Samuel Rondot : Choisir son courtier quand on est débutant, mode d’emploi et mise en garde...
Voici la courbe de performance depuis quelques semaines d’un client très actif. (Pour des raisons de confidentialité nous avons ramené la somme de départ à 1000).

Plutôt pas mal non ?
Deux raisons lui ont permis de réaliser cette performance. Le niveau de spread sur CFD CAC 40, car il a passé 3000 ordres (échelles des abscisses )
Ramener sur une base 1000 au départ de son compte, il a passé une moyenne de 2 mini contrat par ordre soit 2000 contrats sur cette période (toujours en base 1000).
Avec un spread de 1.5 point, il aurait payé 1 euro de courtage en plus par ordre (0.5 à l’aller, 0.5 au retour). Au final, il aurait gagné 500 euros au lieu des 2500 euros chez BestCFD.
Avec un spread de 2 points, il aurait perdu 500 euros dans la même période.
Certes l’exemple est extrême car cette personne passe beaucoup d’ordres mais il ne faut jamais sous estimer le poids du spread sur vos résultats surtout si vous êtes un trader actif.
La moins importante : FXCM notre partenaire est un ECN (Electronic Communication Network). Cela veut dire que chaque ordre qui est routé par un client vers FXCM est exécuté sur le marché.
FXCM est capable de faire cela grâce à sa place de numéro un mondial qui lui permet grâce à la taille de sa clientèle de pouvoir à tout moment répliquer sur le marché les ordres transmis par ces clients même lorsqu’il s’agit de petit ordre (en les agrégeant avec d’autres clients).
Il y a deux types de principaux courtiers en Forex et CFD : ceux qui transmettent leurs ordres sur le marché et ceux qui agissent comme Market Maker face à leur client.
Attention à ne pas faire le raccourcis dangereux de ceux qui sous entendent que ces courtiers là jouent contre leurs clients. Un Market Maker n’est pas face à chaque client, il est face à la somme de tous les clients. Dans les faits, la plupart des positions clients se neutralisent. Le différentiel de risque est assumé par le Market Maker.
Une fois cette distinction fondamentale comprise, oui les market maker vont gagner en partie grâce aux pertes réalisées par leurs clients (mais comme un tout et pas individuellement).
Cette partie la du problème est très subtile à comprendre et à commenter.
Lorsqu’un courtier est un ECN, l’argent gagné vient du marché, un courtier n’aura jamais de regret de vous les rendre bien sur tant que vous resterez un bon client.
Pour un market maker, je prendrais un trop gros risque en pointant du doigt sans preuve. Mais j’attire juste votre attention sur deux comportements largement documentés sur internet et sur les forums.
Si le market maker est peu ou non régulé et qu’il se sait en position de force, quel comportement va t’il adopter si vous commencez à lui vider les poches de manière trop évidente, je suis certain que vous n’avez pas besoin de moi pour deviner la réponse.
Si le market maker travaille dans un environnement qui vous garantie contre de tels agissements, que croyez vous que leurs équipes de vendeurs ultra agressifs pour ouvrir un compte, vont faire quand vous allez leur annoncer vos retraits … ?
Le choix d’un courtier passe forcément par la compréhension de sa manière de pratiquer le métier. Je ne suis pas idiot. Je sais très bien que la très grande majorité des clients ne se posent pas ce genre de questions. En même temps, 95% à 98% des clients perdent. Du coup, la problématique des gains est secondaire…
J’ignore s’il y a une relation de cause à effet entre aucune analyse rationnelle des intervenants et pertes en trading. Mais c’est comme si les gens ouvraient des comptes de trading de la même manière qu’ils vont au casino affronter les machines à sous ou qu’ils vont jouer au loto avec une énorme probabilité de perdre.
La seule conclusion qui finit par s’imposer aux gens du métier, c’est que les boursicoteurs s’inscrivent à la Bourse… pour perdre. Il espèrent gagner mais sans trop de conviction. Ils tentent de déjouer ce qui leur semble être du hasard, s’enivrent de quelques gains passagers jusqu’à ce la logique implacable des marchés les ruine en quelques heures, quelques semaines ou quelques mois.
Mais où sont donc les boursicoteurs dotés d’un instinct de survie encore valide ?
Sur internet, ils sont des milliers à parler d’un gain ou d’un coup de bourse réussi. Seulement, la consultation de milliers de comptes clients ou les statistiques de tous les concours boursiers, type zonebourse, met en évidence les mêmes constats. Un coup réussi ne signifie pas un compte rempli d’argent !
Samuel Rondot
Directeur de www.bestcfd.com (courtier CFD offrant un spread de 1 point sur le CAC 40) et de www.samuelrondot.com (vente de stratégies boursières automatisées)
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