ARTICLE

L’Espagnol, un an après !

(4) votes | note : 1.46
Votez pour cet article
1 carré orange : note minimale
5 carrés orange : note maximale
(article du 5 avril 2010)

L’Espagnol un an après !

J'ai publié pour la première fois cette stratégie de trading automatisée en novembre 2007.

La méthode continue de susciter la curiosité et je reçois souvent des demandes d’informations complémentaires avant un achat.

Si certain vont encore me targuer de faire de la pub indirect je leur répondrai que je reste un professionnel et qu’à ce titre, il est logique que je m’exprime sur ce que je vend et que j’en fasse un suivi.

Les 3 questions les plus fréquentes (et qui représentent 90% des demandes) sont :
- pourquoi vendre la méthode si ca marche ?

- un an après ca donne quoi ?

- avez vous faite des constats ou des améliorations que vous pouvez partager ?

Je ne peux pas compter combien de fois on m’a posé la question de savoir pourquoi je vendais une méthode qui marcherait mais si à chaque fois j’avais touché un euro, ca aurait rapporté bien plus que la vente des pdf de l’Espagnol.

Un premier constat, la plupart des gens qui me pose la question manque souvent d’expérience en bourse. Ils sont souvent dans leur processus d’apprentissage à un stade ou ils croient que la solution en bourse c’est une méthode magique. Malheureusement pour eux, ils verront que la route est encore longue et que souvent la méthode n’est que l’accomplissement d’un processus compliqué qui donne une part bien plus importante à la psychologie et à la gestion du risque.

Pour moi la réussite en trading, c’est 20% de méthode, 40% de gestion du risque et 40% de psychologie.

Si l’Espagnol vous donne les clés de la première partie, il ne répond que partiellement à la seconde et à la troisième.

Ma conviction intime c’est que si deux traders suivent une même méthode ils n’auront pas les mêmes résultats au bout d’un an.

Le deuxième constat, c’est que souvent une méthode est trop difficile à vendre. Difficile dans le sens que le suivi, la mise en place, les règles, la gestion stricte sont trop difficile à transmettre dans un manuscrit de quelques dizaines de page. Au contraire avec l’Espagnol ce qui m’a plu c’est qu’en présentant cette méthode, elle impose par ses règles de constructions, la discipline, la gestion du risque et de bonne habitude fondamentale pour la réussite en trading.

C’est la méthode qui fixe le contexte et les habitudes alors que souvent il faut faire l’inverse pour réussir. C’est un luxe qui offre un potentiel de réussite très supérieur à bon nombre d’autre modèle dont je pourrai parler et qui m’a décidé à la choisir.

La troisième et dernière raison c’est que n’importe quelle méthode s’arrêtera de marcher un jour ou l’autre. Il faut donc l’exploiter au maximum sans risquer que cette exploitation la rende caduque quand le potentiel est là, c’est une évidence pour tout chef d’entreprise. J’ai vendu le concept sous une forme amélioré à des professionnels, je m’en sert à titre personnel et dans mon activité professionnel, pourquoi ne pas en vendre quelques exemplaires à des particuliers puisque ca ne risque pas de diminuer l’avantage que cette méthode a sur le marché ?

Un an après, il est bien évident qu’une technique qui profite de la tendance et de marché volatile n’a pas pu faillir. Les conditions ont été parfaite pour une méthode de ce genre. Et même si la volatilité tend à diminuer, le passé à montrer que même en période plus calme, elle parvient à garder son avantage sur le marché. 

Coté produit, le Cac n’a pas tenu ses promesses mais parmi tous les indices européens testés, c’est celui qui avait déjà montré le moins de potentiel.

 

L’ibex (indice espagnol) et le Mib (indice italien) sont toujours d’excellent support mais il faut suivre la méthode à la main car la moindre liquidité de ces marchés là, fait perdre un peu de son avantage si on devait l’exploiter complètement en automatique.

Les grands gagnants sont le SMI (indice suisse) et le Dax (indice allemand). Ces marchés sont très propices à la tendance en intraday et assez liquide pour ne pas avoir de problème de liquidité lors de l’exécution des stops. Il faut juste faire attention si un niveau de stop est trop proche juste avant des publications de statistique américaine qui ont tendance à être très violente depuis quelques semaines. Dans ce cas le vécu de la méthode montre qu’il vaut mieux sortir un peu avant la statistique si le stop est trop proche car on a toute les chances d’êtres exécutés après la publication de celle ci mais probablement avec une qualité d’exécution bien moindre.

Sur les marchés de future la performance va toujours dépendre du levier. Le Dax est un gros contrat ce qui demande une couverture importante pour ne pas prendre trop de risque. Et si on veut bien diversifier le suivit en prenant position sur le SMI en même temps il faut doubler ou tripler les positions pour équilibrer les risques ce qui fait un portefeuille assez conséquent. C’est la raison pour laquelle les CFD sont une très bonne alternative pour diversifier son risque sur plusieurs produits. Cela n’empêche qu’il faut conserver un risque raisonnable.

Dans mon activité professionnel, l’Espagnol suivi sur le SMI et sur le DAX a rapporté 14% avec une prise de risque faible (quasiment pas de levier). En comparaisons du comportement des marchés et des autres stratégies que je gère, l’Espagnol est confortablement dans le premier tier du palmarès sur un an.

Coté constat, il me faudrait un livre entier pour rapporter toutes les expériences de ceux qui ont essayé d’utiliser la méthode. Les 2 principaux traits communs à tous ceux qui rencontrent des problèmes sont :

- la méthode ne rapporte pas assez, en bourse c’est bien connu, on peut faire 100% tous les mois.

- quasiment personne n’est capable de suivre les principes de base à long terme.

Cela rejoint ce que je disais en préambule, la réussite en trading, c’est loin d’être uniquement une bonne méthode.

Coté amélioration, un de mes lecteurs m’a soufflé une règle que vous pouvez aussi utiliser pour d’autres méthodes et qui apporte un vrai plus sur l’Espagnol.

C’est d’ajuster la taille de la position chaque jour en fonction du risque. Ceux qui connaissent la méthode savent que dès la prise de position, nous connaissons le risque pris pour la journée. L’idée c’est donc de prendre un risque a peu prêt identique chaque jour ou plutôt moduler.

 

Concrètement, ca donne la règle suivante : si je risque entre 0 et 20 points, je trade 4 contrats, entre 20 et 30, j’en trade 3, entre 30 et 40 j’en trade 2 et au dessus de 40, un seul. Bien entendu les seuils et le nombre de contrat s’optimise au cas par cas en fonction de la volatilité de chaque marché et de chaque méthode.

Cette règle de base permet de conserver un potentiel quasi intact tout en diminuant assez substantiellement le risque.

Le pendant, c’est que pour pouvoir se permettre de suivre cette règle, il faut pouvoir disposer d’un capital de départ qui permet confortablement d’assumer le risque même lorsque l’on aura le nombre maximum de contrat sans provoquer un levier trop important.

L’Espagnol à partir de règle simple de mise en œuvre et de suivi, impose au trader la discipline et les habitudes nécessaires à la réussite à long terme en bourse. Il impose d’apprendre à porter ses gains. Il habitue à trader dans le sens de la tendance. Il limite par construction le nombre de trade quotidien et il fixe au début de chaque journée le risque maximum pour chaque séance.

Bien sur elle a des défauts, le taux de réussite n’est pas très important, il ne rapporte qu’à long terme car les profits (très importants) sont concentrés sur une nombre faible de journée mais si la méthode parfaite existait, la bourse ne serait plus car nous serions tous perdant pour qu’une seule personne engrange tout.

 

Samuel Rondot



Vous souhaitez lire d'autres articles de "Samuel RONDOT"


Vous souhaitez être averti par email quand Samuel RONDOT publie un nouvel article

Vous souhaitez vous abonner à la Synthèse ObjectifEco chaque semaine

Votre email Saisissez votre email et validez par OK.Format non valide.

L'auteur
Samuel RONDOT

Directeur de BestCFD.com, auteur de livres et stratégies de trading, trader systématique dans un hedge fund, je cumule les casquettes depuis 15 ans sur les marchés financiers. Site commercial : www.samuelrondot.com

Boutique ObjectifEco

1070€ AU LIEU DE 3188€ - TOUS LES CONSEILS - TOUTES LES STRATEGIES PDF - TOUS LES AUTEURS

[Cette offre n'est valable que pour 20 clients. Abonnez vous à Loïc Abadie pour votre PEA, Charles Dereeper si vous souhaitez jouer sur le CAC 40 avec succès, Claude Mathy sur les Trackers. Lisez David Renan sur les petites valeurs ou Sacha Pouget pour le secteur explosif de la santé. Découvrez les stratégies de Samuel Rondot, celles de Cédric Froment ou de Eric David sur le Forex. A un prix CANON : -66% !

Il reste actuellement 3 places disponibles ! ->http://www.objectifeco.com/offre-co...]