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Chasseurs d’aubaines = spéculateurs

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Les gens qui raffolent des titres déprimés, les chasseurs d’aubaines, sont habituellement perçus comme des investisseurs sérieux profitant des bonnes occasions dans le marché. Ils sont souvent mis en opposition avec les spéculateurs “momentum” qui courent après les titres “chauds” du moment.

 

Pourtant, ces deux espèces ont beaucoup de points en commun. Dans les deux cas, ce sont les fluctuations brutales des cours boursiers qui attirent leur attention (à la hausse pour l’un, à la baisse pour l’autre) et qui motivent leurs décisions d’achat. Ces deux types d’investisseurs font aussi souvent des analyses superficielles des sociétés qui ne visent qu’à valider leur point de vue de départ. Pour le spéculateur “momentum”, ce point de vue est que le titre est “parti pour la gloire”. Pour le chasseur d’aubaines, c’est que la compagnie a des problèmes temporaires qui seront réglés rapidemment.

 

 

Par expérience, je trouve très difficile de déterminer si les difficultés d’une compagnie sont seulement passagères. Même quand un problème semble temporaire, il n’est parfois que le premier symptôme apparent (la pointe de l’iceberg) d’un problème plus profond dans l’entreprise. J’ai l’impression qu’il faut comprendre l’entreprise à fond et la suivre depuis plusieurs années pour vraiment pouvoir y voir clair… et encore.

 

 

Dans ce sens, je trouve que plusieurs chasseurs d’aubaines sont des spéculateurs qui s’ignorent. Est-ce que les gens qui achetaient l’action de Coventree (COF - TSX) dans les premiers jours de la débâcle du papier commercial savaient vraiment ce qu’ils faisaient et comprenaient à fond ce dans quoi ils s’aventuraient ? Je n’en suis pas certain…

 

 

Dans le fond, est-ce la variation d’une cote boursière (à la hausse comme à la baisse) qui devrait déclencher notre intérêt pour une compagnie ? Ou n’est-ce pas plutôt des qualités intrinsèques comme une gestion très efficace, un produit ou un concept génial, des possibilités d’expansion, etc., qui devraient susciter notre intérêt pour un titre ?

 

 

 

 

 

Philippe RANCOURT

 

Article original :

 

 

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