Samuel Rondot : Je suis fan du kindle d’Amazon !
Amazon en plus de ses résultats a annoncé :
”Amazon.com is now selling more Kindle books than paperback books.”
En français dans le texte, Amazon.com vend maintenant plus de livres au format Kindle que de livres au format papier.
Le Kindle, pour ceux qui ont raté l'information, est un livre électronique.
Il a 2 atouts majeurs : il peut contenir un grand nombre de livres, à priori plus que vous ne pourrez en lire dans votre vie (au moins 3500).
Et surtout les pages s'affichent avec une technologie appelée eInk. C'est de l'encre informatique. Les avantages sont nombreux dont une consommation électrique nulle lorsqu'une page est affichée, ce qui donne une autonomie d’un mois au Kindle. De plus, la lecture est naturelle, on a vraiment l'impression de lire sur du papier et pas sur un écran car il n'est pas éclairé (donc pas de lecture nocturne sans lampe d'appoint).
Bref sur le papier, c'est imparable, c'est la technologie du 21ieme siècle. Je consomme beaucoup de livres. J’en lis beaucoup en diagonal, j'en jette souvent après 2 ou 3 chapitres et j'en ai marre de voir ma bibliothèque se remplir souvent inutilement
J'en ai offert un à un ami pour ses 40 ans quand il est sorti, il y a de ça plus de 2 ans.
Je n'ai pas pu résister quand ils l'ont livré chez moi de le sortir de son emballage et là c'est le choc. C'est ultra fin, ultra léger, on le tient naturellement en main et quel confort de lecture !
Mais pour moi même, j'ai toujours été freiné par 2 raisons :
La plupart des contenus sont anglophones, ce qui pour moi est idiot, car je dois lire 2 livres sur 3 en anglais mais j'avais la sensation que si je passais le pas, je ne lirais presque plus qu'en anglais (rappelez vous que je ne suis pas en train de me la péter mais que je vis depuis plus de 10 ans dans des pays anglosaxons).
Mais surtout la technologie de distribution par 3G ne fonctionne pas là ou je vis (alors qu'Amazon dit l'inverse) et il fallait faire quelques manipulations pour récupérer les contenus sur le Kindle.
Ajoutons à cela un autre défaut, Amazon ne vendait les livres Kindle que depuis son site américain en .com et en dollars, ce qui impose les frais de carte bancaire à chaque transaction. Donc pas terrible pour ceux qui ont des frais minimums, sans parler de la TVA qu'ils ont fini par ajouter en plus des frais de connexion à leur réseau 3G. Au final, on payait les livres Kindle, 20 à 50% plus cher que les ricains.
Puis 2010, les bonnes nouvelles commencent à s'accumuler. En début d'année, Amazon met en vente les livres Kindle sur son site anglais. Et au deuxième semestre, il sort la 3ieme génération du Kindle avec plus de contraste, plus de mémoire mais surtout une version Wifi seule, moins chère.
Là, je ne peux plus résister et 4 jours après la commande sur Amazon, il est déjà sur le pas de ma porte.
Quelques semaines de lecture plus tard et même si Amazon refuse de commenter les estimations, les spécialistes évaluent qu'ils ont vendu 10 millions de Kindle en 2010. Je ne peux pas être étonné qu'ils vendent maintenant plus de livres Kindle que de livres papier.
Ce que j'adore :
- la facilité d'utilisation : mon compte Amazon est à jour, je trouve le livre qui m'intéresse, j'achète en 1 clic, 10 secondes plus tard, le Kindle branché en wifi reçoit l'ouvrage et je peux commencer ma lecture.
- Chaque éditeur propose les premières pages de n'importe quel livre gratuitement. De quoi s'assurer qu'on va supporter le style de l'auteur pendant 300 pages. (d'un autre coté, j'aurais peut être vendu moins du mien si tous mes lecteurs avaient commencé par ça…).
- Un logiciel PC (Calibre) permet de se faire une revue de presse personnelle et gratuite chaque matin. Il faut 5 min pour paramétrer et depuis je reçois ma revue de presse sur mon Kindle à l'heure où je l'ai décidée (vous pouvez ajouter votre propre sélection de sites internet).
- Je peux avoir tous les livres que je veux dans mon Kindle. Parfois je dévore un livre du début à la fin mais souvent je papillonne : un livre de spécialiste avec mon café après le repas, un livre léger avec ma fille qui saute sur mes genoux et le thriller intense pour se remplir la tête avant d'aller au dodo. Sans compter l'avantage lors des déplacements.
- Une autonomie hallucinante. Forcément il consomme que lorsqu'il tourne les pages ou se connecte en wifi. J'ai déjà lu plus de 10 livres et je ne l'ai chargé qu'une seule fois.
- Un confort de lecture étonnant. Il faut le voir pour le croire. Tout ceux à qui je l'ai prêté 30 secondes n'en sont pas revenus.
- Les livres sont moins chers sans compter que tous les jours des éditeurs font des offres promotionnelles avec des livres gratuits pour faire découvrir leur gamme. Tous les grands classiques gratuits et des tas de livres auxquels je ne me serais jamais intéressé à un prix normal, en version papier, s'il avait fallu attendre la livraison ou flâner dans les rayons.
Le seul point noir, pour le moment, les auteurs Français (toujours eux) freinent des 4 fers pour proposer leurs livres sous ce format. Mais ils seront obligés d'y venir, poussés également par des éditeurs qui se spécialisent en ce sens. Les prix ne sont pas encore très différents du papier mais ils ne pourront pas freiner très longtemps un train à une telle vitesse.
Pour autant, j'aime le livre papier, j'aime son toucher, son odeur. J'aime une belle bibliothèque. Mais l'un n'empêche pas l'autre. Le kindle c'est le rapide, le facile, la consommation de masse. Ca ne m'empêchera pas de poursuivre mes achats papiers, mais de manière beaucoup plus sélective.
A quand les Editions Edouard Valys en Kindle ?
Samuel RONDOT
Directeur de www.bestcfd.com (courtier CFD offrant un spread de 1 point sur le CAC 40) et de www.samuelrondot.com (vente de stratégies boursières automatisées)
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Le 11 février 2012 par : Martin Fabre
Bonjour Samuel,
Je te rejoins pour le numérique qui est le format de demain et je finirai bien par m’équiper moi aussi mais ne plus avoir de bibliothèque à la maison c’est peu avoir une cave sans bouteilles.
Le problème qui va venir est sans doute le suivant. Le livre numérique est parfois vendu entre 0.99 euros et 5 euros. Bonne affaire pour le lecteur mais il faut savoir que c’est l’auteur qui passe au trapèze. Youpla ! En format papier c’est pas toujours bien payé (sauf chez Valys) et maintenant en numérique c’est encore la distribution qui va profiter et le producteur qui va ramer. Aussi oui au format numérique mais attention aux prix de vente destructeurs. Il faut veiller à l’équité si ça exite encore un peu.
Toi qui fréquente Amazon je vais bientôt (sans doute la semaine prochaine, je viens juste de recevoir mon ISBN) publier un recueil de nouvelles : "Le passé immédiat" (en français) que tu pourras, que dis-je que tu devras acheter puis lire et enfin me faire de la pub ! :-) Je te promets que tu ne t’ennuieras pas. Précision pour ceux qui ne savent pas : Samuel et moi nous nous connaissons, ce qui m’autorise cette tournure.
Je m’édite moi-même format papier et format numérique. Ca me change des marchés financiers. Je reviendrai donner les liens.
Gilles
