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Thierry Seguin

Thierry Seguin

Passionné de trading et d’analyse technique depuis une vingtaine d’années, ma quête a été de développer et utiliser des outils qui me permettent à la fois de réaliser des gains convenables quelles que soient les conditions de marché, en privilégiant avant tout l’absence de pertes et la préservation du capital, tout en ne rendant pas cette activité trop chronophage ou incompatible avec un emploi salarié.

Essentiellement autodidacte, c’est par maintes erreurs et rencontres diverses (allant d’un escroc révélé sur le tard à des traders de talent qui vivaient à 100% de leur activité depuis au moins dix ans comme Dan Norcini, Benoist Rousseau, Gilles Leclerc, Eric Lefort ou Gwénaël Année), et surtout par une prise directe avec les marchés que j’ai pu peaufiner un système, ou plutôt une philosophie permettant de survivre au pire ennemi du trader, à savoir lui-même, avec pour premier objectif de ne plus faire partie de la grosse majorité des « traders » actifs particuliers qui perdent de l’argent.

Ma conviction est que le premier pas pour un apprenti trader souhaitant gagner de l’argent est d’apprendre à ne plus en perdre. Cela parait évident, et pourtant… pour y parvenir, avoir un plan de trade et un bon money management, connaitre ses forces et ses faiblesses personnelles face au marché pour trouver son propre style de trading, sont pour moi des éléments tout aussi vitaux que d’être capable de s’affranchir des conseils des autres et de réaliser ses propres analyses, seul face au marché et à soi-même.

Au delà du trading, un second centre d’intérêt pour moi est certainement la Communication Non Violente, de Marshall Rosenberg : un outil essentiel permettant de vivre des relations humaines fort différentes, après avoir pris conscience du conditionnement dans lequel nous enferment nos sociétés.

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Up is down? Que penser de la hausse des marchés cette semaine? (texte)

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(pour ceux qui preferent une video de 6 mn, c'est ici )

Les marchés ont toujours raison : même un débutant en bourse a déjà du entendre cette célèbre maxime, invitant chacun à ne pas se bercer d'illusions et à observer objectivement ses mouvements, plutôt que de demeurer ancré dans ses convictions. Pourtant il arrive que même avec cette phrase en tête, on ne puisse s'empêcher de se gratter la tête lorsqu'un mouvement semble se produire contre toute attente, et il se peut que ce fût le cas cette semaine pour certains d'entre nous.


Ainsi, la semaine dernière, je vous invitais en vidéo à faire preuve de vigilance, et à surveiller particulièrement la zone support haussière des 5650-5700, alors que le CAC avait rapidement perdu plus de 200 points et tutoyait les 5800, depuis l'apparition des nouvelles concernant le Coronavirus. Apparemment, on aurait totalement surestimé l'ampleur du phénomène et son impact possible sur l'économie mondiale. 

Il est vrai que nous disposons de peu d'informations fiables en ce moment, puisque le taux de mortalité réel du virus demeure à confirmer, étant donné la latence entre les premiers symptomes et la mort, et que le doute subsiste quant aux informations transmises par le gouvernement chinois. Par ailleurs, l'inquiétude est sans doute amplifiée par le fait qu'aucun vaccin connu n'existe. L'idée de la mort s'invite donc en Occident, mort que nos sociétés ont tout fait pour faire disparaître du quotidien et de la vie des gens. Après tout, ne vivons-nouspas tous vieux, à l'abri du besoin, des maladies et des coups du destin? La mort n'est-elle pas, pour de nombreux occidentaux, qu'un événement extrêmement improbable auquel il est inutile de songer au quotidien? Le Coronavirus a donc pour effet de faire entrer une invitée indésirable dans le quotidien et la réalité de nombreux occidentaux, puisque nul ne sait encore si ce virus pourra ou non être contenu à la Chine, quel est son degré de dangerosité, et qu'il n'existe aucun moyen de s'en protéger une fois infecté. Dès lors, pas étonnant que certains angoissent ou donnent à cet évélement une dimension disproportionnée.

Néanmoins, on sait déjà que l'économie de la Chine va s'en trouver fortement ralentie, et qu'il y aura forcément des conséquences sur la croissance mondiale, ce à quoi s'ajoute une bonne dose d'incertitude quant à la suite.

Pourtant lundi matin, les bulls étaient à la manoeuvre et rachetaient le creux, avant de propulser les indices US sur de nouveaux plus hauts vers la fin de semaine.
Nous trouverions nous sans le savoir dans l'antre de Davy Jones, où ce qui devrait descendre monte? Les marchés sont-ils entrés dans une nouvelle réalité Orwelienne?

Up is down



Il est possible que des interventions de banques centrales ne soient pas étrangères au brusque rallye des marchés. Ou bien que la psychologie des investisseurs se soit calmée après un long weekend et des statistiques n'indiquant pas que le virus allait se propager à grande vitesse à travers le monde. Les rachats de short ont aussi sans doute renforcé le rallye. En tout cas, le support haussier hebdo du CAC40 n'a pas été inquiété, et nous avons rebondi sur l'ancienne résistance devenue support du drapeau dans lequel les cours étaient encore enfermés il y a peu.

Up is down2

Toutefois, il me semble que la réalité (mise à l'arrêt de l'économie chinoise, voire par extension de celle de cerains pays limitrophes), ou de nouvelles angoisses concernant la possible propagation du virus hors du continent Asiatique, pourraient s'inviter à nouveau à la table des convives de notre banquet haussier : si le SP500 a rejoint ses plus hauts annuels, on remarque qu'il n'en est rien concernant sa MACD, qui est loin d'avoir rejoint son sommet précédent, ce qui veut dire que si nous échouons à poursuivre la hausse, une figure en double sommet pourrait se former avec pour l'appuyer, une divergence baissière MACD. La résistance oblique haussière mensuelle n'a pas été franchie non plus.

SP500

Sur le CAC, nous n'avons toujours pas dépassé le niveau clé de résistance horizontale en mensuel dans la zone de 6050 (reports de range de 500 pts horizontaux), ou plus précisément des 6065 sur l'UT jour, clairement visible.

CAC40

Tant que ces résistances ne seront pas franchement traversées, le risque d'une rechute me semble toujours significatif. Lorsque le temps est orageux, j'ai pour habitude de réduire la voilure. A titre personnel, après avoir baissé un peu les voiles de mon portefeuille à l'approche du 123 MACD UT mois et hebdo, j'ai profité du rebond de vendredi à l'approche de la résistance des 6050 pour couvrir une partie de mon portefeuille grâce à des trackers short CAC40. Si les marchés poursuivent leur hausse, j'en profiterai moins, il est vrai, mais je préfère pour le moment me sentir à l'abri d'un brusque mouvement baissier. Lorsque je ne comprends pas la réaction d'un marché, même si celui-ci a raison, je diminue prudemment mon exposition jusqu'à y voir plus clair. En ce sens, je pense que les prochaines semaines vont nous donner de plus amples indications quant aux conséquences que ce nouveau virus pourraient avoir sur l'économie réelle.
Dans l'attente, je surveille toujours les mêmes niveaux de support que la semaine dernière, au niveau hebdomadaire la zone des 5650-5700. Tant qu'elle n'est pas enfoncée, la tendance hebdo demeure haussière, avec un travail de sape de la résistance de la zone des 6050-6065.







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