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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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Mes interrogations sur ce marché baissier

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Je l'ai déjà écrit ici, il y a beaucoup de points communs sur les indicateurs de sentiment de marché et de valorisation qu'on retrouve sur les années 2015-2016, 2000 et 2007.

- Le ratio VFICX/VWEHX qui réalise une belle figure en creux, qui ressemble beaucoup à celle de 2007 :

vwehx0216



- Le niveau de dette de marge record sur les comptes du Nyse.

- Le ratio capitalisation boursière / PIB US  (graphique : dshort.com).

marketcapgfp

- Les taux de marge des sociétés américaines caractéristiques d'une situation de sommet de cycle (graphique : yardeni.com)

sp500 margin


Le ratio entre fonds investis en actions et fonds investis sur le marché monétaire (graphique : sentimentrader.com) lui aussi typique d'un haut de cycle, et qui commence à se retourner à la baisse.

equityratio

Le VIX qui remonte depuis plusieurs mois, comme il l'avait fait en 2007 :

vix


Tous ces indicateurs nous montrent que nous sommes dans une situation dangereuse, et de surévaluation des marchés, caractérisée par un optimisme anormalement élevé des investisseurs.

Malgré tout je vous avouerai que je suis beaucoup moins sûr de moi sur ce marché baissier naissant que je l'étais en 2007.
A l'époque, il y avait tous les indicateurs macroéconomiques qui étaient au rouge, avec une inversion de la courbe des taux, des demandes d'allocations hebdomadaires de chômage qui remontaient, et surtout une bulle massive qui implosait sur le crédit.

Aujourd'hui, nous n'avons plus ces éléments. Les indicateurs sur les taux sont inutilisables vu que les banques centrales ont "fixé" tous les taux près du zéro, et il n'y a aucun signal d'alarme sur le chômage.

D'autre part, je ne vois pas cette fois de véritable bulle qui serait en train d'éclater. La bulle des technos en 2000, ou celle du crédit des ménages et de l'immobilier en 2007 étaient de grande ampleur (plusieurs milliers de milliards de $). Aujourd'hui il n'y a pas de bulle de ce type qui ait drainé une spéculation massive avec un "rêve" et un enthousiasme collectif des investisseurs.
La bulle du pétrole de schiste ne pèse que quelques centaines de milliards, elle est 10 fois moins importante que les précédentes, et son implosion ne suffira clairement pas à "crasher" les économies ou les marchés.

Il y a pourtant bien un "rêve" et une bulle de grande ampleur aujourd'hui qui est à l'oeuvre. Elle est d'une nature très particulière, puisqu'il s'agit de la foi des marchés dans les banques centrales. Là nous retrouvons des montants en jeu comparables, en milliers de milliards de $, et même supérieurs à ceux des bulles précédentes.
Tout l'enjeu est donc de savoir si les marchés vont garder leur confiance dans les banques centrales ou non.
Si cette perte de confiance se produit (le Japon étant un des maillons faibles à surveiller), un marché baissier de très grande ampleur se produira certainement, qui fera passer 2001 ou 2008 pour de petites et gentilles corrections.

Si les banque centrales parviennent au contraire à garder la confiance (qui est pour l'instant juste émoussée) des investisseurs, alors nous aurons droit à la généralisation du scénario japonais des années 2000, avec des marchés plus ou moins "flat" pendant des années, alternant des cycles de hausse et de baisse de quelques années avec des économies en stagnation.
Au 4ème trimestre 2015, le PIB japonais s'est contracté de 1,4% en rythme annualisé, malgré le Q.E massif de la banque centrale japonaise.
Un autre indicateur est à suivre avec intérêt : la parité dollar / yen.

Le yen remonte depuis quelques mois, et surtout depuis le début 2016 face au dollar.
L'explication est simple : jusqu'ici les investisseurs réalisaient un trade lucratif, qui consistait à acheter des actions japonaises et à vendre du yen en même temps, ce qui était un signe de confiance dans la banque centrale japonaise (dont la politique de quantitative easing était censée faire baisser le yen et progresser les marchés actions).
Depuis quelques mois, ils ont commencé visiblement à déboucler leur positions, donc à vendre des actions et racheter leurs ventes sur le yen. C'est un premier signe de défiance vis à vis du pouvoir de la banque centrale japonaise. Nous verrons si il se confirme ou non dans les mois à venir.





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