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Charles Sannat

Charles Sannat

Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information (secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Économique d'AuCoffre.com en 2011. Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.

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DE GIRO 2

Le pire est à venir pour la livre sterling ! L’or des Anglais s’envole !!

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or en livres sterling

Je vous invite à regarder avec une très grande attention le graphique au dessus.

Cette courbe que vous voyez augmenter fortement est celle de l’or exprimé en livre sterling !

Un seul constat s’impose : l’or en livre sterling explose ! Les Anglais qui ont de l’or semblent s’enrichir. Pourquoi donc, me direz-vous ?

Je vous livre aujourd’hui la traduction d’un excellent article du Telegraph de Londres qui revient sur la chute de la monnaie anglaise qui, du même coup, s’accompagne de la valeur de l’or toujours exprimé dans cette même monnaie.

L’appréciation de l’or reste modérée quand on le compare au dollar ou à l’euro, bien qu’il semble avoir terminé son mouvement de correction qui dure depuis ses plus hauts.

Je vous invite à lire d’abord ce papier du Telegraph et après, nous discuterons de ces implications pour chacune et chacun de vous car évidemment, ce qui arrive aux Anglais arrive à de très nombreux peuples à travers la planète, sauf que là, nous ne parlons plus des Brésiliens ou des Russes, mais bien des Anglais, des Anglais de la City, temple du capitalisme et de la finance anglo-saxonne. Nous parlons bien de nos amis Anglais, juste à côté de chez nous, et de nos amis Londoniens, là ou se trouve justement le plus ancien marché qui cote tous les jours ce fameux métal jaune.

Le pire est à venir pour la livre sterling !

C’est le titre de cet article du Telegraph, publié le 27 février 2016, montrant que dans l’océan de devises qui sont dans la tourmente, la livre sterling ne fait pas partie des rares épargnés.

« La livre sterling se dirige vers une nouvelle baisse qui pourrait la voir atteindre son plus bas face au dollar depuis 3 décennies, d’après des analystes de la Deutsche Bank.

La banque allemande prédit qu’après avoir connu sa pire semaine depuis la crise financière, la livre sterling tombera à 1,28 dollar d’ici la fin de l’année, soit une baisse de 8 % par rapport à son niveau actuel. Ce déclin pourrait être encore plus marqué si la Grande-Bretagne devait voter en faveur de sa sortie de l’Union européenne. Le pire est encore à venir d’après Oliver Harvey, stratégiste spécialisé dans les devises de la banque.

La livre a connu la semaine dernière sa pire semaine depuis la dernière crise financière, chutant de près de 3,8 % face au dollar alors que les craintes de « Brexit » s’intensifient. Si les prévisions de la Deutsche Bank devaient s’avérer exactes, le glissement de la livre face au billet vert lui ferait atteindre son plus bas depuis 1985.
Les investisseurs sont également de plus en plus inquiets à propos de la détérioration du déficit courant, soit la différence entre les montants entrant dans l’économie britannique et en sortant. « L’impact économique de cette nouvelle a déjà été postposé par les sociétés britanniques qui ont proposé des dividendes plus élevés à leurs investisseurs nationaux », a déclaré M. Harvey.

Mais les sociétés britanniques sont « sur le point de faire face à des baisses de leurs bénéfices ». Alors que les dividendes des banques, des compagnies minières et des télécoms font face à des pressions grandissantes, il en sera de même pour la livre. Les bénéfices enregistrés à l’étranger rapatrié au pays diminueront, ce qui réduira la demande pour la livre sterling et pèsera sur la devise, d’après Deutsche Bank.

« Le Royaume-Uni s’en est très bien sorti durant la pré-crise du boom des marchés émergents, mais il y a aujourd’hui le retour de bâton, » a déclaré M. Harvey. « Nous commençons seulement à ressentir l’effet économique, un effet qui influence la livre sterling, » a-t-il déclaré, ajoutant qu’il y a une « convergence de facteurs très négatifs avec la Chine, les marchés émergents et maintenant les dividendes qui commencent à souffrir. »

« Si le paiement des dividendes continue de baisser, la livre sterling commencera à véritablement encaisser de plein fouet la détérioration des comptes courants pour la première fois, » a-t-il déclaré. La possibilité du Brexit est un autre facteur négatif. Si le Royaume-Uni devait quitter l’Union européenne, la livre sterling devrait chuter « bien plus vite » pour atteindre 1,15 dollar ici la fin de l’année, soit une baisse de presque 20 %. (…) »

Une terrible bataille pour que les Anglais restent dans l’Europe !

Évidemment, vous l’aurez compris, la monnaie anglaise s’effondre, enfin baisse fortement, en raison des craintes de sortie de l’Europe lors du référendum prévu prochainement.

1re leçon à en tirer ? Les marchés mettent une pression économique pour influencer le vote des gens et créer un climat de peur. Nous n’en attendions pas moins de ces forces financières pour qui la démocratie est une horreur et empêche de commercer en rond !

2e leçon à en tirer ? Si l’Europe explose, l’euro va exploser. Si l’euro explose c’est le retour plus ou moins en catastrophe aux monnaies nationales ou à deux ou trois différents euros. Bref, un scénario cauchemardesque en terme d’organisation qui va générer une telle incertitude que les dévaluations seront massives pour les pays du Sud, un peu moins fortes pour un pays comme la France mais cela restera néanmoins très sensible. Pour vous donner une estimation, la plupart des scénarios tablent sur une dépréciation d’un éventuel nouveau Franc de 30 % par rapport à l’euro actuel !

3e leçon à en tirer ? Pour ne pas être soumis au risque de dévaluation monétaire, il faut placer son “argent” hors monnaie ! Pour se désensibiliser de la monnaie, il faut intégrer une part importante d’actifs tangibles dans son patrimoine. Je rappelle qu’une maison est un actif tangible même si sa valeur est exprimée aujourd’hui en euro, elle est hors monnaie, de la même manière que l’or qui joue dans ces cas de dévaluation à plein son rôle de valeur refuge, d’autant plus que le marché de l’or est international et pas national !

Quelle quantité d’actifs tangibles ?

C’est la question la plus difficile car cela dépend de tout un tas de paramètres comme l’âge du capitaine, le nombre de moussaillons ou encore le patrimoine financier total versus le patrimoine immobilier, ou bien les projets et préoccupations qui sont des notions nettement plus personnelles.

La réponse dépendra essentiellement de vos convictions, de vos scénarios et de la couverture patrimoniale que vous souhaitez pour être serein.

Le plus facile et le plus évident, le plus liquide aussi, c’est évidemment les métaux précieux que sont l’or et l’argent.

Si vous avez des questions ou besoin de renseignements sur ce sujet, vous pouvez contacter Pièces-d’or de ma part ou vous inscrire en ligne ici.

Pour un achat immobilier, je vous invite à penser à l’immobilier rural qui est très bas, sur lequel on peut faire de bonnes affaires et même avoir un rendement locatif tout à fait convenable. Évitez l’immobilier dans les grandes villes et en particulier en région parisienne où il est hors de prix. Il peut encore monter, surtout avec des taux négatifs, mais tout cela devient absurde et je pense que les villes tentaculaires sont en réalité un modèle déjà obsolète. Après l’exode rural de nos anciens, notre génération vivra probablement l’exode urbain exactement tel qu’il se manifeste par exemple aujourd’hui en Grèce, la misère étant moins douloureuse au soleil… mais surtout à la campagne !

Dans tous les cas, préparez-vous !!

Charles SANNAT 
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