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Sacha Pouget

Sacha Pouget

J'ai une expérience de 10 ans en salle de marchés chez BNP Paribas, Royal Bank of Canada et Crédit Agricole Cheuvreux. Je me focalise uniquement sur les société de Biotechnologie, qui disposent des plus forts catalyseurs de hausse sur le marché en un minimum de temps. Je m'intéresse plus particulièrement aux sociétés qui disposent d'un Momentum avec un calendrier favorable pour leurs publications d'études cliniques.

Je tire ma performance de ma stratégie de trading parfaitement adaptée aux sociétés de biotechnologie (la stratégie PRE-CATALYSTE), qui m'a permis de multiplier mon capital par plus de 3 en 3 ans (mes clients en sont témoins) tout en ayant un risque maîtrisé. Auteur d'un Livre sur les investissements dans le secteur de la Santé, j'ai développé des méthodes d'analyse et de sélection de valeurs propres à mon secteur. 

Mes modèles d'inspiration sont Paul Tudor Jones et Jean-Marie Eveillard pour l'aspect Gestion – Money management, et les livres de Mike Havrilla "The Ultimate Guide to Biotech Stocks" et de Tony Pelz "The Biotech Trader Handbook" pour l'aspect trading. Mon site internet : http://sachapouget.com/

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Bulle.. vous avez dit BULLE ??

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Tel que je le soulignais dans un de mes derniers articles (lien ici), nous poursuivons la phase d’exubérance sur les marchés Actions US. Ultime épisode lors de la formation d’une bulle. Comme je le précisais, tout cela est entretenu par les particuliers, qui montent dans le train depuis cet été et contribuent à l' exagération des valorisations. Mais peut-on parler de Bulle ?


Une exagération dans les valorisations, décorélée de l'activité economique


Comme le montre le graphique ci-dessous on a assisté à 2 bulles depuis 1998 : la bulle des Technos (1998-2002), la bulle des sub primes (2007-2009). Une troisième serait en formation : la bulle de Liquidités, alimentée par les banques centrales (2010-20**?).



Evolution du ratio des bénéfices comparé à la moyenne historique vs S&P 500 :


Bubbles Markets


Alors que les bénéfices des entreprises ont tendance à être le premier catalyseur à long terme du marché boursier, on se rend compte avec le graphique ci-dessus que la Bulle de liquidité a pris de l’ampleur aux US.



Depuis 2009, les bénéfices des entreprises du S&P 500 ont augmenté de 10% environ comparé à la moyenne historique. Depuis 2012, on assiste à un écart flagrant avec la hausse du S&P 500 (de l’ordre de 15%). C'est lorsqu'il y a une trop forte décorrélation avec la valeur d'un actif qu'on parle de Bulle et pour le coup l'ensemble du marché semble être concerné.  


Pour le reste, nous avons quelques indicateurs de sentiment qui peuvent nous éclairer sur la formation d’une Bulle. Ce sont les indicateurs de sentiment. Lorsqu’ils se trouvent en zone de surchauffe nous avons un risque avéré. Et c’est typiquement le cas à l’heure actuelle même s’il n’est pas question de prendre peur.


Le mot BUBBLE est dans toutes les bouches et sur toutes les lèvres


Les occurrences du terme « Bubble » nous montrent que nous sommes à un plus haut depuis Mars 2012. Le niveau actuel signifie que les investisseurs sont au courant que quelque chose d’anormal dans le prix des actifs. Il ne s’agit pour autant que d’un indicateur peu prédictif. Contrairement au BA/BBA.


Evolution des recherches sur le Terme « Bubble » (en vert) depuis Janvier 2008 :


Bubble Sentiment

Source : John Kicklighter


Le sentiment Positif des investisseurs (via le Bull/Bear ratio) est au plus haut : les 3/4 sont des acheteurs


Un autre indicateur de sentiment nous montre que nous sommes à un niveau jamais atteint au cours des 25 dernières années : il s’agit du Bull/Bear ratio. Il y a en ce moment 4 Bulls pour 1 Bear.


Evolution du Bull / Bear ratio sur 25 ans :


BullBera Ratio

Source : Investor’s Intelligence



Un autre indicateur (lissé sur 4 semaines) nous a montré que nous étions à un niveau extrême - voir mon article. Nous étions là aussi à un niveau de 4/1 soit un niveau manifeste de surachat.

Précision : je construis justement en ce moment à l’aide d’algorithmes un indicateur de sentiment - inédit, fait maison. Je reviendrai dans ces colonnes lorsqu’il sera prêt. Mais c’est aussi pour cela que le sentiment des investisseurs m’intéresse tant en ce moment au point d’en faire une fixation !


Face à cette Bulle en formation, faut-il prendre peur sur les niveaux actuels ?



Selon Howard Marks, fondateur d’ Oaktree Capital Management, qui gère 80 Milliards de dollars, a estimé récemment (lien) qu’ « une augmentation de la tolérance au risque est quelque chose qui devrait attirer toute notre attention, mais pour que cela soit inquiétant, il faudrait de fortes valorisations.


Or, je ne pense pas que nous en soyons encore là. Je pense que la plupart des classes d'actifs sont à un niveau de prix qui est juste, et nous ne sommes pas à des niveaux de type bulle ». Il ajoute que « certes, la tolérance des risques a augmenté et que les rendements élevés sur les actifs risqués l’ont encouragé, mais cela varie d'un secteur à l'autre ». Aussi, il n’exclut pas un risque de baisse, mais pas comme en 2008-2009.


Selon lui, ce qui diffère de 2008-2009 est « l'absence des instruments d'ingénierie financière complexes qui ont précipité le crash et qui ont mené vers un appétit pour le risque démesuré ayant entraîné une imprudence démesurée ». Il précise que « la tendance va dans le sens d'un risque accru, mais je ne vois aucune raison pour penser que la tendance puisse s’arrêter de sitôt. Le risque étant susceptible d'atteindre un jour des niveaux extrêmes – ce qui est finalement toujours le cas – mais que finalement la plus grande prudence n’est pas encore de mise ».


Pour ma part, je n’exclus pas une baisse sur les Actions fin-Janvier / courant Février. Goldman Sachs parle d’ailleurs d’une baisse de 10% à un moment donné en 2014. Mais d’ici-là je suis serein. Je fais clairement parti des 75% de Bulls.. Mais quel sera donc l’indicateur indiscutable pour nous indiquer que nous serons effectivement dans cette Bulle ?


Et bien c’est le PER. Mais pas n’importe lequel. Il s’agit du ratio PER de Shiller (je rappelle que Shiller a été Prix Nobel d’économie cette année) – appelé ‘cyclically-adjusted price-earnings ratio’ (CAPE). Il se trouve être beaucoup plus raisonnable que le ratio cours / bénéfice régulier (‘classique’), car il élimine les fluctuations causées par les variations de bénéfices lors des cycles économiques.

Le CAPE est maintenant à 25,4 (pour une moyenne historique de 16,5). Mais la zone à surveiller est le point clé de 28,8 selon Shiller ce qui correspondrait à 2060 Points sur le S&P 500. Dépassé ce niveau, il sera fort à parier que cela se termine par une bulle. Mais nous n’y sommes pas encore ! Il faudrait pour cela une progression de 13,4% du S&P 500.

Sacha Pouget
sur Twitter: @sachakin



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