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Loïc Abadie : forte récession, quelles conséquences sur les comptes publics ?

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(article du 2 novembre 2011)

Nos dirigeants semblent actuellement très occupés depuis quelques semaines à chercher quelques mesurettes ou nouvelles taxes censées réduire nos déficits publics et notre endettement : un abattement sur les plus-values des chevaux de course, une taxe sodas, un impôt sur les "riches", et un pseudo-plan de rigueur à venir qui permettrait de réaliser 6 à 8 milliards d'économies (rappelons que notre dette publique dépasse à présent 1600 milliards d'euros, et que le déficit public 2011 est prévu à 96 milliards d'euros, à moins d'une nouvelle révision à la hausse). Ces mesures sont censées faire face à une douce révision de la croissance de 1,7 à 1% en 2012, le PIB français étant par définition toujours en croissance.

Je vais quand même m'intéresser ici à un autre cas de figure, celui d'une récession forte, conduisant à une chute du PIB de 5% par an pendant deux ans, et à une hausse du taux de chômage associée, qui passerait de 9,9% à 17%.
 
C'est un scénario qui reste pour moi encore bien modéré dans le contexte actuel, compte tenu de la situation financière et économique de l'Europe et des USA, et nettement plus doux que celui de la crise de 1929.
Honnêtement, je m'attends à une crise plus importante, mais je me contenterai pour l'instant de ce scénario dans les calculs qui suivent.
 
coté recettes

Nous avons eu, grâce à la récession de 2008-2009 un bon aperçu de la sensibilité des recettes publiques à une récession du PIB :

Le rapport de l'INSEE 2008 mentionne des recettes publiques de 960,8 milliards d'euros, celui de 2009 des recettes de 923,5 milliards.

Entre 2008 et 2009, le PIB français a reculé de 2,5%. Une baisse du PIB de 2,5% coûte donc environ 37 milliards en termes de recettes publiques.

Avec l'hypothèse d'une récession cumulée de 10% sur deux ans, ce sont donc environ 148 milliards d'euros de recettes annuelles qui disparaîtraient en fin de récession.

Coté dépenses :

- Les allocations chômage verraient leur coût doubler par rapport à 2008, puisque le taux de chômage doublerait aussi : 34 milliards d'euros de dépenses en plus.

- Il faudra prévoir le renflouement de banques en difficulté. La situation actuelle est la suivante (tableau ci-dessous) : Il manque actuellement à nos banques 356 milliards d'euros de capitaux propres pour arriver à un leverage ratio raisonnable de 10. L'hypothèse d'un coût annuel pour l'état de 80 à 100 milliards d'euros me semble donc raisonnable dans un contexte de forte récession, si celui-ci décidait de les renflouer pour éviter un bank run généralisé.

 
 

total bilan

capitaux propres,

 juin 2011

leverage ratio

besoins capitaux, (leverage ratio 10)

BNP

1 926 079

76 128

25,3

116 479,9

ACA

1 593 815

47 101

33,8

112 280,5

GLE

1 158 008

47 558

24,3

68 242,8

BPCE

1 057 218

46 656

22,6

59 065,8

TOTAL

5 735 120

217 443

26,3

356 069


- Bien entendu notre généreuse participation au FESF (déjà 159 milliards d'euros de garanties) serait largement mise à contribution par les défauts en série de pays de l'europe du Sud.
Comptons donc 50 à 70 milliards d'euros par an.
 
Nous en sommes ici à des dépenses potentielles supplémentaires de 150 à 200 milliards d'euros par an.

Conclusion :

Recettes en baisse de 148 milliards, dépenses en hausse de 150 milliards = 300 milliards de déficit public supplémentaire.

Notre déficit public passerait alors de 6 à 21,3% du PIB (euh pardon, 20,9% en fait puisque j'avais oublié de prendre en compte les 8 milliards d'économie du grand plan de rigueur de François Fillon), c'est à dire une situation bien pire que celle de la Grèce aujourd'hui.
On va me répondre que je n'y connais rien, que je suis un extrémiste inconscient. Je rappellerai quand même que le déficit public français est passé de 51 milliards d'euros en 2007 à 142 milliards en 2009, pour une récession relativement modérée (2,5% du PIB).

Dans le contexte actuel, il est évidemment peu probable que les créanciers de la France acceptent de continuer à lui prêter avec de tels déficits, la rigueur et les réformes adoptées en catastrophe par des dirigeants complètement dépassés par la situation risquent alors d'être très brutales.

Mais pour l'instant, tout va bien, et nous attendons simplement le prochain grand débat parlementaire sur la taxation des bouts de gras du jambon fumé, puis des émissions de CO2 des propriétaires de cheminée à la campagne, qui permettront de réduire nos déficits publics de 0,01%, si par malheur les prévisions de croissance venaient à être révisées de 1% à 0,95%.
 

Vous pouvez suivre mes anticipations économiques, la composition de mon PEA et mes opérations avec ma lettre Boostez votre PEA ! .

Loïc Abadie

 


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Commentaires

Le 2 novembre 2011 par : Michel

Bonjour, Je n’ai pas les memes chiffres : recettes publiques de 960,8 milliards d’euros moi je tombe sur 231 milliards de recettes http://www.insee.fr/fr/themes/table...

Cordialement


Le 2 novembre 2011 par : Loic Abadie

Bonsoir, le chiffre que je donne (qui est celui de l’INSEE) correspond aux recettes publiques globales (état, collectivités, prélèvements sociaux), alors que le votre correspond sans doute au seul état (ou à une partie de celui-ci). Le déficit se calcule sur les recettes et les dépenses publiques globales.


Le 2 novembre 2011 par : Pandémonium

Merci pour cet article, très intéressant comme toujours.

Vous dites que les créanciers refuseront de continuer prêter à la France, cela signifiera-t-il que la dette sera monétisée ? De plus, quand il y aura la récession, les hommes politiques ne risquent-il pas une nouvelle fois de préférer la solution de facilité de court terme à la solution courageuse de long terme (i.e. préférer la monétisation de la dette plutôt que les réformes qui coupe dans les dépenses).


Le 2 novembre 2011 par : Kim_38

Pandémonium, je pense que pour monétiser la dette, une banque centrale est nécessaire. Comme la Banque de France ne peut pas le faire, ce rôle de monétisation sera dévolu à la BCE (ou à un autre machin au rôle équivalent). Sous réserve que les hommes politiques français (comme tu le soulignes) réussissent à convaincre les autres Etats de la zone d’accepter la monétisation par la BCE / autre machin.

Récession ou pas, là n’est pas le problème : de toute façon il n’y a pas de croissance. Donc pas de remboursement possible des dettes. Mon opinion d’agent économique lambda est que l’on va vers la monétisation. Soit dans la zone euro actuelle en avec les Allemands, soit dans une zone euro-like sans les Allemands et autres économies vertueuses (qui se garderont une zone euro-mark).

Sans monétisation, je crains un défaut généralisé.


Le 2 novembre 2011 par : patrick

Bonjour, le pire n’es jamais sûr, certes, mais n’est-ce pas la un scenario vraiment pessimiste ? Que l’Etat francais n’ait plus aujourd’hui les moyens de déployer des ressources budgétaires, c’est certain. Mais les banques peuvent réduire leur bilan (c’est en cours) ce qui réduit leur levier sans avoir recours à L’Etat, ni à de nouveaux capitaux. La seule niche fiscale de la restauration coûte 30 miards, je crois. Ca me semble pas trop dur à realiser. Egalement, le potentiel d’économies de l’Etat est très important (millefeuille,...). Reste l’absence de volonté politique.De toutes façon, je ne voie pas comment on peut s’en sortir sans creation monétaire de la BCE : les allemands font de la resistance, mais ils y viendront aussi.


Le 2 novembre 2011 par : z_zeb

Bonjour,

Tic tac, tic tac... le grand plouf arrive bientôt mais les fourmis seront-t-elles gagnantes sur les cigales ? rien n’est moins sur

Loic, que préconisez vous aux particuliers qui n’ont pas participé au comportement moutonnier de ces dernières années et qui sont donc entièrement liquides ? Tous les actifs sont surévalués mais laisser ses liquidités en banque pourrait être très risqué en cas de faillite de banque ou si un plan Roosvelt est décrété.

Faut-il commencer à planquer ses liquidités dans le matelas en attendant la rudesse de l’hiver de Kondratieff ?

Le fait de rester à la banque postale est t-il une garantie ?


Le 2 novembre 2011 par : geloule

Si je ne me trompe pas, une croissance de 1% avec une inflation de 2%, ça fait une décroissance de 1%, non ? Si tel est le cas, ça doit faire au moins 10 ans qu’on est en décroissance...


Le 2 novembre 2011 par : gwladys

Charles a raison, faut vraiment qu’on se casse... !


Le 2 novembre 2011 par : Scotty

C’est à cause de tels articles que les marchés s’affolent, que les investisseurs hésitent, et que les taux montent. Vous êtes réellement un dangereux extrémiste.

Comment osez-vous vous opposer au principe intangible du surendettement infini édictée par l’occident il y a trente ans ?

Dans votre hérésie vous rejetez les paradigmes pourtant si souvent si longuement et si bien ressassés de la globalisation heureuse. La division mondiale du travail, la société des services, toutes ces conceptions hyper-modernes semblent vous échapper totalement, votre esprit trop simple et logique ne peut les comprendre. De même cette notion qui vous est inaccessible le "care".

Par exemple : Pourquoi croyez-vous que l’occident a laissé filer progressivement tout son cash ses industries et ses technologies vers la Chine et autres émergents sans contrepartie ?

Pour qu’ils puissent nous les redonner en cas de besoin, en application du "gobal care" édicté par les institutions internationales, OMC en tête.

Ne voyez-vous pas que le monde à totalement changé et que nous entrons dans une nouvelle ère :

L’ère des pays immergents !

Les immergents, c’est nous, et c’est fantastique, nous allons enfin connaitre la décroissance et la vie simple qui va avec, une vraie révolution pour le 21ième siècle.

Dommage que votre entêtement à voir les choses en noir vous interdise de faire partie de notre grande chaine des consommateurs cultivés.

Voila ce qui arrive lorsque l’on prétend penser par soi-même.


Le 2 novembre 2011 par : Yves

Comme d’habitude, bien argumenté. Paul Dontigny ne voit pas non plus comment continuer sans une baisse de PIB de 10% des US/Europe, reste à savoir s’il y aura encore un pilote dans l’avion pour contrôler la vitesse de l’atterissage. A voir le cas ’simple’ de la Grèce, on peut en douter.

Je propose une taxe CO2 sur les vaches ... on peut gagner 0.02% surtout dans la région Poitou chez Ségolène. Et une taxe sur les incendies de forêts (ça c’est pour créer une petite cagnotte pour les passionnés de parapentes de La Réunion). ;-)


Le 2 novembre 2011 par : Galiper

Loïc Président !

Avec Charles en porte-parole, histoire de rigoler :)

@Scotty :

Nominé pour le meilleur commentaire second degré :)

@Yves :

Pour les vaches (et les cochons) je recommande d’ajouter une taxe CH4. Le méthane est en effet (de serre) 23 fois plus puissant que le CO2 !

On peut donc en toute logique le taxer 23 fois plus que le CO2 des industries. Mais bon, on verra ça plus tard, pour le moment on subventionne... Vous avez dit "schizo" ?

NB : la vapeur d’eau n’est "que" 8 fois plus redoutable que le CO2 pour l’effet de serre, mais je vous raconte pas le nombre de trucs qu’on pourrait taxer ! :) Avec tout ça on pourra rembourser ces salauds de banquiers qui ont eu le culot de nous prêter de l’argent pendant toutes ces années.


Le 3 novembre 2011 par : Vincent BENARD

@loic

Je partage le même pessimisme. Et ça risque d’arriver assez vite maintenant...

D’ou l’obligation absolue pour les états de lever l’épée de damoclès bancaire en forçant des restructurations de passif garanties "zéro % contribuables", cf. Cet article sur Ob’eco

Et d’avoir la peau de l’EFSF, et du MES, chaque état incapable d’honorer un roll’over devant négocier un éventuel rééchelonnement de ses dettes avec ses créanciers.

Ensuite, de toute façon, il faudra restructurer les dépenses publiques, et cela voudra dire mettre fin à l’inamovibilité des employés du secteur public. Il faudra des politiciens très courageux.

aïe... Je savais qu’il y avait un problème



Le 3 novembre 2011 par : Julien

Merci Loic pour ce nouvel article.

Dans la continuité de cet article sur la trajectoire budgétaire de la France, puis-je me permettre de vous suggérer une idée pour un prochain article ?

Il s’agit de calculer le "point de rupture inélastique" à partir duquel le budget 2012 s’effondre sous son propre poids. L’économie (et les taux) commenceraient alors à se comporter de manière explosive sans possibilité de retour en arrière...

En effet je trouve votre hypothèse de -5% sur deux ans très intéressante sur le plan du calcul et pour la pédagogie de l’article cependant je pense que la situation sera explosive bien avant cela...

La question revient à estimer à partir de quel niveau de recession en 2012 devra-t-on commencer à réfléchir à des solutions vraiment "non orthodoxes" (pour les partis de gouvernement) ?

A vue de nez je pense que cela doit tourner autour d’une récession de -2% avec absence de perspectives d’améliorations rapides.

De toute manière il semble que l’Italie vienne de dépasser son propre seuil inélastique avec des taux à 10 ans supérieurs à 6%. Sa chute précipitera probablement la notre...


Le 3 novembre 2011 par : Balthazar

@Julien

Inévitablement, il y aura une injection de monnaie type QE, avec ou sans l’Allemagne (elle meme tout de meme bien endettée et pas si intouchable en cas déroute généralisée en Europe) parce que le retour à une bonne gestion necessitera de la vraie rigueur et donc une baisse de PIB et donc de rentrée fiscale et donc un étouffement, comme en Grece.

La question c’est ce qui se passera après :
- si cet injection sert à désentter et qu’on en profite pour tout reformer, ok, je vote pour
- mais le risque c’est surtout que rien ne soit fait que ça developpe une habitude, et là bonjour PapierMark !


Le 4 novembre 2011 par : bazz

Bonjour Loic, et tous les autres,

J’ai la même question que z_zeb. Comment fait on pour mettre son patrimoine à l’abri dans ces conditions ?

Pratiquement , que faut il faire ? changer de banque mais laquelle ?

Excusez moi de la trivialité de mes questions , mais je ne suis pas expert en investissement. Je remercie par avance ceux qui pourront me donner quelques pistes autre que le matelas.


Le 4 novembre 2011 par : Suisse

Même question encore.... que z-zeb et bazz.... mais en CHF en Suisse, non placés. Merci d’avance pour tout conseils


Le 5 novembre 2011 par : Corleone

Juste deux petites remarques :
- si ce scénario se réalise, il est bien évident que le triple A français sera perdu dès le début des évènnements, et le coût de la dette sera bien plus lourd, et donc le déficit sera d’autant plus creusé ;
- Monsieur ABADIE pourriez vous s’il-vous-plaît écrire dans une police de caractère plus grosse, par exemple comme Monsieur BENARD, pour ne pas obliger vos lecteur à coller le nez à l’écran.


Le 6 novembre 2011 par : Mapi

La veille de la faillite de Lehman Brothers le gouvernement français était mobilisé tout entier pour la création d’une taxe pique nique. On en entend plus parler depuis... Peut etre etait ce la solution...


Le 6 novembre 2011 par : cesta

@ Corleone Il existe des moyens très simples... Sur pc par exemple : touches CTRL et + en simultanément plusieurs fois même si vous le voulez ! touches CTRL et 0 en simultanément pour reinitialiser...


Le 6 novembre 2011 par : Mapi

Monsieur Abadie, on sait ce qu’il faut faire pour rétablir les finances publiques, ce qui relancera ensuite l’économie par une diminution de la pression fiscale : Il faut supprimer le RSA, les allocations familiales, décaler l’age de la retraite et supprimer non pas un départ de fonctionnaire sur deux mais un fonctionnaire sur deux tout court. Très bien mais pour se faire élire avec un programme pareil... comment ? Par qui ? Non il vaut bien mieux que dire que je vais créer 60000 postes d’enseignants que je vais financer par la création d’une taxe pique nique. Ca c’est séduisant comme approche et de toutes façons on ne pique nique jamais... Si on veut être élu on ne peut pas faire autrement et c’est peut être que l’on touche aux limites de la démocratie. D’ailleurs démocratie qui aurait été inventée par les grecs, et qui seraient les premiers à tomber . N’oubliez pas que ce que veulent Sarkozy, Hollande et les autres ce n’est pas sauver le monde, c’est ce faire élire, ou réélire. L’homme est ainsi fait, on sait tous ce qu’il faut faire moi ,comme Sarkozy comme les autres. Mais c’est impossible, pas dans le cadre démocratique. On ne peut dire aux gens que ce qu’il veulent entendre sinon il est impossible ne serait ce que d’accéder au pouvoir. Monsieur Abadie vous enfoncez des portes ouvertes ; non la taxe soda ou pique nique ne résoudra rien mais c’est tout ce qu’on peut faire. Jusqu’au jour ou…


Le 6 novembre 2011 par : Mapi

c’est tout ce que l’on peut faire , et encore si Coca Cola Entreprises est d’accord... Sinon il vont investir ailleurs...


Le 16 novembre 2011 par : laguerredesmondes

question pour Loic Abadie :

Si, acculés, les pays de l’Union Européenne décident enfin de créer un budget européen global, avec une convergence fiscale et sociale, ainsi qu’une perte de souveraineté partielle de chacun des pays :

As-tu envisagé une mutualisation des dettes de chacun des pays au sein d’une même dette globale européenne ?

Merci de ta réponse. :-)


Le 16 novembre 2011 par : Loic Abadie

C’est le rêve des eurocrates fédéralistes et experts de la fuite en avant qui ont obtenu le désastre actuel. Les jolis mots de bisounours ("convergence fiscale et sociale", "budget européen") ne désignent qu’une chose : le fait que toute l’europe du sud (France compris maintenant) vivrait sur le dos de l’Allemagne, de l’Autriche, des Pays-bas et de la Finlande), et que l’Allemagne s’engagerait avec enthousiasme sur cette voie !

La psychologie des foules en temps de crise réduira à néant les rêves des fédéralistes. En temps de crise, le sentiment collectif évolue du désir d’union au repli sur soi et à l’aversion au risque : l’euro était une création (utopique) typique d’un grand bull market, le marché baissier qui se développe aujourd’hui signera sa disparition. La nomination (puisque maintenant les technocrates du Bruxelles évitent les choses gênantes comme les référendums ou les élections pour désigner les dirigeants des pays européens) de Mario Monti et Papademos placera les fédéralistes en première ligne face aux peuples concernés dans les trimestres à venir. Ces fédéralistes y laisseront le peu de crédibilité qui leur reste, et vont se voir administrer prochainement une leçon d’économie par les marchés, et une leçon de démocratie par les peuples affectés par leurs décisions.


Le 20 novembre 2011 par : Turtle123

Bonjour Loïc,

Merci pour vos chroniques. L’évolution du swap spread sur l’OAT 10 ans a atteint jusqu’à +120 bp ces derniers jours. Un niveau historique. Le bilan des banques et des assureurs français est rempli d’OAT. Si ce mouvement continue, le secteur financier français va devoir provisionner une partie de cette baisse, entrainant à nouveau des rumeurs de recapitalisation par l’intermédiaire de l’état français. C’est un cercle vicieux, car la dette sera soumise à encore plus de pression.

Je me pose de plus ne plus de question sur la viabilité de l’assurance-vie. Qu’en pensez-vous ?

Merci de votre réponse


L'auteur
Loic Abadie

Ingénieur de formation. Habite la Réunion. Travaille pour l’éducation. Je gère un PEA que j’ai fait passer de 35.000 à 400.000 euros entre 2004 et 2010. J’ai écrit le livre "La crise financière en 2008-2010 : mode d’emploi pour la décrypter et l’exploiter" disponible sur www.edouardvalys.com. Celui ci s’est vendu à 5000 exemplaires.

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