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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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Loic-Abadie

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créditisme, crétinisme et avenir de l'Ibex30...

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Nombre de commentaires : 13 réactions

J'ai lu il y a quelques jours un article de Richard Duncan très instructif sur l'état de déliquescence et de délire collectif dans lequel se trouve la psychologie des foules aujourd'hui.

La thèse de Richard Duncan est simple : Nous serions dans une ère nouvelle appelée « créditisme » où le nouveau moteur de la croissance viendrait de la consommation à crédit. Pour que ce miracle dure, il suffirait que l'état emprunte et déverse encore plus de centaines ou de milliers de milliards dans l'économie, en se lançant cette fois dans toutes sortes d'industries et de domaines technologiques.

Cet hymne au crétinisme créditisme, dont l'auteur semble pourtant disposer de capacités intellectuelles à peu près correctes (il a travaillé à la Banque Mondiale et a été responsable de la stratégie d'investissement chez ABN Amro) aurait été en temps normal considéré au mieux comme un mauvais poisson d'avril.

Mais aujourd'hui, il a été repris en boucle sur de nombreux sites, sans que personne ne semble relever l'énormité du propos (en dehors du toujours excellent Mike Shedlock).

Le « créditisme » (un keynésianisme vaguement habillé de "pilotage monétaire" pour faire plus moderne) est même devenu aujourd'hui la doctrine phare de tous les dirigeants occidentaux, des banques centrales et d'une grande partie des « experts » en économie.

Il n'a pourtant jamais créé de richesses. Dans le meilleur des cas (les USA pour le moment, pas pour très longtemps), il parvient à entretenir pendant un petit moment, avant la faillite, une croissance-zombie, qui ne crée aucun emploi (ratio population employée / population active en chute libre depuis le début de la crise, voir le graphique ci-dessous) et n'enrichit pas les ménages (le revenu disponible par habitant ne progresse pas aux USA en monnaie constante, graphique de dshort.com ci-dessous).

Ratio population employée / population active aux USA :

Dans les autres cas (qui concernera aussi prochainement les USA si ils continuent sur leur lancée actuelle), il aboutit à la faillite du pays et à une dépression économique d'une ampleur exceptionnelle.

Nous avons déjà eu l'exemple Grec, mais je voudrais à présent vous parler de l'Espagne :

L'indice IBEX est aujourd'hui tout près de casser ses plus bas de 2009 (il faudrait encore 2,5% de baisse environ pour cela).

L'espagne serait alors la première grande économie à casser ses plus bas de 2009, ce qui ouvrirait la voie à beaucoup d'autres (l'Italie et la France par exemple).

Voici le premier résultat social du « créditisme » du gouvernement espagnol et des dispositifs de soutien de la BCE et de l'Union Européenne :

22,8% de chômage, et la hausse est loin d'être terminée si on en juge le développement de la récession en cours dans ce pays. Bien entendu, les problèmes de surendettement à l'origine de cette déconfiture espagnole se sont aggravés sensiblement grâce aux interventions européennes, ce qui laisse augurer de taux de chômage et de détresse sociale bien plus grands encore à l'avenir :

Le déficit espagnol a déjà atteint près de 2% du PIB sur les deux premiers mois de l’année 2012, et il devient de plus en plus évident que l’objectif fixé pour 2012 (5,3% du PIB) a très peu de chances d’être atteint.

Au déficit de l’état central vient s’ajouter le problème de celui des collectivités locales, et de la recapitalisation du système bancaire espagnol, dont les créances douteuses, actuellement au plus haut depuis 18 ans, dépassent 143 milliards de $.

Nous surveillerons donc de près l'IBEX dans les jours à venir, pour savoir jusqu'à quand le support de 2009 va tenir.

En attendant, sachons aussi, comme Charles Dereeper, apprécier à sa juste valeur la probable élection à venir d'un champion du "créditisme" en France dont l'idée phare est de "réenchanter le rêve français".

Il sera sans doute encore meilleur dans ce domaine que son prédécesseur, qui a pourtant réalisé une performance historique en faisant passer notre dette publique de 1210 milliards fin 2007 à 1750 milliards aujourd'hui (cela représente une augmentation de 33 000 euros par ménage standard formé d'un couple ayant deux enfants).

J'ai en tout cas pleinement confiance dans notre futur président (et en ses collègues européens) pour m'aider à réussir de nombreux trades baissiers sur le CAC dans les mois et années à venir !

 

 

Vous pouvez suivre mes anticipations économiques, la composition de mon PEA et mes opérations avec ma lettre Boostez votre PEA ! .
 
Loïc Abadie
loic-investir-devenirrentier
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13 commentaires

  • Lien vers le commentaire karlusson mardi, 24 avril 2012 08:55 Posté par karlusson

    avec Hollande il y aura au moins le partage, si ce n'est des richesses, du crédit.
    inventons le concept du surendettement généralisé !

  • Lien vers le commentaire yves lundi, 23 avril 2012 22:16 Posté par yves

    {{Nigel Farage batters Barroso}} (Brussels, April 18, 2012) - Vidéo en anglais (2 minutes).
    http://www.zerohedge.com/news/nigel-farage-batters-barroso-noyer-self-deludes-european-crisis-ending
    Nigel nous met en garde contre les errements de Bruxelles depuis 4 ans et l'effet domino mettant les pays encore plus dans les problèmes qu'avant 2008 (Grèce et maintenant l'Espagne). La parole de bon sens vient de Londres et vous pourrez noter sur cette vidéo l'arrogance et condescendance habituelle de Barroso.

  • Lien vers le commentaire Loic ABADIE lundi, 23 avril 2012 19:52 Posté par Loic ABADIE

    Bonsoir Gilgamesh, même sans effet de levier il y a du beta-slippage. Donc je conseille pour les paris baissiers de faire des swings de moyen terme en shortant chaque pic d'optimisme sur les indicateurs de sentiment.

    Pour le buy & hold baissier à long terme, le moins mauvais est de shorter directement le CAC à l'aide de contrats (future CAC ou CFD), ou bien (plus simple mais un peu plus couteux) de prendre des turbos puts à validité illimitée et à barrière désactivante éloignée (par exemple 3700 sur le CAC).
    Mais "profiter de la baisse sans prendre de risque", soyons clairs, c'est impossible, ça reste un pari spéculatif quelque soit le support !