ARTICLE

Olivier Crottaz : Des taux négatifs pour "s’enrichir" ? C’est possible

(19) votes | note : 4.23
Votez pour cet article
1 carré orange : note minimale
5 carrés orange : note maximale
(article du 5 septembre 2011)

Aujourd’hui les taux d’intérêts mondiaux sont au plus bas.

Il semble que le marché anticipe un ralentissement, une récession ou pire une dépression. Comment expliquer autrement (que les inflationnistes et hyper inflationnistes me pardonnent) que les taux ne montent pas. Ce qui monte (pour l’instant) ce sont certaines matières premières (Je vous ai montré que certains indices de commodités sont en baisse), nous sommes donc éventuellement dans une période de stagflation. Les taux des mauvais débiteurs montent aussi, mais ce n’est pas le propos du jour.

 

 

 

 

Aujourd’hui si un investisseur désire mettre son argent en sécurité, il lui est possible d’acheter des obligations de sociétés à brève échéance (maturité).

Dans un de mes derniers articles, j’ai montré qu’en achetant un emprunt de la Confédération Helvétique, le rendement final était négatif car le prix d’émission était au dessus du prix de remboursement.

Il est actuellement de même avec les obligations (de qualité) en CHF.

Comment alors puis-je dire qu’il est possible de s’enrichir. C’est un peu sur le ton de la boutade, mais ce n’est pas si faux, si on raisonne uniquement en terme de pouvoir d’achat.

Si une période de récession-déflation s’installe et que les prix baissent, le détenteur d’un emprunt, même avec un rendement négatif, peut se retrouver à la fin de la vie de son placement avec un pouvoir d’achat plus fort.

Un exemple :

Vous achetez une obligation à deux ans avec un rendement négatif de -1%, que l’économie se contracte et que sur cette période les prix baissent de 10%. Vous avez un pouvoir d’achat de +9% par rapport au jour où vous avez acheté cette obligation.

Vous aller me dire qu’il vaut mieux laisser l’argent en compte bancaire. Oui tout à fait pour autant que le banque ne fasse pas faillite. Les obligations de sociétés permettent aussi de prêter de l’argent à des entreprises non financières ou à un Etat (peu endetté). On pourrait aussi me dire qu’il est aussi plus intéressant d’acheter des actions avec un haut dividende. Je réponds oui, sauf que vous devez accepter le risque de fluctuation de cours (pertes possibles) et le risque qu’en cas de problèmes la société diminue ou coupe son dividende.

Il n’y a pas de free lunch

 

OLIVIER CROTTAZ



Vous souhaitez lire d'autres articles de "Olivier CROTTAZ"


Vous souhaitez être averti par email quand Olivier CROTTAZ publie un nouvel article

Vous souhaitez vous abonner à la Synthèse ObjectifEco chaque semaine

Votre email Saisissez votre email et validez par OK.Format non valide.


Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

[Connexion] [s'inscrire] [mot de passe oublié ?]


L'auteur
Olivier CROTTAZ

18 ans d’expérience dans la gestion de fortune suisse. Depuis 2007, je pilote ma propre société de gestion de fortune, Crottaz Finance. suis diplômé analyste financier, expert en finance et investissement et gestionnaire de fortune.

Boutique ObjectifEco

1070€ AU LIEU DE 3188€ - TOUS LES CONSEILS - TOUTES LES STRATEGIES PDF - TOUS LES AUTEURS

[Cette offre n'est valable que pour 20 clients. Abonnez vous à Loïc Abadie pour votre PEA, Charles Dereeper si vous souhaitez jouer sur le CAC 40 avec succès, Claude Mathy sur les Trackers. Lisez David Renan sur les petites valeurs ou Sacha Pouget pour le secteur explosif de la santé. Découvrez les stratégies de Samuel Rondot, celles de Cédric Froment ou de Eric David sur le Forex. A un prix CANON : -66% !

Il reste actuellement 3 places disponibles ! ->http://www.objectifeco.com/offre-co...]