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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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Le pouvoir de prédiction des marchés : le cas de la présidentielle américaine

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Cette élection présidentielle, si elle offre peu de choix réels aux électeurs forcés de choisir entre deux adeptes de la fuite en avant dans la dette et du quantitative easing, est néanmoins riche d'enseignements quand à la capacité des marchés à prédire une issue.

Je vais prendre un tout petit risque, à l'heure (5h30 heure de Paris) où la presse fait encore ses titres sur l'incertitude totale entourant ce scrutin, en annonçant que la victoire de Barack Obama est désormais acquise.

Pourquoi ? Tout simplement parce que le marché de prédiction "intrade" donne sur son contrat "élection d'Obama" une probabilité de victoire de 99,6% à l'heure actuelle. Ce contrat s'est en fait envolé dès hier soir, partant d'un niveau de 65-70% la veille.

obamaelect

Mais il y a mieux : Dès hier soir, à 18h GMT (19h heure de Paris, 13h heure de New-York), alors que le vote était en cours, le marché de l'or donnait le résultat de l'élection, via un bond du cours du métal précieux de près de 30$ en deux heures (invalidant au passage pour le moment mes anticipations baissières suite à la séance de vendredi) :

goldobama

Le marché avait alors déjà désigné le vainqueur, le programme économique de Barack Obama étant perçu comme encore plus accomodant au niveau monétaire, donc plus favorable à l'or, que celui de Mitt Romney.

Les marchés ont donc montré ici leur capacité à agréger l'information connue ou cachée, pour annoncer un résultat bien avant que les médias "mainstream" arrivent à y voir clair.

Par contre, le moins qu'on puisse dire, c'est que dès qu'il s'agit du moyen / long terme, ils perdent toute leur capacité de prédiction. Nous l'avons vérifié en 2007, lorsque l'indice SP500 a marqué un plus haut pluriannuel en octobre 2007, alors que la crise du crédit avait démarré depuis déjà au moins 6 mois, et que ses conséquences étaient pourtant simples à prévoir.

Au niveau de l'investisseur, que retenir de cette expérience ?

- A moins d'être un initié de haut vol et de bénéficier d'un réseau de relation particulièrement bien placées, vous aurez presque toujours un temps de retard sur ce que le marché sait déjà, en tant que petit ou moyen investisseur. Si vous cherchez à anticiper l'information et à vous positionner avant que l'information ne soit connue des initiés, vous tomberez juste de temps en temps, comme pour tout pari à pile ou face. Mais vous aurez toutes les chances d'être perdant au bout du compte à cause de ce temps de retard face aux initiés dès que vous chercherez à exploiter les mouvements à court terme du marché.

- Par contre, si vous axez votre stratégie d'investissement sur des choix à long terme, en recherchant des anomalies de marchés : achat de petites valeurs décotées oubliées du marché, positions vendeuses dans des situation d'euphorie constituées sur plusieurs plusieurs mois, vous aurez toutes vos chances face aux "gros poissons" si votre analyse est juste, parce que leur capacité de raisonnement à long terme n'est pas meilleure que la votre, sachant que ceux-ci adoptent souvent des comportements entièrement grégaires.

Le long terme n'intéresse pas les initiés. prévoir sur le long terme demande beaucoup d'efforts et de recherche, et les résultats ne sont jamais garantis, alors que miser sur une information connue avant les autres permet un gain facile à court terme. Ceux-ci iront logiquement vers la facilité !

Voilà pourquoi je base presque toujours mes décisions d'investissement sur le long terme. Servir de chair à canon aux initiés ou jouer mon patrimoine à pile ou face ne m'intéresse pas du tout !

Loïc Abadie


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