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Claude Mathy

Claude Mathy

Si je dois résumer en quelques mots mon état d'esprit... je dirais que mon ambition première est de croire à la possibilité de vivre de ses opérations boursières et de son trading. La Bourse est une passion qui permet de s'ouvrir sur le monde, de devenir meilleur. Les indices boursiers représentent l'objectif à battre, ce que 95% des fonds ne parviennent pas à faire à long terme. Enfin, éduquer les autres et transmettre grâce à internet ses connaissances durement acquises, est une belle satisfaction !

Plus d'infos sur moi en visitant mon profil en bas de la page : Le Blog de Claude Mathy 

REUNION DE TOUS LES AUTEURS OBJECTIFECO A BUDAPEST EN MARS 2012

Cédric Froment m'a pris en photo à mon insu en train de réfléchir...

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Bourse, un contre pied d’anthologie les prochains mois ?

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Nombre de commentaires : 65 réactions

J’ai longuement hésité avant de pondre ce billet, je n’ai pas envie que mes propos soient mal interprétés, si finalement je publie cet article c’est uniquement parce qu’en bourse tout peut arriver même l’impensable et l’improbable, vous prendrez donc cet article comme bon vous semble, mais pour moi ce sera dans un but informatif et rien d’autre.

Avant de développer permettez-moi de vous proposer ce graphique dont je vous avais déjà partagé la publication d’un autre article que je vous invite à relire pour mieux comprendre cette nouvelle chronique.

Voici le TYX (Yield 30 ans obligataire) et le SP500

Comme je tentais de vous l’expliquer dans l’article précité une fois que vous verrez le Yield monter cela causera la chute des obligations (comme fin des années 50) et l’argent sortant de la niche obligataire profitera en grande partie aux matières premières, à l’or et indubitablement aux actions bref, tous les actifs qui aiment l’odeur de l’inflation.

La banque d’affaires Citi vient de publier une étude qui va dans ce sens !

Elle vient de divulguer une étude dans laquelle nous trouvons ce graphique, nous y découvrons que le TNX (Yield 10 ans obligataire) (ils préfèrent utiliser le 10 ans plutôt que le 30 ans, mais le résultat est le même) pour souligner que les taux sont sur des niveaux ou un revirement important est possible à tout moment.

En d’autres termes avec un Yield si bas, et pour résumer les actions peuvent être qualifiées de bon marché comparativement aux obligations, et nous serions dans la même configuration que fin des années 50, il ne resterait plus qu’à attendre le retournement haussier du Yield pour mettre le feu aux poudres.

The Rise Of The Equity Cult

Beaucoup prédisent une fin de règne pour les actions, la fin d’un culte, la mort de celles-ci. Au regard de la composition historique des portefeuilles de fonds de pensions et autres Hege Funds, nous apprenons qu’au début des années 50 la répartition type était de 17 % seulement en actions contre 67 % en obligations. La situation a fini par s’inverser et nous avons eu un pic en 2006 durant lequel les actions sont montées jusqu’à 69 % pour aujourd’hui redescendre sur des niveaux bien plus modestes (52 % equities, 35 % bonds et le reste en cash notamment).

 

Les pessimistes diront à tort ou à raison que cela laisse de la marge vers le bas, que les gestionnaires vont encore dans les prochaines années diminuer leur exposition aux actions. De mon côté et juste pour immiscer le doute dans vos certitudes baissières.

Il ne faut pas perdre de vue que tant que les sommets de 2000 ne seront pas dépassés nous pouvons en conclure que cela fait maintenant 12 ans que nous sommes dans un « Sécular Bear Market » même si cela ressemble plus en un Trading Range, ça commence a faire beaucoup.

Preuve supplémentaire, dans un marché haussier normal, il est avéré qu’il y a tout de même en moyenne 15 % de « Perma Bear » à savoir des ultras baissiers chez les investisseurs et ce % peut atteindre des pics de 30 % dans un Bear Market, je crois que nous devons frôler ce chiffre en ce moment même. Pour preuve, tous les indicateurs de sentiment en attestent, nous venons même d’atteindre des pics de pessimismes sur certains.

1979 versus 2012 ou quand l’histoire repasse les mêmes plats

Voici la couverture du magazine Business Week de 1979 on peut y lire que c’est la mort des actions, il faut dire qu’a l’époque nous sommes en pleine crise économique, que nous subissons un violent choc pétrolier et que la crise de l’endettement (eh oui, déjà) menace l’ensemble du système financier mondial, révolution iranienne (printemps arabe de l’époque) et j’en passe tellement la liste de mauvaises nouvelles est longue.

C’est maintenant que cela devient intéressant, les similitudes ne s’arrêtent pas la, alors même que la récession mondiale s’aggrave que plusieurs établissements bancaires menacent de faire faillite la FED décide de relever ses taux pour contrer l’inflation. Le tableau économique de l’époque est troublant d’analogies avec ce qui se passe aujourd’hui même.

Ci-dessous une vue non pas du mont Everest, mais bien de notre indice fétiche le SP500 et de son comportement fin des années 70 et début 80 de même que son évolution récente vous découvrirez peut-être avec grand étonnement que depuis 2000 le « pattern » est identique.

 

Le résultat final sera-t-il le même à savoir hausse ininterrompue pendant plus de 20 ans ou même le krach de 1987 fait pale figure ?

Impossible de le dire, je peux simplement vous dire que je compare souvent ces deux cycles et je reste toujours sous le choc tellement ces deux ères se ressemblent a beaucoup de points de vue. Une prochaine hausse de taux de la FED pourrait intervenir prochainement (2014 ?) qui seront peut-être une fois de plus l’élément déclencheur

Me vient fatalement à l’esprit ces quelques adages, c’est toujours dans le pessimisme que prennent naissance les plus beaux marchés haussiers.

C’est quand le sang coule dans les rues que l’on trouve les plus belles opportunités d’achats.

On achète au son du canon pour vendre au son des violons…

Bon, j’arrête ici, je perds de mon objectivité, j’espère juste que j’aurai réussi à vous faire douter de certaines de vos convictions ou au moins vous avoir appris quelque chose

Je terminerai juste par un petit clin d’œil,  cette image de la dernière couverture de Business Week

Découvrez ma lettre Trackers et Actions en cliquant

ici

J'ai écrit aussi un livre — 10 ans, 2 krachs : les indicateurs qui continuent à gagner — En savoir plus

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65 Commentaires

  • Lien vers le commentaire domk vendredi, 01 juin 2012 18:35 Posté par domk

    slt
    je vous avais prévenus que l'on ne ferais pas de plus haut depuis un bail
    maintenant la baisse est la obj 1100 pour commencer

  • Lien vers le commentaire mathcom vendredi, 01 juin 2012 02:17 Posté par mathcom

    Le S&P500 vient de faire contact (enfin !) avec la frontière basse de l'ellipse bullish dans laquelle il évolue depuis des mois. On y remarque que la frontière haute avait été testée avec succès à plusieurs reprises, mais que la frontière basse ne l'avait jamais été jusqu'à aujourd'hui le 31 mai 2012. Pourtant, le point de départ de cette ellipse remonte à 2009.

    Habituellement dans ce genre de scénario dit "parabolique", le contact avec la frontière basse devrait entrainer un puissant rebond, mais de courte durée comme dans une tentative désespérée de rejoindre sinon de dépasser la spirale de Fibo toute proche. Je suis d'avis que cette contre-attaque du S&P500 échouera. D'ailleurs, je vous invite à observer le comportement du volume sur ce rebond si rebond il y a.

    Mathcom.

  • Lien vers le commentaire svane mercredi, 30 mai 2012 12:10 Posté par svane

    Cet article est intéressant, mais je dois avouer que je trouve la comparaison avec les années 70 guère très pertinente: la situation économique, monétaire, boursière n'avait strictement rien à avoir avec la situation actuelle.

    Graphiquement, certes, les deux périodes se ressemblent, mais c'est oublier l'inflation que vous mentionnez par ailleurs. Si on graphe l'évolution du SP500 en dollars constants (comme le fait l'excellent site de Doug Short), on verra, en effet, au lieu d'un range, un très fort marché baissier pour la période 1969-1982: alors que le DOW avait tenté durant treize ans en vain de casser les 1000 points, le dollar ayant perdu plus de la moitié de sa valeur, les investisseurs ont perdu 50% de leur mise en 12 ans.

    Et voilà bien la preuve que l'inflation n'incite pas nécessairement les investisseur à miser sur les actions, tout le contraire: on leur a préféré, durant les années 70, l'immobilier, l'or, les oeuvres d'art et même les obligations, surtout la dette à court terme à travers les "money market funds", qui protégait bien mieux contre l'inflation que les actions.

    Ensuite, vous prétendez qu'une hausse des taux est le prélude à une hausse des marchés actions. Les taux n'ont cessé de monter pendant les années 70, sans que cela ralentisse la chute des actions (et l'inflation non plus). Quand Paul Volcker a très brutalement remonté les taux entre 1980-1982 ( jusqu'à 21% pour les taux court-terme, la Fed Funds Rate, après les 10% préalables déjà trés hauts), ce n'était pas du tout pour relancer la Bourse, mais pour stopper une inflation hors de controle. Dans une premier temps, cette politique de réserrement monétaire a eu des effets catastrophiques: une récession de -2,9% en 1982, une forte remontée du chomage (de 6 à 9 % environ si ma mémoire est bonne). Notons, au passage, que la récession avait été aussi sévère aux USA qu'en France, alors que la politique de Ronald Reagan était l'exacte contraire de celle de François Mittérand, qu'on en tient habituellement responsable...

    Ce n'est donc pas la hausse des taux qui a fait monter les Bourses, mais tout le contraire: une fois à 21%, les taux ne pouvaient plus que baisser, ce qu'ils ont fait quasi continuellement, jusqu'à pratiquement 0% aujourd'hui. Cette baisse continue des taux a rendu le crédit de moins en moins cher, et a donc rendu de plus en plus attrayant l'achat d'actions à crédit.... jusqu'à ce qu'on ait les bulles de 2000 et 2007, et la faillite de nombreuses banques et fonds, dûs au recours abusif au crédit, au leverage. La corrélation entre taux d'intérêts et cours de bourse et valable à court terme (puisqu'on vend les obligations pour achêter des actions), mais pas du tout à long terme: la période 1980-2000 a vu parallèlement un fort bull market des actions ET des obligations.

    Le problème aujourd'hui, qu'avec des taux déjà au plancher, ce moteur n'est plus disponible. Une forte montée des taux pourrait au contraire provoquer une continuation de la chute des bourses; puisque l'investissement obligataires deviendrait à nouveau rentable.

    Cela étant dit, tout reste possible, et il me semble hautement probable que nous casserions les plus hauts de 2000-2007 dans les 5 ou 7 années qui viennent (ou peut-être déjà en 2013). La question c'est bien, comme plusieurs lecteurs le suggèrent: allons nous faire un nouveau plus bas avant de sortir du bear, ou allons nous casser subrepticement les plus hauts à un moment où personne ne s'y attend?

    Pour moi, tout est possible, mais les graphes à très long terme suggèrent que les excès haussiers devront être purgés par des excès baissiers de même ampleur, c'est à dire bien en dessous des plus bas de 2003 et 2007.

    Dans ce sens, j'aime beaucoup ce graphe de celui qui pour moi est le meilleur analyste technique du web, Chris Kimble:

    http://blog.kimblechartingsolutions.com/wp-content/uploads/2012/05/dow70yearchannellongview2may29.gif

    Ce graphe montre que même une baisse bien plus prononcée que celle de 2008 ne mettrait pas du tout en question la tendance haussière long-terme...

  • Lien vers le commentaire london511 mardi, 29 mai 2012 11:25 Posté par london511

    Bonjour, dans de nombreux articles vous avez soutenu le fait qu'il est intéressant de posséder des trackers sur les obligations. Cependant, ces tackers sont ils couvert par la banque en prenant position sur les sous-jacent (obligations) comme c'est le cas sur le tracker de la societe generale sur le cac 40 ou il est couvert par des actionsà 90% ? Car les émetteurs de ces produits ne précisent pas comment ils couvrent ces trackers obligataires, car si cette couverture se fait par l’intermédiaire des swaps et autres cds, la couverture est loin d'être garantie comme nous le montre l'actualité financière.
    Merci

  • Lien vers le commentaire claude Mathy lundi, 28 mai 2012 17:13 Posté par claude Mathy

    VSLT,

    Ce graphique et décompte de John Hampson est superbe et laisse songeur

  • Lien vers le commentaire claude Mathy lundi, 28 mai 2012 16:50 Posté par claude Mathy

    Bonjour VSLT,
    Moi ce que je retiens surtout de BFM ce sont les interventions de Delamarche ;-)

    Je plaisante évidemment. Merci pour ton point de vue qui permet de poursuivre le débat

  • Lien vers le commentaire claude Mathy lundi, 28 mai 2012 16:46 Posté par claude Mathy

    aktarus,

    Vous vous méprenez,Je ne sais plus comment l’expliquer, je poste ce message uniquement dans un but pédagogique, jamais je ne dis que cela va arriver avec certitude je veux simplement souligner le fait que historiquement nous avons connu quelque chose de complètement inattendu.

    Cela vat-il se reproduire ?
    Peut-être que oui peut-être que non même si j’espère que oui. Ce message n’est pas une prédiction.
    Comme je le dis depuis des mois pour moi, et c’est la seule chose que je défends mon objectif de hausse est toujours le même 1440/1460 points

  • Lien vers le commentaire claude Mathy lundi, 28 mai 2012 14:00 Posté par claude Mathy

    Tout à fait Sergio,

    Pas d’emballement, la situation CT demeure critique à bien des points de vues, mais ne l’oublions pas après l’orage vient le beau temps et d’ici la, les obligations risquent de nous être encore bien précieuse

  • Lien vers le commentaire claude Mathy lundi, 28 mai 2012 13:56 Posté par claude Mathy

    MOnsieur pylu,

    Merci pour l’encouragement, ça fait toujours plaisir.
    Pour le reste, que vous puissiez être dans la vérité serait une très belle chose, je crois que nous en ressortirions tous grandis.

    Patrick,

    Rester en liquidités quelques mois est possible mais, si l’inflation se pointe pour de bon les investisseurs refuseront de voir érodé leur capital sans rien faire. Dans un premier temps il est fort probable de voir s’envoler les MP mais automatiquement cela augmentera le phénomène et alors les actions seront de nouveau recherchée par tous. La FED y est parvenue il y a 30 ans et elle ne la pas oublié.
    Au passage, une fois de plus merci pour tes nombreuses interventions même si le ton est souvent le même cela permet de contrebalancer la balance

  • Lien vers le commentaire pylu lundi, 28 mai 2012 12:02 Posté par pylu

    Bonjour MOnsieur MATHY,

    je vous remercie pour cette excélente analyse qui a au moins le mérite d'oser prendre le contre-pied à la pensé unique totalitaire.

    Je partage non seulement votre opinion mais aussi votre timing: pour moi la remonté des taux FED c'est Q1/Q2 - 2014.

    La crise Européenne va entrainner une crise de défiance/ aux obligations: Q3/Q4 - 2012.

    Si dans un premier temps la "psychologie des foules" va probablement entrainer un fort retrait des liquidités des marchés boursiers, offrant d'excélentes "portes d'entrée" (Q1 à Q3 - 2013).

    Rapidement les investisseurs ne laisseront pas l'inflation détruire à petit feu leur capital et ENFIN l'argent va retourner vers l'économie REELLE: les actifs et plus particulièrement les actions chumpeteriennes (Q3 à Q4 2013).

    Les actions sont "sous évaluées" depuis des années car malmennées par nos "politiques" particulièrement stupides et prétentieux depuis des décénies. Une fois ceux-ci "calmés" par la violence de la crise monétaire qu'ils sont en train d'engender, les marchés vont être en quelque sorte "libérées" des "inquisiteurs" et il y a fort à parier que les actions retrouvent naturellement leur apétence pour les investisseurs, au point de devoir "calmer le jeu" dès Q1/Q2 - 2014.

    Nous verrons bien!
    Encore merci de partagé vos analyses avec ceux qui n'ont pas forcément comme priorité économique de s'abonner à votre lettre. Le contenu de vos articles m'y invite très fortement.
    Bien cordialement

  • Lien vers le commentaire claude Mathy lundi, 28 mai 2012 11:55 Posté par claude Mathy

    bonjour pavdu,

    Nous avons déjà cette dé corrélation mais je pense qu’elle ne pourra pas perdurer éternellement, mondialisation de l’économie oblige. Si l’Europe coule pour de bon (implosion de l’€) le marché US plongera a son tour. Pour moi, le Grèce est pricé mais pas le reste

  • Lien vers le commentaire claude Mathy lundi, 28 mai 2012 11:45 Posté par claude Mathy


    Bonjour fred,

    vous venez sans le savoir résumé parfaitement le message que je souhaitais faire passer.

  • Lien vers le commentaire claude Mathy lundi, 28 mai 2012 11:33 Posté par claude Mathy

    Bonjour prunelle,
    même pas une petite goutte en mars 2009?
    :-)

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