Vous n'êtes pas membre (devenir membre) ou pas connecté (se connecter)
Laurent Horvath

Laurent Horvath

Les enjeux de la production des Energies sont si importants, qu'ils sont en train de modifier nos vies et l'équilibre du Monde. Mieux les Comprendre aujourd'hui, nous permet d'envisager l'avenir et agir concrètement aujourd'hui.

J'ai créé en 2008 le blog http://2000watts.org/ pour suivre cet univers.

Faire une recherche
Trouver un article
Trouver un auteur
conquerirlabourse

EPR: EDF-Areva annonce un nouveau retard

Audience de l'article : 753 lectures
Votez pour cet article
(0 Votes) - Note : 0.00
Partagez cet article avec vos connaissances
La mise en service du réacteur Nucléaire pressurisé européen (EPR) de Flamanville, France est une nouvelle fois reportée. EDF annonce que le «démarrage de l'installation est désormais prévu en 2017 » à cause de «difficultés» rencontrées par le concepteur du réacteur, Areva, pour livrer certains équipements, comme le couvercle et les structures internes de la cuve, et pour mettre en place « la réglementation des équipements sous pression nucléaires ».

Prévu pour 2012, le démarrage du réacteur avait été repoussé à 2016. Devisé à 3,3 milliards en 2007, 6 milliards en 2011, EDF en était à 8,5 milliards en décembre 2013 et le coût final devrait dépasser les 10 milliards d'euros. A eux deux, EDF et Areva accusent une dette abyssale de plus de 45 milliards d'euros.

Enfanté dans la douleur

Les accidents émaillent la construction de l'EPR de Flamanville. Le 24 janvier 2011, un soudeur tomba de 18 mètres et décéda. La passerelle sur laquelle il se trouvait avait été percutée par le chargement d'une grue. Bouygues avait été condamné à 75'000 euros d'amende, en avril de cette année. Les sociétés Bouygues TP, Atlanco, Elco et Welbond sont poursuivies pour avoir dissimulé l'engagement de travailleurs polonais et roumains. Le procès aura lieu en mars 2015. Des problèmes de qualité dans le béton avait été relevé dès 2011.

3 autres EPR d'Areva en construction dans le monde

Les 3 autres réacteurs actuellement dans le monde souffrent des mêmes dépassement de temps et de budget.

A Olkiluoto, en Finlande, la construction du premier EPR Areva-Siemens avait débuté en 2005 pour une mise en service en 2009. Le coût initial était de 3,2 milliards d'euros et il avoisine, en 2014, les 9 milliards d'euros. Areva a déjà provisionné une perte de 3,9 milliards d'euros et le propriétaire TVO demande une compensation financière de 2,7 milliards d'euros pour le temps perdu.

Deux EPR-Areva sont en phase de construction à Taishan en Chine. Le premier est réalisé par Areva et le deuxième par les chinois. Les chinois ont été stratégiques dans leur accord avec Areva. Les 2 réacteurs ont été vendus pour 7 milliards d'euros, y compris le savoir-faire et les brevets français. De plus, la Chine s'est assurée la livraison d'uranium pour les 25 prochaines années via l'envoi exclusif d'uranium des mines d'Areva au Niger.

L'Angleterre ou EDF la prochaine victime?

Les anglais ont également demandé la réalisation de 2 EPR sur son territoire. EDF sera en charge de la construction ainsi que du fonctionnement des deux réacteurs. Le prix de vente du kWh a été fixé à 12,5 centimes d'euro pendant une durée de 30 ans et c'est EDF qui prendra en charge tous les coûts. Fin 2013, EDF annonçait une dette de 39 milliards d'euros.

Areva: de très gros soucis financiers

Areva a annoncé qu'il renonçait à un de ses principaux objectifs financiers pour 2014 et qu'il suspendait ses perspectives financières pour les deux années suivantes. Areva avait annoncé une perte de 694 millions euros à la mi-juin 2014 et les revenus avaient chuté de 10%.  Fin 2013, Areva accumulait 4,6 milliards d'euros de dettes.

A la bourse, l'action du géant français a dévissé de 15% en une séance. L'Etat français possède le 87% des actions.
Poster un commentaire