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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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point marchés, septembre 2011

Audience de l'article : 17029 lectures
Nature de contenu : Edito
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Le rebond technique qui a suivi la vague de baisse de la première de juillet à mi-août a été plutôt faible, et n'a pas permis pour l'instant de regagner la zone des 3400-3500 points sur le CAC.

 

A) Indicateurs de sentiment

 

indicateurs de moyen terme (> 6 mois)

 

Le cash disponible chez les brokers du Nyse restait largement négatif fin juillet, à des niveaux historiquement bas, sans grand changement par rapport à juin . Il faudra attendre de voir les données de la fin août pour voir l'impact du coeur de tendance de la dernière vague de baisse sur les positions à levier sur le nyse. Vous pouvez retrouver les données associées sur le site du NYSE.

 


 

 

 

Le mutual fund cash level : Les données de juillet 2011 ont donné lieu à un nouveau record historique d'optimisme sur cet indicateur, avec un niveau de 3,3% seulement en cash (contre 3,5% lors du pic de 2007 et 4% au sommet de la bulle internet en 2000). L'information délivrée par cet indicateur à long terme est claire : Nous avons de forte chances d'être au début d'un nouveau grand marché baissier.

  Période visée Valeur mai 2011 cible  Position
Mutual fund cash level LT

 

(6 mois à plusieurs années)

 

 

 

3,5

 

short : 3,7 ou moins

 

achat : > 9

 

Fortement baissier.

 

record historique 

 

 


indicateurs de moyen terme (1 à 3 mois)

  Période visée Valeur au 02/09/11 cible  Position
Bull-bear spread

 

 

 

Moyen / LT > 2 mois

 

 

 

4,3%  short > 30%

 

 achat < 10%

 

haussier
Nova / ursa ratio

 

 

 

MT (1-2 mois)  +4 (après un pic de l'instantané à +20). short : >= 4

 

achat : < -5

 

baissier
Equity PCR (20j) MT (1-2 mois)

 

 

 

 0,77 short < 0,63

 

achat > 0,8

 

 légèrement haussier

 



c) indicateurs de court terme (1 semaine)

 

 

  Période visée Valeur au 02/09/11 cible idéale pour shorter Position
VIX Point d'entrée CT 33,9 achat > 50

 

short < 27

 

neutre ou légèrement baissier
Equity PCR (5j) Point d’entrée CT  0,68 achat > 0,85

 


 

 

 

short < 0,63

 

 

 

faiblement baissier

 

 

 

 

Graphique de l'EPCR 5 jours :

 

 

 

Synthèse des indicateurs :

 

- Les indicateurs de long terme (cash disponible et mutual fund cash level) confirment les similitudes entre le pic du printemps 2011 et les grands pics de 2000 / 2007, et la probabilité pour que cette période marque un sommet de long terme, suivi d'une baisse durable des marchés.

 

- Les indicateurs de court et moyen terme sont partagés, souvent proches de la zone neutre. En théorie, il y aurait encore un peu de potentiel pour le rebond amorcé durant la seconde quizaine d'août.

 

Toutefois, après la séance en forte baisse de vendredi, trois faits me conduisent maintenant à avoir de gros doutes sur cette hypothèse, et à envisager le démarrage immédiat d'une nouvelle vague baissière (voir le décompte elliott ci-dessous) :

 

1) La vague baissière 5 qui avait suivi le faible rebond de janvier-février 2008 (consolidation latérale) n'avait pas donné lieu à un véritable pic d'optimisme sur les indicateurs de sentiment. Nous avons actuellement aussi potentiellement une vague baissière 5 à venir, précédée par un rebond peu dynamique.

 

2) En marché baissier, habituellement, les rebonds techniques ont beaucoup d'énergie au début (grâce au short covering), et s'affaiblissent ensuite. Le rebond en cours a déjà commencé il y a près de 3 semaines, mais sous forme de simple consolidation latérale, il est donc moins probable qu'il accélère maintenant alors qu'il ne l'a pas fait au début.

 

3) Le nova-Ursa ratio instantané a fait un pic à +20 la semaine dernière, et au cours des six derniers mois, cet indicateur a été très efficace pour détecter les sommets sur les indices (fin mars, fin avril, juillet).
 

 

 

 

 

B) Décompte elliott

 

Voici un décompte elliott possible, qui est la simple actualisation du précédent. Nous aurions la vague baissière III.1.5 à venir (situation comparable à celle du 1er trimestre 2008), puis un rebond technique plus long (pouvant durer 2 mois ou plus), avant d'entrer dans la phase la plus puissante du marché baissier (la séquence baissière III.3).


C) Stratégie possible

 

- Je n'ai pas osé lancer une position baissière la semaine dernière avant la baisse de vendredi, trouvant l'EPCR trop élevé pour pouvoir le faire avec une marge de sécurité suffisante. J'ai peut-être eu tort, et il me faudra à présent attendre un petit rebond technique (vers 3180 sur le CAC) pour tenter d'exploiter cette éventuelle vague III.1.5.

 

- Le prochain pic de pessimisme associé à cette vague III.1.5 serait par contre une opportunité intéressante en long pour un rebond technique de plusieurs semaines, sans doute plus dynamique que celui-ci, puisqu'il serait en termes elliottistes un degré fractal au dessus. Mais il ne s'agirait que d'un rebond technique, et rien de plus, dans le cadre d'un marché baissier très puissant, certainement pas d'un point d'entrée à l'achat pour les investisseurs de long terme.

 

- Pour ces investisseurs de long terme, patience ! Si ce marché baissier se confirme comme je l'attends, nous aurons des soldes vraiment hors normes dans quelques trimestres, et une opportunité  historique, du même type que celle de 1932 ou du début des années 80.

d) les taux

Les taux italiens et espagnols semblent entamer un rebond, après avoir artificiellement baissé sous l'effet de l'intervention de la BCE, et les taux grecs établissent de nouveaux records, à plus de 70% (!) pour le taux à un an. Le marché anticipe maintenant de façon quasi-certaine un défaut lourd de la Grèce dans les 12 mois à venir, et ne croit même plus à la capacité ou à la volonté des autres pays de l'eurozone d'empêcher ce défaut.

 

 

 

Vous pouvez suivre mes anticipations économiques, la composition de mon PEA et mes opérations avec ma lettre Boostez votre PEA ! .

 

Loïc Abadie

loic-investir-devenirrentier
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24 Commentaires

  • Lien vers le commentaire yves vendredi, 16 septembre 2011 04:26 Posté par yves

    Loic 2crit en commentaire "on peut éventuellement avoir une failure sur la V (qui n’irait pas plus bas que la III). Dans ce cas on s’arrêterait autour de 1500 à la baisse." OUI, il faut se méfier des V qui ne viennent jamais, c'est le problème principal de l'approche Elliott "théorique"

    Loic écrit aussi en commentaire "Rien n’empêche d’avoir un CAC à 3 chiffres au terme de cette baisse (l’athex 20 grec a déjà perdu 87% sur ses plus hauts". Finalement, sur les niveaux actuels ou en attendant 2012, ne serait-il pas judicieux de se placer sur l'indice boursier grec plutôt que le CAC, ça serait une vrai approche à l'encontre des recommendations des experts et médias ;-).

  • Lien vers le commentaire Loic ABADIE mardi, 06 septembre 2011 09:56 Posté par Loic ABADIE

    Bonjour, il n'y a pas de recette miracle pour cela, un simple rappel de ce que j'ai déjà dit :

    Les solutions sont multiples :

    La protection passe par une part d'or physique (j'ai conseillé depuis pas mal de temps 10% du patrimoine) et une part expatriée dans un pays fiable (Singapour, Norvège notamment), dans la devise du pays pour ceux qui le peuvent.

    Pour le reste, un timing pas trop mauvais sera nécessaire à la "survie" :

    cash + swings baissiers tant qu'on restera comme maintenant dans un contexte déflationniste (je maintiens ce mot, il a été récemment confirmé par la hausse des T-Bonds et la chute de la quasi-totalité des actifs tangibles), puis arbitrage vers les actifs tangibles le moment venu.

    Sur l'immobilier : je ne suis pas contre une part d'immobilier (même si je n'en ai pas pour l'instant), à la seule condition d'avoir un rendement locatif élevé (j'ai indiqué le niveau souhaitable : 8% brut minimum).

    Je sais que ça n'est pas "satisfaisant pour l'esprit" d'avoir une exposition importante en cash quand on sait qu'il risque de perdre une bonne partie de sa valeur dans quelques années, et que les politiques budgétaires des gouvernements nous conduisent droit dans le mur à ce niveau.

    Le tout est d'être prêt pour pouvoir réagir vite le moment venu : Troquer son cash en actifs tangibles ne prendra que quelques secondes, le temps de passer les ordres : small caps décotées (que nous connaissons bien sur ce site !), valeurs minières / pétrolières, ou même en foncières fortement endettées (choix catastrophique en contexte déflationniste, mais bon en cas de forte dévaluation).

    Evidemment, il vaudra mieux le faire quelques semaines ou même quelques mois trop tôt qu'un jour trop tard !
    Mais pour l'instant, je garde une part importante de cash, et améliorerai l'ordinaire avec des swings baissiers en BX4 ou trackers similaires (il y a peu de produits baissiers éligibles au PEA), et avec quelques small caps défensives.

    Les faillites de gros états (l'évènement qui déclencherait le bank run et la dévaluation générale du cash) seront sans doute l'aboutissement de la crise et le début d'une phase de relance / reconstruction (comme après la faillite de l'Argentine), elles interviendront au terme d'une phase de profonde récession de plusieurs trimestres au cours de laquelle les gouvernements essaieront en vain toutes sortes de plans, pas au début de celle-ci.

    Avant une faillite d'état, il y a toujours des signaux d'alarme sur les taux. Les premières alertes en Argentine ont eu lieu plus d'un an avant la faillite effective : [http://www.tradingeconomics.com/argentina/interest-rate->http://www.tradingeconomics.com/argentina/interest-rate].
    Pour l'instant les taux US, allemands, japonais, français et anglais sont au plancher.

  • Lien vers le commentaire Loic ABADIE lundi, 05 septembre 2011 18:06 Posté par Loic ABADIE

    A Drive, ceux qui ont acheté le [marché argentin->http://www.tradingeconomics.com/argentina/stock-market] au S2 2001, juste avant la faillite de cet état, ont multiplié aujourd'hui la mise par 10.

    Ceux qui ont acheté le dow en 1932 ont aussi fait une excellente affaire. Par contre, ceux qui ont acheté le dow à 200 fin 1930 (début de baisse après un grand rebond technique, un peu comme aujourd'hui) ont fait une bien mauvaise opération.

    C'est cela que j'entends par "soldes".

  • Lien vers le commentaire Loic ABADIE lundi, 05 septembre 2011 15:27 Posté par Loic ABADIE

    A Joseph : on peut éventuellement avoir une failure sur la V (qui n'irait pas plus bas que la III). Dans ce cas on s'arrêterait autour de 1500 à la baisse.

    Mais c'est vraiment pour moi un scénario franchement optimiste, et rien n'empêche d'avoir un CAC à 3 chiffres au terme de cette baisse (l'athex 20 grec a déjà perdu 87% sur ses plus hauts, et la Grèce est une sorte d'"éclaireur" dans cette crise).
    Si on regarde les faits objectivement, notre situation est plus grave que celle de 1929, avec une [bulle de crédit bien plus importante->http://www.businessinsider.com/henry-blodget-our-de-2009-4], qui touche aussi bien le privé que le public (qui n'était pas concerné en 1929), et la quasi-totalité des pays industrialisés.
    Donc oui, j'attends bien une dépression économique, et espère simplement qu'elle ne dépassera pas ou pas trop en ampleur celle des années 30.

    A Yves : Un rebond de plusieurs trimestres, je n'y crois pas. Les états n'ont plus de ressources, et l'argent du Q.E reste [parqué dans les banques->http://research.stlouisfed.org/fred2/series/EXCRESNS?cid=123]. Sur la comparaison avec le Nikkei, pour moi c'est bien plus grave cette fois : Les pays touchés, beaucoup trop nombreux, ne pourront pas compter sur le reste du monde pour compenser le credit crunch, et ne bénéficient pas (en dehors de l'Allemagne, mais ce pays est très dépendant de l'U.E) d'une balance des paiements positive et d'un secteur industriel exportateur fort comme le Japon.

    Le Japon a pu gonfler sa dette publique grâce aux excédents dégagés par le privé et ses exportations, excédents convertis ensuite en épargne et achat de dette publique par les ménages.

  • Lien vers le commentaire yves dimanche, 04 septembre 2011 20:53 Posté par yves

    Article très clair comme d'habitude. Avec une telle baisse, vous allez contrarier les politiques qui souhaiteraient se faire réélire en 2012 (France, Allemagne, US ...). LOL

    Est-ce qu'un QE3 US même de taille limitée, pourrait arrêter la casse (temporairement) vers 2400 et permettre un long rebond de plusieurs trimestres avant rechute du CAC sous 2000 points ?
    Ce qui est sûr c'est que sans les banques centrales et l'impression de billets, les indices n'ont plus aucune énergie à la hausse. Besoin d'un PER à 8/10 pour faire revenir de nombreux investisseurs long-terme.

    La situation actuelle pourrait ressembler au {{Nikkei}} des années 2000-2002 : perte de 60% en 3 ans! Ici sur le CAC, le passage de 4200 à 1600 anticipé correspond au même % de baisse. Le Nikkei n'offrait par contre que très peu de dividendes, donc différence de taille avec le CAC ou le SP500.

  • Lien vers le commentaire Loic ABADIE dimanche, 04 septembre 2011 18:57 Posté par Loic ABADIE

    a Brouxd, il s'agit de l'écart entre une moyenne à 5 jours et une moyenne à 100 jours de l'EPCR, dans le cadre d'une enveloppe autour de cette MM100 j construite à l'aide de seuils (écarts-type).
    Le fichier excel est téléchargeable sur le site, il y a dans la lettre d'août une explication générale (rubrique formation) sur les indicateurs de sentiment.

  • Lien vers le commentaire philippe paillole dimanche, 04 septembre 2011 18:15 Posté par philippe paillole

    D'accord sur tous les points