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Thierry Seguin

Thierry Seguin

Passionné de trading et d’analyse technique depuis une vingtaine d’années, ma quête a été de développer et utiliser des outils qui me permettent à la fois de réaliser des gains convenables quelles que soient les conditions de marché, en privilégiant avant tout l’absence de pertes et la préservation du capital, tout en ne rendant pas cette activité trop chronophage ou incompatible avec un emploi salarié.

Essentiellement autodidacte, c’est par maintes erreurs et rencontres diverses (allant d’un escroc révélé sur le tard à des traders de talent qui vivaient à 100% de leur activité depuis au moins dix ans comme Dan Norcini, Benoist Rousseau, Gilles Leclerc, Eric Lefort ou Gwénaël Année), et surtout par une prise directe avec les marchés que j’ai pu peaufiner un système, ou plutôt une philosophie permettant de survivre au pire ennemi du trader, à savoir lui-même, avec pour premier objectif de ne plus faire partie de la grosse majorité des « traders » actifs particuliers qui perdent de l’argent.

Ma conviction est que le premier pas pour un apprenti trader souhaitant gagner de l’argent est d’apprendre à ne plus en perdre. Cela parait évident, et pourtant… pour y parvenir, avoir un plan de trade et un bon money management, connaitre ses forces et ses faiblesses personnelles face au marché pour trouver son propre style de trading, sont pour moi des éléments tout aussi vitaux que d’être capable de s’affranchir des conseils des autres et de réaliser ses propres analyses, seul face au marché et à soi-même.

Au delà du trading, un second centre d’intérêt pour moi est certainement la Communication Non Violente, de Marshall Rosenberg : un outil essentiel permettant de vivre des relations humaines fort différentes, après avoir pris conscience du conditionnement dans lequel nous enferment nos sociétés.

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Loic Abadie - Le bouclier

Indices US : le Dow Jones nous envoie-t-il un signal, et sur quel horizon de temps ?

Audience de l'article : 1405 lectures
Nature de contenu : Edito
Nombre de commentaires : 2 réactions
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Salut la compagnie !

Me revoici pour faire un petit tour en direction des US, en complément du CAC et du DAX abordés la semaine dernière. 

Tout d’abord, un graphe pour prendre un peu de recul par rapport aux annonces de ceux qui affirment que la tendance haussière de long-terme des huit dernières années a déjà pris fin, suite à l’énorme retour de la volatilité constaté en février. Enorme ? Sur quelle unité de temps ? C’est sûr que ceux qui étaient habitués à faire de l’intraday depuis moins d’un an sur une mer d’huile ont dû se prendre une claque. Mais quid de l’horizon long-terme ?

J’ai choisi pour cela un zoom out sur le Dow Jones, en échelle logarithmique, sur l’U.T trimestrielle. Depuis janvier 2009, le Dow Jones se trouve dans un canal haussier, qui correspond donc à une tendance forte, puisque nous nous trouvons en échelle logarithmique et non linéaire, autrement dit la progression en pourcentage chaque année depuis 10 ans ne faiblit pas. Une série de 9 bougies vertes consécutives (plus de deux ans !) et un excès haussier en début de T1 2018 marqué par une ouverture hors des bandes de Bollinger et une poursuite haussière (euphorie de janvier) s’est pour l’instant traduite par un simple retour sous la bande de Bollinger supérieure, avec une bougie, certes rouge, mais loin d’être démesurée. En fait, il faudrait que le Dow Jones descende sous 20.500 pour menacer ce couloir de tendance haussière de long-terme. Une correction de 15% du Dow Jones par rapport à ses niveaux actuels n’aurait donc rien d’effarant ou d’extrême en soi, et ne remettrait pas en cause une tendance qui pourrait encore durer plusieurs trimestres. Si on pense qu’après avoir vu ses cours multipliés par plus de 3, le Dow Jones va forcément s’effondrer, la courbe en échelle log a le mérite de rappeler instantanément qu’entre 1982 et 1997, le Dow a vu ses cours multipliés par 10 avant d’entrer dans une période de relative consolidation d’une dizaine d’années, période qui a permis la création de la zone support des 7500 à partir de laquelle le Dow Jones s’est élancé en 2009. Un Dow qui rejoindrait le haut du canal en 2020 dans la zone des 40.000 n’est donc pas à exclure, malgré les niveaux de survalorisation historique des marchés. Anticiper la fin de la hausse de long-terme à cause d’un retournement baissier qui se voit à peine sur cette échelle est donc, à mon avis, prématuré.

DJ T 08042018


Pour autant, comment être attentif à un signal d’alarme le plus vite possible, permettant d’arbitrer les positions ? En allant regarder les unités de temps inférieures.

L’unité mois nous montre que l’indice tente d’établir une base horizontale dans la zone 23300, avec des clôtures mensuelles au-dessus du ratio de Fibonacci des 24000 préservés (in extremis en mars grâce à la dernière journée haussière). Ces seuils sont donc à surveiller pour le mois d’avril : s’ils tiennent, nous nous trouvons toujours dans le scénario d’une simple correction baissière qui pourrait déjà être terminée. Mais si nous marquons de nouveaux plus bas ou ne parvenons pas à clôturer au dessus 24000, alors un test du prochain ratio de Fibo à 22350 devient probable amha, car la MACD est sur le point de lancer un signal baissier en croisant son signal sur cette U.T, et le CDur a déjà démarré son cycle baissier.

DJ M 08042018


L’unité hebdomadaire nous confirme également que la zone des 23300 est importante et qu’elle s’étend en fait jusqu’à 23.000. En effet, dans cette zone se rejoignent la bande de Bollinger inférieure, la mm50 en pointillés bleus, et la base du canal haussier rouge. L’exagération haussière de fin2017 et début 2018 y est visible via le dépassement de ce canal. La consolidation horizontale en dents de scie qui a suivi a tenté de préserver le haut de canal dont la résistance était devenue support. Lorsqu’elle a cédé, nous sommes partis directement à la cave il y a trois semaines, en direction des plus bqs de février, au moment où la MACD brisait à la baisse son support haussier rouge. Dans cet univers en dents de scie, rythmé par la spéculation et les portes de saloon quasi quotidiennes, c’est donc, comme sur les indices européens, l’UT hebdomadaire qui nous donne la zone pivot à surveiller et sous laquelle tout pourrait basculer.

DJ S 08042018


L’unité jour confirme l’indécision actuelle et l’urgence d’attendre, puisque attendre est une position de trading au même titre qu’acheter ou vendre. Nous sommes toujours repoussés par la résistance oblique baissière noire. Le terrain de jeu pour le ping pong en swing trading est donc en train de se réduire de jour en jour.

DJ J 08042018

Conclusion : la consolidation de février suite à l’exagération haussière de fin 2017 et début 2018 n’a pas engendré de signal baissier sur les UTs longues, mais d’un autre côté la tendance haussière ne serait pas remise en cause même si le DowJones corrigeait encore de plus de 10%. Pour tenter d’arbitrer plus tôt une poursuite ou fin de hausse à l’avenir, la zone pivot significative semble se trouver dans la zone 23000-23300 et devrait être surveillée avec attention en avril : sa rupture pourrait entraîner une rapide poursuite de la baisse, étant donné l’accumulation des positions haussières prises sur le support horizontal des 23300. Sauf à faire du trading intraday, il me semble que nous devrons attendre la sortie de la zone de congestion entre 23000 et la résistance baissière UT jours pour prendre une position qui puisse espérer entrer dans une tendance claire. Parfois, la meilleure chose à faire est : ne rien faire.

Voila les amis, n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires ou questions sur cette analyse,

Bonne semaine à tous,


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