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Charles Dereeper

Charles Dereeper

Rédacteur, éditeur, entrepreneur, trader...

Je vis en fonction de l’intuition, du coeur et de la possibilité de mourir à chaque instant. Pas de vie sans création quotidienne !

Je vis en contraste extrême entre Bangkok la sauvage torride et la jungle encore préservée du sud pacifique du Costa Rica. 

Je mets à la poubelle la culture chrétienne et le reste des religions pour neuneus attardés qui veulent nous faire gober qu'il existe trois dieux uniques (car 3 = 1, ben oui quoi, c'est un truc religieux, nous les quiches, on peut pas comprendre, c'est que eux) dont en plus, nous serions séparés (ben oui, si dieu est déjà en nous, on n'a plus besoin de se soumettre à des religieux assoiffés de domination... leur seule solution consiste à nous raconter qu'on est tout seul et dieu est ailleurs. Bien sûr, on peut lui dire bonjour, mais à condition de prendre une carte de membre...).

En fait, en considérant que nous sommes tous connectés ensemble nous les humains basiques, la vie retrouve son sens perdu et on peut se passer sans souci de cette morale catholique bidon...

Sinon, j'ai tenté du mieux que j'ai pu, d'effacer ce que m’ont raconté les profs gochos de mon enfance (yavait du boulot), l'éducation plus qu'inefficace de mes parents et toutes les âneries que l’Etat français a tenté de m’imposer pour me tenir en laisse...

Je suis totalement contre le dogme du profit maximal, qui égare la majorité des humains et qui détruit tout !

J'ai besoin autour de moi de gens électrons libres, insoumis aux normes sociales vicieuses et visqueuses et insoumis à leurs propres peurs !

Un spécial remerciement éternel pour Alain qui en 2001 / 2003 m'a offert le plus précieux des cadeaux.



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conquerirlabourse

stratégie pour dormir allongé en avion avec un billet deuxième classe

Audience de l'article : 8232 lectures
Nature de contenu : Article perso
Nombre de commentaires : 5 réactions
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Sans être grand voyageur, je me retrouve toutes les 6 à 8 semaines dans des trajets de 10 / 12 heures en avion. Or, le monde se divise en deux moitiés : il y a ceux qui parviennent à dormir assis et ceux qui en sont incapables. J'appartiens à la deuxième catégorie. Il m'est impossible de m'endormir, ne serait ce que 30 secondes, en étant assis. Je m'auto réveille immédiatement. Et je connais pas mal de personnes dans mon entourage qui rencontrent la même difficulté. C'est plutôt gênant quand il s'agit d'être enfermé pendant une dizaine d'heures dans une boite à sardine à 11.000 mètres du sol !

Heureusement, avec une bonne stratégie de jeu, et un peu de vice, je parviens de plus en plus souvent à compenser et à tirer mon épingle du jeu...

Reprenons au début.

Il y a cinq ans, quand j'ai arrêté d'avoir peur de prendre l'avion, j'ai rapidement observé les éléments suivants :

1 - dans à peu près tous les pays du monde, quand on procède à l'embarquement, 95% des gens se précipitent pour monter parmi les premiers. Ils se retrouvent tous debout à faire la queue et à attendre, voire à se pousser et à râler. Je n'ai à ce jour aucune explication sur le phénomène. Les 5% de dissidents attendent patiemment assis et finissent par monter une fois le gros de l'avion rempli. Personne ne résiste à embarquer une fois que la queue est vide. Personne nerveusement, ne tient assis, quand les gars de l'embarquement constate qu'ils ont presque fini leur job.

2 - les compagnies aériennes ont tendance à remplir le milieu de l'appareil et à terminer par la queue. En outre, elle privilégie très souvent les places hublots, délaissant la rangée intérieure.

A partir de ces deux constats, j'ai bâti une technique qui ne m'a jamais lâché...

Première étape : réservez en queue dans les derniers rangées

Avec un peu de pratique, on se souvient rapidement des places à prendre. Dans les longs courriers, il y a l'Airbus A340-600 version rallongée et le Boeing 747. L'A380 n'est pas très répandu sur mes trajets habituels. Ce sont des avions avec deux fauteuils proches des hublots et une rangée de 4 fauteuils au milieu. Ces 4 fauteuils représentent le butin à attraper et à occuper de force, car ils permettent de dormir tranquille, confortablement allongé. Lorsqu'ils sont non occupés, on peut lire sur tous les visages des habitués la convoitise.

Ce qu'il y a d'extraordinaire, c'est que tous les habitués veulent la même chose, mais aucun ne réfléchit à la manière de la jouer pour augmenter ses probabilités d'obtenir la chose. Du coup, avec un minimum de stratégie, on est sûr de battre tous ces amateurs avides et écervelés.

Pour réserver une place précise, il suffit de prendre la carte de la compagnie. Fastoche.

A la fin de cette première étape, j'ai déjà un avantage sur de nombreux prétendants : JE SAIS OU JE VAIS ÊTRE ASSIS. Alors que les autres s'en remettent au hasard. Il se trouve que je vais être assis dans l'extrême queue de l'avion. Un, j'aime voyager loin du bruit des réacteurs et deux, je vais pouvoir traverser tout l'avion pour aller m'asseoir, diagnostiquant ainsi l'état du butin... En contrepartie, en cas de turbulences, la queue mange plus que le reste de l'avion. Je me souviens d'un Doha / Hong Kong sur la Quatar où l'hôtesse n'est jamais parvenue à me servir un verre d'eau. Après une minute d'essai infructueux, elle est partie s'asseoir dans un grand fou rire. Les turbulences étaient tellement fortes dans la queue qu'on était tous incapables de contrôler précisément le mouvement de nos mains et bras.

Deuxième étape : l'embarquement

Je laisse absolument tout le monde grimper dans l'avion, même les retardataires. Ce que je veux, c'est ne plus avoir que les mecs à problèmes inattendues, du genre, train en retard, taxi planté, bouchon, bref tous les cas désespérés... en temps normal, 99,9% de l'avion est là. A ce moment là, avant le final call, je monte.

Pourquoi ?

Parce que, par rapport à tous les prétendants, je me retrouve seul à avoir une information dont eux ont absolument besoin pour foncer sur le butin. Je sais que plus personne n'arrive derrière moi. En effet, quand on est monté parmi les premiers ou au milieu de la cohue et qu'on a repéré un butin, on rentre dans un mode espoir : pourvu que personne n'arrive et ne s'assit à cette place. C'est pas bon cet état d'esprit : on se fatigue émotionnellement à surveiller toutes les arrivées. Au moment de passer à l'action, agir de la sorte garantit de ne plus être super frais...

Et pour conquérir le butin, tout est question de timing. Si j'attends trop dehors, les prétendants vont se lancer à la conquête à l'intérieur sans moi. Si je n'attends pas assez, je peux me faire planter en choisissant un butin et en me faisant déloger par un retardataire. Il faut donc du doigté à ce petit jeu.

Troisième étape : la conquête du butin

C'est ma partie préférée. Il y a un petit côté animal que j'adore... Je suis en train d'écrire cet édito alors que je suis dans un Airbus A340/600 et que je viens de mettre la main sur ma rangée de 4 fauteuils. Tout s'est déroulé exactement comme d'habitude et j'ai pris une nouvelle fois beaucoup de plaisir à exécuter le plan.

Je monte dans l'avion. Généralement, il n'y a plus que quelques personnes debout à la recherche de sa place. N'oubliez pas, je suis le seul à savoir que derrière moi, c'est fini ! J'avance et je traverse l'appareil en scannant la présence ou non de butin. Comme annoncé plus haut, c'est dans la dernière partie de l'avion qu'il se trouve le plus souvent. Aujourd'hui, il y avait 6 rangées de libre. Autant dire que la partie était gagnée pour moi.

J'identifies les prétendants. En observant les visages, on sait tout de suite qui a envie de bouger de place. Je les regarde impassible.

Je vais à ma place habituelle. Je continue de regarder tout le monde en laissant croire que je vais me poser et que je suis un gentil agneau tout doux. Je mets mon sac à dos au-dessus dans le box. Et c'est là que tout se joue. Les autres continuent de guetter les arrivées de voyageurs et relâchent leur attention sur moi qui suis identifié comme non dangereux.

A ce moment précis, je ne me suis toujours pas assis. Je regarde à nouveau les prétendants avec l'air le plus niais possible et je vais m'asseoir tranquillement sur une rangée de 4 fauteuils, d'un pas hésitant, pour montrer que puisque la rangée est vide, je la prends. Et après, je regarde tout le monde l'air méchant pour marquer le territoire en laissant bien passer l'idée, que maintenant, c'est chez moi ! A chaque fois que j'ai mis la main sur une rangée, dans les 10 secondes où j'ai fait mon scénario, l'intégralité du butin est sauvagement attaqué de toute part... La nature humaine est irrépressible.

Il est arrivé que des petites lopettes tentent la négo, genre, tu peux me filer la moitié de ton butin et on partage. Là, je n'ai jamais tremblé. Elles n'avaient qu'à avoir les couilles d'y aller au départ. Je refuse. D'ailleurs, je n'ai jamais vu dans aucun avion un prétendant ayant mis la main sur un butin, céder par culpabilité à une lopette.

Je vous jure que tout ce que j'écris est arrivé dans 100% des cas.

Je me débrouille à chaque fois pour être le signal du top départ de la chasse. Je suis toujours dans 100% des cas, l'initiateur, le premier à dégainer. Conséquence, je suis certain d'obtenir contrairement aux autres.

Je me souviens d'un vol où il n'y avait qu'un seul butin. L'avion était pas mal plein et il ne restait qu'une seule rangée de dispo. Je l'ai décroché selon les règles habituelles. Quand j'ai recroisé le regard des autres prétendants, j'y ai lu une énorme envie. De mon côté, je ne sais pas si ces prétendants se sont donnés la peine d'y lire quelque chose, mais ils auraient pu lire dans mes yeux de l'incompréhension : mais pourquoi donc, les gens ne réfléchissent ils pas plus pour obtenir ce qu'ils désirent ? Pourquoi toujours s'en remettent ils au HASARD ? Tout mon entourage me répond toujours que je n'ai pas à me plaindre, puisque cela m'assure les conditions du succès. Oui, mais il se trouve que cela me désespère aussi un peu. 

Toujours est il que très souvent, j'ouvre toutes les couvertures pour signaler l'occupation de mon territoire. Puis je mange. Je picole du vin. J'ai la chance d'être rapidement bourré. Souvent un quart de bouteille me suffit amplement. Vers l'Asie, Thaï Airways par exemple offre du cognac. Un petit verre me démonte la tête. Il paraît que l'alcool passe beaucoup plus vite dans le sang à 10.000 mètres d'altitude.

Bref, une fois bien démâté, je plonge dans un bon sommeil, allongé confortablement, sur mes quatre oreillers et mes quatre couvertures. Et j'oublies la folie de ce monde.

Charles Dereeper

 

Cet article est extrait du mensuel de Charles Dereeper. Plus d'infos en cliquant ici...

 

PS : Mise à jour janvier 2011

Depuis la rédaction de cet édito il y a six mois, j'ai de nouveau voyagé. Par quatre reprises s'est déroulé exactement le scénario que je décris ci-dessus, avec l'intégralité de la séquence. Je ne peux m'empêcher de m'amuser de plus en plus follement. Je me dis juste désormais : pourvu que je ne tombe pas sur un lecteur avisé d'Objectifeco...

Mais j'ai noté deux cas rares qui méritent commentaires.

Le premier est survenu quand le remplissage de l'avion n'a pas eu lieu par le terminal, mais par bus. J'ai pris le dernier bus, comme un gland, en sachant que j'avais déconné. Celui-ci avait trop traîné pour finaliser les derniers arrivants. Du coup, le seul butin disponible ce jour là, a été pris avant mon arrivée. La nouvelle règle que je suis, consiste donc à prendre l'avant dernier bus désormais...

Le deuxième cas rare, qui m'amène à mettre à jour cet édito, a eu lieu hier. Très intéressant... J'écrivais qu'aucune lopette n'est jamais parvenue à négocier un butin une fois sa conquête réalisée. Hier, pour la première fois, j'ai assisté à une scène sous mes yeux, dans la rangée du devant. A ma gauche, un homme d'une petite soixantaine d'année qui a conquis une rangée de sièges. A ma droite surgit une blonde type de l'Est, avec un pull fortement échancrée qui ouvre un accès direct sur ces seins de taille respectable. Elle a marmonné à peine trois mots inaudibles. L'autre gars était tellement captivé par le décolleté qu'il n'a rien dit. J'en tire deux éléments. Le premier, je me souviens d'une espagnole, horriblement moche, que j'avais viré et qui s'était mangé au moins "dix vents" avec dix autres pirates qui avaient arraché leur butin avant elle. Le physique avantageux des femmes joue très souvent dans la vie courante, même si les femmes type "avions de chasse armés jusqu'au dent" peinent à le reconnaître. La vie est nettement plus compliquée pour une femme peu appétissante. C'est cruel, mais c'est vrai.

Deuxième conclusion, le gars avait conquis son butin en s'asseyant à un extrême au lieu de se mettre au milieu de la rangée et d'étendre ses affaires... tout ca manquait de conviction dans la conquête... Il a payé. En outre, pour ma part, je n'échange pas quelques secondes de décolletés à mater contre 11 heures d'avion allongé. Niet ! Mais je reconnais que chacun a le droit de fixer ses propres priorités...

 

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5 commentaires

  • Lien vers le commentaire Nicolas Baumann mardi, 22 avril 2014 21:16 Posté par Nico109

    Merci pour ton article, Charles

  • Lien vers le commentaire hftrade lundi, 21 avril 2014 18:07 Posté par hftrade

    il y a juste un probleme avec cet ancien article (par contre le 2 j'ai toujours fait ainsi) c'est que les avions sont 100% pleins sur pleins de lignes actuellement . surtout les long couriers


    des places c'est en general sur les moyens/court couriers en vol regulier regional ou ca ne vaut pas vraiment le coup car vol de qqs heures au max (souvent vol de jour)


    je voudrais aussi dire que les compagnies occidentales (AF c'est vraiment pas terrible sans parler des pires, canada ou US, continental/ air canada etc la le personnel de bord ne se gene meme pas pour malmener les passagers) sont parmi les plus mauvaises au monde en terme de service. sur certaines lignes AF a le monopole, a moins de vouloir faire des detours incroyables

  • Lien vers le commentaire jymesnil jeudi, 24 juin 2010 20:46 Posté par jymesnil

    c'est plus sophistiqué que la technique du camembert avarié dans un compartiment SNCF :-)