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Laurent Horvath

Laurent Horvath

Les enjeux de la production des Energies sont si importants, qu'ils sont en train de modifier nos vies et l'équilibre du Monde. Mieux les Comprendre aujourd'hui, nous permet d'envisager l'avenir et agir concrètement aujourd'hui.

J'ai créé en 2008 le blog http://2000watts.org/ pour suivre cet univers.

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conquerirlabourse

Hydrate de Méthane: La nouvelle énergie du Japon

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Le Japon est le premier pays du monde à avoir produit du gaz à partir de l'hydrate de méthane présent dans les fonds marins. Le pays envisage une production industrielle au cours des 6 années à venir. Un premier volume expérimental de gaz a été produit près de la péninsule d'Atsumi (littoral est de Honshu) par le conglomérat nippon JOGMEC (Japan Oil, Gas and Metals National Corporation).

Pas de bol pour le climat, cette énergie génère de grandes quantités de CO2 et de Méthane.

Depuis 2001, le Japon a investi des centaines de millions de dollars dans le développement de cette technologie. Tokyo compte utiliser cette technique pour compenser les pertes électriques suite à Fukushima et réduire ses importations de diesel et de gaz.

Elément constitutif du gaz naturel, l'hydrate de méthane est considéré comme une source d'énergie prometteuse mais très dangereuse pour le climat. Le Canada, les Etats-Unis, le Norvège et la Chine étudient également la possibilité de mettre en valeur les gisements de cette matière organique.

Selon les chercheurs japonais, les réserves d'hydrate de méthane découvertes dans la fosse de Nankai (près du littoral Pacifique du pays) atteignent 1'100 milliards de m3, ce qui suffirait à approvisionner le Japon en gaz pendant seulement 11 ans. Le jeu en vaut-il la chandelle?

Dangereux pour le Climat

L'exploitation des hydrates de méthane pourrait poser de sérieux problèmes en matière d'effet de serre. Leur combustion émet en effet du CO2, mais pas plus que le gaz naturel (et moins que le charbon et le pétrole).

Le risque existe qu'en exploitant les hydrates sous-marins instables l'on fasse involontairement remonter de grandes quantités de méthane dans l'atmosphère : cela équivaudrait à exploiter du gaz naturel en autorisant d'énormes fuites. Or le méthane (CH4) a un pouvoir de nuisance beaucoup plus élevé que le CO2 en tant que gaz à effet de serre.

Avec Ria Novosti, Wikipedia
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