?
Et quand bien même il le ferait, que se passerait-il ?
Je vivais encore à Londres lors de la crise de la banque Northern Rock en septembre 2007. Et je me souviens comme d’hier de ces milliers, de ces dizaines de milliers d’épargnants anglais qui faisaient la queue dehors pour retirer tout leur argent. Je n’ai jamais rien vu de plus impressionnant.
Le système bancaire repose sur la confiance. Nous mettons notre argent sur un compte en banque car il est en sécurité. Si on vient à douter de cette sécurité, c’est la fin du système. Le moindre doute va créer un mouvement de panique qui lui-même mettra à genoux le système. Les banques ne sont pas faites pour rembourser en quelques jours ne serait-ce que quelques pour-cent de leurs clients.
Il est impossible d’annoncer les réformes sans se heurter à un mur de protestation, il n’y a qu’à voir le mal-être des peuples de Grèce, d’Italie, d’Espagne.
Cette vague sera d’autant plus grande que tout le monde est bien conscient qu’avant d’en arriver là, ceux qui nous dirigent, ceux qui décident ont triché. Ils ont triché dans leur discours, dans leur favoritisme, dans leur gestion.
C’est la raison pour laquelle tous ceux qui dirigent n’ont qu’une seule solution : essayer de mettre en œuvre la solution 3 (plus de taxes, moins de dépenses) sans le dire. Mais devant l’ampleur du problème, ils croient vraiment qu’ils ont une chance ?
SORTIR DE L'IMPASSE :
Individuellement, nous ne pouvons rien faire.
Mais collectivement, il y a un début de solution : nous devons accepter ce constat, nous devons nous préparer à faire chacun des efforts, nous devons accepter ces efforts et nous devons faire savoir que nous sommes prêts à les faire.
Sinon l’issue ne pourra être qu’une mise en faillite qui amènera certainement une dévaluation, de l’inflation (ou de la déflation) et des efforts drastiques à consentir.
Au final, soit nous faisons ce choix pour nous-mêmes, soit on nous l’imposera.
Les étrangers de tous horizons disent tous que le principal trait des Français c’est d’être incapable de se reformer et que c’est pour ça que nous avançons par révolution.
J’ai bien peur qu’ils aient encore raison.
Je termine avec ce proverbe maltais qui devrait nous aider à mettre les choses dans le bon ordre :
« Nous n’héritons pas la terre de nos aînés, nous l’empruntons à nos enfants ».
Notre génération peut encore accepter le changement et faire ces sacrifices. Si nous ne le faisons pas, c’est l’avenir des nôtres que nous hypothéquons de manière certaine.
Samuel Rondot, directeur de www.bestcfd.com
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Le 14 septembre 2011 par : Harry Haller
L’ennui avec les solution 1, 2 et 3, c’est que les politiques tentent encore d’autres solutions avant de se résoudre à la solution 4. ;)
Le 14 septembre 2011 par : Kim_38
Bonjour tout le monde,
Samuel, j’apprécie cet article - comme la plupart de ceux que tu mets à notre disposition. Si je ne remets pas spécialement en cause les alternatives, deux points me hérissent dans la partie "Sortir de l’impasse".
1 - Tu parles de "Nous". Or, il semblerait que tu ne résides pas en France et ne sois pas concerné "pécunièrement ou socialement parlant" par la situation économique française à venir. Je suréagis peut-être vis-à-vis de l’aigri du Costa Rica, mais toujours est-il qu’en tant que salarié, résidant fiscal, etc. français, je suis personnellement concerné (ainsi que d’autres lecteurs). Ne parle pas de "Nous" mais de "Vous" si tu n’es pas impacté par la crise en France.
2 - Tu dis également "Notre génération peut encore accepter le changement et faire ces sacrifices." Non, il est exclu que ma génération soit la seule à faire des sacrifices. Par choix et conviction, je vis, réside, paye beaucoup d’impôts en France. Et continuerai a priori à le faire. Ma génération est déjà sacrifiée par 30 années de politique de l’autruche. Quand j’ai commencé à travailler, je savais déjà que j’aurais à payer la retraite des autres, à m’en constituer une (puisque je ne compte pas sur l’Etat), à subir le problème de la dette - et la dernière couche a été le problème énergétique :-). D’accord pour un changement collectif et pour un réglement collectif inter-générationnel du problème (transmis par les quinqua jusqu’aux retraités actuels, ne l’oublions pas). Pas question d’être la seule génération à se sacrifier.
Cdlt.
Le 14 septembre 2011 par : Samuel RONDOT
@Kim_38 : 1/ Je vie en Europe, je paie des impots et vos problèmes sont mes problèmes. D’autant plus que si quelques personnes ont quitté la France pour des raisons fiscale, j’ai fais ce choix (comme la plupart des expatriés d’ailleurs) par dynamisme économique. 8 ans à Londres n’a pas grand chose à voir avec les plages ou les forets du Costa Rica.
2/ Quand je dis notre génération, j’englobe tous les vivants financièrement responsables. Le problème ne se résoudra pas (si tant est il devait se résoudre volontairement) par l’action de quelques uns. Mais quand je vois le discours de Pécresse (la dette n’est pas un probléme) et les réactions d’Apathie (on ne peut pas dire ca, ca va créer la panique..)hier soir au Grand Journal, je ne me fais guère d’illusion sur l’issue. Car pour que ca bouge, il faudra a un moment trouver un équivalent à Jean Chrétien (Canada) qu’il est l’un des rares a avoir réussi a ramener le budget en excédant sans perdre son mandat.
Le 14 septembre 2011 par : stemaie
"Mais collectivement, il y a un début de solution : nous devons accepter ce constat, nous devons nous préparer à faire chacun des efforts, nous devons accepter ces efforts et nous devons faire savoir que nous sommes prêts à les faire."
Je bosse depuis l’age de 14 ans, je n’ai jamais rien demandé a personne, j’ai toujours été honnête en payant mes impôts et autres taxes diverses et aujourd’hui on vient me dire que je vais devoir faire des efforts pour payer l’ardoise que nous laisse nos dirigeants politique ?
"Au final, soit nous faisons ce choix pour nous-mêmes, soit on nous l’imposera."
Ca c’est une autre histoire....
Le 14 septembre 2011 par : Kim_38
@Samuel : merci pour ces précisions.
Je pensais d’une part que vous viviez à l’étranger, comme cela est écrit au début de l’article. Et d’autre part, c’est vrai qu’en tant que trentenaire, je reconnaît être en overdose devant toutes les "générations" de quinquas/hexas/retraités qui nous remettent leur facture sans vouloir participer - ou si peu - au règlement de ladite note.
Sinon, à titre perso, je m’éclate et préfère Londres au Costa Rica. A propos, TB le papier sur Malte.
Cdlt, K.
Le 14 septembre 2011 par : jymesnil
un excellent résumé des enjeux ! pour ma part, je pense qu’il y a deux genres de politiques, les politiciens et les hommes d’état....en France, les derniers ont été DE GAULLE et Mendes-France, en Allemagne, Kohl et Schröder....Schröder qui s’est politiquement suicidé pour ses réformes, dont profite Merkel....en effet, les politiciens français prendront la voie la moins courageuse, l’inflation ?! mais je suis persuadé que nous irons vers une révolution de type chaos façon Mad Max :-(
Le 14 septembre 2011 par : pavdu69
Cet article est bien mais il manque 2 choses essentielles qui ne sont jamais mentionnées par les auteurs de ce site.
D’abord au niveau national, l’application de la loi rothschild (encore eux) de janvier 1973, lien wikipédia pour en savoir plus sur cette imposture(?).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_n%C2%B073-7_du_3_janvier_1973_sur_la_Banque_de_France
Avec les conséquences de celle-ci sur les finances publiques depuis son vote,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Dette_publique_France_1978-2010.png
Et ensuite au niveau européen, le fait que la suisse, ce petit pays béni, au cœur de l’europe, qui, par sa politique financière accommodante ruine les états européens en attirant les capitaux. Si la fiscalité en europe n’était pas si disparate il y aurait une moindre fuite des capitaux, mettre son capital en suisse est accessible quand on a quelques millions en réserve, mais faire le pas pour le mettre à singapour ou aux caïmans c’est une autre démarche.
D’où une forte accélération de la fuite des capitaux grecs en suisse.
Et quand la crise se sera vraiment installée, ces jolis capitaux bien chauds sortiront pour acheter au rabais de l’immobilier, des entreprises,... jusqu’à la prochaine crise, nauséabond.
Le 14 septembre 2011 par : Yves
Très bon résumé. La solution 3 signifie indirectement redémarrer notre capacité à exporter plus de biens et services. Mathématiquement, tous les pays très endettés de l’OCDE ne pourront pas choisir la solution 3. Le deleveraging global du public et privé se fera dans les premières années en solutions 1 et 3 PUIS plus tard en solution 2 mais celle-ci pose d’autres inconvénients (hausse des taux d’intérêts). Loic Abadie a bien décrit la situation dans de nombreux billets.
Le 14 septembre 2011 par : ernee
Le 14 septembre 2011 par : Samuel RONDOT
...Mais quand je vois le discours de Pécresse (la dette n’est pas un probléme) et les réactions d’Apathie (on ne peut pas dire ca, ca va créer la panique..)hier soir au Grand Journal, je ne me fais guère d’illusion sur l’issue...
Un grand moment de télévision... sauf que vous omettez de préciser le principal acteur de cet échange : Marc Fiorentino.
Même si celui ci s’est retenu et n’a (malheureusement) pas insisté, on a vu qu’il n’avait besoin de que de quelques phrases pour décrédibiliser Pécresse.
Quant à Apathie, il répondait à Fiorentino qui dénonçait le bilan catastrophique des banques. J’aime bien Apathie, mais hier il a été mauvais. Peut être a t’il été troublé que Fiorentino lui vole la vedette en contredisant Pécresse...
Le 15 septembre 2011 par : ellelui
ce post à titre pédagogique décrivant l’univers de la haute fréquence et des manipulations me paraît essentiel
merci de ne pas l’effacer ou d’en expliquer les raisons dans mon email. Merci
je remonte ce sujet pour expliquer les manipulations permanentes dont sont victimes les traders intra, swinger et autres avec un exemple simple et clair. c’est un exemple de pur intraday mais le même type de structure s’applique sur des unités de temps plus longues.
derrière les algos hft que vous pouvez voir apparaitre , se cache un autre algo centralisateur qui "compte les cartes" c’est à dire qu il a à la milliseconde la position de toute la place et en particulier de la spéculation et sait gérer sur du tct des milliers d’intervenants en même temps. ceci est particulièrement visible sur le contrat cl du nymex et les autres type eurex et globex. 3 algos sont interconnectés et se relaient en permanence dans la formation du prix qu’ils contrôle parfaitement en intraday:le 1er algo de base appelé centralisateur qui donne les infos des prix entrées et sorties des traders .cet algo fournit la surliquidité nécessaire aux marchés pour qu’il fonctionne . en contrapartie on a donné la possibilité à cet algo de compter les entrées sorties du marché de la spec
cet algo renseigne ensuite à la milliseconde 2 autres type d’algos appelés prédator et disruptor dont l’objectif est de raser la spec intraday . le prédator fait du tct et va chercher en permanence les stop qu’il voit ds un sens comme ds l’autre le disruptor va jouer sur des unités de temps plus longues de qq minutes à 30 mn en hypertrophiant les prix et les tendances sur qq dizaines de minutes pour créer une disruption de prix et le pétage de nombreux stop . c’est le fameux effet ligne droite que vous voyez bcp plus affirmé depuis 2 ans
ces 3 algos occupent 90% du "territoire " dans les carnets et font 90% des volumes !! la surliquidité étant apportée par les primary dealers eux mêmes actionnaires des banques centrales type fed et bce. leurs 3 algos jouent en permanence contre la spéculation des mains faibles avec des moyens illimités et sont informés à la millisecondedes des entrées sorties et stop des mains faibles et ont comme seul paramétrage de rincer ces mêmes mains .
vous retrouvez le même phénomène sur les equities à paris en moins violent contrairement à ce qu’on laisse penser, le marché est parfaitement en ordre de fonctionnement c’est à dire parfaitement CONTROLE
L’objectif est de prévenir ts les comptes sur marge et en leverage de ne plus trader tct sauf à avoir un avantage concurrentiel... en fait l’objectif de contrôle de ces algos est de controler tout le territoire des carnets et de faire en sorte que toute la speculation en intra se retrouve tjs sur les mêmes niveau de prix
cette arnaque globalisée ne vient pas spécifiquement de votre broker son origine est à chercher chez les primary dealers qui apportent la surliquidité au marché et donc à tous acteurs du marché !!!
faites remonter ce post essentiel je vous invite à faire remonter ce post à vos broker en leur expliquant qu’ils sont eux mêmes sujet à manipulation ! mais ils n’ont pas conscience de la permissivité et du caractère vicié du système dans son ensemble
ces mêmes brokers se doivent de remonter l’info chez leur dépositaire et leur centralisateur
j ’ai expliqué ce qui est invisible à l’oeil nu sur les marchés faites circuler le post et informer toute autorité compétente
car c’est de cette manière que chaque année des milliards sont perdus sur les comptes de trading à l’échelle planétaire (forex y compris) de ce qui peut être appelé la "chair à canon " c’est à dire vous
cet état des lieu s’accélère depuis 8 mois maintenant 90% des brokers ne soupçonnent même pas cet état des lieux et ne comprennent pas que la surliquidité apportée est une liquidité "fantome" qui va disparaître à la milliseconde et entraîner ces fameux trous de cotation dans les carnets c’est l’algo centralisateur qui se charge de la faire disparaître pour piéger la spec
l’utilisation du dome ou autres book trader qui sont des carnets d’ordre dynamiques permet de mieux comprendre le contrôle des prix
maintenant expliquons comment faire rentrer tous les traders sur les mêmes prix sur un mouvement de baisse ou de hausse violent
prenons l’exemple d’hier matin et la chute 2910/2770
la stratégie et les algos utilisent le principe d’auto similarité des prix sur différentes temporalités :c’est la base de l’analyse fractale.
l’algo centralisateur fournisseur de surliquidité aidé de ces 2 petis copains disruptor et predator va structurer le mouvement 2910/2770 en ligne droite en veillant bien à faire stationner les prix sur certains niveaux prédéfinis (chose aisée puisque controlant la surliquidité c’est à dire partie et contrepartie ,il controle donc le carnet) c’est qd les prix stationnent donc que les trader cherche à rentrer et forcemment tous sur les memes niveaux une fois les entrées comptabilisées par l’algo on impulse fortement les prix en sens inverse en retirant soudainement la liquidité ce qui provoque une disruption de prix c’est le fameux coup de carnet à la milliseconde puis l’algo va répéter ce séquençage d’auto similarité (stationnement du prix disparition de la liquidité et coup de carnet en sens inverse une fois les trader rentrés) un certain nombre de fois jusqu’à ce que 80/90% des entrées comptabilisées sortent du marché sur ce mouvement c’est à dire se coupent
alors l’algo accumule pour repartir dans l’autre sens
ce post que j’espère pédagogique peut concerner tous les scalper trader intraday et swinger en particulier sur produits dérivés type futures ou structurés et equities cherchant à profiter de micromouvements de structure ou de mouvements courts
ce qui est particulièrement dommageable est que le contrôle du territoire par les algos et le tryptique stationnement du prix/disparition de la surliquidité/coup de carnet ou impulsion inverse provoquent des structures de marché de type maniaque et dénaturent totalement la formation des prix ce contrôle du territoire n’est en fait pas légale car en contrepartie de la surliquidité apportée par l’algo centralisateur , on lui autorise de compter les entrées sorties c’est très précisemment là que les autorités de contrôle doivent se focaliser je pense malheureusement qu’elles ne soupconnent meme pas l’existence d’un tel environnement permissif vicié et pernicieux
mais la clef pour arrêter ces arnaques et magouilles se trouve là : interdire à l’algo centralisateur de "compter les cartes" donc de contrôler le territoire des carnets !!
une proportion infinitésimale de personnes sont au courant et cartelise donc l’environnement de cotations et de formation des prix
aux autorités de focaliser sur cet environnement !!
concernant les informations données precedemment ,je ne donne pas d’hypothese et je ne fais pas de théorie ce que j’affirme été vérifié en pratique
j’ ai de nombreux tests en réel avec une centaine de trade par jour pour confirmer ces informations en tout particulier sur des marchés comme le crude oil CL sur le nymex ou l’eurex dax ou encore le tf russell 2000
elles sont tenues à disposition des autorités de contrôle les preuves sont totalement irréfutables et le système mis en place est beaucoup plus simple qu’on peut croire d’ailleurs s’il était complexe il n’aurait pas de viabilité à terme
je peux vous affirmer par exemple que l’algo centralisateur du cl crude oil future sur le nymex nouvelle génération est arrivé mi décembre 2008
pour encore mieux comprendre tentez l’expérience suivante en scalping pour ceux qui ont des margin account ouverts chez des brokers électroniques qui mettent à disposition des futures sur indices commodities taux
ouvrez 2 dome ou book trader l’un est le compte réel , l’autre le paper trading faites le même type de scalp sur les 2 dome celui en paper trading va marcher 3 fois sur quatre c’est à dire qu’aucun algo ne détecte votre entréepuis que vos contrats sont virtuels
faites le meme type de scalp ou trade en réel et là votre entrée est immédiatement détectée et devient perdante immédiatement 3 fois sur quatre car votre trade est bien réel et vos contrats deviennent hedgés à la seconde en rentrant dans le système de comptage de l’algo
pour aller encore plus loin... penser à ce qu’on pourrait faire avec un chipset interfacé entre les serveurs de cotations des bourses et des brokers electroniques ...
la confidentialité de vos positions n’existent plus , le contrôle et le calcul des entrées sorties devient comme par magie tellemnt facile...
