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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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cryptopassion

Fukushima, un cas d'école de psychologie des foules.

Audience de l'article : 5243 lectures
Nature de contenu : Article perso
Nombre de commentaires : 10 réactions
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(48 Votes) - Note : 3.69
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Nous avons pu voir ces derniers jours la puissance que peut avoir une dynamique de foule, capable de faire perdre à des personnes à priori intelligentes toute mesure et toute capacité de réflexion indépendante.

 

Les faits d'abord, qui étaient connus dès le début de l'accident de Fukushima, dans les rapports publiés par le JAIF, et confirmés par d'autres mesures indépendantes à distance du site :

 

La gravité d'un accident nucléaire se mesure principalement par la quantité de radioactivité rejetée et mesurable à l'extérieur, à différentes distances du site de l'accident.

 

- Il y a danger potentiel pour la santé humaine à long terme à partir de doses reçues de l'ordre de 70 à 100 milli-sieverts,

 

- Il y a risque d'irradiation aigue à partir de dose de 1000 à 2000 milli-sieverts (soit 1 à 2 sieverts).

 

- Au delà de 5 à 10 sieverts, la mort devient presque certaine.

 

Pour Tchernobyl, nous avions les niveaux suivants :

 

  •  

    Sur le site : 1200 à 2000 roentgens / h, soit environ 130 à 220 sieverts / h.

     

  •  

    Dans la ville de Tchernobyl, à 15 kms de la station : 15 milliroentgens/h, soit 1,7 milli-sieverts / h ou 1700 micro-sieverts / h (sol jusqu'à 2 sieverts /h).

     

 

 

Pour Fukushima :

 

  •  

    Sur le site : le plus gros pic de radiation, à coté du réacteur n°3 au plus fort de la catastrophe a été mesuré à 400 milli-siverts /h, soit 0,4 sieverts /h (donc 300 à 500 fois moins que pour Tchernobyl).

     

  •  

    A 10 kms de distance (Fukushima Daini), 38 micro-sieverts / h, soit 45 fois moins que dans la ville de Tchernobyl, malgré une distance inférieure. En mettant les deux distances au même niveau (la radioactivité variant globalement avec le carré de la distance, même si cela dépend beaucoup des vents dominants), on arrive à une différence d'un facteur 100 environ.

     

  •  

    A Tokyo (250 kms de Fukushima), un pic de 0,809 micro-sievert /h a été enregistré, ce qui représente en une journée 8 micro-sieverts, ou encore 1/1500ème de la dose délivrée  lors d'un scanner médical de 12 milli-sieverts.

    Ces niveaux ont diminué sensiblement depuis.

     

 

 

La conclusion était simple : on avait affaire à un accident  tout à fait sérieux, ayant des conséquences dangereuses sur le site (pour les employés y travaillent), pouvant présenter un risque régional d'ampleur modérée et nécessitant des mesures spécifiques (dans un rayon de 20 à 30 kms autour du site), mais dont la gravité n'avait pas le moindre rapport avec Tchernobyl (différence d'un facteur 100 à 500).

 

Que s'est-il passé en France et en Europe ?

 

La panique a rapidement gagné l'ensemble des décideurs et a été abondamment relayée par la presse. Le commissaire européen à l'énergie a parlé « d'apocalypse », des ministres ont évoqué un scénario « pire que Tchernobyl », Angela Merkel a décidé de fermer 7 centrales nucléaires (les échéances électorales aidant), et des pastilles d'iode ont même été envoyées à St-Pierre et Miquelon, à 10 000 kms du Japon (l'engouement pour les pastilles d'iode se développerait même en France) !

 

Ces réactions émotives et irrationnelles sont caractéristiques d'un sentiment de peur qui se développe au sein d'une foule : la peur de chaque individu se communique aux voisins, en s'amplifiant et au final, le sentiment grossit et enlève à presque tous les indidivus qui composent la foule la capacité de réfléchir calmement et de façon autonome.

 

Ce type de mouvements a aussi une importance essentielle en bourse, d'où l'utilité des approches basées sur la mesure du sentiment de marché !

 

Loic Abadie

 

Vous pouvez désormais suivre mes opérations en temps réel avec ma lettre Boostez votre PEA !

 


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10 commentaires

  • Lien vers le commentaire Loic ABADIE vendredi, 25 mai 2012 02:28 Posté par Loic ABADIE

    A Njaisson, le dernier rapport de l'OMS confirme ce que je dis, à savoir des doses de radiations faibles en dehors du voisinage de la centrale :
    [http://www.youtube.com/watch?v=bAcGIqrSwig->http://www.youtube.com/watch?v=bAcGIqrSwig]

  • Lien vers le commentaire Loic ABADIE lundi, 21 mars 2011 13:36 Posté par Loic ABADIE

    Bonjour vuesurlongterme, le nikkei étant fermé aujourd'hui, il n'a pas pu baisser (ni monter).
    Les places asiatiques étaient [globalement en hausse->http://www.boursier.com/actualites/news/asie-dans-le-vert-malgre-la-fermeture-de-tokyo-426156.html?sitemap] ce matin.