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Laurent Horvath

Laurent Horvath

Les enjeux de la production des Energies sont si importants, qu'ils sont en train de modifier nos vies et l'équilibre du Monde. Mieux les Comprendre aujourd'hui, nous permet d'envisager l'avenir et agir concrètement aujourd'hui.

J'ai créé en 2008 le blog http://2000watts.org/ pour suivre cet univers.

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conquerirlabourse

France : les Energies Renouvelables progressent, lentement

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Le panorama français des énergies renouvelables souffle le chaud et le froid. D’un côté, le côté râleur sympathique français freine les projets et de l’autre le soleil chauffe l’enthousiasme. Quoi qu’il arrive, le prix du kWh nucléaire est en train de se faire pulvériser par les énergies renouvelables et la tendance est claire pour les années à venir.

Alors qu’elles ne représentent que 19,8% de l’électricité française, les paris sont à la hausse, mais pas trop. Hâte-toi lentement.

L’éolien français

La France avait un objectif de 19’000 mégawatts (MW) d’ici à 2020, mais aujourd’hui le parc éolien terrestre installé génère 9’800 MW et 7’300 MW attendent d’être raccordés au réseau.
Le gros problème de l’éolien français réside dans la razzia de recours et la lenteur traditionnelle du système judiciaire. Les tribunaux débordés par le traitement de ces plaintes justifiées ou non prennent des années. Dans les conditions actuelles, il est difficile d’entrevoir un vent d’espoir pour l’éolien terrestre.

Du côté offshore, 6’000 MW d’éolien en mer sont prévus d’ici à 2020 mais ils ne sont que 3'000 répartis sur 6 fermes. Le marché offshore habillement cadenassé par EDF Energies Nouvelles et Engie souffre d’un manque de concurrence étrangère, bien qu’Iberdrolla tente une percée.

Pour mémoire, Paris supporte cette industrie avec un tarif de rachat à 85 euros le MWh. A vu de nez, le tarif devrait durer jusqu’à la prochaine élection en 2017 avant que le prochain président revisite le concept.

Le Solaire sous le soleil

Moins soumis aux blocages administratifs, le solaire a le vent en poupe. La France compte le parc 5’700 MW, et 1’880 MW sont en attente de raccordement. L’objectif de 8'000 MW pour 2020 devrait être atteint.

La forte baisse des prix des panneaux chinois permet de produire un kWh entre 7 et 8 ct euro bien moins cher que les coûts de production du nouvel EPR nucléaire estimé à 12,5 ct euro. Et la tendance à la baisse du photovoltaïque se poursuit d’autant que les systèmes de stockage et d’autoconsommation vont permettre une véritable explosion du nombre d’installations. Ces technologies offrent aux entreprises et aux particuliers des horizons nouveaux.

L’hydroélectricité coule de source

Du côté hydro, les 30'000 MW qui coulent dans les veines des barrages couvrent le 12,9% de la consommation. Là, il va être difficile de faire mieux car la fonte des glaciers est en train de diminuer les capacités de 10% et que la création de barrage est soumise aux aléas des manifestations et autres protestations parfois musclées. D'autant qu'avec la force de caractère des hommes politiques des années 2010, on voit mal n'importe quel président tenir tête pendant plus d'un jour à une fronde quelconque sur Twitter.  

19 % de l’électricité d’origine renouvelable

Aujourd’hui, la France dispose de 42'600 MW d’électricité renouvelable ce qui représente 19,3% de la production. Ce n'est pas génial, mais c'est déjà ça.

Il va certainement falloir en faire plus pour compenser la mise hors réseau des centrales nucléaires vieillissantes pour arriver à cet objectif, des concessions devront être mises sur la table. D'ici là, peut être que Twitter ne sera plus en ligne.
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