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Caroline Domanine

Caroline Domanine

Entrepreneur, coach et trader…

…autodidacte et fière de l'être!

Je pense que chacun peut avoir sa chance s'il est prêt à y mettre le prix. Convaincue du pouvoir que nous avons tous sur notre vie, je me lance avec toujours plus d'énergie et de joie vers de nouveaux défis.

Trader par amour pour la liberté, coach par passion du partage, entrepreneur par besoin de créer; je crois que c'est notre comportement qui sera seul maître de nos performances. Parce que nos compétences techniques ne suffiront  pour gagner, développons nos compétences comportementales avec des questions et des outils simples à mettre en place !

Mon Blog : http://psychotrade.fr/


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Choisir c’est renoncer

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Opérer sur les marchés financiers nous demande de savoir faire des choix, hors, comme le dit si bien l’adage : « choisir, c’est renoncer ». Et ce mot, « renoncer », est chargé de pensées et d’émotions négatives tant il ferme des portes et réduit notre univers de possibilités.

Pourtant, par effet miroir, si le trader se refuse à faire des choix, à renoncer à tout un tas de choses, il est condamné à l’échec.
Voyons, dans cet article les différentes phases de choix et de renoncement qui donneront au trader la possibilité de construire un trading profitable.

1- L’implication

Trader est un métier, et les amateurs payent les professionnels avec leur perte. L’argent que l’un perd, l’autre le gagne et le trading est un marché concurrentiel. Certes, le principe de concurrence n’est pas comme dans une entreprise classique, pourtant, le principe de base reste le même. Une implication forte est donc nécessaire et les vendeurs de sommeil qui créent un business en faisant miroiter des gains aisés construisent leur réussite commerciale sur la crédulité de nombreux amateurs.

Pour réussir, l’apprenti trader devra donc y mettre de l’énergie, de la persévérance et de l’intelligence. Pour comprendre le fonctionnement global des marchés tout d’abord, et pour construire un système de travail qui lui correspond ensuite.

Cette phase de création de système, nombreux sont ceux qui la sous-estiment, et qui partent en découdre sur les marchés sans cadre de référence, vulnérables face à leur propres réflexes instinctifs et croyance réductrices.
Pour construire un système de trading, il faut prendre en compte un grand nombre de paramètres : la personnalité de l’opérateur, avec ses forces et ses faiblesses, ses ressources en temps, argent ou compétences techniques, les réalités des marchés , en effet miroir de l’individu.

2- Les marchés, les horizons de temps

Vous ne serez pas « bons » partout. Il y a des marchés plus volatiles que d’autres, et vous serez plus à l’aise sur certains types de marchés. Selon votre rapport à l’argent, à la sécurité et au temps ; vous êtes prédisposés à travailler sur certains types de marchés et sur certains horizons de temps.
Faisons un parallèle avec le secteur médical : les compétences et la personnalité d’un psychiatre et d’un podologue ne sont absolument les mêmes. Tout 2 sont des professionnels de la santé, mais au bout du compte, leur métiers et leur quotidien n’ont rien à voir.
En trading, c’est exactement la même chose ! Trader les actions sur le long terme et le forex en scalping sont des approches radicalement différentes, et pour développer un trading profitable, vous devez choisir votre cheval de bataille.
Prenons 2 exemple : Paul rentre sur le Dax à 10h, à l’achat, sur un graphique en 5 minutes et vise une hausse de 10 points, à 10h15, le marché est effectivement monté et Paul clôture sa position : il a eut raison. Pierre rentre sur le Dax, à 10h, à la vente, sur un graphique en 1 heure et vise une baisse de 40 points, le marché a un peu monté, puis redescendu, puis remonté, et redescendu jusqu’à -40 à 12h : Pierre a eut raison aussi. Pourtant, ils sont rentrés en même temps, sur le même marché, dans des sens opposés. Ils ne sont pas sortit au même moment, sur les mêmes niveaux de prix. Il faut bien comprendre une chose, personne n’a raison ou tors dans l’absolu, les marchés montent et descendent constamment, et l’enjeu est d’avoir raison celons votre timming, votre exposition et votre politique de risque.
L’échelle de temps sur laquelle le trader opère est donc la base de la création de son système. Il doit donc choisir son horizon d’investissement pour construire son système.

3- Les indicateurs et le points d’entrée

L’analyse technique est faite de graphiques et d’indicateurs visuels. Il existe un très grand nombre d’indicateurs et certains correspondent à ce que vous êtes , d’autres non.
Selon votre rapport à la notion de liberté, à la nuance ou à l’incertitude ; vous n’utiliserez pas les mêmes indicateurs.
En effet, certains indicateurs offrent une vision quasi binaire, et d’autres sont plus nuancés laissant une plus grande place à l’interprétation.
Un trader qui aura de l’angoisse face à une trop grande marge de liberté devra choisir des approches plus binaires et vis-versa.
Votre besoin de liberté ou de certitude doivent donc être largement pris en compte afin de créer des points d’entrée concordants avec votre psychologie, tant dans leur typologie, que dans leur nombre.
En trading, on trouve un fort pourcentage d’individus qui ont un réel goût pour la conceptualisation, la mise en place de nombreuses variables cumulées. Ceci reste un point fort jusqu’à une certaine mesure : vous devez être en capacité d’utiliser réellement et de manière systématique les informations données par vos graphiques. En cela aussi, l’échelle de temps est importante. Si vous opérez sur une échelle de temps large, il est fort probable que vous preniez une ou 2 position par semaine. Avant de rentrer, vous étudiez donc longuement la configuration de marché et vous êtes en mesure de prendre en compte un grand nombre de variables. A l’opposé, si vous opérez sur des échelles de temps très courtes, vos prises de décisions sont nombreuses et rapides, et vous ne passez que quelques minutes, voir quelques secondes à analyser vos indicateurs. Le nombre de variable doit donc être restreint au minimum.
Pour choisir vos indicateur et vos points d’entrée en analyse technique, vous devez donc prendre en compte , une fois de plus, ce que vous êtes, votre horizon de temps, et le degré de contrôle et de patience dont vous avez besoin.

4- Le money management et la gestion de position

Une fois que vous avez choisis votre horizon de temps et vos critères d’entrée, vous devez vous pencher sur votre exposition et sur votre gestion.
Le forex offre des effets de leviers tentants et faramineux : laissez-moi vous mettre en garde, une utilisation forte de l’effet de levier n’enrichira que votre broker, et certainement pas vous !
Car si le levier permet de multiplier les gains, il multiplie aussi les pertes ! Vous devez donc calculer votre exposition en fonction de ce que vous êtes réellement prêts à perdre sur un trade.
Dans la gestion de position , objectif et seuil de perte maximale, il vous faudra aussi être cohérent entre ce que vous projetez de gagner et ce que vous acceptez de perdre. Le ratio gain/perte doit donc être choisis en fonction de plusieurs critères : la viabilité de vos points d’entrée, la volatilité du marché, votre résistance à l’incertitude et à la perte.
L’adage dit « laisser courir les gains, et couper les pertes » Il y a du vrai là dedans, c’est évident, si je gagne 1 sur 90 % trade et que je pers 100 sur 10 % trades, le calcul est vite fait !
Toutefois, je pense qu’il est bon de nuancer cette « vérité » dichotomique : certains auront besoin d’un fort pourcentage de trades gagnants, auquel cas , il n’y a pas de secret, pour le rare trade perdant, ils vont perdre l’équivalent de plusieurs gains.

Pour d’autres, un faible pourcentage de trade gagnants est suffisant, ils vont très vite couper les pertes et avec un trade gagnant, il compense plusieurs trades perdants.
Nous en revenons, encore et toujours à cette question de choix conscient et cohérent par rapport à ce que vous êtes et à la réalité de votre environnement.

5- La sortie, l’arrêt

Pour être profitable,  votre trading a donc besoin de limites, d’un cadre clair que vous choisissez. Vous allez donc renoncer à toutes autres formes de systèmes, de marchés ou d’horizon de temps afin de vous concentrer sur votre capacité à appliquer ce système précis, et, je l’espère pour vous, efficace.
Alors, au delà des questions « où ? » Et « combien ? » Il nous reste la question :« Quand dois-je m’arrêter ? »
Ici non plus, pas de place pour le hasard ou le feeling, car vous aurez vite fait de tomber dans des attitudes de joueur au casino, qui finis par rentrer chez lui ; les poches vides, et les genoux en miettes !
Vous allez donc choisir quand vous devez vous arrêter et pour cela, vous devez renoncer aux illusions de gains non plafonnés.
Délimiter l’arrêt en gain,( target sur une position ou cumul de gain sur un jour, une semaine, un mois) en perte (stop loss ou cumul),et en temps (temps maximal sur une position qui ne touche pas mes ordres limites, temps pour opérer sur une session de trading ou sur une journée) donnera une réalité tangible a votre activité et vous permettra d’aborder le trading, non comme un passe temps ou un fantasme de richesse éternelle, mais comme un job, pragmatique et inscrit dans votre quotidien.

« Choisir, c’est renoncer ! » J’y reviens, pour vous dire qu’en fin de compte, lorsque vous faites des choix judicieux et clairs en trading, la seule chose à laquelle vous renoncez vraiment, ce sont vos illusions, et certains rêves de toute puissance et d’argent facile. Hors, ce n’est pas cela qui vous permettra de gagner de l’argent sur les marchés financiers. La réalité est bien moins sexy que les illusions dont vous vous bercez peut être, mais elle garde un avantage certain : avec du travail et de la persévérance, elle est a votre portée !
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